Jour 7 : FORMATION À LA PRÉSIDENCE|PRÉSIDER UN TEMPS DE LOUANGE.
Que celui qui préside le fasse avec zèle! (Rom. 12:8)
La Bible n’est ni pour l’anarchie, ni pour la dictature. Dieu est un Dieu d’ordre et de liberté; merveilleuseharmonie dans laquelle peut grandir et s’épanouir un homme, une femme, un groupe, une communauté. Celui ou celle qui préside doit chercher cet équilibre que seul le Saint-Esprit peut parfaitement accorder. S’il faut l’onction du Saint-Esprit pour témoigner, il la faut aussi pour présider. Cette responsabilité doit s’assumer main dans la main avec Dieu, à l’écoute de l’Esprit d’abord, à celle du prochain ensuite. Paradoxalement, celui qui entraîne le peuple dans la louange a un rôle primordial, mais il doit peu à peu se faire oublier, à l’exemple de Jean-Baptiste préparant le venue de Jésus, pour ensuite s’effacer et lui laisser toute la place. Ce premier principe est certainement le plus important pour vivre un temps de louange profond etheureux pour Dieu et son peuple. Un président effacé, mal préparé, ou indécis au départ, provoquera une
dispersion quasi totale aussi bien dans les prières que dans les chants. Car si le président ne remplit pas son rôle, d’autres le feront à sa place, et partiront dans toutes les directions et sur tous les thèmes. Si le thème n’apas été annoncé, chacun priera selon «son thème», l’un, oubliant la louange, commencera à intercéder, l’autre, pour «redresser la situation», entonnera son cantique préféré. Le résultat nous est malheureusement familier: ces moments de louange se ressemblent tous, ils nous laissent à demi rassasiés, notre attention n’étant pas vraiment sur Dieu, mais sur la réunion elle-même. N’avez-vous jamais été passager dans une voiture qui patine, s’enlise ou dérape ? A ce moment précis, votre estomac se noue, vous cherchez à retenir la voiture, à vous pencher ou vous soulever pour être plus légers (bien que cela ne change rien). Par contre, quand tout se passe bien et que vous avez confiance dans le chauffeur, vous êtes libres de vous entretenir de mille et une choses n’ayant aucun rapport avec la voilure. II cri est de même pour la louange: celui qui préside devrait conduire de manière à ce que le peuple ne fasse pas d’efforts pour pousser, redresser ou soulever la réunion, mais porte
toute son attention sur Dieu seul et son amour infini.
L’attitude inverse n’est pas plus heureuse; elle se produit avec un président zélé, certes, mais qui refuse des’effacer le moment venu. Pour reprendre l’exemple de la voiture, cela équivaut à enclencher la deuxième vitesse alors que le véhicule est lancé à quatre-vingts à l’heure: bruit, souffrance pour le moteur, perte de vitesse seront le résultat: pourquoi’? La deuxième vitesse n’a pas sa place à ce moment-là. De même, un président qui prend toute la place par ses prières, sans laisser les gens s’exprimer, entonne constamment des cantiques, lait des commentaires, empêchera le flot de l’Esprit de se répandre comme il voudrait le faire. Le peuple est conscient du président et non du Seigneur, à l’écoute du président et non de l’Esprit, cherchant àplaire au président et non à Dieu.
Voici quelques remarques pour une meilleure direction de nos temps de louange:
1. Vivez le flot de la louange.
Au cours de ces dernières années, Dieu a renouvelé l’hymnologie dans son Eglise en inspirant davantage de prières chantées que de chants poétiques. Lorsqu’ils chantent, les gens parlent davantage à Dieu et moins à l’assistance. Ils proclament: « Tu es mon fidèle ami» et non seulement: «Quel ami fidèle et tendre nous avonsen Jésus-Christ.»
L’Esprit Saint nous conduit dans des temps de louange de plus en plus puissants, où le ciel et la terre s’unissent pour former ce bruit de grandes eaux dont parle l’Apocalypse. Beaucoup de chrétiens découvrent cette puissance du flot de la louange dans des grands rassemblements tels que «Mission 87», les « GO-festival » ou autres fêtes chrétiennes. Mais est-ce réservé à ces grandes manifestations ? Non, heureusement pas! Ce flot peut aussi couler dans un groupe de cinquante, douze ou six personnes. Il se pro longera dans votre culte de famille, en couple, et dans votre recueillement personnel; car ce flot coule de l’Esprit Saint dans nos coeurs et
glorifie le Père et le Fils. Le bruit de grandes eaux est la mise en commun des fleuves qui débordent de notre
sein. En tant que président, votre tâche consistera à orienter ce flot. Voici quelques suggestions:
A. Veillez avant le début de la rencontre, à ce que la technique soit bien réglée, que les musiciens se soient accordés, et qu’ils aient répété si nécessaire. II faut aussi qu’ils comprennent bien vos instructions; elles seront souvent transmises par un simple geste au cours des chants. Désirez-vous qu’ils cessent de jouer, jouent plus doucement, reprennent le chant au début ou au milieu ? Tout cela doit se faire sans heurts, ni interruptions.
B. Pour enrichir votre répertoire sans couper le flot de la louange, mettez les chants moins connus au début, alors que les gens ne sont pas encore en prière.
C. Prenez plusieurs chants à la .suite qui s’accordent u« point de vue d« thème et do la tonalité. Si les chants se suivent directement, il est préférable de rester sur le même ton, ou de monter.
D. Ne restez pas silencieux sans explications. Les temps de silence devant Dieu sont très précieux, mais ils ne doivent pas être provoqués par un manque de direction. Après avoir adoré le Seigneur par quelques chants pris à la suite les uns des autres, les gens doivent savoir ce que vous attendez d’eux: des prières spontanées, une lecture sur le thème choisi, une écoute prophétique ? Les gens doivent aussi savoir s’ils ont toute liberté des’exprimer ou si vous désirez prier au nom de tous. Soyez particulièrement attentif à cela, car une mauvaise
communication à ce niveau empêche le flot de l’Esprit de couler comme il le devrait.
E. Soyez vous-même un adorateur en esprit et en vérité. Vous n’entraînez pas seulement les autres dans la louange et l’adoration, mais vous vivez vous-même – comme un modèle – ces moments devant eux. Quel dommage quand les dirigeants parlent entre eux, alors que le peuple loue et chante. David dansait devant Dieu de toutes ses forces à la tête du peuple d’Israël.
F. Choisissez des chants que vous connaissez bien vous-même, afin d’être capable d’entraîner et d’être à l’aise pour reprendre le refrain ou une strophe pour la seconde fois. Il peut être très beau de faire chanter une strophe par les dames, puis par les hommes, pour ensuite reprendre en choeur. On peul aussi écouter un instant les instruments ou muser très doucement pendant que quelqu’un prie ou lit un texte. Un chant prolongé ainsi sera vécu plus intensément qu’à l’accoutumée.
G. Quand, dans votre rôle de sacrificateur, vous aurez amené le peuple dans un contact intime avec Dieu, vos directives devront être extrêmement brèves, sinon inexistantes. Le problème à ce niveau est la communication des numéros des chants. Voici trois solutions ayant rendu de grands services:
a. Inscrivez dans l’ordre sur un tableau les numéros des chants. Les gens pourront s’y référer sans que cela nécessite votre intervention.
b. Donnez à haute voix le numéro du chant, mais seulement après la première mesure jouée par les musiciens. Dans ce cas-là, le micro facilitera les choses.
c. Utilisez un rétroprojecteur. Cette dernière solution est idéale puisqu’elle permet à chacun d’avoir les mains libres. Beaucoup savent la plupart des chants par coeur et fermeront les yeux, tandis que les autres n’auront aucune difficulté à suivre sur l’écran Cette méthode peut vraiment bouleverser nos temps de louange en leur donnant liberté et joie nouvelles. Cela nécessite pour vous une bonne communication avec la personne préposée à placer les transparents sur l’appareil. Veillez à ce que l’écriture soit nette, le texte droit et complet. Beaucoup de chants sont sujets à des droits d’auteur; un peu de correspondance et quelques frais ne sont pas des obstacles insurmontables. Je ne peux que vous recommander une bonne gestion à ce niveau-là dès le départ.
Voici un court témoignage illustrant toute la puissance du flot de la louange: pour ouvrir officiellement la campagne d’évangélisation qui se déroula durant les Jeux Olympiques de 1984 à Los Angeles, seize mille chrétiens réunis dans un stade louaient le Seigneur. Dans cette immense cité de dix millions d’habitants, la police dénombre habituellement quarante-huit agressions mortelles et morts violentes chaque jour; pendant les deux semaines d’évangélisation qui suivirent, ces tragédies tombèrent « inexplicablement» à zéro . . . De plus, environ seize mille personnes prirent la décision de suivre Jésus-Christ.
2. Ne faites pas de présuppositions négatives.
II semble que le «hit-parade» des introductions aux temps de louange et même aux cultes est malheureusement tenu par ces propos:
« Vous n’avez peut-être pas du tout envie de louer le Seigneur. » «Je pense que plusieurs sont abattus ou découragés, vous avez eu une semaine pénible.», «Je sais que beaucoup parmi vous sont fatigués.» «Certains se disent peut-être: ah! Encore une réunion!» «Je ressens une oppression spirituelle; nous devons prendre position par la louange contre l’ennemi.». Par manque de préparation sérieuse, d’originalité, d’écoute réelle de l’Esprit, on ressasse les mêmes formules passe-partout. La louange devient un « truc» pour remonter le moral, au service de l’homme et non de Dieu. Imaginons un jeune homme s’adressant à sa fiancée; « Je n’ai pas envie de te parler aujourd’hui, mais je choisis de le faire . . .» Ou encore: « Je n’éprouve aucun sentiment pour toi, mais puisque t’aimer est un ordre, je
m’efforce de t’aimer.» Sont-ce des paroles de louange ? Non, évidemment: la jeune fille s’en ira blessée dans son coeur. De même, certaines paroles d’introduction à la louange suggèrent que la vie chrétienne est pénible, que c’est une corvée de se réunir et que chacun aimerait mieux faire n’importe quoi plutôt que de louer Dieu.
Évidement, c’est à son insu que le président transmet ce message; cependant, il est bien réel et il aura ses conséquences: l’enthousiasme fera place peu à peu au devoir, et le privilège deviendra corvée.
Etes-vous heureux d’être chrétiens ? Aimez-vous le Seigneur ? Avez-vous de l’espérance pour l’avenir ? Aimez-vous la vie ? Est ce un privilège de passer une heure en sa présence ? Alors, dites le!
3. L’ego: ennemi de l’adorateur.
Il est certain que la louange est un antidote efficace à la dépression et qu’elle produit pour nous et en noustoutes sortes de bénédictions; mais est-ce là son but premier ? Et qui est l’objet de notre louange ? La nuance est si subtile que beaucoup ne la remarquent pas. Même en écoutant quelqu’un louer Dieu, on ne peut souvent pas la discerner. Dans ce monde, seuls les objets (le valeur sont incités: les billets de banques, les tableaux, les pierres précieuses, etc. Qui d’entre nous a déjà vu de faux sacs-poubelles ? Personne, car un faux
sac-poubelle aurait autant de valeur qu’un vrai. Le diable ne connaît que trop bien la valeur de la louange. En flattant notre ego, il transforme l’amour en marchandage, nous persuadant de louer Dieu POUR obtenir la bénédiction, POUR résoudre nos problèmes, POUR remporter la victoire, POUR NOUS. Mais Dieu cherchedes adorateurs en esprit et en vérité, car, même tout puissant, Dieu ne peut s’adorer lui-même. II cherche deshommes et des femmes si bouleversés par son Esprit qu’ils répondent par un don total de leur vie à ce Dieu
d’amour. Cessons de louer Dieu «POUR» et apprenons à le louer «PARCE QUE». Celui qui cherche à se rendre heureux ne connaîtra jamais la plénitude de celui qui veut rendre heureux. Cette louange ressemble en tous points à la véritable, mais elle est vidée de son essence, elle a l’odeur du marché et non celle du temple; ce n’est qu’une imitation. Tout le monde peut s’y laisser prendre, sauf Dieu. Reprenons l’exemple du fiancé: pourquoi prend-il sa bien-aimée par la main ? Parce qu’il l’aime, ou pour son propre plaisir ? Pourquoi la
demande-t-il en mariage ? Pour la rendre heureuse ou pour être heureux ? Oui, l’égoïsme peut s’habiller d’amour; voilà pourquoi tant de couples font naufrage. Celui qui préside peut ainsi entraîner le peuple de Dieu tout entier dans la fausse direction en excitant l’intérêt au lieu de l’amour. La louange, d’une manière ou d’une autre, sera présentée comme un moyen de RECEVOIR et non D’OFFRIR.
Mais alors, direz-vous, Dieu n’a-t-il pas promis la victoire et la bénédiction à ceux qui le louent? Bien sûr, Dieu brûle du désir non seulement de tout nous donner, mais encore de se donner lui-même à nous comme un père à ses enfants, un fiancé à sa fiancée. Car, comme la fiancée fait la joie de son fiancé, AINSI, tu feras la joie deton Dieu (Es. 62:5). Mais seule la louange purifiée de calculs conduit à cette intimité. Faut-il le répéter ? Seul l’amour satisfait Dieu, «Dieu a tant aimé qu’il a donné . . .» (Jn. 3:16). Donnons-nous en retour sans réserve à Lui. Depuis que je suis chrétien, je n’ai jamais béni Dieu sans qu’il me bénisse en retour, mais j’ai ainsi erré dans le désert d’une louange intéressée.

Il est certain que la louange est un antidote efficace à la dépression et qu’elle produit pour nous et en nous toutes sortes de bénédictions.
Cessons de louer Dieu «POUR» et apprenons à le louer «PARCE QUE». Celui qui cherche à se rendre heureux ne connaîtra jamais la plénitude de celui qui veut rendre heureux.
Pour vivre un temps de louange profond et heureux pour Dieu et son peuple, on doit d’abord se faire oublier, à l’exemple de Jean Baptiste préparant la venue de Jésus,pour ensuite s’effacer et lui laisser toute la place.
Cessons de louer Dieu «POUR» et apprenons à le louer «PARCE QUE». Celui qui cherche à se rendre heureux ne connaîtra jamais la plénitude de celui qui veut rendre heureux.
Celui qui cherche à se rendre heureux ne connaîtra jamais la plénitude de celui qui veut rendre heureux.
Seul l’amour satisfait Dieu, «Dieu a tant aimé qu’il a donné . . .» (Jn. 3:16).
Donnons nous en retour sans réserve à lui.
Cessons de louer Dieu 《POUR 》et apprenons à le louer 《 PARCE QUE 》. Celui qui cherche à se rendre heureux ne connaîtra jamais la plénitude de celui qui veut rendre heureux.
celui qui entraîne le peuple dans la louange a un rôle primordial, mais il doit peu à peu se faire oublier, à l’exemple de Jean-Baptiste préparant le venue de Jésus, pour ensuite s’effacer et lui laisser toute la place
Celui ou celle qui préside doit chercher cet équilibre que seul le Saint-Esprit peut parfaitement accorder
Cessons de louer Dieu «POUR» et apprenons à le louer «PARCE QUE».
Soyez vous même un adorateur en esprit et en vérité. Vous n’entraînez pas seulement les autres dans la louange et l’adoration, vous vivez vous même comme un modèle
Cessons de louer Dieu 《POUR 》et apprenons à le louer 《 PARCE QUE 》. Celui qui cherche à se rendre heureux ne connaîtra jamais la plénitude de celui qui veut rendre heureux.