Jour 20 : FORMATION À LA PRÉDICATION| APPRENDRE À UTILISER DES EXEMPLES PRATIQUES
1. Dieu, quand il parle, illustre abondamment ses paroles.
Voyons la méthode de communication que Dieu lui-même utilisa pour transmettre ses promesses à Abram dans le texte de Genèse 15. Dieu a toujours utilisé mille et un moyens pour que le message pénètre dans nos coeurs et que notre mémoire s’en imprègne. Dans ce récit, il commence par donner une vision à son serviteur et lui dit: « Ta récompense sera très grande»; l’intérêt d’Abram est amorcé mais, puisqu’il n’a pas d’enfants, sa joie est mitigée. Dieu, en parfait psychologue, fait sortir Abram de sa tente et lui montre en couleur et en trois dimensions la voûte étoilée dans toute sa splendeur. Alors, Dieu lui dit: «Regarde le ciel et compte les étoiles si tu le peux.» Puis il ajoute: «Comme elles, tes descendants seront innombrables.» Tous les doutes d’Abram s’envolent devant une telle démonstration de puissance, de sagesse et de grandeur. 11 a maintenant confiance dans le Seigneur. Oui, « les cieux racontent la gloire de Dieu.» (Ps. 19:2). Mais Dieu n’a pas encore fini sa prédication, ce n’est que l’introduction. Il poursuit: «Je suis le Seigneur qui t’ai fait sortir d’Our en Babylonie pour te donner en propriété ce pays où tu es.» – «Seigneur Dieu, demande Abram, comment pourrai-je être sûr que je le posséderai ?». Dieu va-t-il faire un reproche à Abram’? Lui expliquer qu’il dit toujours la vérité’? Lui enseigner sa souveraineté sur le monde
physique? Combien mon coeur se remplit de joie en voyant la simplicité de Dieu! Il est concret, il est accessible, il est tout simplement amour! «Amène-moi une génisse, une chèvre et un bélier de trois ans chacun, unetourterelle et un pigeon.» Qui parle ? Un fermier interrompant Abram dans sa méditation ? Non, c’est Dieu!
-Notre Père, le grand créateur de toutes choses, celui qui nous a faits à son image, à sa ressemblance.
Abram obéit: il coupe les animaux en deux et doit ensuite chasser les vautours qui s’abattent sur les cadavres.
Puis il s’endort… Dieu ne s’en offusque pas, mais continue son message par un songe. II prend soin de faireéprouver une grande et sombre terreur à Abram, illustration des quatre cents ans d’esclavage que ses descendants subiront en Égypte. Quand l’obscurité est complète, Dieu fait passer un feu entre les animauxdécoupés. C’est alors que vient la conclusion de la prédication: «A tes descendants, je donne ce pays depuis le torrent d’Égypte jusqu’à l’Euphrate, le grand fleuve.»
Dieu n’est-il pas intéressant ? Passionnant ? Concret ? Abram pourra-t-il oublier cette prédication ? Impossible! Son être entier en est imprégné: la vision, les étoiles, ses troupeaux, la terreur éprouvée, le feu divin la lui rappellent. Rien n’est resté théorique, tout a été illustré, chaque parole a été accompagnée de grâce et assaisonnée de sel.
Oui, Dieu est un grand prédicateur! « Devenez donc les imitateurs de Dieu comme des enfants bien-aimés.»
(Eph. 5:1).
2. Qu’en est-il des prophètes ?
Nous pourrions donc nous attendre à ce que les prophètes, inspirés de Dieu, illustrent abondamment leurs
messages. Un survol rapide du livre de Jérémie, par exemple, nous le confirme:
JÉRÉMIE chapitres 1 à 51.
Chapitres Illustration ou mime Sens du symbole
1 Branche d’amandier Vigilance de Dieu et jugement divin imminent
2 Chaudron brûlant Le malheur contre le pays
Fiancé Amour de Dieu pour Israël
Citernes fissurées Idolâtrie du peuple
3 Prostituée Israël infidèle et adultère
4 Vent puissant L’ennemi arrive
5 De gras étalons en rut. Dépravation sexuelle.
6 Des bergers avec leurs troupeaux. Attaque contre Jérusalem.
.Grappillage de la vigne. Sort des survivants d’Israël.
Le bronze et le ter. Peuple rebelle et endurci.
7 Caverne de voleurs. Le temple bafoué.
8 Pas de raisin ni de figues Déception de Dieu.
11 Olivier florissant. Israël planté par Dieu.
13 Ceinture de lin. Humiliation de Juda.
17 Texte gravé au burin. Gravité du péché de Juda.
18 Le potier. Dieu offre le pardon avant de juger.
19 La cruche brisée. Dieu brise son peuple.
21 Une croisée de chemin. La vie ou la mort.
23 Un feu et un puissant Telle est la parole de marteau. Dieu.
24 Deux paniers de figues. Les habitants déportés et ceux qui restent.
25 La coupe de vin. La colère de Dieu.
27 Les jougs et les courroies. Soumission au roi de Babylone.
32 L’achat d’un champ. Un jour on achètera . . .dans ce pays.
35 Offre de vin aux Exemple de fidélité pour Récabites. Le peuple.
43 Enterrement de grandes Nebucadnetsar, roi de pierres. Babylone, régnera à cet endroit.
47 Un berger qui élimine les poux de son vêtement. Nebucadnctsar pillera ainsi les Égyptiens.
Un torrent impétueux arrive. Jugement des Philistins.
51 Le parchemin jeté dans Babylone disparaîtra. l’Euphrate.
L’audio-visuel n’est pas une nouveauté, ni l’intérêt de l’homme pour celui-ci. L’homme est fait ainsi: le mime, l’illustration, la parabole, le captivent. Ce sont autant de canaux par lesquels la connaissance véritable ou mensongère PÉNÉTRÉ EN LUI. Un discours sans illustration est comme une soupe sans sel. On ne l’avale que par politesse ou obligation et on n’en garde aucun souvenir. Jusqu’à quand laisserons-nous le diable nous aveugler à ce sujet pour qu’il en garde mieux le monopole « Saisissons cette vérité et mettons-la à profit dans nos prédications. L’enfant, l’adulte et la personne âgée ne sont pas différents à ce niveau: le succès de «Tintin» ou «Astérix» nous le montre.
Pourquoi est-ce que trente-cinq millions de Français regardent la télévision, alors que les fidèles dans nos cathédrales et églises se comptent parfois sur les doigts de la main ?
Bien des réponses peuvent être données à cela, mais l’une d’elles retentit comme une alarme: la TV est dynamique, alors que nos réunions respirent souvent l’ennui et même la mort.
Dans ces conditions, faut-il que les prédicateurs se changent en clowns? Faut-il acheter des bandes dessinées et une table de ping-pong pour retenir les jeunes’? Ce genre de méthode n’a jamais obtenu de prodigieux résultats à ma connaissance. Ouvrons les yeux sur la méthode de Dieu, car elle correspond à la personnalité de l’homme.
Chacun se souvient de Natan, ce prophète devenu célèbre par une parabole qu’il adressa au roi David. Lisons-la ensemble en 2 Samuel 12:
«Natan entra chez le roi et lui dit:
– Dans une ville, il y avait deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre. Le riche avait de grands troupeaux de boeufs et de moutons. Le pauvre ne possédait qu’une seule petite brebis qu’il avait achetée. II la nourrissait, et elle grandissait chez lui, en même temps que ses enfants. Elle mangeait le même pain et buvait le même lait que lui, elle dormait tout près de lui. Elle était comme sa fille.Un jour un visiteur arriva chez le riche. Celui-ci évita de prendre une bête de ses troupeaux pour le repas; au contraire il prit la brebis du pauvre et l’apprêta pour son serviteur. David entra dans une violente colère à l’égard du riche et dit à Natan
– Que le Seigneur vivant m’entende: l’homme qui a fait cela mérite la mort! Puisqu’il a agi ainsi, sans la moindre pitié, il remplacera la brebis volée par quatre autres brebis.
– L’homme qui a fait cela, c’est toi! répliqua Natan. Et voici cc que déclare le Seigneur Dieu d’Israël: «Je t’aiconsacré roi d’Israël. Je t’ai sauvé des attaques de Saül. J’ai livré en ton pouvoir la famille de ton maître Saül. J’ai mis dans tes bras les femmes; de ton maître. J’ai placé sous ton autorité les peuples d’Israël et de Juda.
N’est-ce pas assez ? Je pourrais encore en faire bien plus pour toi. Alors, pourquoi as-tu méprisé mes
commandements en faisant ce qui me déplaît ? Tu as assassiné Urie le Hittite, oui, tu as tout organisé pour qu’il
soit tué par les Ammonites, puis tu as pris sa femme et tu l’as épousée. Eh bien, dès maintenant la violence ne
cessera jamais de régner dans ta famille, puisque tu t’es moqué de moi en prenant et en épousant la femme
d’Urie. Écoute bien ce que je te déclare: Je vais faire venir le malheur sur toi, du milieu de ta propre famille.
Sous tes yeux je prendrai tes femmes et je les donnerai à l’un de tes proches, qui couchera avec elles au grand
jour. Car ce que tu as tait en cachette, je le ferai arriver en plein jour, à la vue de tout ton peuple. »
David répondit à Natan:
– Je me reconnais coupable devant le Seigneur.
– Puisqu’il en est ainsi, dit Natan, le Seigneur te pardonne; tu ne mourras pas. Seulement dans cette affaire, tu as fourni aux ennemis du Seigneur l’occasion de le mépriser. C »est pourquoi ton enfant qui vient de naître mourra. Puis Natan retourna chez lui.» Une année environ s’était écoulée depuis que David avais convoité et possédé Bath-Schéba, puis tué Urie son mari pouf couvrir sa faute et sauvegarder se réputation. Combien de fois avait-il été en contact avec la toi de Dieu sans se repentir ? Personne ne le sait, mais probablement souvent. Comment Dieu va-t-il convaincre un roi adultère et meurtrier ? Par une petite histoire simple qu’un enfant de cinq ans pourrait comprendre et répéter. Dieu utilise les choses faibles pour confondre les fortes Sa parole, par cette histoire, a transpercé le coeur du roi comme aucune épée n’aurait pu le faire; elle est effectivement plus tranchante, comme le rappelle l’épître aux Hébreux. L’illustration de la vérité se retrouve dans tout l’Ancien Testa ment. Les biographies (histoires) d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Joseph, de Daniel, de David, de Salomon, et de tant d’autre: contiennent un enseignement en elles-mêmes. Paul déclare: «Or toutes ces paroles consignées jadis dans l’Écriture ont été notées pour nous instruire. LES NOMBREUX EXEMPLES que la Bible nous donne de ceux qui ont supporté avec constance leurs fardeaux et que Dieu a consolés, doivent entretenir notre espérance.» (Rom. 15:4).
Mais il me tarde d’arriver à l’exemple parfait de Jésus-Christ: Dieu venu vivre devant nos yeux. La Parole faite chair. L’homme qui n’a écrit aucun livre et dont les paroles sont répandues dans le monde entier et traduites bientôt en deux mille langues.
Ces paroles ne vieillissent pas alors que toutes les idéologies et philosophies passent et se flétrissent.
3. Jésus, notre exemple.
Observons Jésus lorsqu’il parle… Quelle est la part de l’illustration, de la parabole, de l’histoire, dans ses paroles ? Cette étude un peu technique de toutes les paroles que Jésus a prononcées, et qui nous sont rapportées dans les quatre évangiles, nous procure une réponse. Il ne s’agit donc pas de ses sermons uniquement, mais de chaque mot sorti de sa bouche et reporté dans les évangiles.
N’est-il pas étonnant de constater que plus d’un tiers des paroles de Jésus sont des illustrations? Mises bout à bout, ces illustrations rempliraient seize chapitres de nos évangiles. Posons-nous deux questions essentielles: La première: de quoi Jésus a-t-il parlé dans ses illustrations?
La seconde: comment pouvait-il être si créatif et avoir une telle gamme d’exemples? Pour répondre à la première question, j’ai parcouru les évangiles en retenant les différents sujets et les ai regroupés en quatre domaines:
HUMAIN:
ami homme fort police
aveugle impie propriétaire
bébé ivrogne prostituée
blessé lévite samaritain
cadavre maître scribe
chef maître de maison serviteur
collecteur d’impôts malade serviteur fidèle
docteur moissonneur veuve
élève mort vierge
enfant païen vigneron
époux patron voisin
fantôme pauvre voleur
ANIMAL:
agneau moineau poussin
brebis moustique renard
chameau mouton scorpion
chèvre oiseau serpent
chien poisson vautour
colombe porc vipère
loup poule
VÉGÉTAL:
bois sec grain paille
bois vert graine de moutarde pâte
boisson huile plante
cumin labour pourriture
épine levain poutre
farine lis roseau
fenouil mauvaise herbe sel
feuille menthe semence
fumier moisson vin
MATÉRIEL:
aiguille lampe prison
bain lit rivière
banque lumière roc
baptême maison royaume
ceinture maison de seau
chaleur commerce sol pierreux
chandelier meule soleil
clef nuage tanière
coupe obscurité temps
éclair perle tombeaux blanchis
effigie pièce d’argent tour
enclos pièce d’or trésor
étoffe piège trou
fardeau pierre verre d’eau
filet de pêche pierre d’angle vêtement
fleuve plat ville
guerre pluie vol
inondation porte étroite voyage
La réponse à la deuxième question me paraît toute simple: si Jésus avait un tel éventail d’illustrations, c’est parce qu’il aimait les gens de son époque. L’amour pour quelqu’un nous donne de l’intérêt pour lui, et l’intérêt pour quelqu’un est la clef pour bien le connaître. Jésus n’a pas attendu d’avoir trente ans pour aimer les hommes et les connaître. Si j’aime le boulanger du coin de la rue, avant longtemps je connaîtrai à quelle heure il se lève, quelest son caractère, sa méthode de travail, ses échecs et ses espoirs et, bien sûr, le goût de son pain. L’amour de Jésus pour ce monde et pour la création lui a apporté perspicacité. Sensibilité, sagesse et discernement. Jésus
était un charpentier, un homme robuste, capable de bénir un bébé et d’observer les moineaux, mais également de chasser les marchands du temple, de renverser les tables et de traiter les pharisiens publiquement de «race (le vipères». Est-ce le portrait d’un mystique? D’un rêveur’? Loin de là! Jésus était pleinement présent au milieu des hommes, et s’intéressait à la vie sociale, politique, religieuse et familiale. Dans le monde, sans être du monde, haïssant le péché, mais aimant les pécheurs. Jésus n’a pas seulement été un exemple céleste sur la terre, mais aussi un exemple terrestre parmi nous. II ne s’est pas seulement incarné lui-même, il a INCARNE SA PAROLE. Aujourd’hui, nous constatons deux tendances parmi les prédicateurs: les uns, devenus libéraux, ne prêchent plus les grands thèmes de la doctrine et de la foi, leurs discours sont devenus sociaux, moraux, politiques. Les autres, méprisant le monde qui les entoure, répugnent à parler de fumier, d’oiseau, de fenouil, de banquiers, de vin, de prostituées, de pièces d’argent, et offrent un discours théologique désincarné, impraticable ou incompréhensible.
Ces deux tendances produisent malheureusement le même résultat: les églises se vident. Ni un Jésus politicien, ni un Jésus mystique, ne remplira le coeur des hommes, seul Jésus de Nazareth, Messie et charpentier, est un Maître que l’on peut suivre.
4. Que dire de la place des illustrations dans les Actes des Apôtres, les Épîtres et l’Apocalypse?
Leur densité varie d’un livre à l’autre, mais l’Esprit Saint met constamment côte à côte la doctrine et l’illustration.
Le chrétien est, selon les sujets traités, un soldat, un ambassadeur, un sacrificateur, un roi, un athlète, un fermier,
une vierge pure, etc. La vérité biblique est toujours concrète et dynamique.
Pour nous qui reconnaissons la Bible comme le fondement de notre vie, il était important de démontrer que les
illustrations on une place clef dans toute l’Écriture. Cette place devrait donc se retrouver aujourd’hui dans nos
messages.
A. L’illustration est un aide-mémoire.
Un pasteur disait que s un fidèle se souvenait du sermon du dimanche matin le soir de c même jour, c’était un bon message. S’il s’en souvenait au cours d la semaine, c’était un excellent message! Ceci est trop souvent vrai, mais qu’en est-il des exemples ? Je me souviens très nettement de certains d’entre eux, entendus il a plus de dix ans, mais je serais bien incapable de me rappeler la moindre parole
sorti de la bouche du prédicateur. Jésus a dit: «.le vous ai choisis, et j vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit et que votre FRUIT DEMEURE.» (Jean 15:16).
Comment oublier une illustration comme celle que David Wilkerson rapporte dans son livre La croix et le poignard ! « Grand-père prêchait .sou. lu tente comme à l’église . . . Maintenant, lorsque je parcours le pays, j’entends encore parler de Jay Wilkerson, de sa façon de garder l’auditoire en haleine. Donc le 4 juillet mon grand-père prêchait sous lu tente à Jamaïca (Look Island) devant une foule considérable. L’après-midi il avait rendu visite ci un de .ses vieux amis quincaillier. Celui-ci lui avait montré une nouvelle pondre de farces et attrapes qui lançait des étincelles, claquait et fumait lorsqu’on la piétinait. Il pensait que cela se vendrait comme des petits pains pour célébrer le 4 juillet. Grand-père trouva cela tellement drôle qu’il en acheta un peu, la mit dans sa poche et l’oublia.
Au cours de son sermon, ce soir-!à, alors qu’il portail de la Nouvelle Vie en notre Seigneur, il mentionna aussi l’enfer… Il impressionna tout le monde par sa façon de décrire l’éternelle Géhenne de Feu. Soudain portant lu main à la poche de son veston, il sentit la poudre à faire des étincelles. Sans cesser de parler, il en prit un peu et la laissa tomber délicatement derrière lui. Puis il continua â parler de l’enfer piétinant la poudrequi fumait jetait des éclairs, tandis que la plateforme semblait craquer de tous côtés. Tant et si bien que lanouvelle se répandit bien vite que lorsque Wilkerson parlait d’enfer on pouvait en voir les flammes et en sentir la fumée!
B. L’illustration permet la compréhension claire et profonde de la vérité.
Nous n’avons parfois que quelques minutes pour expliquer la sanctification, la vie en Christ ou la doctrine de la substitution. Pour ce dernier sujet, voici un exemple que j’emploie souvent: «Supposons que vous soyez arrêté pour excès de vitesse dans un pays
où le régime est particulièrement sévère, et que la police exige une amende de deux cent francs …
Malheureusement, vous n’avez pas de quoi payer et vous êtes sur le point d’être emmené en prison. Juste à ce moment-là, un ami débouche au coin de la rue très étonné de vous voir dans cette fâcheuse posture, et s’enquiert de la situation. Généreusement, il ouvre son portefeuille, et paye votre amende. La police va-t-elle vous emmener en prison ? – Non. Qui a commis l’excès de vitesse ? – Moi.
Qui a payé pour votre faute ? – Mon ami. Donc maintenant vous êtes . . . – Libre. «Voilà exactement ce que Jésus a fait pour vous.» Il nous est facile maintenant d’ajouter un ou deux versets à l’appui et de compléter l’explication; mais le but est atteint: notre interlocuteur ou nos auditeurs auront saisi une des vérités essentielles au salut et ne l’oublieront certainement jamais.
C. L’illustration suscite l’intérêt.
Chacun aime les histoires. Qui d’entre nous ne s’est pas envolé par la pensée vers mille autres choses durant un message? Et pourtant, pour rien au monde nous ne voulons manquer l’anecdote qui fait rire, pleurer ou applaudir l’auditoire. Le prédicateur doit tenir compte de cela. Billy Graham est parfois écouté par plus d’un million de personnes… Observez sa manière de prêcher, ses articles, ses traités, tout est rempli d’illustrations pratiques, qui suscitent constamment l’intérêt.
D. L’illustration facilite la propagation et la valorisation de la vérité.
Par exemple: Bernadette, treize ans, revient du culte accompagnée de sa petite sueur Catherine, sept ans, qui, elle, a suivi l’école du dimanche. Le père de famille: «Qu’avez-vous appris de bon ce matin ?»
Bernadette: «La vie est comme un pont d’autoroute, qui n’est utile que si les voies le rejoignent de part et d’autre.
Le pasteur a expliqué que quand je sais d’où je viens et où je vais, je sais pourquoi j’existe et j’ai de la valeur. »
Catherine: «Quand on prie, c’est comme quand on sonne les cloches, on tire en bas et ça sonne en haut.»
Imaginez la maîtresse de Catherine lui posant la même question en classe… D’autres élèves n’auront-ils pas
envie d’aller à l’école du dimanche ? De prier ? Ne le raconteront-ils pas à leurs parents ? Catherine n’aura-t-elle
pas plus de foi et de ferveur dans ses prières ?
Imaginons Bernadette confrontée à des philosophies détruisant les absolus, à des professeurs enseignant le hasard comme origine de tout. L’exemple du pont ne sera-t-il pas plus percutant qu’une argumentation élaborée? Ne présentera-t-elle pas une foi solide et intelligente ? Une vision de la vie tellement plus belle que celle de Nietzsche ? Ses camarades pourront choisir…
E. L’illustration ferme la bouche des contradicteurs. Un ancien dans l’église doit être capable de les réfuter (Tite 1:9). A cet égard voici un exemple plein d’humour: Un prédicateur de rue se fit interrompre par un incrédule.
– N’écoutez pas cet homme, c’est tout des histoires, il croit par exemple qu’un homme a passé trois jours dans le ventre d’un poisson et en est ressorti vivant!
– Je vous prends à témoin (le prédicateur à la foule): quel est le plus grand miracle, vivre trois jours dans le ventre d’un poisson ou trente ans dans la peau d’un âne?
Les discussions dans le vague ne mènent à rien. Des millions d’étudiants reçoivent un enseignement relativiste et apprennent à démolir systématiquement toutes les valeurs et absolus. Cependant, comme leurs professeurs, en sortant de classe ils roulent toujours à droite, s’arrêtent aux feux rouges, et ne mettent jamais de sirop de framboise dans le réservoir de leur mobylette. La vie tout entière est régie par de merveilleuses lois, logiques et absolues, que les mathématiques, la science et la médecine confirment chaque jour. Les illustrations vécuesréfutent les rêveries mensongères qui égarent l’homme loin de la réalité et de la vérité.
Questions:
– Faut-il utiliser l’illustration comme introduction à un sujet ou plutôt comme confirmation de ce qui a été dit?
– Les illustrations bibliques précèdent généralement le sujet. Sans vouloir en faire une règle, ceci aide grandement au développement du message et à sa compréhension, en particulier pour les personnes non chrétiennes. Si on a plusieurs exemples sur le même sujet, on peut les utiliser au fur et à mesure du développement.
– Quel est l’élément le plus important, l’exemple ou le développement ?
– Je répondrai par une autre question: quel est le membre le plus important, le coeur ou la tête ? Il faut les deux pour vivre, spiritualiser l’un et mépriser l’autre est une erreur.
Mise en pratique:
Celle que je vous propose ne peut s’effectuer en cinq minutes, mais elle est, je crois, passionnante. Elle enrichiravotre communication de l’évangile, et sera un fondement essentiel à vos prédications.
A. Notez.
Il est temps de vous acheter un cahier ou un classeur Un classeur (pas trop grand) a l’avantage de permettre un meilleur
classement des thèmes et un remplacement des feuilles mal utilisées ou salies, de plus il se conserve généralement mieux. que vous consacrerez uniquement à la prédication. Nous verrons par la suite ce qui le composera, mais pourl’instant réservez une bonne dizaine de pages aux illustrations. Un prédicateur n’est pas en fonction seulement quand il prêche, mais il est constamment attentif aux mille et un événements de l’existence. C’est là qu’il puisera une bonne partie de ses illustrations, dans la vie du quartier où il habite, en lisant le journal, en écoutant les informations, au fil de ses lectures, etc. Celui qui ne prend pas de notes oublie vite. J’ai personnellement récolté
plus de cent soixante-dix illustrations depuis que j’ai commencé à le faire, mais certains orateurs en ont plusieurs milliers! L’important est d’être attentif au Seigneur, il vous aidera à retenir celles qui toucheront votre coeur et que vous apprendrez à transmettre plus loin. Soyez fidèles dans ce travail, prenez votre cahier avec vous au culte ou lorsque vous écoutez un prédicateur. Apprenez. à résumer suffisamment pour avoir le temps de suivre le récit, mais pas trop, pour pouvoir reformuler l’illustration.
Exemple :
Illustration 1. J’ai lu dernièrement un livre écrit par un médecin. Il raconte l’histoire d’un évangéliste qui vivait à une époque où l’avion n’existait pas. Dans sa région, un Africain de passage lisait un livre saint. L’Esprit indiqua à l’évangéliste l’endroit exact où l’Africain se trouvait et lui demanda de le rejoindre. Effectivement, après avoir obéi, ce serviteur de Dieu trouva l’homme, un dignitaire de l’époque. Cet homme cherchait Dieu. II avait entrepris un voyage de quatre mille kilomètres par amour pour le Créateur. L’évangéliste lui parla, l’Africain seconvertit sur-le-champ et demanda à être baptisé. Son travail accompli, l’évangéliste fut transporté miraculeusement par le Saint-Esprit à plusieurs dizaines de kilomètres de là, en un autre lieu.
Avez-vous lu ce livre ?
Connaissez-vous ce médecin et cet évangéliste’?
Prenez note, je vous donne les coordonnées du livre. L’auteur est le médecin Luc, le livre s’intitule les Actes des
Apôtres! Et l’évangéliste, vous l’aurez deviné, c’est Philippe.
Application: laissez-vous interpeller par votre Bible.
Résumé: livre écrit par un médecin – époque sans avion Africain lit livre saint – Saint-Esprit indique à l’évangéliste l’endroit exact – il s’y rend – puis est transporté miraculeusement ailleurs – avez-vous lu le livre’?
Laissez-vous interpeller par votre Bible.
Illustration 2. On raconte qu’un jour le violoniste Paganini jouait du violon dans un café pour gagner un peu d’argent. Un client s’approcha du musicien débutant et lui dit: « Voilà cinq francs pour que vous arrêtiez de jouer!» Ce jour-là, Paganini décida de travailler sans relâche à son instrument. Il devint l’un de meilleurs violonistes du monde!
Application: l’humiliation peut stimuler ou détruire, cela dépend de mon attitude.
Résumé: violoniste Paganini reçoit 5 francs pour arrêter jouer motivé, devint excellent. Humiliation stimule ou détruit selon attitude.
Illustration 3. Des chrétiens s’étaient réunis en secret dans un pays communiste. Tout à coup la porte s’ouvrit, laissant le passage à deux soldats armés. L’un d’eux s’écria: «Je laisse deux minutes à ceux qui veulent sortir pour le faire Une bonne partie de l’assistance se leva et partit. Les deux soldats posèrent alors leurs armes, enlevèrent leurs vestes et dirent: «Nous aussi, nous sommes chrétiens! Nous voulions rencontrer nos vrais frères et sueurs, maintenant la réunion peul continuer!» (Histoire vécue).
Application: sommes-nous prês à souffrir pour Jésus-Christ ?
Résumé: soldats interrompant culte – 2 minutes pour sortir, – chrétiens voulant se réunir avec vrais disciples.
B. Développez.
Une parabole moderne peut se développer, s’affiner, se préciser au fur et à mesure qu’elle est racontée. En voici une, utilisée durant plusieurs années consécutives en Afrique: le puits pollué. Comparez les deux étapes du développement:
Première version: Cette histoire se passe dans un petit village de brousse comme il y en a tant. Un jour, les gens constatent que l’eau du puits n’est plus bonne. Que faire ? Les anciens du village se réunissent pour tenir conseil, l’un d’eux suggère: «Si l’eau est mauvaise, c’est parce que notre puits est trop vieux, il faut le cimenter et le peindre, ainsi l’eau redeviendra potable.» Les hommes se mettent au travail. Le puits a maintenant belle allure. Malheureusement, après avoir goûté l’eau, on constate qu’elle est toujours aussi mauvaise. Le conseil se réunit à nouveau. Un autre ancien s’exprime: «I1 faut que nos femmes aillent au village voisin, qu’elles puisent de l’eau pure, la versent dans notre puits et nous ne mourrons pas de soif, nous et nos troupeaux.»
Toutes les femmes se mettent donc en route, et reviennent épuisées après avoir marché longtemps tout en portant sur la tête de grandes bassines pleines d’eau. – Pendant ce temps les hommes ont puisé et jeté au loin l’eau polluée. – Alors elles versent l’eau pure dans le puits, on goûte à nouveau, mais le résultat n’est pas meilleur que la première fois.
Désespéré, un troisième ancien prend la parole: «Les dieux sont en colère, voilà pourquoi l’eau est empoisonnée, il faut offrir un sacrifice et nous serons sauvés.» Un poulet est égorgé et le sang est versé dans le puits, mais la situation ne fait qu’empirer.
Voilà qu’un étranger arrive au village; on le met bien vite au courant de la situation. L’étranger dit: « Votre puits est sale, des animaux ont dû tomber dedans, il faut descendre et le nettoyer, et l’eau redeviendra bonne.» L’étranger descend alors dans le puits. Il travaille de toutes ses forces et bientôt le village est en fête car l’eau n’est plus empoisonnée.
Version actuelle: Dans le village de Corri, les enfants jouaient joyeusement comme d’habitude. Mais, ce jour-là, les femmes revinrent du puits l’air grave. Aucune d’elles ne rapportait d’eau. Le puits aurait-il tari? II était pourtant si profond et faisait la fierté de tout le village! Non, il y avait encore de l’eau, mais elle était empoisonnée! En quelques instants, chacun apprit la terrible nouvelle. Le chef, le regard sombre, convoqua tous les anciens sous le manguier de sa cour.
«Quelqu’un a-t-il une solution à proposer ?» demanda-t-il. Un des anciens prit la parole: «Si l’eau est mauvaise, c’est que notre puits est trop vieux. I1 faut le cimenter, remplacer la poulie, la corde et le seau, et l’eau redeviendra bonne.» Sa proposition fut acceptée. On se mit immédiatement au travail, et bientôt, le puits eut fière allure.
On appela un enfant pour qu’il vienne boire… Hélas! L’eau était toujours aussi mauvaise. Le conseil des anciens se réunit à nouveau, un autre donna son avis: «Ce que nous avons fait est bon, mais le problème, ce n’est pas le puits, c’est l’eau. I1 faut puiser et jeter cette eau mauvaise. Pendant ce temps, nos femmes iront au village voisin et rapporteront l’eau potable que nous boirons, nous et nos troupeaux.»
Les femmes partirent, en file indienne, avec tous les récipients qu’elles purent trouver. Le soir, elles étaient de retour avec leurs bassines sur la tête, et un seau pendu au bras. Les hommes et les enfants avaient presque asséché le puits. On versa religieusement une partie de la bonne eau dans le puits, pour rassurer chacun sur l’efficacité de tant d’efforts. Malheureusement, avant l’aube chacun avait déjà découvert que l’eau du puits, renouvelée pendant la nuit, était toujours empoisonnée.
La consternation régnait depuis trois jours au village. Un ancien, qui n’avait pas encore parlé, dit alors: «Si notre eau est empoisonnée, c’est parce que les esprits sont en colère contre nous. Consultons le marabout, offrons un sacrifice et nous serons sauvés.» Ainsi fut fait, mais, quand on voulut boire, ce fut pire que jamais.
Un étranger et son fils arrivèrent au village. On leur parla de la situation. L’étranger écouta, puis déclara: «Des animaux ont dû tomber dans votre puits, il faut que quelqu’un descende et les enlève.» Chacun admira la sagesse de l’explication, mais qui allait descendre?
Les anciens dirent: « Nous sommes trop vieux pour descendre, et le puits est profond!»
Les jeunes répondirent: « Ce n’est pas à nous de faire ce travail, c’est trop dangereux!»
Les femmes, épuisées par leur longue marche, dirent: «Nous ne voulons pas mourir étouffées ou noyées; qui prendrait soin des enfants?»
Le fils de l’étranger se proposa alors comme volontaire. Il travailla de toutes ses forces; ses pieds et ses mains commencèrent à saigner, mais il acheva complètement sa tâche. Quelques heures plus tard, il mourut épuisé et empoisonné. Tout le village comprit l’amour extraordinaire de l’étranger et de son fils.
L’eau maintenant était potable, le village était sauvé. Les anciens s’approchèrent du père, et dirent: «Toi et ton fils, vous avez sauvé notre village au prix de votre vie, accepte maintenant de régner sur nous, car il n’y a pas de meilleur chef que toi.»
Application
– Dans notre vie un grand malheur est arrivé.
– Notre coeur est plein d’égoïsme, d’orgueil, de méchanceté.
– Nous cachons cela sous une belle apparence, de beaux habits, des études
– Nous essayons de faire du bien, mais le mal triomphe de nos bonnes intentions.
– Nous nous tournons vers les pratiques religieuses ou occultes.
– Plus le temps passe, plus nous savons que notre coeur est empoisonné
– Dieu dans sa compassion nous donne la solution.
– Nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes.
– Jésus donne sa vie, afin d’ôter le péché de nos coeurs.
– Convaincus de son amour, nous demandons à Dieu d’arc autre Maître, le roi de nos coeurs et de nos vies.
Du premier au second récit, nous constatons plusieurs améliorations importantes.
Premièrement: Les faits relatés sont plus vraisemblables.
Deuxièmement: La vie du village étant mieux décrite, l’intérêt des auditeurs augmente.
Troisièmement: Les enfants, les jeunes, les anciens, les femmes sont mentionnés, de telle sorte que chacun s’identifie mieux au récit.
Quatrièmement: Le parallèle avec l’évangile se précise et la compréhension en devient plus profonde.
Cinquièmement: La conclusion, clef de l’histoire, reçoit deux compléments essentiels: le don du fils et le règne du père.
Mettez sur le papier une ou deux histoires inventées. Elles ne doivent pas forcément illustrer le salut.
Posez-vous ensuite les questions suivantes, et améliorez le récit en conséquence :
– Y a-t-il du suspense? (Un récit sans suspense n’en est plus un).
– Est-ce vraisemblable ?
– Comment les gens pourront-ils se reconnaître ?
– Est-ce vivant, pétillant, savoureux ?
– Y a-t-il des détails inutiles à supprimer ?
-Manque-t-il des détails précieux ?
C. Sachez raconter
Voici quelques règles à observer.
a. Le suspense est la clef de toute histoire. Supposons que je raconte l’histoire de la réunion des chrétiens interrompue par les soldats en commençant par dire: «Deux soldats chrétiens voulaient connaître les chrétiens authentiques; ils pénètrent dans une église en faisant peur à tout le monde . . .», j’enlève toute la saveur du récit. Lorsqu’on raconte une histoire, il faut laisser le suspense le plus longtemps possible.
b. Une histoire doit être concise, ne dites que l’essentiel. Ce n’est pas la longueur qui fait sa valeur, mais sa signification. Par exemple: «Un prédicateur rêvait qu’il prêchait. Quand il se réveilla, il découvrit qu’il était vraiment sur l’estrade en train de prêcher!» (Il s’était endormi en chaire!).
c. N’employez pas de vocabulaire théologique. Ne parlez pas de péché, mais décrivez le péché. Ne dites pas:«il s’est repenti», mais: « il a demandé pardon», ou «il pleurait à chaudes larmes», ou encore « il était dégoûté de lui-même.» Dites: «il était bouleversé», plutôt que: «ému de compassion», etc.
d. Enchaînez le plus naturellement possible avec l’application qui suit. Ne faites pas de pause entre récit et application, et ne changez pas de voix. Soyez passionnés par l’explication tout autant que par l’histoire.
e. Ne dites pas sans cesse: euh . . . euh . . . Travaillez à la fluidité des phrases.
f: Faites parler les gens dans votre récit, plutôt que de rapporter ce qu’ils ont dit.
g. Jouez la scène, avec l’expression de votre visage, l’intonation de la voix, vos mains et tout votre corps.
h. Précisez si c’est une histoire vécue, une parabole, un résumé de livre, etc.
La meilleure façon d’apprendre est de vous «jeter à l’eau», c’est-à-dire de saisir les occasions qui se présententau cours de la semaine pour raconter, illustrer une vérité, citer un exemple. Vous le faites déjà naturellement sans vous en rendre compte, mais souvenez-vous de l’exhortation de Paul: «Que tes progrès soient évidents pour tous.» Pourquoi ne pas aussi vous exercer en famille ? De temps à autre, enregistrez-vous afin de corriger vos défauts. Soyez des ambassadeurs dignes de votre royaume en utilisant la création tout entière pour
proclamer la vérité éternelle du Roi des rois.
Résumé
– Dieu illustre abondamment sa parole.
– Les prophètes ont suivi le même exemple.
– Plus d’un tiers des paroles de Jésus sont des illustrations.
– Les grandes vérités du Nouveau Testament dans les Actes, les Épîtres et l’Apocalypse nous sont expliquées
par des exemples.
– Cette méthode d’enseignement est biblique, elle aide notre mémoire, suscite l’intérêt, éclaire propage et
renforce la vérité, et ferme la bouche des contradicteurs.
– Procurez-vous un classeur consacré à la prédication et récoltez-y les illustrations.
– Rédigez et élaborez vos propres illustrations.
– Racontez-les autour de vous

La meilleure façon d’apprendre est de vous «jeter à l’eau»
L’illustration permet la compréhension claire et profonde de la vérité.
L’illustration permet la compréhension claire et profonde de la vérité
L’amour de Jésus pour ce monde et pour la création lui a apporté perspicacité, sensibilité, sagesse et discernement
– Je vous prends à témoin (le prédicateur à la foule): quel est le plus grand miracle, vivre trois jours dans le ventre d’un poisson ou trente ans dans la peau d’un âne?
La meilleure façon d’apprendre est de vous 《jeter à l’eau 》 c’est-à-dire de saisir les occasions qui se présentent au cours de la semaine pour raconter, illustrer une vérité, citer un exemple.
L’amour de Jésus pour ce monde et pour la création lui a apporté perspicacité. Sensibilité, sagesse et discernement.
L’illustration est un aide-mémoire.
L’illustration permet la compréhension claire et profonde de la vérité.
L’illustration suscite l’intérêt.
L’illustration facilite la propagation et la valorisation de la vérité.
L’illustration ferme la bouche des contradicteurs.
L’illustration permet la compréhension claire et profonde de la vérité.
Combien d’années avons-nous consacrées à l’étude des mathématiques ou de la technique ? Combien de soirées de dur travail pour gagner plus d’argent ? Combien de persévérance pour apprendre l’anglais ou l’allemand ? Alors Combien d’heures donnerais-je pou apprendre à parler de mon Dieu et de la part de mon Dieu ?