Jour 18 : FORMATION À LA PRÉDICATION|LE PRÉDICATEUR.
Cette étude n’a nullement la prétention d’être un cours d’homilétique complet; cependant, l’expérience de plus de dix années de travail en collaboration avec les églises d’Europe et d’Afrique francophone, m’ont rendu conscient d’un fait non négligeable: des centaines de personnes sont appelées à prendre la parole dans nos églises et au-dehors, sans avoir eu l’occasion de recevoir un enseignement sur le sujet. J’aimerais donc, en toute simplicité, mettre à la disposition du lecteur les principes qui ont aidé bon nombre d’étudiants de l’école d’Évangélisation de Lausanne à apprendre et à améliorer la prédication de la Parole de Dieu. Beaucoup de ces principes restent valables pour le témoignage et la vie quotidienne du chrétien. J’aimerais doncencourager chacun à poursuivre sa lecture.
Précisions importantes
– Cette étude demande un esprit disposé à se laisser enseigner.
– Celui qui désire réellement faire des progrès doit accepter que sa prédication soit analysée et corrigée, par exemple par le pasteur, ou un frère plus mûr dans la foi. Il doit se laisser interpeller de façon directe et concrète, et permettre au Saint-Esprit de bouleverser ses conceptions personnelles.
– L’étude de ce livre ne vous donnera pas nécessairement le droit ou la capacité de prêcher. Certaines personnes redoutent de parler publiquement, alors que d’autres en veulent à leur responsable de les en empêcher. Il est impératif de n’exercer aucune pression sur qui que ce soit, pasteur, responsable ou assemblée, pour lescontraindre à vous donner l’occasion de prêcher! Le Seigneur connaît chacun et c’est lui qui vous ouvrira les portes de la prédication.
– Beaucoup d’orateurs ne suivent pas tous les principes énumérés dans ce livre et sont pourtant puissamment utilisés par Dieu. Se servir de ces lignes pour juger, critiquer, polémiquer est absolument contraire à la sagesse de Dieu, à son amour et aux intentions de ce livre.
Le principe fondamental à respecter:
La puissance du christianisme vient de ce que son Dieu vivant montre l’exemple. Jésus n’a pas dit seulement: «Aimez-vous les uns les autres», mais: «Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés.» (Jean 13:14). Paul déclare également: « Pardonnez-vous les uns les autres COMME Dieu vous a pardonné en Christ.» (Eph. 4:32). Dieu est vrai dans tout ce qu’il EST et dans tout ce qu’il DIT. Cette harmonie donne autorité à toute sa parole. De même, il nous demande de MARCHER dans la vérité et pas seulement de DIRE la vérité. Jean, sous l’inspiration de l’Esprit, écrira: «Je n’ai pas de plus grande joie que d’apprendre que mes enfants MARCHENT dans la vérité.» (3 Jean 4). Paul aussi écrit aux Ephésiens: « Devenez donc les IMITATEURS de Dieu comme des enfants bien-aimés et MARCHEZ A L’EXEMPLE de Christ.» (Eph. 5:1). Quand ce principe est transgressé, les chrétiens méritent qu’on leur attribue le slogan: «Faites comme je dis, mais pas comme je fais.» Jésus lui-même avertit ses disciples que le comportement des pharisiens en est l’illustration type: «Toutes les choses donc qu’ils vous diront, faites-les et observez-les; mais ne faites pas selon leurs oeuvres, car ils DISENT et ne FONT pas>, (Mt. 23:1-3). Heureusement le Nouveau Testament est d’une clarté indiscutable sur les exigences de Dieu à ce sujet. Paul écrit «Soyez mes IMITATEURS, comme je le suis moi-même de Christ» (1Cor. 1 1:1). « Ce que vous avez appris, reçu ci ENTENDU de moi, et ce que vous avec VU en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.» (Phil.4:9). Paul donc mis en pratique ce qu’il a enseigné, de plus, il avait soin de transmettre ce principe aux générations suivantes. Il écrit à Timothée: «Sois un MODÈLE pour tous les fidèles en PAROLE en CONDUITE, en charité, en foi et en pureté.» (I Tim. 4:12).
Combien de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, au cours de l’histoire, ont RÉTROGRADÉ dans leur vie chrétienne parce que ce PRINCIPE FONDAMENTAL a été négligé, écarté, oublié, au point qu’aujourd’hui pareille exigence paraît exagérément spirituelle. On irait jusqu’à soutenir que ces versets ne veulent pas vraiment dire ce qu’ils disent, plutôt que de s’humilier et de changer de comportement. Nous pourrons tergiverser toute notre vie, mais les exigences de Dieu, elles, ne changeront jamais. Voulons-nous accepter les principes du Nouveau Testament, ou vivre selon ceux du siècle présent? La réponse à cette question déterminera tout notre
ministère, toutes nos prédications, mais aussi tous les résultats.
La vie morale, les épreuves et les joies du prédicateur:
Examinons un passage de l’Écriture extrêmement riche en enseignements sur les qualités morales du prédicateur, les obstacles qu’il rencontre et les joies et bénédictions qu’il reçoit.
1 Thessaloniciens 2
Le travail accompli par Paul à Thessalonique.
«Vous le savez bien vous-mêmes, frères: ce n’est pas inutilement que nous sommes allés chez vous. Vous savez aussi que, peu auparavant, nous avions été insultés et maltraités à Philippe Mais Dieu nous a donné le courage
de vous annoncer la Bonne Nouvelle qui vient de lui, malgré une forte opposition. En effet, l’appel que nousadressons aux hommes n’est pas fondé sur l’erreur ou sur des motifs impurs, et nous ne cherchons à tromper personne.
Au contraire, nous parlons toujours comme Dieu le veut, car il nous a donné son approbation et nous a confié sa Bonne Nouvelle. Nous ne cherchons pas à plaire aux hommes, mais à Dieu qui examine les intentions de nos coeurs. Vous le savez bien, nous n’avons jamais usé d’un langage flatteur; nous n’avons pas non plus caché sous nos paroles le désir de gagner de l’argent, Dieu nous en est témoin. Nous n’avons recherché les éloges de personne, ni de vous ni des autres; pourtant nous aurions pu vous imposer notre autorité, en tant qu’apôtres du Christ. Au contraire, nous avons été doux pendant que nous étions chez vous, comme une mère qui prend soin de ses enfants. En raison de notre affection pour vous, nous étions prêts à vous donner non seulement la Bonne Nouvelle qui vient de Dieu, mais encore notre propre vie. Vous nous étiez devenus si chers. Vous vous rappelez certainement, frères, comment nous avons travaillé et connu de dures fatigues: nous avons travaillé jour et nuit pour n’être à la charge d’aucun d’entre vous pendant que nous vous annoncions la Bonne Nouvelle qui vient de Dieu.
Vous en êtes témoins à notre égard et Dieu l’est aussi: notre conduite envers vous qui croyez a été pure, juste et sans faute. Vous savez que nous avons agi avec chacun de vous comme un père avec ses enfants. Nous vous avons encouragés et réconfortés, nous vous avons demandé avec insistance de vous conduire d’une façon conforme â ce que Dieu veut, lui qui vous appelle à avoir part à son royaume et à sa gloire. Nous remercions sans cesse Dieu pour une autre raison encore: quand nous vous avons annoncé la parole de Dieu, vous l’avez écoutée et reçue non comme la parole d’un homme, mais comme la parole de Dieu, ce qu’elle est en réalité. Ainsi, elle agit en vous qui croyez. Frères, vous avez passé par la même expérience que les Églises de Judée, qui appartiennent à Dieu et croient en Jésus-Christ. Vous avez souffert de la part de vos compatriotes les mêmes persécutions qu’elles ont souffertes de la part des Juifs. Ceux-ci ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, et ils nous ont persécutés. Ils déplaisent à Dieu et sont ennemis de tous les hommes! Ils s’efforcent de nous empêcher d’annoncer aux non Juifs le message qui leur apporte le salut. Ils complètent ainsi la somme des péchés qu’ils ont commis dans tous les temps. Mais la colère de Dieu les a finalement atteints.»
Paul désire revoir les Thessaloniciens.
«Quant à nous, frères, depuis que nous nous sommes trouvés séparés de vous pour quelque temps – séparés non pas en pensée, bien sûr, mais dans notre corps -, nous avons eu un tel désir de vous revoir que nous avons redoublé d’efforts pour y parvenir. Nous avons voulu retourner chez vous. Moi, Paul, j’ai essayé de le faire plus d’une fois, mais Satan nous en a empêchés. C’est vous, en effet, vous et personne d’autre, qui êtes notre espérance, notre joie et le signe de victoire dont nous pourrons nous vanter devant notre Seigneur Jésus
quand il viendra. Oui, vous êtes notre fierté et notre joie!»
A. Qualités morales du messager et de son message:
v. 3 . L’appel n’est pas «fondé sur l’erreur», mais sur la Parole véridique de Dieu, pourrions-nous ajouter.
L’erreur est souvent subtile et involontaire, rarement grossière, c’est pourquoi elle est dangereuse. Ce qui est dit publiquement sera répété. Paul avertit Timothée de sa responsabilité: «Veille sur toi-même et sur ton enseignement.» (I Tim.4:16). «Applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement.» (1 Tim. 4:13). Si l’étude de la Bible est nécessaire à chaque chrétien, elle est indispensable à chaque prédicateur. Le meilleur antidote de l’erreur, c’est l’amour de la vérité. Cet amour nous protègera des exagérations et des compromis, il
nous incitera à « creuser» la Parole, et à annoncer une doctrine saine, compréhensible, et applicable. Ne prêchons jamais au-delà de la vérité que nous avons comprise et appliquée personnellement.
v. 3 . . . «Pas de motifs impurs»:
Un pasteur désespérait de voir sa congrégation augmenter. L’argent, pourtant, ne faisait pas défaut et il ne manquait pas d’inviter les meilleurs musiciens et chanteurs chrétiens qu’il connaissait; mais rien ne changeait. Sur le point de quitter le ministère, il se donna l’ultime occasion de recevoir de Dieu l’explication sur cette situation. Sa communauté lui accorda un temps de retraite spirituelle prolongée. Et là, le Seigneur lui révéla qu’en son for intérieur, il désirait être reconnu et admiré grâce à la croissance numérique de son église; de plus,
il voulait beaucoup de disciples pour SA propre dénomination. Il s’en humilia. Dieu lui annonça que désormais la communauté se développerait, mais qu’un grand nombre de personnes, sauvées par son ministère, se joindraient aux autres dénominations de la ville. En quelques années, le nombre des fidèles passa de quatre-vingts à deux mille; de plus, des milliers de convertis se joignirent aux autres églises de la ville. «L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au coeur.» (1 Sam. 16:7). «Dieu résiste aux
orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.» (Jacques 4:6). Selon la raison qui nous motivera à la prédication, de grandes portes s’ouvriront ou se fermeront devant nous.
v. 3 . . . « Ne trompez personne»:
Ceci exclut toute manipulation, dissimulation, demi-vérité qui attristent l’Esprit Saint et discréditent la parole de
Dieu. « Car nous n’avons pas de puissance contre la vérité: nous n’en avons que pour la vérité.» (2 Cor. 13:8).
v. 4 . . . « Nous parlons toujours comme Dieu le veut»:
Un temps de prière intime avec le Père est indispensable si nous voulons recevoir ses pensées, ses sentiments, sa
volonté pour les hommes auxquels nous allons parler. Jésus se retirait souvent matin et soir, dans un tête-à-tête
avec Dieu son Père, ce qui lui permettait d’affirmer: «Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de
moi-même.» (Jean 14:24/17:8).
v. 4 . . . «Nous ne cherchons pas à plaire aux hommes»:
Plus que cela: «Si je cherchais encore à plaire aux hommes, Je ne serais PAS serviteur de Christ.» (Gal. 1:10).
Cela ne veut pas dire que Paul n’aime pas les hommes – ce chapitre atteste son amour de manière évidente, mais
cela veut dire que la crainte des hommes n’influence pas son message. Il ne prêche pas pour être bien vu et
recevoir des compliments de leur part.
v. 4 . . . « Mais à Dieu qui examine les intentions de nos coeurs »
«Ce que DIEU VEUT, c’est votre sanctification.» (I Thess 4:3). «DIEU VEUT que tous les hommes soient sauvés.» (I Tim. 2:4). Vouloir ce que Dieu veut, être ouvrier AVEC Christ, désirer son règne, voilà des intentions qui lui plaisent et l’honorent.
v. 5 . . . « Pas de langage flatteur: ».
En particulier à l’égard de personnalités, de membres de nos familles ou d’adolescents dont nous voudrions
éviter certaines réactions qui nous font peur.
v. 5 . . . «Sous nos paroles, pas de désir caché de gagner de l’argent»: Paul déclare pourtant: « L’ouvrier mérite son salaire.» (1 Tim et encore: «Le Seigneur a ordonné à ceux qui
annoncent l’Évangile de vivre de L’Evangile (I Cor. 9:14). Mais prêcher par amour de l’argent et dans l’espoir de flaire une bonne affaire, ou faire pression sur les auditeurs pour recevoir un don de leur part, est coupable. L’histoire de l’Église nous apprend les ravages que la cupidité a faits. Souvenons-nous que tout commence par un désir caché de s’enrichir. Les petites graines, avec le temps, deviennent des arbres!
v. 6 . . . « Ne rechercher les éloges de personne»:
Si quelqu’un nous bénit par une parole d’encouragement, s’il nous dit que Dieu lui a parlé par notre bouche, si
même il a été sauvé par notre ministère et nous en remercie, faut-il refuser de l’entendre? Non, bien sûr! Jésus
lui-même dira: «C »est bien, bon et fidèle serviteur.» (Mt. 25:21 ). Ce que Paul condamne ici, c’est le fait de
rechercher l’éloge, de le provoquer subtilement pour pouvoir se glorifier et se gonfler d’orgueil devant tous.
v. 7 . . . «Doux . . . comme une mère». v. 11 . . . « Nous avons agi . . . comme un père . . . »
La Bible ne dit pas: «Que votre voix soit connue de tous les hommes», bien que le message doive être crié sur les toits, mais: «Que votre douceur soit connue de tous les hommes.» (Ph. q:9). «Une parole douce calme la fureur» (Pr. I 5: f ), elle peut briser l’homme le plus dur. ELLE DÉMONTRE SURTOUT LA MATURITÉ DE CELUI QUI HAIT LE PECHE TOUT EN AIMANT LE PÉCHEUR. Dieu, par Paul, exprimait à la fois l’amour du père et la tendresse de la mère pour les Thessaloniciens. Retenons ces affirmations, elles sont les clefs qui
produisent des disciples accomplis.
v. 8 . . . « Prêt à donner sa vie »
L’amour suprême: Paul peut demander n’importe quoi aux chrétiens, puisqu’il est prêt à tout pour eux. Un tel
évangile triomphera de la cruauté de l’empire romain et résistera aux siècles. II triomphera aussi aujourd’hui à
cette condition; le voulons-nous ?
v. 10 . . . « Une conduite pure, juste, et sans faute»:
Souvenons-nous que notre conduite confirme ou infirme nos paroles. Paul enseigne à Timothée: «Conserve-toi
pur, efforce-toi de garder une bonne conscience.» (1 Tim. 5:22). «Poursuis la, justice» (1 Tim. 6:11).
Ceci nous amène à une question importante: Paul et ses compagnons étaient-ils sans péché ? Une situation vécue dernièrement nous éclairera mieux qu’une longue explication. Je me trouvais chez un frère en Christ responsable d’une organisation missionnaire; voici le témoignage qu’il me rendit au cours de la conversation: «J’ai eu un problème dernièrement avec Bernard (nom changé). Je lui ai donc téléphoné et lui ai demandé si c’était bien lui l’auteur de l’incident que j’avais découvert dans la communauté. Au bout du fil
Bernard a simplement répondu: «Oui, c’est moi qui ai fait cela, j’ai eu tort, je te demande pardon.» Pas un mot pour se justifier, pas une minute d’hésitation… Oui vraiment, c’est un homme de Dieu!» Ce frère pouvait me raconter cette histoire, car tout y était limpide. Je connais Bernard, et je sais que cet éloge est mérité.
Personne n’est infaillible, mais quelle est notre attitude face au péché ? Plus notre coeur est dur, plus nous attendons longtemps avant de nous humilier. Quelqu’un a dit: « Un grand homme, ce n’est pas quelqu’un qui ne faillit jamais, mais quelqu’un qui peut dire: j’ai eu tort.»
Ce n’est donc plus le péché qui règne, mais la justice et la sainteté par la communion avec Dieu et la marche par l’Esprit Paul n’était pas infaillible; observons-le justement quand il faillit «Paul regarda bien en face tous les membres du grand-conseil et commença par dire:
– Mes frères, en toute bonne conscience, je peux dire que j’a toujours vécu pour Dieu jusqu’à ce jour et que ma
conscience n’a rien à me reprocher.
A peine eut-il dit ces mots que le grand prêtre Ananias ordonna aux assesseurs qui étaient près de Paul de le
frapper sur la bouche.
– Espèce d’hypocrite! Éclata Paul en se tournant vers lui, Dieu lui-même te frappera. Tu sièges là pour me
juger selon la Loi, e c’est en violation de cette Loi que tu ordonnes de me frapper!
Les assistants s’écrièrent:
– Tu oses injurier le grand prêtre de Dieu!
– Oh! PARDON, reprit Paul, j’ignorais que cet homme-la fût le grand prêtre, car je sais bien qu’il est écrit: tu
n’insulteras pas le chef de ton peuple.» (Act. 23:1-5; Parole Vivante).
II était un modèle jusque dans sa vulnérabilité, son humilité, e la manière de confesser ses péchés (1 Tim.
1:13).
B. Oppositions que rencontre le prédicateur.
Dans ce vaste sujet, nous relevons simplement ce que ce chapitre nous apprend.
v. 2 . . . «Insultés et maltraités»:
Jésus a dit: «Le disciple n’est pas plus grand que son maître S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi.» (Jean 15:2C En d’autres termes, si quelqu’un pouvait annoncer pleinement l’évangile de vérité sans embûches, ilserait plus grand que Jésus! Très peu de chrétiens aujourd’hui sont prêts à évangéliser dans l’opposition. Nous sommes devenus existentialistes et ne voulons que les avantages de la vie en Christ. Souvent, j’entends cerefrain: «Je me sens plus à l’aise quand je parle aux chrétiens qu’aux non chrétiens. Je pense donc que Dieu
m’appelle plutôt à être un berger, à travailler à l’édification de l’église et à enseigner les chrétiens.» Heureusement que Jésus et les apôtres n’entraient pas dans des considérations aussi spirituelles (!), car aujourd’hui l’Église n’existerait pas, et l’enfer afficherait «complet». Ne nous séduisons pas nous-mêmes, par de faux raisonnements. Jésus était-il à l’aise sur la croix`? Étienne sous les jets de pierre’? Paul faisant naufrage’? Sommes-nous plus grands qu’eux ? Il est infiniment plus facile pour un évangéliste d’édifier une communauté qui le remercie chaleureusement pour ses messages, que de recevoir une gifle dans la rue, se l’aire interrompre
par la police en plein air et insulter par les punks. Jésus a promis l’abondance et la persécution à tous ses disciples (Marc 10:30). II n’a jamais dit: «Toi tu seras àl’aise avec les chrétiens, je te fais pasteur, et toi tu seras à l’aise avec les païens, je te fais évangéliste.» Cet appel
à l’eau de rose n’existe que dans l’imagination de ceux qui lisent l’évangile au travers de lunettes existentialistes
ou opaques. Paul nous dit: « SOUFFRE avec MOI comme un 13()N SOLDAT de Jésus-Christ.» (2 Tim 2:3). Etes-vous prêts
à être insultés et maltraités pour Jésus-Christ`? Si oui, vous êtes prêts à le servir.
v. 2 . . . « Une forte opposition»:
Le monde occidental a engendré une génération où tout est servi «sur un plateau.» Ceci se retrouve malheureusement à nouveau chez les chrétiens: « Le porte-à-porte, c’est trop dur, j’aime mieux aborder les gens de manière naturelle.»… «On ne peut quand même pas prier ici! Qu’est-ce que les gens vont dire de nous?» …«Je n’ai pas eu de bons contacts, cela ne devait pas être la volonté de Dieu que j’aille témoigner aujourd’hui …» « II fait trop chaud, trop froid, il pleut, c’est trop fatigant, j’ai mal à la tête, je ne me sens pas prêt»… Un rien
nous arrête !C’est avec raison que les proverbes déclarent: « Le paresseux dit: il y a un lion dehors!» (Pr.22:13).
Malheureusement, aujourd’hui, ce n’est pas un lion, mais un moustique qui nous paralyse! Ce refus de l’effort se retrouve dans toute la société. Voici en effet ce que nous déclara une autorité civile alors que nous tenions une campagne d’évangélisation dans un village de Suisse: «Il y a quelques années encore, les sociétés de fanfare, de gymnastique ou de ski, et bien d’autres, étaient florissantes. Aujourd’hui, plus personne ne veut en prendre la responsabilité, personne ne veut être ni secrétaire, ni caissier, c’est trop de travail! Nous n’avons plus de responsables.»
Les responsabilités exigent du travail et le travail ne se tait pas sans obstacles à affronter, à surmonter… Les gens le savent et fuient, préférant la télévision à l’action, et rejettent sur d’autres la responsabilité de tout ce quine va pas: «ILS auraient dû organiser quelque chose!» «ILS devraient quand même nous aider!» «ILS n’ont pas encorerésolu ce problème? Mais qu’est-ce qu’ILS attendent’?» Le problème est que ces «ILS» se font de plus en plus rares, portant un fardeau de plus en plus lourd, avec comme encouragement une armée de contestataires chantant en choeur: «C’est de leur faute, ILS auraient bien mieux fait de…»
«Dieu cherche UN homme qui se tienne à la brèche» (Es.22:30), c’est-à-dire, à l’endroit où il y a une «forte opposition» à surmonter contre l’ennemi, en faveur du pays. Terminons cette exhortation, avec les versets suivants de l’épître aux Hébreux:
Ch. 12: «Quant à nous, nous sommes entourés de cette grande foule de témoins. Débarrassons-nous donc de tout ce qui gêne notre marche et du péché qui s’accroche si facilement à nous, et courons résolument la course qui nous est proposée. Gardons les yeux fixés sur Jésus, dont notre foi dépend du commencement à la fin. Il a supporté qu’on le fasse mourir sur une croix, sans tenir compte de la honte attachée à une telle mort, parce qu’il avait en vue la joie qui lui était réservée; et maintenant, il siège à la droite du trône de Dieu.
Pensez à lui, à la façon dont il a supporté une TELLE OPPOSITION de la part des pécheurs. Et ainsi, ne vous laissez pas abattre, ne vous découragez pas.»
Etes-vous prêts à supporter l’opposition ? Alors, Dieu peut vous envoyer à la brèche pour la combler en faveur de votre pays, votre village, votre église, votre famille.
v. 9 . . . «Travailler et connaître de dures fatigues»:
Paul était un travailleur. Jour et nuit, il se donnait à l’oeuvre de Dieu, tantôt pour évangéliser, édifier, enseigner, tantôt pour gagner suffisamment d’argent pour n’être à charge de personne. Tous les hommes et femmes de Dieu qui ont influencé le monde ont travaillé dur. Pensons à John Wesley qui a parcouru trois cent trente mille kilomètres à cheval, prêché à peu près cinquante mille sermons et écrit plus de deux cents livres! A William Carey qui a traduit la Bible pour le tiers des habitants de monde de son époque. Quelqu’un a dit: « Je ne sais pas comment Carey réussit à faire même le quart de ses traductions!» Pensons à Charles Finney qui, en l’espace de deux ans, fut l’instrument de Dieu pour le salut de plus de cent mille personnes. Pensons à la «Maréchale»qui, de vingt-et-un ans à trente-six ans, a implanté en France deux cent vingt postes de l’Armée du Salut, et laissé derrière elle quatre cents officiers à plein temps. Ou plus près de nous, à David Wilkerson et la création de Teen Challenge dans les bas-fonds New Yorkais. Ou encore à Billy Graham, prêchant jusqu’à cent dix soirsde suite, et enfin à Mère Térèsa qui, à plus de 75 ans, remue ciel et terre pour les plus démunis de ce siècle. Quelqu’un a dit: «J’avais essayé d’user le travail, mais c’est le travail qui m’a usé.» Oui, le travail use. Paul, parlant de son corps, déclare: «Nous savons, en effet, que si cette tente ou nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’oeuvre de Dieu.» (2 Cor. 5: I ).
On a beaucoup insisté sur le jour de repos, et c’est une bonne chose, mais Celui quia dit: «Tu te reposeras le septième jour», a aussi dit: «Tu travailleras six jours, et tu feras TOUT TON OUVRAGE.» (Ex. 20:10).
Aujourd’hui, nous sommes prêts à connaître de dures fatigues pour tout, sauf pour Dieu. Si quelqu’un revient d’une marche en montagne, de la piscine ou de vacances, et s’écrie: «Je suis épuisé!», on lui répond: < Cela t’afait du bien, il faut se dépenser.» Mais s’il revient d’une réunion, d’une campagne d’évangélisation, ou de mission en disant: «Je suis épuisé», on lui dit: «Tu devrais quand même faire attention! Tu vas finir par te rendre malade!» … «Quand cesseras-tu de ruiner ta santé POUR DES BÊTISES! Ils sont fous de vous faire
travailler comme ça … J’espère que tu vas bientôt t’arrêter!» En milieu chrétien, la fatigue est devenue l’un des sujets de conversation favoris:
Sophie: « Comment vas-tu ? … Tu n’es pas trop fatiguée j’espère…»
Claude: « Oh tu sais, j’ai mal dormi la nuit dernière.»
Sophie: «Ah! Toi aussi! Tu sais, on se couche trop tard.»
Claude: «Oui, d’ailleurs, tout le monde dit que ce sont les heures de sommeil avant minuit qui comptent le
plus.»
Sophie: « C’est clair! Et quand on n’a pas ses huit heures par nuit, on ne tait rien de bon.»
Claude: «Tu arrives à lire ta Bible ? Moi, je m’endors dessus chaque fois que j’essaye…»
Sophie: «Il ne faut pas être légaliste! Moi j’aime mieux avoir cinq minutes de prière de qualité, que de me
forcer à faire quelque chose quand j’ai besoin de dormir…»
Claude: « Tu dois avoir raison, il faut savoir faire la part des choses. Au fait, tu vas à la réunion sur le Liban
mercredi soir ?»
Sophie: «Impossible, je dois me lever à 5 heures jeudi matin pour préparer mon cours de géo. »
Claude: «Au fait, comment ça va à l’école?»
Sophie: «Oh! Tu sais, je suis la seule chrétienne «réveillée» de la classe, alors je me tais!»
Mais voilà la réunion qui commence…
Pierre: «Je sais qu’il y en a beaucoup parmi vous qui sont fatigués, on va demander au Seigneur qu’il nous
renouvelle… Jean-Marc tu veux bien prier ?»
Celui-ci s’exécute.
Pierre: «Nous devons décider si nous allons chanter à l’hôpital cet après-midi.»
Sophie: «Tu sais, on a eu une grosse semaine, moi je préférerais une autre fois… »
Claude: «Oui, moi aussi.»
Pierre: «Bon, c’est l’avis de tout le monde’?»
Silence…
Pierre: «O.K. alors voyons… nous sommes le 7… le 11, çà vous va ?»
Xavier: « Mais c’est justement la sortie pique-nique, ça ne va pas.»
Pierre: « C’est vrai, voyons . . . le 5 du mois prochain alors’?»
Ariane et Camille: «Nous, on est en vacances…»
Pierre: «Bon alors, on reporte carrément fin septembre, comme ça tout le monde sera là. »
Sophie: «On verra bien si on n’est pas trop chargés le moment venu…»
Quel contraste avec les premiers chrétiens qui étaient « chaque jour assidus» (Act. 2:46). Avec David qui «servait l’Eternel avec joie» et «venait avec allégresse en sa présence» (Ps. 100:1-2).
Le culte du sommeil compte des milliers d’adeptes, mais il est aussi éloigné de la vie des disciples que l’orient de
l’occident. II appauvrit l’église et la remplit de ronces et d’épines.
Voici ce qu’un éminent orateur a déclaré: «Dans la préparation d’un message, il y a 90’% de transpiration et 10% d’inspiration.» Quel privilège de pouvoir se fatiguer pour une cause qui en vaut vraiment la peine! Ceci ne veut pas dire que l’épuisement n’existe pas, ou que le repos ne soit pas légitime; mais la fatigue fait partie du service chrétien et c’est un honneur d’aimer Dieu de toutes ses forces.
Un chrétien se dit en lui-même: «A quoi bon se fatiguer à préparer un message… Si on a la foi, il suffit de monter en chaire et d’exprimer ce que le Saint-Esprit nous inspire!» Le dimanche suivant, debout devantl’assistance, il pria: « Seigneur, que dois-je leur dire ?» La réponse ne se fit pas attendre: «Dis-leur que tu es un paresseux!»
Etes-vous prêts à éprouver de dures fatigues par amour pour le Seigneur ? C’est à ce prix-là que les apôtres ont propagé l’évangile. Cela en a valu la peine et en vaut la peine aujourd’hui encore.
v. 15… « l Ils nous ont persécutés . . . »
v. 16… «Ils s’efforcent de nous empêcher d’annoncer aux non Juifs le message qui leur apporte le salut»:
La persécution aujourd’hui est plus cachée; elle se dissimule derrière des règlements et interdictions diverses: prier au début des classes, distribuer des évangiles . . . Dans une petite ville suisse, les autorités nous ont interditde chanter dans la rue, même sans micro . . . Les buveurs, eux, le peuvent, les producteurs de cigarettes passent avec voiture et haut-parleur sans problèmes, mais nous, nous avons dû enfreindre la loi pour chanter «A toi la gloire, ô Ressuscité» le matin de Pâques!
La Bible nous dit: «Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non.» (2 Tim. 4:2). Il existe mille et un raisonnements pour nous empêcher de prêcher; malheureusement ces phrases sortent trop souvent de labouche de chrétiens: «Ce n’est pas le moment.» « Ça dérange.» «On n’a pas le droit de le faire ici.» «Les gens n’écouteront pas.» « Ça ne sert à rien.» «Il n’y a personne . . .» Voici ce que me disait un médecin chrétien: «Je ne peux pas profiter de ma position de médecin pour annoncer l’évangile à un malade, ça me mettrait mal à l’aise d’attenter à la liberté de mes patients.» De son côté un malade dira: «Le médecin est déjà assez occupécomme ça sans que je lui prenne son temps pour lui donner mon témoignage.» Même réaction de la part d’unautomobiliste, qui parle d’auto-stop: «Moi, je ne veux pas «asséner» l’évangile à quelqu’un qui entre dans ma voiture.» L’auto-stoppeur se dira, pour sa part: «C’est déjà bien assez qu’il ait accepté de me prendre, je ne veux pas «l’embêter» en lui rendant témoignage de ma foi.»
Il y a ainsi en occident un «empêchement à annoncer l’évangile», empêchement bien subtil, mais très efficace. L’efficacité vient du fait que le diable nous convainc que l’évangile n’est pas une nouvelle glorieuse, d’une valeur inestimable, qui peut apporter une vie nouvelle et éternelle à tout homme qui le reçoit. Il veut que nous le considérions comme une chose honteuse, qui ennuie tout le monde et entrave la liberté personnelle.Finalement quand nous témoignons, nous nous excusons d’abord de prendre le temps de celui qui nous écoute.
Les siècles ont passé, mais la tactique de l’ennemi est la même: persécuter et empêcher l’annonce de la bonne nouvelle.
En 1950, sur le marché de Lisieux en France, un pasteur, tenant un stand biblique, offrit un traité à une femme illettrée. Ce papier alla se froisser au fond d’un sac à commission. Quelque temps plus tard, le fils de cette femme tomba gravement malade. Celle-ci se souvint du pasteur qui l’avait invitée à des rencontres chrétiennes où l’on priait pour les malades. Grâce à l’adresse imprimée sur le traité, elle put y emmener son fils, qui fut guéri. Aujourd’hui, suite à cet événement, vingt-huit mille personnes en France sont converties et nées de
nouveau… Le croyez-vous’? Il s’agit du réveil parmi les Tziganes. Tout a débuté par quelques paroles et un traité donné à une femme qui ne savait pas lire!
Soyons fiers de Jésus, donnons chaque traité comme un billet de cent francs, avec solennité et foi. Parlons avec
autorité, mandatés non par le maire, le préfet ou le président, mais par le Roi de l’univers.
v. 18 . . . « Satan nous en a empêchés» (de retourner chez vous):
Rappelons-nous que des millions d’hommes chaque année quittent le royaume des ténèbres pour refondre le royaume de la lumière par le moyen de la prédication et du témoignage. Satan le sait. Aller par tout le monde et annoncer la bonne nouvelle, c’est s’opposer à son plan de perdition; il utilisera donc toutes sortes de moyens pour nous en empêcher. Les exemples ne manquent pas:
Nous étions en Afrique, le soir arrivait, une vingtaine de kilomètres nous séparaient du village où nous étionsattendus pour y annoncer l’évangile. Au moment de partir de la mission où nous étions installés, la radio nous informa que la route était barrée par la police… Deux heures plus tard, enfin la voie était libre, mais à l’instant où nous montions dans les véhicules des amis arrivèrent en visite! Comme ils étaient chrétiens, nous les invitâmes à partir avec nous. Ils acceptèrent avec joie. Ces amis me remirent deux lettres… L’une m’apprenait qu’une équipière de J. E. M. au Mali était gravement malade, sur le point d’are rapatriée. La deuxième, qu’une autre
équipe, en Algique également, était en difficulté et devait ajourner tous ses projets. Je résolus de ne rien dire à personne et nous partîmes avec quatre véhicules. Quelques kilomètres plus loin, notre voiture commença à chauffer, le convoi s’arrêta. Nous décidâmes de continuer prudemment, mais voilà qu’un autre véhicule n’avaitplus assez d’essence, par notre faute, pour gravir la montagne jusqu’au village. II était environ 20 heures, nous étions arrêtés au bord de la route. Le pasteur et le missionnaire se demandaient s’il ne fallait pas renoncer… Je
savais en moi-même que ce concours de circonstances était une attaque satanique pour nous empêcher de parvenir au village. Je priais intérieurement, tout en essayant d’encourager les autres. Un peu d’humour à ce moment-là nous permit de ne pas exagérer la gravité de la situation, et de ne pas nous disputer. Nous essayâmes de trouver de l’essence… Sans succès. Je proposai de transvaser l’essence d’un véhicule dans l’autre au moyen d’un tuyau. «II doit y avoir un système anti-vol,» suggéra quelqu’un… Cependant, quelques enfants agglutinés autour de nous allèrent chercher un tuyau et, finalement en trouvèrent un. Quelqu’un aspira avec la bouche, et le transfert eut lieu. Nous voilà repartis… Les feux arrière du bus s’éteignirent, le fusible ayant sauté. (Ce bus était en bon état, ce fut la seule panne du voyage, et le mécanicien ne trouva aucune raison à cet incident.) Nouscontinuâmes en redoublant de prudence. C’est alors qu’un autre véhicule dut encore s’arrêter… Les boulons de la roue arrière gauche étaient partiellement dévissés! Finalement, nous arrivâmes au village avec trois heures de retard. Les chrétiens nous attendaient en chantant, mais le combat n’était pas terminé… Il fallut arranger les fiches du
générateur de lumière avant que celui-ci fonctionne, et exhorter l’équipe à tenir ferme dans la foi avant de commencer la réunion. Cinq personnes répondirent à l’appel ce soir-là, dans ce village réputé comme haut lieu du fétichisme.
Que pouvons nous apprendre de ce récit ?
1. Le combat spirituel est une réalité.
2. L’ennemi utilise aussi les choses matérielles pour entraver l’oeuvre de Dieu.
3. L’unité de l’équipe atténue l’attaque et la désunion la renforce. Attention aux paroles négatives,
pessimistes et critiques.
4. Au moins deux circonstances adverses auraient pu être évitées avec plus de précautions et du matériel
en bon état. Beaucoup de prédications sont perturbées à cause d’une mauvaise sonorisation, par
exemple. Nous reviendrons sur ce thème à la fin de l’ouvrage.
5. Le discernement spirituel et la prière permettent d’agir avec sagesse dans les décisions à prendre.
6. La persévérance et le travail sont indispensables à la victoire.
7. L’humour et la bonne humeur dédramatisent bien des situations.
8. L’arrivée au village n’était qu’une étape vers la victoire.
9. L’épreuve n’était pas au-dessus de nos forces (dans la communion avec Dieu), mais la victoire n’était
pas automatique nous aurions pu renoncer, et manquer le but.
10. Les résultats visibles ne sont pas toujours proportionnels à l’opposition. Nous avons vu parfois de
nombreuses décisions sans la moindre épreuve.
Attention! Certains chrétiens rendent par leurs paroles l’ennemi plus grand qu’il ne l’est et créent ainsi une foi
négative qui s’attend aux attaques. Gela est grave, car seule la toi en Dieu honore Dieu.«Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups, soyez donc prudents comme les serpents, et sages comme les colombes.» (Mt. 10:16).
« Faites en tout temps, par l’Esprit, toutes sortes de prières et de supplications.» (Eph. 6:18). «Pour conclure: devenez des chrétiens forts, non par vousmêmes, mais en puisant vos forces dans les ressources infinies de la puissance du Seigneur. C’est dans la communion avec lui que vous trouverez votre énergie. Couvrez-vous entièrement de l’armure complète que Dieu vous offre afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car ce n’est pas seulement de notre combat à nous qu’il s’agit. Nous n’avons pas à lutter uniquement contre notre nature terrestre, ni contre de simples ennemis mortels, mais contre les puissances occultes, contre une organisation spirituelle satanique, contre les dictateurs invisibles qui, dans les ténèbres, veulent contrôler et régir notre monde, contre la légion des esprits démoniaques dans les sphères surnaturelles, véritables agents du quartier général du mal.» (Eph.6:10-12; Parole Vivante).
C. Fruits de ce travail
Toujours en étudiant ce même chapitre, nous comprenons les résultats magnifiques que cette équipe de prédicateurs ont contemplés. Tout a commencé lorsque les Thessaloniciens ont reconnu que Dieu parlait par leurs bouches (v. 13). Pour
cette raison et parce qu’eux-mêmes étaient des modèles, ils ont pu leur demander avec insistance de se
conduire de façon conforme à ce que Dieu veut.
Les nouveaux croyants ont si bien compris et obéi qu’ils sont devenus, pour Paul et ses compagnons, un sujet
d’espérance, de joie et un signe de victoire. Ils sont fiers de tels chrétiens (v. 19).
«Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.»
(Jean 15:8). « Je vous ai établis afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure.»
(Jean 15:16). Aller prêcher la bonne nouvelle, animés de la sainteté et de l’amour de Dieu, prêts à affronter les embûches des
hommes et du diable jusqu’à ce que la vérité triomphe dans les coeurs, tel est le tableau que Paul dresse dans ce chapitre. Tels sont aussi les objectifs que Dieu place devant nous, prédicateurs et futurs prédicateurs du 20ème siècle, si nous voulons obtenir les résultats pour lesquels nous prions.

Aller prêcher la bonne nouvelle, animés de la sainteté et de l’amour de Dieu, prêts à affronter les embûches des
hommes et du diable jusqu’à ce que la vérité triomphe dans les coeurs, tel est le tableau que Paul dresse dans ce chapitre.
Si l’étude de la Bible est nécessaire à chaque chrétien, elle est indispensable à chaque prédicateur. Le meilleur antidote de l’erreur, c’est l’amour de la vérité. Cet amour nous protègera des exagérations et des compromis, il
nous incitera à « creuser» la Parole, et à annoncer une doctrine saine, compréhensible, et applicable. Ne prêchons jamais au-delà de la
Couvrez-vous entièrement de l’armure complète que Dieu vous offre afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car ce n’est pas seulement de notre combat à nous qu’il s’agit. Nous n’avons pas à lutter uniquement contre notre nature terrestre, ni contre de simples ennemis mortels, mais contre les puissances occultes, contre une organisation spirituelle satanique, contre les dictateurs invisibles qui, dans les ténèbres, veulent contrôler et régir notre monde, contre la légion des esprits démoniaques dans les sphères surnaturelles, véritables agents du quartier général du mal.
Un grand homme, ce n’est pas quelqu’un qui ne faillit jamais, mais quelqu’un qui peut dire: j’ai eu tort.»
Si l’étude de la bible est nécessaire à chaque chrétien, elle est indispensable à chaque prédicateur. Le meilleur antidote de l’erreur c’est l’amour de la vérité. Cet amour nous protégera des exagération et des compromis,il nous incitera à » creuser » la parole, et à annoncer une doctrine saine, compréhensible et applicable.
Je vous ai établi afin que vous alliez et que vous portiez des fruits et que votre fruit demeure
Un grand homme, ce n’est pas quelqu’un qui ne faillit jamais, mais quelqu’un qui peut dire: j’ai eu tort.»
Le Seigneur connaît chacun et c’est lui qui vous ouvrira les portes de la prédication.
Aller prêcher la bonne nouvelle, animés de la sainteté et de l’amour de Dieu, prêts à affronter les embûches des
hommes et du diable jusqu’à ce que la vérité triomphe dans les coeurs, tel est le tableau que Paul dresse dans ce chapitre. Tels sont aussi les objectifs que Dieu place devant nous, prédicateurs et futurs prédicateurs du 20ème siècle, si nous voulons obtenir les résultats pour lesquels nous prions.
Un grand homme, ce n’est pas quelqu’un qui ne faillit jamais, mais quelqu’un qui peut dire: j’ai eu tort.»
Ousmane N Armand junior OUEDRAOGO