Jour 22 : FORMATION À LA PRÉDICATION| CONNAÎTRE SA BIBLE.
1. La lecture
En été 1973, je me trouvai pour la première fois avec J.E.M., dans les rues de Paris parmi trois cents autres jeunes, pour témoigner. Je fus marqué sur bien des plans par cette campagne d’évangélisation. Un matin, je rencontrai deux ou trois adolescentes auxquelles je m’adressai. Dans l’échange qui suivit, je leur dis: «Je n’ai pas encore lu la Bible en entier, mais…» L’une d’elles rétorqua: «Alors pourquoi viens-tu nous parler de ce que tu ne connais pas ?» Je retins la leçon et compris que la remarque un peu rude était un défi à relever.
Le diable tient les gens dans l’ignorance pour les empêcher d’avoir accès au message que Dieu leur adresse. Par exemple: «La Bible est très chère» – et pourtant elle coûte moins qu’un repas au restaurant! «La Bible est incompréhensible» – alors qu’elle est écrite dans le langage de tous les jours. «Les Bibles catholiques et protestantes ne sont pas les mêmes» -faux problème, les traducteurs sont différents, mais le texte original est le même. Il existe aussi une traduction oecuménique: la T.O.B.
«C’est impossible de lire la Bible en entier» – il suffit pourtant de lire un peu plus de trois chapitres par jour pour la lire en un an. Avez vous déjà lu la Bible en entier ? Quelqu’un l’a appelée «le manuel du fabricant». Lorsque j’exerçais ma profession dans l’électronique, nous fournissions toujours le manuel du fabricant avec l’appareil. Le client pouvait en tenir compte ou pas. Cependant, la meilleure façon d’utiliser et de bien entretenir l’appareil, était celle que proposait le fabricant. Nous vivons dans un monde «en panne»: nous pouvons essayer de le réparer de mille et une manières, en nous épuisant inutilement, en bricolant des solutions de fortune, en ajoutant notre idée aux innombrables idées déjà exploitées dans l’illusion orgueilleuse qu’elle sera «LA» solution. Ou alors, nous pouvons nous adresser au
fabricant et accepter son manuel comme guide.
Un homme était en panne sur le bord d’une route. Un automobiliste s’arrête pour proposer son aide. Le premier commence par refuser, puis comme l’autre insiste, finit par accepter. Il est sceptique; pourtant, à son grand étonnement, il doit constater que l’automobiliste de passage réussit à remettre la voiture en marche. – «Ça alors! S’écrie-t-il. C’est ma voiture. Je la conduis depuis plusieurs années. Je ne pensais pas que vous puissiez la connaître aussi bien que moi-même!» – «C’est que, répondit le dépanneur, je suis Henry Ford, le constructeur de votre modèle.» Qui, mieux que Dieu, connaît nos problèmes et les moyens de les résoudre ?
Le but du divin manuel est de nous faire connaître Dieu et de nous amener à conformer nos vies à sa volonté. La lecture en est une étape indispensable, c’est pourquoi Paul exhorte Timothée à s’appliquer à cette lecture (I Tim. 4:13). Si nous observons de près les hommes et femmes de Dieu dont la Bible nous parle, nous constatons qu’ils connaissent l’Écriture Sainte. Cette connaissance n’est pas théorique, mais appliquée aux diverses situations de la vie. Veillons sur nos motivations lorsque nous ouvrons notre Bible. Le faisons-nous
pour avoir bonne conscience ? Pour «épater» les autres par nos connaissances ? Parce que nous l’avons toujours fait? Notre lecture est alors ardue, Dieu ne nous parle que rarement et nous sommes de tristes chrétiens. Nous pouvons, par contre, ouvrir notre Bible comme on ouvre le courrier; un courrier prioritaire qui nous vient de celui que nous aimons et pour qui nous vivons. La lettre est importante, mais ce qu’elle me révèle l’est encore plus. Elle m’apprend à me connaître moi-même et à comprendre le monde dans lequel je vis. Ce courrier
journalier ne contient pas toujours ce que je voudrais entendre, mais il contient ce que je dois entendre. Notre lecture devient alors un moment privilégié dans la journée. Dieu me parle régulièrement et précisément… Plus je lis, et plus j’ai envie de lire, mon appétit grandit. Avant longtemps, j’ai achevé de lire la Bible en entier, puis je recommence (peut-être avec une autre version) et la révélation se précise. Le Saint-Esprit me révèle la sainteté de Dieu, sa douceur, son humilité, son pardon, ses émotions bouleversantes de joie, de déception, de colère.
Un Dieu qui m’étonne, m’interpelle, me forme, me châtie, me relève… Un Dieu extraordinaire auquel je me donne de plus en plus, auquel je m’abandonne.
Beaucoup de chrétiens reconnaissent que la Bible est La Parole de Dieu, mais si peu la lisent comme LA PAROLE DE DIEU POUR EUX AUJOURD’HUI. Prenons un texte connu que nous lirons comme une parole que Jésus a donnée à ses disciples, certes, mais plus encore comme une parole de Jésus pour nous, maintenant.
Pour mieux comprendre ce texte, j’ai remplacé «vous» par «tu»: «Je suis le vrai cep et mon Père est le vrai vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche, et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. Déjà tu es pur, à cause de la parole que je t’ai annoncée. Demeure en moi, et je demeurerai en toi. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi, tu ne le peux non plus, si tu ne demeures en moi. Je suis le cep, tu es un sarment. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi tu ne peux rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. Si tu demeures en moi, et que mes paroles demeurent en toi, demande ce que tu voudras, et cela te sera accordé. Si tu portes beaucoup de fruit, c’est ainsi
que mon Père sera glorifié, et que tu seras mon disciple.
Comme le Père m’a aimé, je t’ai aussi aimé. Demeure dans mon amour. Si tu gardes mes commandements, tu demeureras dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. Je t’ai dit ces choses, afin que ma joie soit en toi, et que ta joie soit parfaite.» (D’après Jean 15:1-11).
Un prédicateur se doit d’être et de rester à l’écoute de Dieu chaque jour. Sa mission est de prêcher la Parole de Dieu et non la sienne. Une parole qu’il considérera dans son ensemble; une parole vivante qu’il transmettra comme telle. Jésus a dit: «La parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé.» (Jean 14:24). Dans la prière sacerdotale, il affirme «Je leur ai donné les paroles que tu m’as données.» (Jean 17:8).
Notre connaissance biblique ne doit pas rester seulement intellectuelle, mais elle doit nous amener à AIMER DIEU, à le CONNAÎTRE, afin de pouvoir PARLER DE LUI et PARLER DE SA PART.
Mise en pratique:
A. Ne mangez pas toujours la même chose!
Beaucoup d’entre nous aiment les frites. Si je vous invitais chez moi et vous offrais des frites comme apéritif, vous trouveriez cela original. Si mon épouse vous présentait ensuite des frites comme entrée, comme vous êtes polis, vous vous serviriez encore, mais quelle serai votre surprise en voyant le plat principal arriver: une montagne de frites! Ayant peur de l’indigestion, vous en mangeriez encore
trois ou quatre, quant au dessert de frites, vous le jetteriez discrètement au chien sous la table!
Variez votre lecture et n’attendez pas d’avoir une indigestion pour le faire… Que de gens démarrent tout feu tout flamme avec la Genèse, mais s’ensablent dans le Lévitique et abandon rient avec les Nombres. Pour éviter ce piège, prenez comme apéritif un Psaume, un chapitre dans un livre historique comme entrée rassasiez-vous avec les épîtres comme plut principal, r offrez-vous un bon dessert dans les évangiles… Ceci n’est qu’un exemple, l’important est de bien vous nourrir spirituellement. Lisez chaque livre d’un bout à l’autre, mais ne
pensez pas qu’il faille obligatoirement lire tous les livres dans l’ordre de Genèse à l’Apocalypse.
B. Changez de version régulièrement:
Il est naturel de s’attacher à une version plutôt qu’à une autre, mais peu à peu les expressions, la manière de formuler les phrases deviennent si familières que plus rien ne nous étonne. Trop de fidèles se laissent bercer par le ronronnement de la lecture qu’ils connaissent plus ou moins par coeur.
Trop d’enfants entendent leur père lire la Bible autour de la table familiale sans écouter ni comprendre faute d’une version adaptée. Trop de chrétiens attachent plus d’importance à la connaissance de «leur» version qu’à celle de Dieu.
C. Soyez prêts à changer vos idées:
lorsque nous rencontrons un texte qui affirme le contraire de ce que nous pensons, deux réactions sont possibles: la première consiste à se défendre, à se justifier, pour finalement se persuader que le texte ne veut pas vraiment dire ce qu’il dit. La deuxième consiste à changer d’avis, et à se conformer au manuel du fabricant. En d’autres termes, soit vous transformer la Bible, soit vous vous laissez transformer par elle. Mais il serait insensé de s’attendre à ce que les autres se laissent transformer par notre prédication de la Parole, si nous mêmes ne nous laissons pas transformer premièrement par elle. Pourquoi le corps de Christ est-il si divisé ? N’est-ce pas en partie parce que nous lisons la Bible au travers de lunettes théologiques, plutôt que de juger notre théologie à la lumière de la Bible ? Voici une parfaite illustration de ce phénomène rapporté par le missionnaire Erlo Stegen dans son ouvrage Réveil parmi les Zoulous. «Quand nous avons commencé nos études bibliques à Mapumulo vers la fin de 1966, nous nous demandions par où il fallait commencer. Nous ne voulions pas prendre un verset ici et là, comme les enfants gâtés qui, lorsqu’on leur donne un morceau de gâteau, l’écrasent pour chercher les bonnes petites choses noires à l’intérieur, les raisins… Chacun a ses versets favoris dans la Bible, qu’il répète et.sur lesquels il se base. Par exemple, le versetde, certaines personnes est «Dieu est amour ». Tout ce qu’elles voient, c’est « amour » Elles disent que, si Dieu est «amour», il ne peut pas y avoir d’enfer Donc, elles concluent qu’il n’y a pas d’enfer… Non, nous n’allons pas procéder ainsi. Si nous allons étudier la Bible, nous n’en voulons pas seulement une portion, nous la voulons toute entière. Nous commencerons par le premier chapitre d’un livre et nous continuerons jusqu’à la fin de la Bible. Ainsi nous aurons une vue d’ensemble.
Cela me rappelle une histoire que les Zoulous racontent: trois hommes aveugles avaient grande envie de «voir» un éléphant. Un jour quelqu’un les amena à un parc, en voiture. Là on les amena vers un éléphant et on leur dit que c’était un grand éléphant apprivoisé et qu’ils pouvaient s’approcher de lui. Comme un aveugle ne voit pas avec ses yeux mais avec ses doigts, le premier alla toucher l’éléphant. Il toucha une de ses pattes de derrière. Le deuxième s’approcha et toucha le ventre de l’éléphant. Le troisième toucha sa trompe. Ils étaient tout enchantés el excités d’avoir «vu» un éléphant. Quand ils arrivèrent chez eux, on leur demanda: «Avez-vous vu un éléphant?» – «Oh, oui!» – A quoi ressemble un éléphant?» Le premier dit: «C’est comme le tronc d’un gros arbre.» Le deuxième dit: « Tu n’as rien vu, moi je l’ai vu, c’est comme un gros ballon. Le troisième dit: « Où étiez-vous vous deux ? Moi, je l’ai touché, c’est comme un gros tuyau. » Après cela il se mirent à discuter. Ils avaient tous vu l’éléphant mais le problème était que chacun deux n’en avait vu qu’une partie. »
D. Demandez au Seigneur de vous conduira dans le choix des livres bibliques que vous allez lire:
il m’arrive souvent d’ouvrir ma Bible à la table des matières et de parcourir les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament dans un esprit de prière. Je retiens un ou plusieurs livres que le Saint-Esprit me met à coeur pour mes prochaines lectures. Un astérisque me rappelle combien de fois le livre a été lu, ceci afin d’équilibrer l’ensemble de mes lectures.
E. Retenez les passages gui pourraient faire l’objet d’une prédication et notez-les dans votre classeur de prédication:
relevez également ce que le Saint-Esprit vous révèle quant à ce passage. Ceci pourra devenir la colonne vertébrale de votre message, auquel vous retournerez et que vous compléterez le moment venu. Souvenons-nous que l’Esprit de Dieu habite en nous, qu’il est l’auteur de la Bible. Jouissons pleinement du privilège de lire en communion avec lui.
2. La mémorisation
Il existe bien des méthodes de mémorisation, mais elles ne remplacent pas le travail et les répétitions. La mémoire est comme un muscle: elle se développe ou s’atrophie selon qu’on l’exerce ou pas. L’excuse traditionnelle de ne pas pouvoir mémoriser la Parole de Dieu, faute d’une bonne mémoire, n’est donc pasvalable.
Quelle que soit la méthode que vous choisissez, planifiez à long terme: changer constamment de méthode (deux versets sur un cahier, trois autres sur votre agenda), ne vous mènera à rien. Il faut que votre façon de récolter les versets et les passages choisis soit durable, et que vous puissiez toujours ajouter de nouveaux versets le moment venu. N’écrivez pas trop de versets à l’avance sans les apprendre par coeur, pour éviter de vous décourager. Chacun connaît des périodes d’enthousiasme où l’on apprend beaucoup, et d’autres temps de
calme plat. Votre méthode doit pouvoir survivre à ce genre de choses. Voici une idée parmi de nombreuses possibilités:
Prenez une boîte de diapositives vide. Préparez ou achetez une ou deux centaines de petites cartes de formatdiapo, que vous disposerez dans la boîte. Chaque fois que vous apprenez par coeur un verset, écrivez-le au recto d’une carte, et notez la référence au verso. Vous pourrez ainsi dans vos moments libres, en voyage, dansles salles d’attente, au coucher ou au lever, répéter ces versets, soit à partir de la référence en récitant le texte, soit en retrouvant la référence avec le texte sous les yeux. Une telle méthode résiste à l’épreuve du temps, et peut vous accompagner partout dans vos déplacements.
Pour apprendre des paragraphes ou chapitres en entier, une autre méthode vous sera utile. Vous pouvez cependant noter la référence sur l’une de vos cartes avec un résumé aide-mémoire au verso. Vous emmènerez ainsi dans votre poche votre trésor personnel prêt à l’emploi. Dans la région parisienne, des milliers d’automobilistes font la queue (souvent à l’arrêt) chaque jour depuis dix ou vingt ans. Pour le chrétien, la Vie peut remplacer la stérilité.
3. La méditation
C’est ici que réside la clef d’une prédication nourrissante. II est impossible de nourrir les autres sans se nourrir soi-même premièrement. La lecture de la Bible peut être comparée au survol de la mer, mais la méditation, elle, équivaut à une partie de plongée sous-marine. Celui qui survole la mer dira: c’est magnifique, grandiose, que de teintes variées! L’écume produite par les vagues me fait penser à la crème chantilly… Cependant au vingtième survol, le voyageur ne prendra même plus la peine de regarder par le hublot. Celui qui plonge, quant à lui, entredans un nouvel univers… Les couleurs varient à l’infini, le sable, les roches, les plantes aquatiques s’harmonisent sans cesse et pourtant ne sont jamais semblables. Puis vient la découverte des coquillages, des mollusques et des poissons… Vous l’avez compris: dans les deux cas, c’est la mer, mais qui la connaît vraiment?
Tout prédicateur voulant nourrir son public doit apprendre à plonger dans les eaux profondes de la Parole deDieu.
Il existe bien des méthodes de méditation. Mon but ici est simplement d’en mentionner la nécessité, et de donner un exemple utile à celui qui débute. Pour ma part, il m’arrive de considérer attentivement un verset qui aparticulièrement retenu mon attention et de réfléchir sur chaque mot. Nous croyons en effet que chacun d’eux ason importance et un sens précis. Nous verrons par la suite comment préparer un tel moment. Mais venons-en au texte lui-même. Prenons comme exemple Actes 1:8:
« Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre.»
«Mais »… Les disciples ont posé une ultime question à Jésus: « Seigneur est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël?» Jésus ne leur reproche pas cette question, mais attire leur attention sur un royaume universel et éternel, par cette particule si pleine de sens qui veut dire: «Voici les prémices.».
« Vous… » Vous êtes au centre du plan de Dieu. Quelqu’un a dit: « Sans Dieu, l’homme ne peut rien faire, et sans l’homme, Dieu ne veut rien faire.» Vous, l’Église, mon corps, mes bien-aimés, mes serviteurs, mes amis, mes frères, mes témoins. Oui, vous, j’ai besoin de VOUS.
«Recevrez…» Nous nous sentons justement si faibles, si incapables devant le «vous» de Jésus. Voilà exactement ce dont j’ai besoin: «recevoir!». Mais quoi’?
«Une puissance…» Jésus va monter au ciel et laisser ses disciples dans un monde cruel, violent, malade, infirme, divisé, affamé incrédule, idolâtre… Oui, c’est bien d’une puissance que nous avons besoin… Mais de quelle puissance?
– Magique, pour gagner le monde par des exploits séduisants?
– Politique, pour diriger toutes les nations à gauche ou à droite?
– Philosophique, pour enchaîner les esprits?
– Atomique, pour tout détruire et repartir à zéro?
– Religieuse, pour judaïser le monde?
Avec quelle puissance Dieu va-t-il établir son règne sur terre?
«Le Saint–Esprit . . .» Quel choc! Une personne! Oui cette puissance est incarnée en une PERSONNE, et la caractéristique de cette personne, et de toute action ou parole inspirée par elle, est la SAINTETÉ. Mais alors, nous ne serons pas orphelins… DIEU RESTERA SUR TERRE! Jésus ne nous a pas trompés lorsqu’il a dit: «Il vous est avantageux que je m’en aille.» (Jean 16:7). Dieu était alors PARMI nous, mais désormais, il sera EN nous… puissamment. Ce ne sera pas une puissance incontrôlée telle une bombe à neutrons, non, mais une
puissance capable d’essuyer une larme, de ressusciter les morts, de chasser les démons, de faire trembler la terre, de surpasser l’empire romain, de traverser les siècles, de sauver des centaines de millions d’hommes! Alléluia!
Recevoir le Saint-Esprit, c’est recevoir ses PENSÉES, sa VOLONTÉ, et ses SENTIMENTS puisqu’il est une personne quel privilège!
C’est discerner ses plans, ses projets, sa stratégie pour mon pays, ma famille, ma ville.
C’est:
– Être renouvelé dans mon intelligence et prier en conséquence.
– Comprendre sa volonté enthousiasmante de salut, de pardon, de réconciliation et entrer à son service
par ma propre volonté.
– Pleurer avec lui sur la misère et tressaillir de joie avec lui pour l’espérance et l’avancement du règne de
Dieu. Oui, être ouvrier avec Dieu, ami de Dieu, prophète de Dieu par le Saint-Esprit.
« Survenant sur vous…» Comme Marie, nous nous posons la question: «Comment cela se fera-t-il… ?»
(Luc. 1:34). Comment amener un pécheur à la repentance? Comment vaincre l’ennemi? Comment guérir les malades? Comment vivre victorieusement? Comment? Dieu a toujours la même réponse: «Le Saint-Esprit survenant sur vous.» Pour Marie, il s’agissait d’une naissance physique: celle de Jésus. Pour nous, il s’agit de naissances spirituelles, de fruits, de dons et de ministères de l’Esprit. Oui, Esprit de force pour vivre et mourir pour lui, Esprit d’amour plus fort que la haine, Esprit de sagesse devant lequel les raisonnements tombent et les pensées sont amenées à Christ.
« Et vous serez mes témoins . . .» Jésus avait un ministère LOCALISE lorsqu’il vivait sur cette terre, mais dans son coeur brûlait le désir de toucher et de bénir toutes les ethnies de la terre… Comment? II cherche des hommes et des femmes qui soient tout entiers à lui, pour les remplir de ses pensées, de sa volonté, et de ses sentiments ardents pour ce monde, des CHRISTIENS Nom que donnaient les païens aux premiers disciples. (petits Christ) qui se répandent dans le monde entier. Jésus brûle d’évangéliser le monde aujourd’hui. Je ne peux pas le faire par moi-même, mais Jésus le peut merveilleusement et efficacement par moi. Un vieux missionnaire disait: « En cinquante-deux ans de ministère, j’ai découvert que l’important, ce n’est pas tellement ce que je fais pour Dieu, mais ce qu’il tait par moi.», et Paul déclare: « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.»
(Gal. 2:20).
«A Jérusalem…» Remarquons que pour ces Galiléens, Jérusalem était ce qu’est, en comparaison, Paris pour un Breton, ou Berne pour un Vaudois. Non seulement ils n’étaient pas «chez eux», mais ils risquaient la prison et la mort en obéissant à leur Maître. Les apôtres ont rempli la capitale de leur enseignement (Act. 5:28), avec pour résultat des milliers de conversions. Notre Jérusalem ne vivra cela que
dans la mesure où, livrés sans réserve à Jésus, nous pourrons être remplis du Saint-Esprit. Quelle est la bonne motivation pour recevoir cette puissance? DÉSIRER ETRE SON TÉMOIN.
«Dans toute la Judée… » Évangéliser Jérusalem n’est pas un prétexte pour négliger la Judée. Nous mettons souvent en opposition ce que Jésus met en parallèle. Il n’y a plus de chauvinisme, les barrières ville-campagne etchez moi ; chez les autres, sont brisées par l’amour de Dieu.
«Dans la Samarie…» Cette région est plus petite que la Judée. Pourquoi Jésus la mentionne-t-il ici? Les Samaritains sont ceux que nous ne voulons pas évangéliser, nous n’y pensons même pas… « Eux jamais!» Les méprisés de la société… Qui sont tes Samaritains? « Et jusqu’aux extrémités de la terre . . . » Tel est le plan de Dieu: bénir toutes les familles de la terre en envoyant partout des « petits Christ», afin que des hommes de toutes tribus, de toute langues, de tous peuples et de toutes nations le connaissent et soient sauvés. En une heure, la valeur de ce passage a décuplé à mes yeux. J’en saisis le sens de responsabilité et de joie que Dieu lui a donné. Je réalise que le coeur de Dieu soupire après l’obéissance de ses enfants. Ses voies, ses méthodes m’étonnent et m’émerveillent tout à la fois. Que de réponses en quelques mots: qu’est-ce que Dieu attend de moi? Comment reconnaître une parole ou un acte inspiré par l’Esprit? Dieu est-il plus concerné par Jérusalem que par les Samaritains, ou les païens’? Comme Watchman Nee le dit si bien: «Un homme spirituel
n’est pas un homme qui cesse de penser, de choisir et d’avoir des sentiments, mais c’est celui qui apprend à vouloir ce que Dieu veut, à penser ce que Dieu pense, et à avoir les sentiments de Jésus-Christ.»
Le plan de Dieu n’est pas de nous annihiler, mais bien au contraire, il est de nous épanouir dans une harmonie toujours plus belle et plus complète avec lui. La méditation de sa Parole est l’un des moyens les plus efficaces de parvenir à cette intimité et de pénétrer le coeur de Dieu.
Le psalmiste, qui était un homme selon le coeur de Dieu, met en avant la vertu de la méditation au Psaume 1. «Heureux l’homme… qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la MÉDITE jour et nuit.Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: TOUT CE QU’IL FAIT LUI RÉUSSIT.»
L’ordre que Dieu donna à Josué est particulièrement destiné à ceux qui, par leur vie et leur parole, sont appelés à diriger.
«Ce livre de la loi ne s’éloignera pas de ta bouche; niais tu le MÉDITERAS jour et nuit, afin de veiller à agir selon tout ce qui y est écrit. Alors, ce que tu feras prospérera, et tu réussiras» (Jos. 1:8 ). Voici vingt qualificatifs applicables à un message; la différence entre les dix premiers et les dix suivants est en grande partie due à l’obéissance ou à la désobéissance à ce commandement:
Abondant Pauvre
Intéressant Lassant
Pratique Théorique
Frais Répétitif
Nourrissant Stérile
Stimulant Repoussant
Recherché Superficiel
Précis Flou
Vivant Mort
Concis Trop long
Nous ne pourrions prendre trop au sérieux cette condition pou un ministère fructueux. Dans mes nombreuses tournées, je n’a jamais vu une assemblée chrétienne régresser, là où la première liste est la caractéristique habituelle des rencontres, mais je n’a jamais vu de progrès là où la deuxième liste est de règle. Aucun de nous, ni aucune dénomination ou mouvement n’échappe à c danger. Cessez de méditer, et peu à peu la routine et la moi s’installent. C’est pourquoi méditer jour et nuit est le sage conseil de celui qui s’appelle « La Parole» et « La Vie».
Mise en pratique:
Deux éléments sont absolument nécessaires pour obtenir 1 meilleur de la méditation:
Premièrement: le temps, vous devez décider d’en réserver à cc effet.
Deuxièmement: le Saint-Esprit, il a inspiré les saints homme qui ont écrit la Parole (2 Pi. 120-2 I ). C »est le Saint-Esprit qui I rendra vivante pour vous. Quand vous méditez, suivez ces conseils:
a. Lisez la portion biblique choisie; n’utilisez pas de sommer commentaires à ce moment-là.
b. Demandez au Seigneur de vous parler personnellement de ce passage; croyez qu’Il va vraiment le faire.
c. Passez une heure sans rien faire d’autre que penser à ce passage, soit en entier, soit à une portion
seulement. Soyez ouvert à l’enseignement du Saint-Esprit.
d. Écrivez dans votre classeur de prédication ce que Dieu vos a donné
e. Remerciez Dieu de vous avoir ouvert sa Parole.
f. Faites le nécessaire pour appliquer cet enseignement à votre vie.
g. Soyez prêts à partager ce que vous avez reçu.
Voici quelques passages de la Bible à méditer pour commencer: 6:1-8; Mt. 13:16-23; Luc. 9:23-26; 2 Tim. 3:10-17.
Résumé:
Lisez la Bible en entier dans le but de connaître Dieu et de conformer votre vie entière à sa volonté. Prenez-la comme la Parole de Dieu pour vous aujourd’hui. Variez votre lecture. Changez régulièrement de version.
Demandez au Seigneur de vous conduire dans le choix des livres bibliques que vous allez lire. Soyez prêts à vous laisser transformer par la Parole si vous voulez que ceux qui vous écoutent en fassent autant. Notez dans votre classeur de prédication les passages qui pourraient faire l’objet d’une prédication. Mémorisez la Bible au moyen d’une méthode fiable. Plongez en eau profonde par la méditation; retenez ce que l’Esprit Saint vous dit pour le mettre en pratique, et l’utiliser dans une future prédication.

Comme Watchman Nee le dit si bien: «Un homme spirituel n’est pas un homme qui cesse de penser, de choisir et d’avoir des sentiments, mais c’est celui qui apprend à vouloir ce que Dieu veut, à penser ce que Dieu pense, et à avoir les sentiments de Jésus-Christ.
Un homme spirituel
n’est pas un homme qui cesse de penser, de choisir et d’avoir des sentiments, mais c’est celui qui apprend à vouloir ce que Dieu veut, à penser ce que Dieu pense, et à avoir les sentiments de Jésus-Christ.»
Un homme spirituel n’est pas un homme qui cesse de penser, de choisir et d’avoir des sentiments,mais c’est celui qui apprend à vouloir ce que Dieu veut, à penser ce que Dieu pense, et à avoir les sentiments de Jésus Christ
C’est à travers la méditation que réside la clef d’une prédication nourrissante
Tout prédicateur voulant nourrir son public doit apprendre à plonger dans les eaux profondes de la parole de Dieu.
Sans Dieu, l’homme ne peut rien faire, et sans l’homme, Dieu ne veut rien faire.
Le but du divin manuel est de nous faire connaître Dieu et de nous amener à conformer nos vies à sa volonté. La lecture en est une étape indispensable, c’est pourquoi Paul exhorte Timothée à s’appliquer à cette lecture (I Tim. 4:13). Si nous observons de près les hommes et femmes de Dieu dont la Bible nous parle, nous constatons qu’ils connaissent l’Écriture Sainte. Cette connaissance n’est pas théorique, mais appliquée aux diverses situations de la vie.
C’est à travers la méditation que réside la clef d’une prédication nourrissante
Un homme spirituel
n’est pas un homme qui cesse de penser, de choisir et d’avoir des sentiments, mais c’est celui qui apprend à vouloir ce que Dieu veut, à penser ce que Dieu pense, et à avoir les sentiments de Jésus-Christ.»