JOUR 26 : ACTIVER LES DONS SPIRITUELS (suite)
3. Ayez le cœur de Dieu pour ceux qui sont égarés et brisés
Être un instrument de la puissance de Dieu est étroitement lié au fait de recevoir le cœur de Dieu. Dieu nous donne d’avoir part à sa puissance, non pour que nous fassions ce qu’il nous plaît de faire, mais pour que nous puissions faire les choses qu’il a sur son cœur à lui. Si nous ne sommes pas accordés à son cœur, nous pourrons prier pour beaucoup de choses et obtenir peu d’effet.
Il est facile de voir dans les Évangiles ce que Dieu a sur le cœur. Jésus avait un amour particulier pour tous ceux qui étaient dans le besoin – soit parce qu’il s’agissait de pécheurs éloignés de Dieu, soit parce qu’ils étaient malades, handicapés, marginalisés, seuls, troublés ou rejetés. Souvent, avant qu’il opère une guérison ou accomplisse un miracle, les Évangiles précisent que Jésus était « ému de compassion » pour la personne en face de lui. C’est sa compassion qui libérait la guérison, la puissance de libération.
Jésus résumait toute sa mission par ces mots : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Dans certains lieux d’Église, il est devenu obsolète de parler de « ce qui était perdu ». Pour pouvoir avoir le cœur de Dieu, nous devons reconnaître la vérité biblique qui dit qu’il y a des gens perdus. Ce ne sont pas vérité biblique qui dit qu’il y a des gens perdus. Ce ne sont pas nécessairement des gens mauvais, mais ils vivent loin de Dieu, se sentent étrangers à Dieu. Certains, y compris de nombreux chrétiens baptisés, se trouvent dans de profondes ténèbres morales et spirituelles. Jésus pleure ses fils et filles perdus, il aspire à les ramener à la maison dans les bras de son Père.
Un des plus grands obstacles pour être instrument de Dieu est simplement l’indifférence. Nous pouvons éprouver une certaine compassion quand nous voyons des gens blessés ou perdus, mais cela n’a rien à voir avec l’amour de compassion infini de Dieu pour eux. Plus nous partageons le cœur de Dieu, plus fort sera notre désir d’être un canal de son amour et de sa miséricorde. Mais cela a un coût : si nous voulons laisser tomber notre indifférence, nous devrons laisser la compassion de Dieu nous briser le cœur. Paul écrit aux chrétiens de Corinthe : « Je serai très heureux de dépenser et de me dépenser tout entier pour vous. » Cela a entraîné pour lui, non seulement des voyages et un ministère épuisants, mais aussi des naufrages, lapidations, coups de fouets, dangers constants, la faim et la soif. Nous ne pourrons prononcer sérieusement les mêmes mots que Paul que lorsque nous nous serons laissés prendre par Jésus et que nous l’aurons laissé transformer notre cœur à l’image du sien.
4. Demandez, cherchez, frappez
Beaucoup de gens ne trouvent pas vraiment normal de demander à Dieu les dons du Saint-Esprit. Mais Jésus s’est donné beaucoup de mal pour nous convaincre de demander à Dieu avec confiance de bonnes choses, surtout le Saint-Esprit et ses dons :
« Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! »
Dans la version de Luc de ce passage, la dernière phrase est : « Combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent! »
Jésus dit aussi : « Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux376. » Et encore : « Tout ce que vous demanderez dans votre prière avec foi, vous l’obtiendrez. » Dans ces promesses de l’Écriture et ces invitations à prier, nous avons un fondement solide nous permettant de croire qu’il est bon de demander à Dieu les dons spirituels, en précisant même quels sont les dons dont nous souhaiterions faire l’expérience dans notre propre vie.
Paul aussi insiste pour dire qu’il n’y a rien de mal à demander de grandes choses à Dieu pour la réussite de notre mission qui est d’être les témoins du Christ dans le monde. Au contraire, ce qui est d’être les témoins du Christ dans le monde. Au contraire, ce qui est mal, c’est de ne pas demander ! « Recherchez donc avec ardeur les dons les plus grands. […] Recherchez avec ardeur les dons spirituels, surtout celui de prophétie. » Quand il s’agit des dons de l’Esprit, nous n’avons pas demandé trop, mais trop peu. Et nous n’avons pas trop attendu de Dieu, mais bien trop peu. Comme sainte Thérèse d’Avila le disait : « C’est un grand compliment que vous faites à Dieu quand vous lui demandez de grandes choses. » Demander à Dieu de grandes choses est un acte de foi, car nous croyons alors qu’il est capable de grandes choses. « Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? »
L’Écriture nous donne un autre principe important quant au fait de demander. Jésus dit :
« Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai. »
Que signifie demander « au nom de Jésus » ? Cela veut dire, non pas simplement d’employer son nom comme une formule, en finissant la prière par : « au nom de Jésus, amen ». Les fils de Sceva en ont fait les frais, eux qui essayaient de chasser un démon au nom de Jésus et qui, en retour, se sont fait attaquer et maîtriser par le démon381. Ils n’étaient pas disciples de Jésus et n’agissaient pas en union avec lui ou selon sa volonté.
Au contraire, demander au nom de Jésus signifie demander en son autorité, qu’il partage avec ceux qui sont en lui. Plus nous agirons ainsi, plus Dieu se réjouira à déployer la puissance du nom de Jésus devant le monde.
5. Faites des pas dans la foi
Les Apôtres dirent à Jésus : « Augmente en nous la foi ! » Ils espéraient qu’il allait leur répondre : c’est d’accord, je vais augmenter en vous la foi. Mais, au lieu de cela, il leur dit d’agir sur la foi qu’ils avaient, aussi petite soit-elle : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. » John Wimber, évangéliste qui avait un ministère de guérison, disait habituellement que « le mot foi s’épèle r-i-s-q-u-e ». C’est de fait en exerçant la foi – en prenant des risques – que notre foi grandit.
Quand le prophète Élie fut sur le point d’être emporté au ciel, il encouragea son jeune disciple, Élisée, à demander ce qu’il voulait. Ce dernier répondit avec audace qu’il voulait une « double part » de l’esprit d’Élie – son don surnaturel de prophétie, de signes et de prodiges. Élie répondit : « Tu demandes quelque chose de difficile : tu prodiges. Élie répondit : « Tu demandes quelque chose de difficile : tu l’obtiendras si tu me vois lorsque je serai enlevé loin de toi. Sinon, tu ne l’obtiendras pas. » Élisée vit bien Élie enlevé au ciel dans une nuée – signe que son désir lui était accordé. Mais la clé de l’envoi d’Élisée dans le ministère prophétique est qu’il prit immédiatement un risque dans la foi et fit exactement ce qu’il avait vu son maître faire : il frappa les eaux du Jourdain avec le manteau d’Élie. Les eaux se divisèrent et il traversa sur de la terre sèche. Il se mit à accomplir des guérisons et des miracles, comme Élie. En fait, il fit deux fois plus de miracles qu’Élie. Élisée reçut ce qu’il avait demandé : une double part.
De la même manière, les disciples de Jésus le virent monter au ciel, ils furent remplis de l’Esprit Saint à la Pentecôte. Pierre et les autres Apôtres commencèrent immédiatement à prendre des risques dans la foi, proclamant les œuvres de Dieu en langues, prêchant l’Évangile avec audace, disant au paralytique depuis sa naissance : « Au nom de Jésus Christ le Nazaréen, marche. » Et les disciples qui étaient baptisés dans l’Église furent vraiment amenés à faire ce que Jésus avait ordonné aux Douze et aux soixante-douze, à savoir guérir les malades, chasser les démons et ressusciter les morts. Le livre des Actes nous dit que tous ceux qui recevaient la force de l’Esprit pouvaient annoncer la parole avec assurance – c’est ce que l’Église demandait. Ensuite, quand l’Église fut dispersée à cause de la persécution à la suite du martyre d’Étienne, la « main du Seigneur » était avec eux. « Eux » ne se rapporte pas aux Apôtres qui restèrent à Jérusalem bien que la main du Seigneur fût sur eux aussi. Mais « eux » est une référence aux laïcs dont l’Esprit se servait au fur et à mesure qu’ils entraient dans ses dons. (Le mur entre le clergé et les laïcs doit être abattu quand on veut entrer dans la puissance de Dieu.)
Mary : J’ai un vif souvenir de la première fois où j’ai pris un grand risque dans la foi. Je rentrais tout juste d’une mission de deux semaines au Brésil avec l’équipe de Randy. Je prêchais lors d’un rassemblement catholique au Moyen-Orient et je sentais que le Seigneur me demandait d’avancer dans la foi pour la guérison comme je ne l’avais encore jamais fait. J’eus le sentiment de sauter depuis le haut d’une falaise, car je ne savais pas ce qui allait se passer ni si quelque chose allait se passer, d’ailleurs. Je nommai plusieurs maladies physiques, demandai aux gens qui étaient concernés de se lever, puis toute l’assemblée pria une prière simple pour eux. Après la prière, je devais quitter l’estrade rapidement car c’était le tour de l’intervenant suivant.
À ma grande stupéfaction, il monta sur le podium en larmes et dit : « Je n’entendais plus d’une oreille depuis que j’avais été frappé par un ballon de foot il y a plusieurs mois et lorsque tu as prié : oreilles, ouvrez-vous au nom de Jésus, mon oreille s’est brusquement ouverte. J’entends maintenant parfaitement bien ! »
Cet événement fit passer ma foi à un autre niveau.

Un des plus grands obstacles pour être instrument de Dieu est simplement l’indifférence. Nous pouvons éprouver une certaine compassion quand nous voyons des gens blessés ou perdus, mais cela n’a rien à voir avec l’amour de compassion infini de Dieu pour eux. Plus nous partageons le cœur de Dieu, plus fort sera notre désir d’être un canal de son amour et de sa miséricorde. Mais cela a un coût :Si nous voulons laisser tomber notre indifférence, nous devrons laisser la compassion de Dieu nous briser le cœur.
Être un instrument de la puissance de Dieu est étroitement lié au fait de recevoir le coeur de Dieu. Plus nous partageons le coeur de Dieu, plus fort sera notre désir d’être un canal de son amour et de sa miséricorde.
Être un instrument de la puissance de Dieu est étroitement lié au fait de recevoir le cœur de Dieu. Dieu nous donne d’avoir part à sa puissance, non pour que nous fassions ce qu’il nous plaît de faire, mais pour que nous puissions faire les choses qu’il a sur son cœur à lui.
À ma grande stupéfaction, il monta sur le podium en larmes et dit : « Je n’entendais plus d’une oreille depuis que j’avais été frappé par un ballon de foot il y a plusieurs mois et lorsque tu as prié : oreilles, ouvrez-vous au nom de Jésus, mon oreille s’est brusquement ouverte. J’entends maintenant parfaitement bien ! »
Cet événement fit passer ma foi à un autre niveau.
Être un instrument de la puissance de Dieu est étroitement lié au fait de recevoir le cœur de Dieu . Dieu nous donne d’avoir part à sa puissance, non pour que nous fassions ce qu’il nous plaît de faire, mais pour que nous puissions faire les choses qu’il a sur son cœur à lui.
Être un instrument de la puissance de Dieu est étroitement lié au fait de recevoir le cœur de Dieu . Dieu nous donne d’avoir part à sa puissance, non pour que nous fassions ce qu’il nous plaît de faire, mais pour que nous puissions faire les choses qu’il a sur son cœur à lui.