JOUR 23 : DIRECTIVES PASTORALES (suite)
Repentance
Plus que quoi ce soit d’autre, c’est le péché qui ouvre la porte au malin. Les péchés les plus susceptibles de conduire à un lien démoniaque sont les péchés graves comme le meurtre, les péchés qui sont devenus habituels, comme la haine d’une autre personne, ou les péchés d’activité spirituelle interdite, comme la sorcellerie. Mais comme nous le disions plus haut, même des péchés moindres peuvent donner à l’ennemi une porte d’accès par laquelle il peut nous mentir et nous opprimer. Tant que la personne ne s’est pas repentie, la porte reste ouverte et même si le démon semble avoir été chassé, il peut vite revenir. Pour être libérés d’une influence démoniaque, nous devons nous repentir humblement et sincèrement de notre péché. Une fois que c’est fait, soyons bien assurés du pardon de Dieu. « Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. » La porte est fermée au diable et à la place une porte s’ouvre à la grâce de Dieu et à sa miséricorde pour qu’elles coulent dans la vie de la personne.
Parfois une personne a besoin de la lumière de Dieu pour voir et nommer honnêtement ses péchés. Ils peuvent se cacher dans des domaines sombres du coeur, couverts de couches de justification de soi et de suffisance. Une personne peut être aveugle par exemple sur sa jalousie bien ancrée, son manque de foi, son apitoiement sur soi, le jugement qu’elle porte sur les autres.
Si cela semble opportun, nous pouvons encourager la personne affligée à prier avec le psalmiste :
« Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée, Éprouve-moi, tu connaîtras mon coeur. »
Le Seigneur répondra fidèlement à cet appel, même si parfois cela prend du temps de découvrir des couches de péché cachées.
S’il apparaît clairement au cours de la prière que la personne demeure attachée à un péché grave (par exemple l’adultère) et ne souhaite même pas prier pour obtenir la grâce d’en être libérée, il vaut mieux clore la session. Nous pouvons expliquer que la délivrance n’a aucun effet durable si on continue d’inviter la présence du malin à travers un péché grave, et encourager la personne à poursuivre sa quête de Dieu et à revenir pour le ministère quand elle sera prête à renoncer à ce péché.
Pardonner les offenses
Un des facteurs les plus importants pour pouvoir être libéré d’un lien démoniaque est le pardon. Comme nous le disions page 107, les esprits mauvais peuvent trouver une voie d’accès par les blessures causées par des événements traumatiques ou des relations blessantes. Pour pouvoir nous ouvrir à l’oeuvre de libération du Seigneur, nous devons être désireux de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Le pardon brise l’emprise que cette blessure a sur nous et nous ouvre à la grâce et à la guérison de Dieu.
Étant donné qu’il y a de nombreuses méprises quant au pardon, le ministre de la délivrance peut avoir besoin d’aider la personne à comprendre ce qu’il est et ce qu’il n’est pas.
Pardonner n’est pas minimiser un péché commis contre nous ou « l’enterrer ». Cela ne signifie pas que l’on décharge l’offenseur en disant qu’il avait de bonnes intentions. Le pardon signifie plutôt que je reconnais avoir été offensé, mais que je choisis de placer cette offense entre les mains de Dieu. Je choisis d’abandonner mon droit de retenir cela contre l’autre personne et à la place laisser Dieu être juge.
Le pardon ne dépend pas de la repentance de celui qui nous a offensés. C’est très bien s’il le fait, mais souvent l’offenseur n’est pas capable ni désireux de se repentir, et parfois même, il est décédé. Alors que la réconciliation requiert la coopération des deux parties dans une relation, le pardon peut être pratiqué par une seule partie.
Certains ont peur de pardonner parce qu’ils craignent que cela les ramène à une situation dangereuse, comme par exemple, vivre avec un conjoint violent. Mais la question de la manière dont on doit se protéger dans de tels cas est distincte de la question du pardon. Le pardon ne signifie pas de se soumettre à une situation de danger ou d’abus.
Enfin, le pardon est un acte de volonté que nous accomplissons par la grâce de Dieu. Nous sommes capables de pardonner car nous avons nous-mêmes été pardonnés par Dieu grâce à son abondante miséricorde. Nous pouvons choisir de pardonner même si nos émotions sont toujours heurtées. Peut-être cette décision devra-t-elle être reprise plusieurs fois, mais si nous sommes sincères, nos émotions finiront par suivre.
Parfois une blessure peut être profondément enterrée. Une offense à laquelle la personne n’a pas pensé depuis longtemps peut continuer d’affecter sa vie. Si une telle chose remonte à la mémoire durant la prière de délivrance, la raison peut en être que le Saint-Esprit révèle le besoin de pardonner.
Quand il y a un besoin de pardon, le ministre de la délivrance doit délicatement inviter la personne à prononcer des paroles de pardon à voix haute, en mentionnant l’offense si c’est opportun. Par exemple : Au nom de Jésus je pardonne à Untel d’avoir abusé de moi au plan sexuel. Je pardonne à mon père de ne jamais m’avoir manifesté d’affection. Je pardonne à ma femme pour toutes les fois où elle m’a critiqué. Je pardonne à la personne qui m’a volé ma maison il y a vingt ans.

Parfois une personne a besoin de la lumière de Dieu pour voir et nommer honnêtement ses péchés. Ils peuvent se cacher dans des domaines sombres du coeur, couverts de couches de justification de soi et de suffisance. Une personne peut être aveugle par exemple sur sa jalousie bien ancrée, son manque de foi, son apitoiement sur soi, le jugement qu’elle porte sur les autres.
Un des facteurs les plus importants pour pouvoir être libéré d’un lien démoniaque est le pardon
Quand il y a un besoin de pardon, le ministre de la délivrance doit délicatement inviter la personne à prononcer des paroles de pardon à voix haute, en mentionnant l’offense si c’est opportun.