JOUR 21 : DIRECTIVES PASTORALES (suite)
Quand le ministère de délivrance n’est-il pas opportun ?
Il y a plusieurs circonstances dans lesquelles il n’est pas opportun d’exercer le ministère de délivrance.
Dans les cas de possession. On considère qu’une personne est possédée si un esprit mauvais a le contrôle, non seulement de certains aspects de son esprit et de ses émotions, mais aussi de son corps, au point que le démon peut parler et agir à travers la personne. Le rite de l’exorcisme établi par l’Église donne la liste de certains des signes indiquant que la personne peut être possédée :
« Selon une pratique éprouvée, on considère comme signes d’obsession du démon : le fait de parler ou de comprendre une langue inconnue ; de dévoiler des faits lointains ou cachés ; de faire preuve de forces qui dépassent, selon l’âge ou la condition, les forces naturelles. Ces signes peuvent offrir quelque indication. Mais, puisqu’on ne doit pas attribuer nécessairement des signes de ce genre à l’influence du diable, il faut de plus être attentif à d’autres signes, principalement d’ordre moral et spirituel qui, d’une autre manière, manifestent une intervention diabolique, comme par exemple une aversion virulente envers Dieu, le Saint Nom de Jésus, la bienheureuse Vierge Marie et les saints, l’Église, la parole de Dieu, les choses et les rites, en particulier ceux qui touchent les sacrements, les images saintes. Parfois enfin on devra évaluer avec soin le rapport de tous ces signes à la foi et au combat spirituel dans la vie chrétienne, puisque le Malin est l’ennemi avant tout de Dieu et de tout ce qui relie les fidèles à l’action salvifique de Dieu»
Les exorcistes sont tous d’accord pour dire que les cas de possession sont très rares. Dans la grande majorité des cas, les démons ont infesté un certain domaine de la vie de la personne mais n’ont pas le contrôle de toute la personne. Nous devrions être très prudents dans nos conclusions avant de dire qu’une personne est possédée. Dans un contexte où il y a un ministère de délivrance, une personne peut temporairement montrer des signes de contrôle démoniaque sans être effectivement possédée.
Lorsqu’il y a de bonnes raisons de penser qu’une personne est possédée, nous ne devons pas tenter d’exercer le ministère de délivrance, mais nous devons renvoyer la personne à l’exorciste en charge dans le diocèse. Une personne sujette à des liens mauvais graves a besoin d’un exorcisme solennel par l’autorité que le Christ a confiée à l’Église. Nous ne devrions pas dire à la personne qu’elle est possédée, mais simplement que nous la renvoyons à un exorciste qui sera en mesure d’effectuer un discernement plus approfondi.
Dans le cas d’un désordre mental. Si la personne montre des symptômes de maladie mentale (par exemple si son discours est incohérent ou qu’elle semble en dehors de la réalité), elle peut alors avoir besoin d’une aide professionnelle. Ce qui ne nous empêche pas de prier une simple prière de délivrance, mais nous devons éviter de donner à la personne l’impression que son problème est causé par des démons ou pourra se résoudre par la délivrance.
Dans le cas où une personne demande la délivrance pour quelqu’un d’autre. Parfois certaines personnes viennent assister à des rassemblements ou des séminaires pour demander la délivrance au nom d’une personne proche. La prière d’intercession peut réellement être un puissant moyen de grâce pour une personne affligée, comme dans les récits de l’Évangile de la maman qui plaide pour sa fille possédée et du père pour son fils. Cependant, une personne ne peut pas recevoir la délivrance au nom d’une autre. La personne atteinte doit exercer sa propre liberté de choix pour renoncer à ces choses qui ont ouvert une porte aux mauvais esprits et permettre au Seigneur d’entrer dans son coeur.
3. Délivrance et guérison
Comme nous l’avons évoqué page 67, la délivrance marche en général de pair avec la guérison intérieure, étant donné que le malin peut agir dans la vie de l’homme avant tout par les portes qui lui ont été ouvertes, qui sont souvent liées aux blessures subies par la personne tôt dans sa vie. En réponse à des événements douloureux, une personne intériorise des mensonges qui viennent du démon, le père du mensonge. Bien que la réponse de chacun aux difficultés de la vie soit unique, en fonction de sa personnalité et des circonstances, la stratégie du diable demeure la même. Il nous ment en nous décrivant un Dieu qui ne se soucie pas de nous, comme il l’a fait dans le Jardin, et pour minimiser notre identité d’hommes et de femmes créés à l’image de Dieu.
Le ministère de délivrance est alors vraiment efficace quand il s’occupe de ces blessures en y apportant la lumière du Seigneur et la guérison dans toutes les pièces intérieures de l’âme. Une fois la blessure guérie, les esprits mauvais se voient soustraire le point d’accès par lequel ils pouvaient exercer leur influence et tenir une personne captive. Une fois que la lumière du Seigneur a pénétré dans un domaine où il y avait des pensées fautives, les mauvais esprits sont privés de leur capacité à mentir et à manipuler une personne dans ce domaine précis.
S’employer à la guérison en même temps qu’à la délivrance permet de fixer l’attention principale sur la personne humaine plutôt que sur le mauvais esprit. Cela offre aussi l’avantage que la personne soit au maximum impliquée dans sa délivrance. La personne atteinte prend la responsabilité des voies par lesquelles elle a ouvert une porte d’entrée au diable, et elle a le moyen de prendre l’autorité qu’elle a dans le Christ pour rejeter le malin et résister à son influence. Elle fait en même temps l’expérience de l’amour et de la miséricorde du Christ, qui guérit les blessures cachées de son âme.
Dans certains cas, lorsque nous prions pour la guérison intérieure, la personne pourra commencer à manifester une influence maligne d’une façon qui interférera avec notre tentative de dialogue avec elle. La personne peut s’endormir ou éviter le regard, tomber au sol, devenir raide ou faire des remarques intimidantes, menaçantes ou provocantes. Voilà toutes les tactiques par lesquelles les démons tentent désespérément de faire obstacle à la délivrance pour éviter d’être chassés. Dans de tels cas, prononcer simplement un ordre pour lier le démon, pour pouvoir poursuivre le dialogue et la prière de guérison et la délivrance. Par exemple : « Je vous lie au nom de Jésus-Christ ». Ou nous pouvons dire à la personne : « Au nom de Jésus, réveillez-vous et regardez-moi. »

Parfois certaines personnes viennent assister à des rassemblements ou des séminaires pour demander la délivrance au nom d’une personne proche. La prière d’intercession peut réellement être un puissant moyen de grâce pour une personne affligée, comme dans les récits de l’Évangile de la maman qui plaide pour sa fille possédée et du père pour son fils. Cependant, une personne ne peut pas recevoir la délivrance au nom d’une autre. La personne atteinte doit exercer sa propre liberté de choix pour renoncer à ces choses qui ont ouvert une porte aux mauvais esprits et permettre au Seigneur d’entrer dans son coeur.
Dans un contexte où il y a un ministère de délivrance, une personne peut temporairement montrer des signes de contrôle démoniaque sans être effectivement possédée.
Selon une pratique éprouvée, on considère comme signes d’obsession du démon : le fait de parler ou de comprendre une langue inconnue ; de dévoiler des faits lointains ou cachés ; de faire preuve de forces qui dépassent, selon l’âge ou la condition, les forces naturelles. Ces signes peuvent offrir quelque indication. Mais, puisqu’on ne doit pas attribuer nécessairement des signes de ce genre à l’influence du diable, il faut de plus être attentif à d’autres signes, principalement d’ordre moral et spirituel qui, d’une autre manière, manifestent une intervention diabolique, comme par exemple une aversion virulente envers Dieu, le Saint Nom de Jésus, la bienheureuse Vierge Marie et les saints, l’Église, la parole de Dieu, les choses et les rites, en particulier ceux qui touchent les sacrements, les images saintes. Parfois enfin on devra évaluer avec soin le rapport de tous ces signes à la foi et au combat spirituel dans la vie chrétienne, puisque le Malin est l’ennemi avant tout de Dieu et de tout ce qui relie les fidèles à l’action salvifique de Dieu