JOUR 18 : UN PREMIER REMEDE: CREER UN BUDGET EVANGELISATON – TRAVAIL DE SUITE (suite)
PENDANT LA CAMPAGNE
Le monde francophone est composé de plus de quarante pays, avec des degrés d’ouverture à l’Evangile très variables. Cependant les principes restent les mêmes; à chaque lecteur donc d’interpréter les lignes qui suivent selon son contexte. Attention cependant de ne pas se persuader que « sa région » est la plus difficile et que « cela ne marchera jamais chez nous » avant d’avoir essayé!
En août 1991, pour la campagne de JEM à Cotonou, capitale économique du Bénin, nous avions décidé de mettre l’accent sur le travail de suite. Nous avions appliqué, depuis 1982, différentes méthodes dans une douzaine de campagnes, avec parfois de cuisants échecs. En fait, la plupart du temps, il manquait un ou deux maillons aux rouages du travail de suite. Etudions quelques éléments clefs:
1) L’APPEL
Il doit être précis et, si nécessaire, élaboré en plusieurs phases. A Cotonou, les chrétiens avaient tendance à s’avancer pour divers besoins se mélangeant avec ceux qui se donnaient à Christ pour la première fois. Le résultat? Les conseillers étaient submergés par une foule de gens qui handicapaient sérieusement leur travail.
Nous avons organisé rapidement 4 types de ministère pour décharger et compléter le travail des conseillers:
A) Alors que l’appel à la conversion était achevé et que les conseillers avaient commencé leurs entretiens, les malades désirant la prière pouvaient s’avancer. Comme ils étaient nombreux, seize groupes de deux équipiers prenaient le temps de les recevoir un par un devant l’estrade.
B) D’autres équipiers, formés spécialement pour cette tâche, accueillaient, sous une tente, ceux qui avaient besoin d’un entretien plus profond, voire d’une délivrance. De partout, on pouvait leur envoyer des personnes ayant besoin de ce ministère.
C) Au fur et à mesure de l’avancement des soirées, plusieurs personnes amenaient des gris-gris et autres objets occultes dont elles voulaient se débarrasser. Quelques responsables priaient, chantaient et se réjouissaient avec elles autour d’un feu de joie!
D) Tous les autres équipiers restaient simplement dans la foule, occupés à répondre, informer, témoigner, prier, orienter et servir tout un chacun.
Notons qu’il est primordial que les annonces au micro et la musique cesse à ce moment là, afin de permettre des entretiens sérieux. Des conseillers, qui doivent hurler dans les oreilles de ceux qui ont répondu à l’appel et vice-versa, travaillent dans une situation déplorable. La même difficulté peut se retrouver pour chaque type d’entretien et particulièrement quand on prie pour un malade. Quel passage biblique nous montre les disciples chantant à tue-tête dans les oreilles de Jésus pendant qu’il prie pour les gens?! Aujourd’hui encore, et jusqu’à preuve du contraire, c’est Jésus, et non les décibels, qui sauve, restaure et guérit! La valeur qu’on donne aux entretiens est donc aussi révélée par l’atmosphère qui les entourent.
Le prédicateur, ou président de soirée, doit donc comprendre ces différents principes, et veiller à orienter correctement chacun. Son souci de voir un fruit qui demeure le protégera encore de produire un mouvement de masse confus. Si tous sont appelés pour toutes les raisons à la fois, l’appel se terminera de manière anarchique avec, pour résultat, un travail de suite quasi impossible. Si par contre l’invitation est claire, la foule comprendra rapidement que c’est tout à son avantage de respecter les différentes consignes.
2) L’ENDROIT
Le lieu d’accueil pour nouveaux convertis et conseillers que nous pourrions appeler « maternité » mérite toute notre attention. Il devrait être:
A) Abrité des regards indiscrets.
B) Dans un endroit calme et propice au dialogue.
C) Suffisamment éclairé pour écrire
D) Accueillant, confortable et chaleureux.
E) De dimension adéquate.
F) Comprendre une section « enfants ».
Un pasteur argentin expliquait combien les mentalités avaient évolué dans son pays: aujourd’hui ce ne sont plus des arrières scènes poussiéreuses, mal éclairées et quelques chaises cassées qui accueillent ceux qui répondent à l’appel du salut. Les chrétiens, même avec peu de moyens, préparent avec goût ce lieu de rencontres. Des tables basses sont agréablement disposées, garnies de boissons chaudes et gâteaux, ornées de fleurs. Les sièges y sont confortables. Cet endroit chaleureux est propice à un ministère profond et à la création de nouvelles amitiés.
Cela a-t-il vraiment si peu d’importance? Souvenons-nous comment le père reçoit le fils prodigue, et nous aurons une idée très biblique de l’accueil que Dieu donne en exemple (Luc 15:22-24, 32). Même en faisant les choses plus simplement on peut y mettre tout notre coeur.
3) L’ORIENTATION
Si la croisade couvre toute une région, le travail de suite sera facilité si le conseiller et le nouveau converti habitent le même quartier, ou la même petite ville ou village.
Comment donc, en quelques secondes et dans un groupe important à l’appel, les faire se rencontrer? Une formule a porté ses fruits, aussi bien en Afrique qu’en Europe. Elle consiste à mettre à l’intérieur de la « maternité » et bien en évidence, sur des panneaux espacés de quelques mètres, les noms des différents quartiers de la ville. Alors que ces personnes ont quitté l’auditoire et s’avancent, elles sont invitées, au besoin aidées, à rejoindre le panneau indiquant leur lieu de résidence. Cela fait, les conseillers se répartissent équitablement les personnes présentes du quartier. Pour une foule plus grande, une pré signalisation est nécessaire, comme par exemple: zone ouest de la ville à gauche, zone est à droite; alors que, quelques mètre plus loin, apparaissent les noms des quartiers correspondants. Cette dernière idée peut s’appliquer aux enfants, avec une entrée particulière pour eux et leurs conseillers.
Les quartiers proches du lieu de réunion seront souvent massivement représentés; cette donnée connue, il faudra augmenter les panneaux et les conseillers de l’endroit pour aboutir à des groupes équilibrés. Au besoin, on rectifiera le jour suivant. Résumons les avantages de cette méthode:
A) Elle ne nécessite que quelques supports et panneaux et économise par la suite des heures de trajets et de gros frais de déplacement que les conseillers ou les églises ne peuvent pas toujours assumer.
B) Le conseiller qui, dans le cas idéal, fréquente une communauté de son propre quartier, pourra aisément y conduire le nouveau converti.
C) Le conseiller et le nouveau converti pourront, par la suite, se retrouver plus vite, plus facilement et plus souvent.
D) Les « disputes » au sujet de l’église que fréquenteront les nouveaux convertis n’auront pas lieu, dans la mesure où chaque conseiller a la liberté (sans faire pression bien sûr) d’emmener ceux-ci dans sa propre église
E) On peut aussi imaginer que les conseillers, d’un commun accord, rejoignent le quartier (panneau) correspondant à leur église (s’il est différent du lieu de leur habitation), afin que les nouveaux convertis n’aient pas à traverser la ville pour se rendre au culte. Leur répartition entre dénominations se fera non seulement par rapport au conseiller, mais aussi géographiquement. Exemple: un conseiller habite le quartier A, mais fait partie d’une église du quartier E. Lors de la campagne, il conseillera des gens du quartier E, afin que ceux-ci s’intègrent plus facilement dans l’église à côté de chez eux. Dans ce cas, il y aura plus de frais de déplacement. L’important est de faire le bon choix avant la campagne et de s’y tenir.
F) Les fruits qui demeurent seront plus nombreux et, par ce fait, les campagnes d’évangélisation se multiplieront!
4) LA FORMATION
A Cotonou, chaque après-midi de 17 à 18 heures, un enseignement pour nouveaux convertis avait lieu. De quinze, le deuxième jour, les participants atteignirent 250 le seizième et dernier jour. Certains ne vinrent qu’une fois, d’autres quotidiennement; ces variations découlant de la date de leur conversion et de leur disponibilité. En tout, sur mille cartes de décision remplies, cinq cents personnes bénéficièrent de cet enseignement. Il n’est pas difficile d’imaginer qu’un nouveau chrétien sera plus fort après avoir assisté à ces cours, et à plusieurs soirées d’évangélisation, qu’après une rencontre unique et sans suite.
5) LES VISITES A DOMICILE
La meilleure méthode est qu’elles soient faites par le même conseiller.
-Chaque conseiller fera sa première visite au plus tard 48 heures après la rencontre initiale. C’est là que se joue la grande bataille spirituelle et que l’Eglise gagne ou perd une grande partie de ses membres potentiels.
Un nouveau-né a immédiatement besoin de ses parents, même s’il ne le sait pas!
Cela signifie que les visites auront souvent lieu pendant la campagne. Nous touchons ici au message central de ce chapitre; je voudrais que cela soit bien compris et j’insiste: un conseiller qui n’est pas totalement engagé à faire ces visites ne devrait pas être enrôlé dans cette fonction.
-Les adresses doivent être prises avec une rigueur militaire. En Afrique, beaucoup de rues n’ont pas de nom et de numéro. De ce fait, les nouveaux convertis donnent leur boîte postale, ce qui est parfaitement inutile pour les visiter! Dans ces conditions, le conseiller devra donc situer sa maison par rapport à des carrefours, bâtiments connus, stations d’essence, etc. Plusieurs conseillers à Cotonou raccompagnaient directement la personne chez elle et connaissaient ainsi son adresse. Cependant, là où la persécution familiale est fréquente, une plus grande prudence est de rigueur. Les situations varient beaucoup d’un cas à l’autre, si bien que chaque conseiller devra s’adapter pour organiser parfois des rencontres ailleurs, ou chez lui. Face à ces difficultés, soulignons encore une fois l’avantage de conseiller quelqu’un de sont propre quartier ou village.
APRES LA CAMPAGNE
-Les visites se poursuivent.
-Dès que possible le nouveau converti est introduit par le conseiller, le cas échéant, à un groupe de prière, à un groupe de jeunes et à la vie de la communauté d’accueil.
-Le chef conseiller supervise la bonne marche des choses, encourage, renseigne le comité directeur, règle les conflits possibles. Il peut aussi prévoir des rencontres, décentralisées ou non, pour les nouveaux convertis.
-Une « agape » de reconnaissance et d’accueil réunissant pasteurs, conseillers et nouveaux convertis peut se faire.
REFLEXION GENERALE
Comme déjà mentionné, ce chapitre n’est pas une étude finale mais initiale du travail de suite. Je ne pourrais malheureusement pas m’engager à tenir une correspondance à ce sujet avec chaque lecteur qui en aurait le désir, mais je serais reconnaissant si vous aviez une expérience vécue à me partager; celle-ci pourrait venir enrichir une prochaine édition, et par là aider un grand nombre de personnes ayant le même fardeau.
Prions et agissons pour qu’une nouvelle mentalité inspire notre évangélisation alors que la moisson est récoltée; la croissance de l’Eglise en dépend largement.

Quelques élements clés du travail de suite
L’appel à la conversion
L’endroit( lieu d’accueil des nouveaux convertis)
L’orientation ( le conseiller et le nouveau converti doivent être idealement dans le même quartier)
La formation des nouveaux convertis
Les visites à domicile
Prions et agissons pour une nouvelle mentalité inspiré notre evangelisation alors que la moisson est récoltée,la croissance de l’église en dépend largement
Prions et agissons pour qu’une nouvelle mentalité inspire notre évangélisation alors que la moisson est récoltée; la croissance de l’Eglise en dépend largement.
Même en faisant les choses plus simplement on peut y mettre tout notre coeur.
Les fruits qui demeurent seront plus nombreux et, par ce fait, les campagnes d’évangélisation se multiplieront!
Prions et agissons pour qu’une nouvelle mentalité inspire notre évangélisation alors que la moisson est récoltée; la croissance de l’Eglise en dépend largement.
Il n’est pas difficile d’imaginer qu’un nouveau chrétien sera plus fort après avoir assisté à ces cours et à plusieurs soirées d’évangélisation, qu’après une rencontre unique et sans suite.
Il n’est pas difficile d’imaginer qu’un nouveau chrétien sera plus fort après avoir assisté à ces cours,et à plusieurs soirées d’ évangélisation qu’après une rencontre unique et sans suite.
Dès que possible le nouveau converti est introduit par le conseiller, le cas échéant, à un groupe de prière, à un groupe de jeunes et à la vie de la communauté d’accueil.
Le chef conseiller supervise la bonne marche des choses, encourage , renseigne le comité directeur, régle les conflits possibles. Il peut aussi prévoir des rencontres, décentralisées ou non, pour les nouveaux convertis.
Prions et agissons pour qu’une nouvelle mentalité inspire notre évangélisation alors que la moisson est récoltée ; la croissance de l’ Eglise en dépend largement .
Prions et agissons pour qu’une nouvelle mentalité inspire notre évangélisation lors que la moisson est récoltée,la croissance de l’église en dépend largement.
alors que la moisson est récoltée; la croissance de l’Eglise en dépend largement.
Prions et agissons pour qu’une nouvelle mentalité inspire notre évangélisation alors que la moisson est récoltée; la croissance de l’Eglise en dépend largement.
Prions et agissons pour qu’une nouvelle mentalité inspire notre évangélisation alors que la moisson est récoltée; la croissance de l’Eglise en dépend largement.