JOUR 7 : FONDEMENTS BIBLIQUES (suite)
6. Délivrance et vie chrétienne
Le Nouveau Testament proclame que, par sa croix et sa résurrection, le Christ a définitivement triomphé du péché, de Satan et de la mort. Cependant, il demeure évident que le mal continue d’exister dans le monde et que la défaite finale de Satan est proche. L’oeuvre de salut du Christ ne sera achevée qu’à la fin des temps, quand il « remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance. »
Jusque-là, Satan a encore l’autorisation d’agir dans le monde. La création tout entière gémit dans les douleurs de l’enfantement, attendant la plénitude de la rédemption, tandis que le malin est toujours à l’oeuvre, cherchant à saper le Royaume de Dieu et à mener les peuples à leur destruction, sachant que ses jours sont comptés.
Au cours de la période entre son ascension et son retour dans la gloire, le Christ donne aux membres de son corps le privilège de partager son combat et sa victoire sur Satan. Ainsi le Nouveau Testament parle-t-il fréquemment de notre combat contre les adversaires démoniaques. La vie chrétienne est un combat spirituel dans lequel nous avons à lutter contre le mauvais et à grandir dans une liberté de plus en plus grande vis-à-vis de son influence dans nos vies. Par nous-mêmes, nous n’aurions aucune chance de gagner, mais dans le Christ nous avons la victoire.
« Notre conduite est bien une conduite d’homme, mais nous ne combattons pas de manière purement humaine. En effet, les armes de notre combat ne sont pas purement humaines, elles reçoivent de Dieu la puissance qui démolit les forteresses. »
Les différentes sortes d’activités démoniaques
Le Nouveau Testament dévoile les stratégies de Satan et les diverses façons dont il agit dans les coeurs des hommes et dans le monde. En même temps, l’Écriture apprend aux chrétiens à l’emporter sur le diable. Une partie de la catéchèse chrétienne sert à rendre les fidèles conscients des stratégies du diable « pour ne pas (se) laisser dominer par Satan, dont nous connaissons bien les intentions ».
L’activité préférée de Satan est de tenter l’homme pour qu’il pèche.
Satan a tenté Jésus lui-même après son baptême, essayant de le persuader de poursuivre les louanges du monde au lieu de la mission confiée par son Père, qui allait entraîner souffrance et mort. Le refus de Jésus de succomber à ces tentations était le prélude à sa victoire finale sur la croix. De la même façon, Satan ne cesse d’attirer à la fois croyants et non-croyants vers des péchés comme l’orgueil, l’avarice et le désordre sexuel. Le malin cherche en particulier à séduire les chrétiens pour qu’ils se détournent de leur foi. La première Lettre de Pierre nous avertit : « Votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. »
Satan agit aussi par le moyen de la tromperie, faisant apparaître le mal comme désirable et faisant apparaître Dieu comme l’adversaire de notre bonheur, comme il l’a fait auprès d’Ève dans le Jardin. C’est pourquoi Jésus dit de Satan qu’il est le « menteur et père du mensonge ». Il cherche en permanence à aveugler l’esprit des foules sur la vérité et ainsi leur dérobe leur liberté et la plénitude de vie que Dieu désire pour chacun de nous. Satan se déguise même en ange de lumière. Ceux qui suivent ses mauvais conseils peuvent eux aussi devenir menteurs, comme ce fut le cas pour Ananias et Saphire. Paul nous prévient que les tromperies de Satan peuvent se produire sous la forme de faux enseignements qui égarent les fidèles de la doctrine authentique de l’Église. Ces enseignements peuvent paraître attirants mais sont en vérité « des doctrines démoniaques ».
La peur est un autre moyen par lequel le malin garde les gens liés.
La Lettre aux Hébreux déclare que Jésus est venu pour « réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves ». La « crainte de la mort » ne fait pas seulement allusion à la mort physique mais à toute circonstance qui nous fait prendre conscience de notre condition mortelle – la douleur, le manque, la faiblesse, la critique, l’opposition, l’échec, la perte. Ces craintes influencent de nombreux choix humains de façon inconsciente, conduisant souvent à des fuites, dépendances et autres efforts destructeurs de protection de soi.
Un des moyens les plus frappants par lesquels Satan fait que les êtres humains sont retenus dans des liens spirituels est par une colère non résolue ou un manque de pardon pour des offenses passées.
Bien que l’émotion de colère ne soit pas en soi pécheresse, le fait de s’y attacher l’est. Paul nous avertit que si nous gardons la colère dans notre coeur nous laissons la place au malin : « Si vous êtes en colère, ne tombez pas dans le péché ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère. Ne donnez pas prise au diable. » Jésus prévient que le serviteur qui refuse de pardonner à son serviteur sera « livré aux bourreaux », ce qui peut faire référence aux tourments spirituels de cette vie tout autant qu’après le jugement final.
Le malin peut aussi agir au moyen d’obstacles et attaques extérieurs, surtout ceux qui nuisent à la mission évangélisatrice de l’Église.
Jésus parle de Satan comme de celui qui sème de mauvaises herbes dans le champ de Dieu et qui arrache la parole de Dieu à ceux qui l’écoutent. Satan empêche Paul d’aller à Thessalonique, le tourmente à l’aide d’une « écharde dans la chair » et fait obstacle à sa prédication de l’Évangile en se servant d’Elymas le mage et de la jeune fille qui avait des oracles. Dans le livre de l’Apocalypse, Jésus dit à l’Église qui est à Smyrne que le diable va jeter quelques-uns d’entre eux en prison. Comme nous l’avons dit précédemment, certaines maladies physiques ou mentales peuvent aussi parfois avoir des origines démoniaques. Dans certains cas extrêmes, le diable peut même prendre le contrôle du corps d’une personne, comme dans les exorcismes rapportés dans les Évangiles.
Enfin, la forme la plus grave d’influence démoniaque se trouve dans les cas où une personne a visiblement donné tout consentement de sa volonté au malin.
On le voit particulièrement dans le cas de Judas, en qui « Satan est entré », l’incitant à trahir Jésus. On trouve la même situation lorsque Pierre repousse Ananie : « Ananie, comment se fait-il que Satan a envahi ton coeur, pour que tu mentes à l’Esprit, l’Esprit Saint… ? » Alors que les personnes possédées par les démons dans les Évangiles manifestent clairement le désir d’être libérées, dans ces autres cas, la personne a librement choisi le mal et ne manifeste aucun désir d’être délivrée.

Un des moyens les plus frappants par lesquels Satan fait que les êtres humains sont retenus dans des liens spirituels est par une colère non résolue ou un manque de pardon pour des offenses passées.
La peur est un autre moyen par lequel le malin garde les gens liés.
Un des moyens les plus frappants par lesquels Satan fait que les êtres humains sont retenus dans des liens spirituels est par une colère non résolue ou un manque de pardon pour des offenses passées.
La peur est un autre moyen par lequel le malin garde les gens liés.
La vie chrétienne est un combat spirituel dans lequel nous avons à lutter contre le mauvais et à grandir dans une liberté de plus en plus grande vis-à-vis de son influence dans nos vies.
Un des moyens les plus frappants par lesquels Satan fait que les êtres humains sont retenus dans des liens spirituels est par une colère non résolue ou un manque de pardon pour des offenses passées.
La peur est un autre moyen par lequel le malin garde les gens liés.