JOUR 2 : UN TOUR DU MONDE AVEC LE SAINT-ESPRIT (suite)
2. UNE COMPASSION APPLIQUEE
Qui n’a pas entendu parler des « smokies mountains », à la périphérie de Manille? Il s’agit des ordures de la capitale, qui forment des « montagnes fumantes » où vivent des milliers de personnes dans une odeur pestilentielle. Les pauvres s’arrachent ce que d’autres pauvres ont jeté, et les enfants disputent aux rats un fruit pourri, ou un bout de pain sec. Or, est-ce par hasard que cette rencontre internationale, d’abord prévue à Lausanne, puis à Singapour, fut déplacée, pour diverses raisons d’ordre pratique, et siégea finalement dans la capitale des Philippines?
Au commencement du congrès, la porte parole de la présidente Madame Corason Aquino nous souhaitait la bienvenue en soulignant son espoir que notre attention se porte aussi sur l’aspect concret d’une réponse de l’Evangile à la pauvreté et à la misère. Les premiers jours, en écoutant les messages que Dieu avait mis sur le coeur de nombreux orateurs, nous avons compris qu’il n’y avait pas seulement là un souci naturel, mais un devoir d’écoute de ce que « l’Esprit dit à l’Eglise ».
Un couple de congressistes pique-niquait sur un banc en ville, quand un adolescent de 14 ans s’approcha d’eux pour mendier son repas.
-Nous voulons bien partager notre repas avec toi, lui dirent-ils, mais n’as-tu pas de parents?
-Si, répondit le jeune homme, mais ils m’ont emmené à un carrefour de la ville à l’âge de sept ans, ils m’ont demandé de les attendre là, et ne sont plus jamais revenus…
-Nous pouvons devenir tes parents, si tu le veux bien, répondit spontanément le mari. Les yeux de l’adolescent s’illuminèrent comme des étoiles… L’épouse surprise, se tournant vers son mari, s’exclama:
-Te rends-tu compte de ce que tu dis? Cet enfant te croit! Comme ce couple faisait partie de groupes d’intercesseurs venus spécialement à Manille pour prier, l’enfant les y accompagna. Ses parents adoptifs s’aperçurent qu’il connaissait déjà le Seigneur. Au cours de la semaine, il fut inondé de l’amour de Dieu, rempli de l’Esprit et guéri de nombreuses blessures intérieures dues au rejet.
C’est à ce moment-là que je le rencontrai; sa nouvelle maman nous le présenta: il était rayonnant de bonheur alors que son rêve était devenu bien réel… En moi cependant, deux pensées s’affrontaient, la première était une question dure: à quoi cela sert-il? Et les milliers d’autres qui sont encore à la rue…? La seconde était paisible et affirmait: tu vois, c’est cela aimer son prochain comme soi-même…
Il n’était pas difficile de discerner laquelle était la voix de l’Esprit.
Ce que Dieu a fait pour cet enfant, il voudrait le faire pour des familles, pour des tribus, pour des nations… Comment? En déversant dans le coeur de chaque croyant sa compassion, et que celle-ci atteigne les foules sans berger, qui vont à la dérive.
Le Père qui habitait en Jésus est le même qui habite en vous aujourd’hui. Il n’est pas moins grand, ses sentiments n’ont pas changé, sa volonté est encore de faire des oeuvres de compassions. « C’est le Père qui demeure continuellement en moi qui accomplit par moi ses propres oeuvres » (Jn. 14:10).
Observons encore la description que Jésus fait du bon Samaritain: celui-ci s’arrête, prend tu temps, panse les plaies de l’infortuné, lui prête son moyen de transport, l’emmène à l’hôtel, paie à sa place et se porte garant des éventuels frais supplémentaires… Et Jésus d’ajouter: « Et toi, va et fais de même » (Luc 10:25-37).
Jésus est ce bon Samaritain par excellence; lorsque son disciple Philippe voulut qu’il lui montre le Père, Jésus lui fit cette réponse devenue célèbre: « Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe? Celui qui m’a vu a vu le Père… Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? » (Jn. 14:8-10).
Nous avons si souvent mis en opposition ce que le Saint-Esprit met en parallèle, optant soit pour la proclamation de l’Evangile soit pour la compassion envers les pauvres de toutes catégories, alors que le Maître, loin d’anéantir un aspect de l’Evangile par l’autre, a si clairement montré que l’amour en actes était la clef des coeurs pour que sa Parole, source du salut, y pénètre…
Les oeuvres des justes n’ont pas été instituées par la Croix Rouge internationale, l’ONU, ou encore les Droits de l’homme, bien que tous ces mouvements aient des aspects louables, mais c’est en réalité notre Seigneur lui-même qui nous les assigne:
J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger.
J’ai eu soif et vous m’avez donné à boire.
J’étais étranger et vous m’avez accueilli.
J’étais nu et vous m’avez habillé.
J’étais malade et vous avez pris soin de moi.
J’étais en prison et vous êtes venus me voir. (Mt. 25:35-36)
Comme jamais auparavant, un grand nombre, parmi ces quatre mille responsables chrétiens, a compris que Dieu redonnait à ses enfants un mandat de compassion susceptible d’ouvrir des peuples entiers au royaume de Dieu.
L’accomplissement du dernier commandement de Christ: « Allez, faites de toutes les nations des disciples… » ne pourra se faire sans la participation active de chaque chrétien, manifestant dans l’ordinaire de ses journées les oeuvres des justes, la compassion de Dieu envers celui ou celle qu’il côtoie journellement…
Notre profession prend généralement de 50 à 75% de notre temps de veille. Dans la main de Dieu, elle peut devenir vocation, lumière et saveur dans une société en mal de confiance, de gratuité, de compassion.
Parfois, nous spiritualisons tellement le « travail à plein temps » que la raison pour laquelle Dieu nous a donné notre métier est criblée par le doute, voire le mépris, au point de devenir à nos yeux une oeuvre morte. A Manille, un orateur a fait lever, en séance plénière, tous ceux qui s’étaient convertis aux travers de laïcs: la vaste majorité s’est levée! Comment un évangéliste ou un pasteur pourrait-il pénétrer dans votre bureau, école ou usine pour y prêcher l’Evangile? A supposer qu’il le fasse, ce ne serait qu’une visite très ponctuelle…
Il nous faut saisir que Dieu sauve bien plus de gens par les amitiés et les relations, dans tous les corps de métiers, que par les « professionnels de l’Evangile ». Les deux sont nécessaires, mais cessons de toujours voir l’herbe comme étant plus verte de l’autre côté de la barrière. Certes Christ peut changer notre profession, mais il peu aussi lui donner sa vraie dimension. N’oublions pas que, pendant dix-huit environ, tout en étant dans la parfaite volonté de son Père, Jésus exerça le métier de charpentier.
Les pauvres en finances sont nombreux, mais les pauvres en relations, les pauvres en raison de vivre, les pauvres parce que divorcés, rejetés, avortés, séduits, trompés, utilisés, désemparés, sont légion. En d’autres mots, les pauvres de Calcutta ont besoin de la compassion de Mère Teresa, mais les personnes de ton entreprise et de ton immeuble ont besoin de la tienne aujourd’hui.
De cette compassion journalière, exercée ou non, dépend largement l’évangélisation de notre planète.
Oui, il se rendait compte… et presque aussitôt la même certitude emplit le coeur de son épouse: Dieu leur demandait d’adopter cet enfant. Ils l’emmenèrent dans un magasin de vêtements et l’habillèrent, selon ses goûts, de la tête aux pieds. Puis, ils l’emmenèrent à leur hôtel. paie à sa place et se porte garant des éventuels frais supplémentaires… Et Jésus d’ajouter: « Et toi, va et fais de même » (Luc 10:25-37).
Jésus est ce bon Samaritain par excellence; lorsque son disciple Philippe voulut qu’il lui montre le Père, Jésus lui fit cette réponse devenue célèbre: « Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe? Celui qui m’a vu a vu le Père… Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? » (Jn. 14:8-10).
Nous avons si souvent mis en opposition ce que le Saint-Esprit met en parallèle, optant soit pour la proclamation de l’Evangile soit pour la compassion envers les pauvres de toutes catégories, alors que le Maître, loin d’anéantir un aspect de l’Evangile par l’autre, a si clairement montré que l’amour en actes était la clef des coeurs pour que sa Parole, source du salut, y pénètre…
Les oeuvres des justes n’ont pas été instituées par la Croix Rouge internationale, l’ONU, ou encore les Droits de l’homme, bien que tous ces mouvements aient des aspects louables, mais c’est en réalité notre Seigneur lui-même qui nous les assigne:
J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger.
J’ai eu soif et vous m’avez donné à boire.
J’étais étranger et vous m’avez accueilli.
J’étais nu et vous m’avez habillé.
J’étais malade et vous avez pris soin de moi.
J’étais en prison et vous êtes venus me voir. (Mt. 25:35-36)
Comme jamais auparavant, un grand nombre, parmi ces quatre mille responsables chrétiens, a compris que Dieu redonnait à ses enfants un mandat de compassion susceptible d’ouvrir des peuples entiers au royaume de Dieu.
L’accomplissement du dernier commandement de Christ: « Allez, faites de toutes les nations des disciples… » ne pourra se faire sans la participation active de chaque chrétien,manifestant dans l’ordinaire de ses journées les oeuvres des justes, la compassion de Dieu envers celui ou celle qu’il côtoie journellement…
Notre profession prend généralement de 50 à 75% de notre temps de veille. Dans la main de Dieu, elle peut devenir vocation, lumière et saveur dans une société en mal de confiance, de gratuité, de compassion.
Parfois, nous spiritualisons tellement le « travail à plein temps » que la raison pour laquelle Dieu nous a donné notre métier est criblée par le doute, voire le mépris, au point de devenir à nos yeux une oeuvre morte. A Manille, un orateur a fait lever, en séance plénière, tous ceux qui s’étaient convertis aux travers de laïcs: la vaste majorité s’est levée! Comment un évangéliste ou un pasteur pourrait-il pénétrer dans votre bureau, école ou usine pour y prêcher l’Evangile? A supposer qu’il le fasse, ce ne serait qu’une visite très ponctuelle…
Il nous faut saisir que Dieu sauve bien plus de gens par les amitiés et les relations, dans tous les corps de métiers, que par les « professionnels de l’Evangile ». Les deux sont nécessaires, mais cessons de toujours voir l’herbe comme étant plus verte de l’autre côté de la barrière. Certes Christ peut changer notre profession, mais il peu aussi lui donner sa vraie dimension. N’oublions pas que, pendant dix-huit environ, tout en étant dans la parfaite volonté de son Père, Jésus exerça le métier de charpentier.
Les pauvres en finances sont nombreux, mais les pauvres en relations, les pauvres en raison de vivre, les pauvres parce que divorcés, rejetés, avortés, séduits, trompés, utilisés, désemparés, sont légion. En d’autres mots, les pauvres de Calcutta ont besoin de la compassion de Mère Teresa, mais les personnes de ton entreprise et de ton immeuble ont besoin de la tienne aujourd’hui.
De cette compassion journalière, exercée ou non, dépend largement l’évangélisation de notre planète.

Dieu sauve bien plus de gens par les amitiés et les relations, dans tous les corps de métiers, que par les « professionnels de l’Evangile ». Les deux sont nécessaires, mais cessons de toujours voir l’herbe comme étant plus verte de l’autre côté de la barrièrre.
Il nous faut saisir que Dieu sauve bien plus de gens par les amitiés et les relations, dans tous les corps de métiers, que par les « professionnels de l’Evangile
Nous avons si souvent mis en opposition ce que le Saint-Esprit met en parallèle, optant soit pour la proclamation de l’évangile soit pour la compassion envers les pauvres de toutes catégories, alors que le Maître, loin d’anéantir un aspect de l’Evangile par l’autre, a si clairement montré que l’amour en actes était la clef des cœurs pour que sa Parole, source du salut, y pénètre.
Celui qui m’a vu a vu le Père… Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? » (Jn. 14:8-10).
En d’autres mots, les pauvres de Calcutta ont besoin de la compassion de Mère Teresa, mais les personnes de ton entreprise et de ton immeuble ont besoin de la tienne aujourd’hui.
De cette compassion journalière exercée ou nom, dépend largement l’ évangélisation de notre planète.
Notre profession prend généralement de 50 à 75% de notre temps de veille.Dans la main de Dieu,elle peut devenir vocation, lumière et saveur dans une société en mal de confiance,de gratuité,de compassion
Il nous faut saisir que Dieu sauve bien plus de gens par les amitiés et les relations, dans tous les corps de métiers, que par les « professionnels de l’Evangile ».
Il nous faut saisir que Dieu sauve bien plus de gens par les amitiés et les relations, dans tous les corps de métiers, que par les « professionnels de l’Evangile ». Les deux sont nécessaires, mais cessons de toujours voir l’herbe comme étant plus verte de l’autre côté de la barrière.
Certes, Christ peut changer notre profession, mais il peut aussi lui donner s vrai dimension
Parfois, nous spiritualisons tellement le « travail à plein temps » que la raison pour laquelle Dieu nous a donné notre métier est criblée par le doute, voire le mépris, au point de devenir à nos yeux une oeuvre morte.
Les œuvres des justes n’ont pas été instituées par la Croix Rouge internationale, l’ONU, ou encore les Droits de l’homme, bien que tous ces mouvements aient des aspects louables, mais c’est en réalité notre Seigneur lui-même qui nous les assigne
En d’autres mots, les pauvres de Calcutta ont besoin de la compassion de Mère Teresa, mais les personnes de ton entreprise et de ton immeuble ont besoin de la tienne aujourd’hui.
De cette compassion journalière, exercée ou non, dépend largement l’évangélisation de notre planète.
l’évangélisation passe autant par la proclamation que par l’amour et l’engagement envers les autres. Chaque chrétien, dans sa profession et son entourage, a un rôle clé à jouer pour manifester la compassion divine et ainsi toucher des vies
Le Père qui habitait en Jésus est le même qui habite en vous aujourd’hui. Il n’est pas moins grand, ses sentiments n’ont pas changé, sa volonté est encore de faire des oeuvres de compassions. « C’est le Père qui demeure continuellement en moi qui accomplit par moi ses propres oeuvres » (Jn. 14:10).
Allez, faites de toutes les nations des disciples… » ne pourra se faire sans la participation active de chaque chrétien, manifestant dans l’ordinaire de ses journées les œuvres des justes, la compassion de Dieu envers celui ou celle qu’il côtoie journellement
Il nous faut saisir que Dieu sauve bien plus de gens par amitiés et par relations, dans tous les corps de métier, que par les <>
Le père qui habitait en Jésus est le même qui habite en vous aujourd’hui.
Celui qui m’a vu a vu le Père… Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? » (Jn. 14:8-10).
En d’autres mots, les pauvres de Calcutta ont besoin de la compassion de Mère Teresa, mais les personnes de ton entreprise et de ton immeuble ont besoin de la tienne aujourd’hui.
Il nous faut saisir que Dieu sauve bien plus de gens par les amitiés et les relations, dans tous les corps de métiers, que par les « professionnels de l’Evangile ».