JOUR 23 : LES DONS DE PAROLE (suite)
Les langues
Le don des langues est un discours inspiré par le Saint-Esprit dans une langue que celui qui la parle ne connaît pas. Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul semble parler de deux sortes de dons : les langues pour la prière et la louange personnelles, et les langues pour porter un message à l’assemblée.
Les langues en tant que don pour la prière, la louange et l’adoration
Les langues comme langage pour la prière sont un moyen par lequel le Saint-Esprit permet à une personne de louer et remercier Dieu, libérée de tout besoin de conceptualiser ou de mettre des mots sur les mouvements de son cœur. C’est comme une composition musicale sans paroles. C’est ce don auquel Paul fait référence quand il écrit :
« Celui qui parle en langues ne parle pas pour les hommes, mais pour Dieu : personne ne comprend car, sous l’effet de l’inspiration, il dit des choses mystérieuses. »
C’est un don permettant d’exprimer notre amour pour Dieu, qui coule bien au-delà des limites du langage humain. La prière en langues dépasse l’âme et provient directement du cœur ; c’est donc une des formes de ce que la tradition catholique appelle la prière contemplative – type de prière dans laquelle l’esprit n’est pas actif, mais où le cœur est pleinement attentif à Dieu. On assiste à une des plus belles expressions de ce don lorsque toute une assemblée chante en langues, dans une harmonie qui monte et qui descend, inspirée par le Saint-Esprit, et louant le Seigneur comme d’une seule voix.
Le don des langues en tant que langage de prière est le seul don spirituel dont Paul remarque qu’il n’est pas pour le bénéfice des autres, mais qu’il profite à celui qui l’exprime : « Celui qui parle en langues s’édifie lui-même. » Nous sommes ainsi édifiés car nous approfondissons notre relation au Seigneur et embrasons notre amour pour lui. Lorsque vous vous édifiez vous-mêmes, c’est une bonne chose, car cela vous donne une plus grande capacité pour édifier les autres.
Les langues en tant que message public
Dans son deuxième sens, c’est-à-dire en tant que message pour l’Église, le don des langues atteint son but lorsqu’il est suivi d’une interprétation. Il devient alors une forme de prophétie. La deuxième forme que revêt ce don est bien plus rare que la première.
Paul insiste en disant que quiconque reçoit un message en langues doit prier pour son interprétation, pour que tous le comprennent et en soient édifiés. Sinon, il n’a aucune valeur. Il écrit : « Dès lors, celui qui parle en langues, qu’il prie pour être capable d’interpréter », et : « Prophétiser vaut mieux que parler en langues, à moins qu’on n’interprète ce qui a été dit en langues : ainsi, on aide à la construction de l’Église. »
Les langues en tant que don pour l’intercession
on des langues peut nous aider lorsque nous prions pour nos frères. Paul fait probablement référence aux langues lorsqu’il parle des gémissements inexprimables de l’Esprit :
« Bien plus, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles. »
Lorsque nous ne savons pas bien comment prier pour telle personne ou telle situation, surtout dans le cas d’une situation apparemment inextricable, les langues peuvent nous aider à nous ajuster à ce que Dieu veut faire. Notre prière devient alors bien plus efficace. Parfois, quand nous prions en langues, le Seigneur peut nous donner de sentir précisément la façon dont nous devons centrer notre prière. À d’autres moments, nous prierons simplement en union avec des gémissements ineffables de l’Esprit.
Paul nous exhorte aussi, en toutes circonstances, à « prier dans l’Esprit qu’il nous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles ». « Prier dans l’Esprit » fait probablement référence à la prière en langues, ainsi qu’à d’autres formes de prière inspirées par l’Esprit. Et voici une autre référence dans le livre de Jude (20-21) : « Mais vous, bien-aimés, construisez votre vie sur votre foi très sainte, priez dans l’Esprit Saint, gardez-vous dans l’amour de Dieu… »
Randy : En 1984, un jour où notre fils aîné, âgé de trois ans, souffrait d’une crise d’asthme, il dit à sa maman qui priait pour lui : « Maman, ne prie pas comme ça, prie de l’autre façon. »
Ma femme, DeAnne, lui répondit : « Que veux-tu dire, Josh ? »
Il lui dit : « Tu sais bien, maman, quand tu utilises des mots que je ne comprends pas. »
Ma femme lui demanda alors : « Pourquoi, Josh ? »
Il lui dit : « Parce que, maman, ça marche mieux. »
Bien sûr, notre fils de trois ans n’avait aucune théologie à affirmer ou désapprouver. Cependant, ce dialogue m’a toujours marqué, ainsi que la perception qu’avait Josh de la plus grande efficacité de telle ou telle prière.
En 1994 ou 1995, je fis l’expérience de mon premier miracle créatif le jour où le cerveau d’une femme fut guéri d’une maladie de Parkinson avancée. Quand j’appelai ma femme pour lui raconter le miracle, elle me dit : « Cela a eu lieu vers minuit hier soir, n’est-ce pas ? »
Je lui répondis : « Comment le sais-tu ? »
Elle me raconta : « Vers minuit, Jérémie (qui n’avait alors pas encore deux ans) s’est réveillé en hurlant car il avait mal à une oreille. Le seul moyen que j’ai trouvé pour qu’il s’arrête de crier a été de prier en langues sur lui. Si je priais en anglais, il continuait à hurler de douleur, mais si je priais en langues, il s’arrêtait. J’ai dû
te la nuit jusqu’à cinq heures du matin. J’ai senti que ce devait être une attaque et que tu avais dû avoir une guérison puissante ou un miracle. »
Je ne veux en rien minimiser la puissance de la prière en anglais ou dans quelque langage humain que ce soit, mais j’ai simplement voulu rapporter l’expérience de ma femme fidèlement. Je n’ai aucune théologie à défendre ici, ni rien d’autre que le récit d’un témoignage inhabituel racontant combien les langues peuvent nous être utiles dans la vie.
Le don miraculeux des langues
Parfois, Dieu emploie le don des langues d’une manière surnaturelle encore plus évidente, dans le cas où la personne parle une langue humaine qu’elle n’a jamais apprise. Cette forme de don s’appelle la xénolalie. Le jour de la Pentecôte, la manifestation des langues se fait sous cette forme miraculeuse :
« Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : “Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu33. »
Luc ne précise pas si le miracle était la parole ou l’écoute. Les disciples parlaient-ils dans des langues qu’ils n’avaient pas apprises ou bien s’exprimaient-ils dans des sons incompréhensibles que ceux qui les écoutaient entendaient dans leur propre langue ? Quoi qu’il en soit, Dieu s’est servi de ce miracle de communication pour étonner le peuple et ouvrir son cœur à la Bonne Nouvelle de Christ que Pierre était sur le point de prêcher.
Randy : Un de mes amis au Mozambique parle douze ou treize langues. Il m’a dit que certaines de ces langues se ressemblent beaucoup, mais que d’autres sont aussi différentes l’une de l’autre que l’anglais l’est du russe ou du coréen. Chaque fois qu’il va évangéliser dans un nouvel endroit et qu’il entend la langue, il reçoit la capacité de la parler et de la comprendre. On raconte souvent ce genre d’histoires où des gens parlent une langue qu’ils ne connaissent pas, et j’en ai été moi-même le témoin. C’est cependant l’expérience la moins courante, que ce soit dans la Bible ou aujourd’hui.
Mary : Parfois, Dieu se sert du don miraculeux des langues pour persuader les gens de la puissance surnaturelle du Saint-Esprit. Il y a quelques années, un prêtre d’Ouganda est venu dans ma paroisse. Il était sceptique à propos des dons charismatiques, mais, un jour rouvait à l’autel pour la messe, toute l’assemblée se mit à prier en langues. Il fut stupéfait d’entendre un prêtre derrière lui, originaire du Michigan, prier dans son dialecte d’Ouganda. Il se tourna vers lui pour lui demander : « Où avez-vous appris mon dialecte ? » Lorsque l’autre prêtre affirma qu’il ne connaissait rien aux langues africaines et qu’il ne faisait que prier en langues, notre visiteur fut convaincu de la réalité de ce don.
Comme d’autres dons de parole, les langues fonctionnent parfois avec les dons de guérison ou d’opérer des miracles. Un jour, une de mes amies, qui servait comme aide pastorale dans une paroisse, reçut un appel de paroissiens lui demandant d’aller prier dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital local pour un membre de leur famille, dont les jours étaient en danger. Mon amie leur demanda s’ils voulaient un prêtre, ce à quoi ils répondirent que non, car cette personne s’était éloignée de l’Église à la suite d’un problème avec un prêtre des années auparavant. Voici le récit de mon amie :
Je partis rapidement, priant en langues sur la route en demandant au Seigneur de me donner les paroles de réconfort et d’accueil nécessaires.
Arrivée en service de réanimation, je fus accueillie par le mari de Seoun. Il m’accompagna voir Seoun qui, sous perfusion, semblait sans vie. Il m’expliqua qu’elle avait fait une grave attaque. Il était terrorisé et ne savait que faire.
Je joignis les mains et invitai le mari à prier avec moi. Immédiatement, les langues sortirent de ma bouche. Je ne connaissais pas la langue que je prononçais. Seoun se mit à bouger, ses yeux semblant s’ouvrir. Les infirmières de Réanimation arrivèrent, nous demandant de quitter la chambre. Visiblement, il se passait quelque chose, mais ce n’était pas évident de savoir si c’était pour le meilleur ou pour le pire.
En route vers la salle d’attente, son mari me demanda où j’avais appris la langue maternelle de Seoun, le coréen. Il me dit que je parlais parfaitement la langue et qu’en plus, j’avais récité la prière que Seoun enfant adressait à Jésus.
Ma réponse fut : « Gloire à Dieu ! »
Le mari me partagea leur colère envers l’Église ; aussi, nous avons prié pour que tous deux soient libérés. Il était clair que le Seigneur voulait les toucher tous les deux. Puis les infirmières arrivèrent et nous firent entrer. Seoun s’était réveillée et réagissait quand on la touchait, elles étaient stupéfaites !
Quelques semaines plus tard, Seoun est venue nous rendre visite à la paroisse en fauteuil roulant pour me remercier personnellement d’avoir prié pour elle. Aujourd’hui, des années après, Seoun mène une vie active. Son mari et elle sont revenus à la foi et, personnellement, j’ai été touchée de voir combien le Seigneur aime son peuple !
Les langues dans l’Histoire de l’Église
Le don des langues est celui, plus que tout autre, que beaucoup considèrent comme ayant disparu de la vie de l’Église pendant environ mille sept cents ans (d’environ l’an 200 à 1900). Mais, en environ mille sept cents ans (d’environ l’an 200 à 1900). Mais, en fait, les langues n’ont jamais complètement disparu, elles ont simplement été moins souvent exprimées. Comme nous l’avons mentionné au chapitre trois, les pères de l’Église parlaient souvent de ce don en employant le terme de « jubilation ». Plus tard, dans l’Histoire de l’Église, on retrouve ce don aisément dans les écrits de nombreux saints.
Saint Bernard de Clairvaux, moine du douzième siècle qui a redonné ferveur et sainteté à l’ordre cistercien, raconte comment il a loué Dieu d’une manière qui dépasse la pensée rationnelle :
« Parfois, l’amour me dilatant le cœur, je suis bien aise, à la vue de la bonté et de la miséricorde de Dieu, d’exhaler de mon cœur des louanges et des actions de grâces, alors je crois ouvrir une grande fenêtre à l’Époux qui est derrière la muraille, par laquelle, si je ne me trompe, il regarde avec d’autant plus de joie que ce sacrifice de louanges l’honore extrêmement. »
Saint Thomas d’Aquin, un des intellectuels les plus fins de l’Histoire, était aussi un homme de cœur quand il s’agissait de prière et de louange. Il parle de la prière à haute voix, mais sans paroles :
« Quand notre âme est embrasée par la dévotion dans la prière, nous exprimons spontanément des larmes, des soupirs, des cris de jubilation et bruits du même genre… Nous devons servir le Dieu à qui nous offrons notre respect dans la prière, non seulement avec nos esprits, mais aussi avec nos corps. »
« La jubilation est une joie inexprimable que l’on ne peut mettre en mots, mais même ainsi, la voix déclare cette immense joie… Les choses que l’on ne peut exprimer sont les bonnes choses de la gloire. »
Sainte Thérèse d’Avila, moniale du seizième siècle qui réforma le Carmel, priait ainsi, mais elle désirait surtout que toutes ses sœurs puissent faire de même :
« Dieu donne quelquefois à l’âme certaines joies et une oraison si extraordinaire qu’elle en est surprise et n’y comprend rien. Je vous en parle afin que, si sa majesté vous fait cette grâce, vous ne vous imaginiez pas qu’elle doive toujours durer. C’est, à mon avis, une grande union de toutes les puissances, qui ne leur ôte pas, non plus qu’aux sens, la liberté de connaître qu’elles jouissent d’un très grand bonheur, sans comprendre néanmoins ni quel il est, ni la manière dont elles en jouissent. Ceci paraît incroyable, quoique certainement il se passe de la sorte ; et cette joie que l’âme ressent est si excessive que, ne se contentant pas d’en jouir, elle voudrait la pouvoir dire et en faire part à tout le monde, afin qu’on l’aidât à en louer et en remercier Notre-Seigneur, qui est tout ce qu’elle désire. […] J’ai connu l’un de ces fidèles serviteurs de Dieu, nommé le père Pierre d’Alcantara, dont la vie a été si sainte que je crois ne pouvoir faillir en le mettant de ce nombre. Il criait comme eux à haute voix, et de telle sorte que ceux qui l’entendaient le prenaient pour un insensé. Oh ! mes sœurs, que souhaitable est cette folie ! et que nous serions heureuses s’il plaisait à Dieu de nous la donner à toutes ! »
Saint Jean-Marie Vianney, prêtre français du dix-neuvième siècle, était célèbre pour sa simplicité et sa sainteté. Il ne parlait que le
mme venue se confesser à lui, qui voulait lui demander conseil sur la volonté du Seigneur sur elle, raconte :
« Monsieur Vianney sembla se parler à lui-même l’espace de cinq minutes dans une langue qui m’était inconnue ; en tous cas, je n’y comprenais rien. À mon grand étonnement, je regardai son visage. Il semblait hors de lui-même et je pensai qu’il voyait le Bon Dieu. »
Grandir dans le don des langues
Le don des langues, en tant que langage pour la prière et la louange, est le plus simple et le plus largement répandu de tous les dons de l’Esprit dont la première lettre aux Corinthiens fait état. Paul encourage les chrétiens à rechercher ce don, comme tous les autres : « Je souhaiterais que vous parliez tous en langues, mais, plus encore, que vous prophétisie. » Le don des langues n’est pas obligatoire, évidemment, et personne ne devrait en faire un argument pour voir si Untel est chrétien ou pas. Cependant, il est vivement recommandé par Paul dont l’avis a un certain poids. Il équilibre son propos en rappelant que les langues sont un don merveilleux, mais que la prophétie l’est encore plus.
« Je parle en langues plus que vous tous, et j’en rends grâce à Dieu ; mais, quand l’Église est rassemblée, je préfère dire cinq paroles avec mon intelligence de manière à instruire les autres, plutôt que d’en dire dix mille en langues. »
Beaucoup ont peur des langues car elles leur semblent étranges. Il est vrai que la seule idée que des adultes prononcent des sons inintelligibles peut sembler choquer l’intelligence. Cependant, c’est justement la raison pour laquelle les langues peuvent nous apprendre à tout remettre entre les mains du Seigneur. Parler en langues requiert le désir de redevenir comme un enfant – d’avoir l’air fou ou de se trouver fou pour le Christ. Bien des personnes pensent que les langues sont la porte ouverte à d’autres dons de l’Esprit Saint, car il nous permet de nous rendre au Saint-Esprit sans être complètement passifs.
Il est largement répandu – en partie à cause de spécialistes qui ont analysé les textes bibliques sans avoir jamais vu ce don s’exprimer – que, pour parler en langues, on doit être dans une sorte d’extase religieuse où l’on perd tout contrôle de soi. Mais ce n’est habituellement pas le cas. Une personne qui parle en langues demeure toujours maîtresse d’elle-même et peut s’arrêter ou recommencer comme elle le souhaite ; il y a cependant un réel abandon à l’Esprit Saint. C’est comme conduire une voiture : pour la faire avancer, vous devez à la fois appuyer sur l’accélérateur et tourner le volant. Pour démarrer la prière en langues, il faut commencer à émettre des sons (appuyer sur le champignon), puis laisser l’Esprit Saint prendre les manettes (en le laissant tourner le volant). Au fur et à mesure que nous le laissons prendre les manettes, la langue se fait plus fluide. Dans la plupart des cas, quiconque demande ce don avec persévérance et commence à « appuyer sur le champignon » le recevra.
L’interprétation des langues
Voilà un don qui opère toujours en même temps que les langues, lorsque ce don est exercé pour donner un message public. C’est une capacité surnaturelle de comprendre le message et de le proclamer dans une langue comprise par les personnes présentes, pour que chacun en soit édifié. Il ne s’agit pas d’une traduction directe, mais d’une interprétation de ce qui vient d’être dit.
Paul enseigne : « Et si on parle en langues, qu’il y en ait deux à le faire, trois tout au plus, chacun à son tour, et qu’il y ait quelqu’un pour interpréter. » Celui qui interprète peut être la même personne que celle qui parle en langues, ou ce peut être quelqu’un d’autre. Le message en langues peut avoir été chanté et sera interprété par quelqu’un sous la même forme.
Quand une interprétation est donnée, c’est une sorte de prophétie. Pourquoi alors y a-t-il besoin d’avoir d’abord un message en langues ? Un message en langues peut avoir un effet puissant sur ceux qui l’entendent. Il parle au cœur plutôt qu’à l’esprit et centre l’attention sur la majesté du Seigneur et sur sa transcendance. L’interprétation qui suit alors possède un plus grand impact.

Celui qui parle en langues ne parle pas pour les hommes, mais pour Dieu : personne ne comprend car, sous l’effet de l’inspiration, il dit des choses mystérieuses. »
Une personne qui parle en langues demeure toujours maîtresse d’elle-même et peut s’arrêter ou recommencer comme elle le souhaite ; il y a cependant un réel abandon à l’Esprit Saint.
Quand notre âme est embrasée par la dévotion dans la prière, nous exprimons spontanément des larmes, des soupirs, des cris de jubilation et bruits du même genre… Nous devons servir le Dieu à qui nous offrons notre respect dans la prière, non seulement avec nos esprits, mais aussi avec nos corps. »
Quand notre âme est embrassé par la dévotion dans la prière, nous exprimons spontanément des larmes,des soupirs,des cris de jubilation et bruits du même genre.
Quand une interprétation est donnée, c’est une sorte de prophétie. Pourquoi alors y a-t-il besoin d’avoir d’abord un message en langues ? Un message en langues peut avoir un effet puissant sur ceux qui l’entendent. Il parle au cœur plutôt qu’à l’esprit et centre l’attention sur la majesté du Seigneur et sur sa transcendance. L’interprétation qui suit alors possède un plus grand impact.
Les dons de parole sont puissants et essentiels à la vie de l’Église. Lorsqu’ils sont exercés avec sagesse, discernement et amour, ils deviennent des canaux vivants de la présence et de la volonté de Dieu, pour aujourd’hui comme pour l’Église primitive.
《Bien plus, l’ Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il le faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu,qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est que l’Esprit intercède pour les fidèles 》
《Bien plus, l’ Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il le faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu,qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est que l’Esprit intercède pour les fidèles 》