JOUR 14 : LE FEU SUR LA TERRE (suite)
Recevoir le Baptême dans le Saint-Esprit
Randy : Comment peut-on recevoir le baptême dans le Saint-Esprit ? Il n’y a pas une méthode ou formule unique pour recevoir cette grâce, car elle implique une relation personnelle avec le Dieu vivant, qui agit toujours librement selon sa volonté. Mais il y a des chemins auxquels nous pouvons nous préparer et que nous pouvons poursuivre.
Le célèbre évangéliste du dix-neuvième siècle, R. A. Torrey, qui faisait partie du mouvement de sainteté en Amérique et en Angleterre, a proposé ces sept étapes pour recevoir le baptême dans le Saint-Esprit :
1.Se repentir de ses péchés et accepter Jésus comme son Christ et Seigneur ;
2.Examiner son péché, y renoncer, et trouver un lieu d’honnêteté dans son cœur ;
3.S’humilier en confessant son péché ;
4.Choisir d’obéir et « de s’abandonner entièrement à la volonté de Dieu » ;
5.Avoir un ardent désir en son cœur d’être baptisé dans le Saint-Esprit ;
6.Demander une bénédiction et le baptême dans l’Esprit. (Toorey croyait que « ce qui est donné à toute l’Église, chaque croyant doit l’adapter pour lui-même ») ;
7.Avoir la foi pour recevoir le baptême.
Imaginez ce que serait l’Église si chaque croyant embrassait ces sept étapes !
A.W. Tozer, pasteur néerlandais réformé bien formé, mentionne dans son livre How to Be Filled with the Holy Spirit26 quelque chose qu’on ne trouve pas chez Torrey – à savoir que le plan de Dieu pour chacun, très certainement, inclut le baptême dans l’Esprit. Tozer affirme que le baptême fait « partie intégrante du plan global de Dieu pour son peuple ». Comme Torrey, Tozer souligne aussi que le désir de le recevoir est un élément clé. Tous deux insistent aussi sur le fait que, pour être rempli de l’Esprit, on deux insistent aussi sur le fait que, pour être rempli de l’Esprit, on doit appartenir au Seigneur. On doit être croyant et avoir donné sa vie au Christ.
Un autre évangélique, Don Basham, considère comment être rempli de l’Esprit. Dans son livre A Handbook on Holy Spirit Baptism, il préconise cinq étapes :
1.Se retirer dans un lieu calme pour prier ;
2.Relire les passages des Écritures où le Saint-Esprit est promis ;
3.Prononcer une prière d’invitation pour être rempli (ce qui rejoint la certitude de Torrey et Tozer que l’on doit appartenir à Dieu et être prêt à le recevoir) ;
4.Lorsqu’on a reçu le Saint-Esprit, on va parler la langue du Saint-Esprit ;
5.Continuer à marcher dans la foi.
Dans l’Église catholique, il n’y a pas d’enseignement officiel sur la manière dont on peut recevoir le baptême dans l’Esprit, mais il y a des conseils utiles dans un livre que j’ai cosigné, L’effusion du Saint-Esprit, de l’ICCRS. Dans la préparation au baptême dans l’Esprit, on doit recevoir un enseignement clair sur l’amour inconditionnel et personnel de Dieu pour soi. Souvent, il y a un besoin de guérison intérieure, car nous nous méprenons sur Dieu et sur nous-mêmes, ce qui nous empêche de recevoir pleinement ce que Dieu a préparé pour nous. Chacun doit être équipé d’indications pratiques sur les dons de l’Esprit et la manière dont on peut les pratiquer, ainsi que sur la manière dont on peut résister aux tactiques du Malin.
Le meilleur environnement pour recevoir le baptême dans l’Esprit est au sein d’un groupe de frères et sœurs qui en ont fait eux-mêmes l’expérience et qui vont prier sur vous pour vous transmettre ce don. De nombreuses paroisses offrent cette possibilité à travers les séminaires de préparation à la vie dans l’Esprit, les cours Alpha, ou autres programmes. Si vous avez un vrai désir de recevoir le baptême dans l’Esprit, demandez-le au Seigneur et ne vous arrêtez pas tant que votre prière n’a pas été exaucée.
Dieu fera comme Il veut
Toutes les suggestions que nous venons de faire peuvent vous aider, mais nous voulons vous mettre en garde : le baptême dans l’Esprit ne peut être réduit, ni à une formule, ni à une opinion théologique qui serait sans lien avec une expérience vécue. Le danger est que les conditions ou les attitudes de cœur indiquées plus haut puissent être considérées comme sine qua non pour faire l’expérience du baptême dans l’Esprit.
Bien que ces conditions soient importantes, nous ne devons pas enfermer la grâce de Dieu. Nous devons toujours être ouverts à la grâce de Dieu qui peut descendre sur quelqu’un qui ne cherchait pas le baptême dans l’Esprit, même un incroyant – bien que ce ne soit pas l’opération normale de l’Esprit, ni l’ordre normal du salut. Nous devons crier de toutes nos forces : « Rendez la puissance à Dieu ! » Dieu est Dieu, il est souverain maître et il peut faire ce qui lui plaît.
Randy : J’ai vu le Seigneur baptiser dans l’Esprit des personnes qui n’avaient rien demandé, qui n’y étaient pas ouvertes et qui ne le cherchaient pas. Ces personnes étaient, soit des chrétiens récidivistes, soit charnels au moment où elles l’ont reçu. En tant que pasteur, j’ai même demandé un jour au Seigneur pourquoi il l’avait accordé à une femme qui avait « abjuré » et à l’un des hommes les plus charnels de mon église baptiste, et pourquoi il ne l’avait pas accordé au responsable des diacres ou à son frère – diacre lui aussi – alors que tous les deux y étaient ouverts et le désiraient. Dieu m’a répondu que c’était sa manière à lui de combattre l’orgueil humain et la tendance à faire de ses charismata (dons de grâce) nos œuvresmata (mot inventé signifiant que nous recevons des dons en fonction de nos œuvres ou de notre dignité). Ce qui entraînerait que nous perdions toute action de grâce et louange pour son œuvre à lui, substituant nos œuvres à l’œuvre du Christ sur la croix – passant de la grâce aux œuvres.
La femme dont j’ai fait mention se considérait comme ayant abjuré car elle n’avait pas fréquenté l’église depuis des mois. Elle ne savait même pas pourquoi elle était venue à la réunion le soir où L’homme charnel était John Gordon. De son côté, il fréquentait la paroisse régulièrement et avait même fait partie du conseil pendant plusieurs années. Mais le soir même où il reçut le baptême, il comprit qu’il avait eu une fausse conversion ; ce soir-là, il fut authentiquement régénéré. Il me dit plus tard : « J’étais un de tes disciples depuis des années, mais hier soir, je suis devenu disciple de Jésus. »
Le lendemain soir, nous commencions notre séminaire de guérison et John y était farouchement opposé. Il se tenait au fond de l’église, debout, la main appuyée sur le mur. Lorsque le prédicateur, Blaine Cook, invita à s’avancer ceux qui ressentiraient tel ou tel phénomène, John se dit : « C’est du n’importe quoi ! »
On pourrait dire que John n’était pas ouvert. Mais, en dépit de son opposition au message, ce qu’il venait de critiquer lui arriva. Il fut touché avec une grande douceur par la puissance du Saint-Esprit et s’avança. Il reçut le baptême dans le Saint-Esprit et se mit à exprimer les dons reçus d’une manière forte. Il reçut en particulier des dons de parole de connaissance, de guérison, de prophétie et de discernement des esprits, ce qui lui permit d’avoir un ministère de délivrance. Plus tard, il reçut le don des langues pour sa vie de prière personnelle. Personne dans mon église baptiste n’a reçu de plus grand don que John, bien qu’il ne rentrât dans aucun critère ou condition mentionnés dans ce chapitre.
Un jour en Europe, j’ai rencontré la femme d’un leader apostolique qui avait été élevée comme juive non-pratiquante. Sa première expérience de culte chrétien, elle la fit dans les bois car le gouvernement avait fermé tous les bâtiments des églises non-orthodoxes. Elle n’avait jamais entendu l’Évangile, elle n’était pas chrétienne. Elle demanda à une chrétienne qui louait en langues : « Que faites-vous ? »
La femme lui répondit : « Je prie en langues. »
La jeune juive lui dit : « Cela me fait du bien, je voudrais moi aussi prier en langues. »
Ce à quoi la pentecôtiste lui répondit : « Oh, vous n’êtes pas assez sainte pour recevoir ce don ». (La femme pentecôtiste ne savait pas que la jeune femme n’était même pas chrétienne.)
Cette jeune femme fut saisie par le Saint-Esprit qui tomba sur elle et elle se mit à parler en langues. Cet événement très inhabituel l’effusion de l’Esprit avant la conversion ressemblait à l’événement vécu par la maisonnée de Corneille, sauf que le baptême avait eu lieu chez eux, alors que Pierre prêchait. Cette jeune femme n’avait jamais entendu l’Évangile quand elle fut baptisée dans le Saint-Esprit et quand elle comprit que Dieu l’avait sauvée. Les deux ont eu lieu simultanément. Elle ne connut l’Évangile qu’après.
Une chose du même ordre est arrivée à un homme dans un pays d’Europe centrale, qui me raconta son histoire le lendemain du jour où on m’avait raconté celle de la jeune juive. Je trouvais son histoire à elle bizarre, mais lorsque j’entendis celle de cet homme, je compris que Dieu voulait ébranler mes convictions sur sa souveraineté. L’homme n’avait jamais entendu l’Évangile et n’était pas chrétien, mais depuis quelque temps, il voulait en savoir plus sur le christianisme. Il se trouvait dans une rue où des chrétiens priaient. Au moment où il se faufila au milieu d’eux, il les entendit chanter en langues. Il ne savait pas ce qu’ils faisaient. Tout à coup, le Saint-Esprit tomba sur lui et il se mit à parler lui aussi en langues. On l’amena au berger de ce groupe de chrétiens, qui comprit que Dieu venait de faire en lui quelque chose qui était en dehors de la normale, aussi lui expliqua-t-il l’Évangile, le conduisit-il à faire une prière de repentance et l’enseigna plus avant. Ce berger, comme Pierre chez Corneille, comprit que Dieu avait sauvé cet homme, aussi l’aida-t-il à comprendre ce que le Seigneur avait fait pour lui. Le berger l’accepta et l’accueillit parmi les fidèles de son église.
L’homme rassembla plusieurs membres de sa famille, des voisins et des amis pour leur raconter ce qui lui était arrivé. Il parla en langues devant eux et leur demanda : « Comprenez-vous ce que cela signifie ? Cela veut dire que Dieu qui a créé l’univers vit désormais en moi ! Voilà la bonne nouvelle, et il voudrait vivre aussi en vous. » C’est ce que le berger lui avait dit. Il conduisit alors plusieurs personnes au Seigneur. Au moment où je le rencontrai, il avait fondé la plus grande église non-orthodoxe de la ville. Il était depuis des années atteint d’une maladie terminale qui affectait son cerveau, mais il venait d’en être guéri.
Ces histoires nous montrent que, bien que les recommandations contenues dans ce chapitre soient des conseils avisés et aient aidé des milliers de gens à recevoir le baptême dans le Saint-Esprit, nous devons veiller à ne pas faire de nos principes des lois. Nous devons nous ouvrir à la grâce souveraine de Dieu, qui peut faire ce qui est inhabituel ou inattendu en touchant et baptisant dans le Saint-Esprit des personnes qui ne remplissent pas ces conditions. Nous devons veiller à ne pas faire du don de Dieu une œuvre humaine et nous devons permettre à la grâce de Dieu en Jésus d’être le roc sur lequel nous nous approchons du trône de Dieu en notre temps qui est tellement en manque.
Voyons maintenant, dans le prochain chapitre, ce que Paul nous enseigne sur les dons surnaturels que le Saint-Esprit accorde aux chrétiens pour qu’ils remplissent leur mission. Lc 12, 49.

nous devons veiller à ne pas faire de nos principes des lois. Nous devons nous ouvrir à la grâce souveraine de Dieu, qui peut faire ce qui est inhabituel ou inattendu en touchant et baptisant dans le Saint-Esprit des personnes qui ne remplissent pas ces conditions.
Nous devons veiller à ne pas faire du don de Dieu une œuvre humaine et nous devons permettre à la grâce de Dieu en Jésus d’être le roc sur lequel nous nous approchons du trône de Dieu en notre temps qui est tellement en manque.
sept étapes pour recevoir le baptême dans le Saint-Esprit :
1.Se repentir de ses péchés et accepter Jésus comme son Christ et Seigneur ;
2.Examiner son péché, y renoncer, et trouver un lieu d’honnêteté dans son cœur ;
3.S’humilier en confessant son péché ;
4.Choisir d’obéir et « de s’abandonner entièrement à la volonté de Dieu » ;
5.Avoir un ardent désir en son cœur d’être baptisé dans le Saint-Esprit ;
6.Demander une bénédiction et le baptême dans l’Esprit. (Toorey croyait que « ce qui est donné à toute l’Église, chaque croyant doit l’adapter pour lui-même ») ;
7.Avoir la foi pour recevoir le baptême.
Nous devons veiller à ne pas faire de nos principes des lois. Nous devons nous ouvrir à la grâce souveraine de Dieu, qui peut faire ce qui est inhabituel ou inattendu en touchant et baptisant dans le saint Esprit des personnes qui ne remplissent pas ces conditions.
Bien que ces conditions soient importantes, nous ne devons pas enfermer la grâce de Dieu. Nous devons toujours être ouverts à la grâce de Dieu qui peut descendre sur quelqu’un qui ne cherchait pas le baptême dans l’Esprit, même un incroyant – bien que ce ne soit pas l’opération normale de l’Esprit, ni l’ordre normal du salut. Nous devons crier de toutes nos forces : « Rendez la puissance à Dieu ! » Dieu est Dieu, il est souverain maître et il peut faire ce qui lui plaît.
Dieu est Dieu, il est souverain maître et il peut faire ce qui lui plaît.
Nous devons veiller à ne pas faire du don de Dieu une œuvre humaine et nous devons permettre à la grâce de Dieu en Jésus d’être le roc sur lequel nous nous approchons du trône de Dieu en notre temps qui est tellement en manque.
Nous devons veiller à ne pas faire du don de Dieu une œuvre humaine et nous devons permettre à la grâce de Dieu en Jésus d’être le roc sur lequel nous nous approchons du trône de Dieu en notre temps qui est tellement en manque.