JOUR 16 : LE TRAVAIL DE SUITE: CLEF DU SUCCES
Généreux et désintéressés!
– Assidus aux réunions!
– Appréciés par tout le monde (chrétiens et nons-chrétiens)!
– Joyeux et simples!
– Zélés et féconds!
Quel pasteur, ou quel chrétien n’a pas un jour rêvé de voir les nouveaux convertis rayonnés de ces qualités?
C’est pourtant bien cette description que nous retrouvons dans les Actes des Apôtres (2:44-47). Mais comment les premiers chrétiens arrivaient-ils à obtenir de tels résultats? Quel était donc le programme de formation offert à leurs nouveaux convertis? Nous le lisons dans le passage précédent:
– Ils eurent le coeur vivement touché (foi dans la Parole annoncée).
– Ils se repentirent
– Ils furent baptisés.
– Ils reçurent le don du Saint-Esprit.
– Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres.
– Ils persévéraient dans la communion fraternelle.
– Ils persévéraient dans la fraction du pain.
– Ils persévéraient dans les prières (Act. 2:37-42).
Beaucoup de dénominations et d’églises locales s’efforcent de vivre chacun des points de cette liste (elle est dans toutes nos Bibles depuis deux mile ans!), mais il manque aujourd’hui un trait d’union entre la deuxième et la troisième affirmation biblique: les gens qui sont touchés et se repentent, dans nos diverses activités d’évangélisation, s’égarent en grand nombre entre le moment de cette décision et celui où ils devraient être « ajoutés » à la communauté locale.
Ce chapitre ne sera pas consacré à la doctrine (des dizaines de bons livres traitent déjà ce sujet) mais à la pratique difficile du travail de suite qui a souvent lieu dans un contexte inter-dénominationnel. Ces principes sont également valables pour le cas où tout simplement quelqu’un de votre entourage se convertit. Nous nous concentrerons donc sur les domaines suivants:
Pourquoi ceux qui on cru sont-ils abandonnés?
Un premier remède: créer un budget évangélisation – travail de suite.
Comment préparer un travail de suite adéquat dans une campagne d’évangélisation.
POURQUOI CEUX QUI ONT CRU SONT-ILS ABANDONNES?
Que serait-il advenu de vous si, à votre naissance, le médecin, les infirmières et votre propre mère, ayant jugé votre santé acceptable, vous avaient déposé sur une étagère pour reprendre de vos nouvelles deux mois plus tard…? Vous seriez mort! au monde pendant des mois, ajoutant une cellule après l’autre, créant et harmonisant membres et organes, insufflant vie et caractère à cet être unique dans l’univers…
Serait-ce alors votre faute? Non, car le bébé le plus avancé, le plus robuste et le plus intelligent ne peut survivre en ce monde sans une aide extérieure.
Serait-ce alors la faute de ceux qui vous ont mis au monde? Oui, malheureusement. Et quel drame de penser que ceux qui vous ont désiré le plus, ceux qui ont prié avec ferveur pour que vous naissiez en bonne santé, soient maintenant coupables de votre mort.
Il en est de même sur le plan de la naissance spirituelle. Si tant de nouveau-nés se perdent, ce n’est ni la faute de ceux-ci (bien qu’ils portent aussi une part de responsabilité), ni celle de Dieu, mais celle de trop de « parents » qui abandonnent leur « bébé spirituel » sur une « étagère », pour x raisons, s’attendant à ce qu’il se « débrouille » tout seul.
UN FRUIT QUI DEMEURE: C’EST POSSIBLE!
Jésus a dit: « Je vous ai établis afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure ». (Jn 15:16)
Pendant des années, je me suis demandé comment Jésus pouvait exiger de nous que le fruit demeure. Puis un jour, j’ai compris et accepté que ma responsabilité ne s’arrête pas à l’apparition du fruit; mais à sa sauvegarde. Jésus l’appelle « votre fruit ». Il nous le demande parce que lui-même l’a fait avant nous. A la fin de son ministère terrestre Jésus pouvait dire à son Père, en parlant des disciples qu’il lui avait confiés: « Je les ai gardés attachés à ta personne… J’ai veillé sur eux, je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu… » (Jn 17:12)
Force est de reconnaître aujourd’hui qu’une proportion importante de gens, ayant répondu à l’appel de la conversion (sous diverses formes), disparaissent comme ils sont venus et ne deviennent jamais membres d’une communauté locale.
Certains croyants, face à cette réalité, refusent purement et simplement d’entrer en matière. Ils prétextent que ce n’est pas de leur ressort; seules les personnes « mal nées » retombent, disent-ils. D’autres esquivent la question en citant un exemple « paravent », authentique certes mais non représentatif, d’une personne convertie au travers d’eux et qui est fidèle dans une église située aux antipodes… D’autres finalement, quelque peu imbus d’eux-mêmes, n’étudient jamais honnêtement la question dans leur propre ministère, et évitent ainsi de se remettre en question.
Mais il existe une majorité de chrétiens qui, suite à de multiples formes d’évangélisation dans lesquelles ils se sont engagés à fond, s’interrogent sincèrement, et s’affligent de moissons partiellement perdues. Je crois que, vous qui lisez ces lignes, vous êtes de ce dernier nombre et que vous accepterez avec moi de vous remettre en question pour marcher dans la direction d’un fruit qui demeure.
UN NOUVEAU-NE C’EST MAGNIFIQUE MAIS EXIGEANT!
Dix personnes sur le « banc des pénitents », c’est aussi merveilleux que dix bébés qui gazouillent à la maternité! Ce n’est pas là que le travail finit mais c’est là qu’il se poursuit! C’est aussi là que commence pour les parents un temps de contrainte. Ces bébés ne comprennent pas qu’ils doivent chanter le lundi soir de 5 à 6, et pleurer le jeudi de 9 à 10 après le message! Non, ils ont leur propre programme, ils ont tout le temps faim, sont fragiles, font au lit ou sur vos mains et sont encore passablement égoïstes. Si, à ce moment précis, les parents n’ont plus de force, plus de temps, plus d’argent, on peut se demander si réellement ils voulaient un bébé, ou s’ils ont un jour entendu parler de mots tels que budget, planification ou plus simplement berceau.
Mon église s’est-elle préparée à entourer, nourrir, langer, soigner, écouter, instruire ces nouveau-nés? A-t-elle quelques forces restantes, quelque argent, quelques temps et souplesse d’adaptation? A-t-elle réfléchi pratiquement à cet accueil? A-t-elle un plan? Des « parents »?
UN CHANGEMENT DE MENTALITE
Si, suite au dernier appel dans un effort d’évangélisation, les fidèles regardent leur montre, bâillent et se dirigent vers la sortie en se félicitant de la bonne campagne qui est maintenant « terminée », que les conseillers (quand ils existent), après 10 minutes d’entretien, tapent sur l’épaule des « repentants » et leur souhaitent « bonne chance », pour ne pas dire « bonne année », nous aurons les conséquences d’un travail de suite inexistant ou bâclé. Quelles sont-elles?
A) Le fruit est très faible par rapport à l’effort fourni.
B) Le découragement et l’incrédulité font des adeptes par rapport aux futures campagnes!
C) L’évangélisation devient progressivement le « parent pauvre » de l’église.
D) De fausses conclusions sont tirées, par exemple:
i. Ce n’est plus ou pas le temps d’évangéliser
ii. L’époque des grandes campagnes d’évangélisation est révolue.
iii. L’église va mal, elle n’est pas prête.
iv. Notre effort ne correspondait pas à la volonté de Dieu.
v. Plus toutes les raisons que les mécontents avanceront pour prêcher leur « doctrine fétiche »!
1) L’IGNORANCE
Certains chrétiens (ils sont légion) n’ont, en toute bonne foi, jamais reçu d’enseignement sur l’attitude à avoir quand quelqu’un se convertit. Ils ont peut-être assisté à des centaines d’études bibliques, de réunions de prière et de réunions de sanctification mais, malheureusement, ces excellentes activités ont été perçues non comme un moyen de mieux servir Dieu, mais comme un but en soi: « Je fais la volonté de Dieu, non pas parce que j’ai compris comment la faire, mais parce que je vais à trois réunions par semaine! »
Ces personnes voient parfois des conversions: que ce soit en vacances (l’adolescente du parasol voisin), ou même dans un camp d’évangélisation. Elles s’en réjouissent et en témoignent dans leur église qui est fière d’avoir des membres si « engagés ». Mais si on leur demande ce qu’il est advenu de ces « nouveau-nés » on s’aperçoit qu’elles ignorent jusqu’à leur adresse! Elles ignorent surtout que quelque part un bébé meurt d’abandon.
2) LA PARESSE
D’autres chrétiens savent bien qu’il « faudrait » accompagner ceux qui se convertissent. Appelons l’un d’eux « Négligent ». Celui-ci aime bien évangéliser, il prie pour que les gens se convertissent car il est conseiller. Mais suivre ce gars, qui a pleuré sur ses péchés l’autre soir prendrait du temps, et surtout lui demanderait un effort de volonté pour rechercher des numéros de téléphone ou des adresses, organiser une rencontre ou écrire une lettre. Vraiment tout cela le fait bâiller d’ennui… Alors il trouve de bonnes excuses pour ne rien fait:
– Il a déjà fait tout ce qu’il peut dans son temps disponible.
– Il est conseiller, pas pasteur, que pourrait-il bien dire à ce gars?
– Dieu l’a appelé à « gagner des âmes », pour le reste les « autres » doivent s’en charger. – Ce gars pourrait devenir un « boulet », voire une « sangsue » pour lui, si les choses tournaient mal.
Sa conscience, va-t-on savoir pourquoi, est la seule qui ne plie pas le genou devant ces raisonnements savants. Mais Négligent a une stratégie, véritable bouclier atomique pour la faire taire: il prie! Sa prière malgré tout est rendue difficile par ce qu’on appelle « un dialogue de sourd »? Qu’à cela ne tienne! Négligent demande à Dieu de faire ce que Dieu demande à Négligent.
Certains chrétiens en restent à ce stade jusqu’à la prochaine conversion; mais Négligent, après trois semaines, n’y tient plus: il sort une vieille carte postale de son bureau et écrit quelques mots sympathiques à la personne en question. Celle-ci ne répondra jamais… Il paraît qu’elle a déménagé; mais Négligent, lui, a fait taire définitivement sa conscience…
3) LA PEUR
Arme favorite de notre ennemi, car souvent efficace!
« Dieu a-t-il réellement dit qu’il sera avec ta bouche, qu’il se glorifie dans ta faiblesse, qu’il te fortifie et vient à ton secours? » Oui! Mais le vieux serpent nous empêche d’entrer en Terre Promise en dressant devant nous la peur du rejet, la peur d’être incapable, la peur du ridicule, la peur qui paralyse toute initiative devant un travail de suite que lui, le menteur, dépeint comme une science complexe, réservée à l’élite, dont il nous exclut immanquablement!
4) UNE THEOLOGIE FANTAISISTE
Plutôt que d’établir la liste d’une bonne douzaine d’arguments, liste qui serait forcément incomplète, résumons leurs caractéristiques:
A) Nous n’avons pas besoin de suivre les nouveaux convertis, le Saint-Esprit s’en charge. – Ah bon, et qui est le temple du Saint-Esprit?
B) Ceux qui doivent être sauvés le seront avec ou sans travail de suite ! – Jésus, Pierre et Paul ne le savaient pas!
C) Le travail de suite créerait des conflits entre dénominations; laissons les nouveaux convertis choisir librement leur famille spirituelle. – Un bébé qui choisit sa famille? C’est original, mais beaucoup n’en sont pas capables!
D) Dieu nous a demandé de moissonner pas d’engranger! – Si les paysans agissaient de cette façon, ce serait la fin de notre civilisation par famine…

Dieu nous a demandé de moissonner pas d’engranger! – Si les paysans agissaient de cette façon, ce serait la fin de notre civilisation par famine…
POURQUOI CEUX QUI ONT CRU SONT-ILS ABANDONNES?
L’ignorance
La paresse
La peur
Une theologie fantaisiste
La peur, arme favorite de notre ennemi,car souvent efficace
Force est de reconnaître aujourd’hui qu’une proportion importante de gens, ayant répondu à l’appel de la conversion (sous diverses formes), disparaissent comme ils sont venus et ne deviennent jamais membres d’une communauté locale.
Jésus a dit: « Je vous ai établis afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure ».
Notre responsabilité ne s’arrête pas à l’apparition du fruit, mais à sa sauvegarde
Dieu nous a demandé de moissonner pas d’engranger !Si les paysans agissaient de cette façon,ça serait la fin de notre civilisation par famine.
Le travail de suite créerait des conflits entre dénominations, laissons les nouveaux convertis choisir librement leur famille spirituelle. Un bébé qui choisit sa famille ? C’est original, mais beaucoup n’en sont pas capable !
Pendant des années,je me suis demandé comment Jésus pouvait exiger de nous que le fruit demeure. Puis un jour, j’ai compris et accepté que ma responsabilité ne s’arrête pas à l’apparition du fruit, mais à sa sauvegarde.
Dieu nous a demandé de moissonner pas d’engranger! – Si les paysans agissaient de cette façon, ce serait la fin de notre civilisation par famine
Dieu nous a demandé de moissonner pas d’engranger!
Dieu nous a demandé de moissonner pas d’engranger!
Dieu nous a demandé de moissonner pas d’engranger! – Si les paysans agissaient de cette façon, ce serait la fin de notre civilisation par famine…