Jour 17 : FORMATION À LA PRÉSIDENCE| PRÉSIDER UN PLEIN AIR D’ÉVANGÉLISATION (suite)
Dans notre diagramme, l’équipe plafonne à 90’%, mais dès 80’% de qualité, elle exerce un ministère public. Le
100 % correspondrait à un niveau professionnel demandant des années d’école. Soyez dynamiques enthousiastes, joyeux entraînants vivants et énergiques! Quel programme, n’est-ce pas ? Soyez fils de votre Père céleste qui envoie un vent rafraîchissant ou les rayons du soleil, une bouffée d’air trais ou une pluie désaltérante pour la population. «Les chrétiens qui s’étaient dispersés parcouraient le pays, pour annoncer, la bonne nouvelle de la Parole de Dieu. C’est ainsi que Philippe, par exemple, se rendit au chef-lieu de la Samarie et se mit à prêcher le Christ, le Messie promis. La population tout entière se montra très réceptive à ce qu’il disait, car elle entendait parler des
miracles qu’il accomplissait et pouvait même les voir de ses yeux: en effet, beaucoup de possédés furent délivrésdes esprits impurs qui sortaient d’eux en poussant de grands cris, de nombreux paralysés et des infirmes furent guéris. Aussi TOUTE LA VILLE était-elle EN JOIE.» (Act. 8:4-8; Parole Vivante). Le temps vient où ces choses se passeront dans nos rues. Gloire à Dieu pour les prémices que nous voyons déjà en Europe et davantage en Afrique, mais retenons l’exemple des premiers disciples et apportons la dynamique et
la joie du Saint-Esprit à ce monde triste et blasé. 97% des gens de nos villes ne vont plus à l’église; la plupart se souviennent de cérémonies solennelles dans unendroit sombre où l’on se déplaçait lentement en chantant sur une mélodie du 15ème siècle. Je ne rejette pas cela, mais comprenons que ce n’est pas le moyen qui ramènera à Jésus-Christ la nouvelle génération. Si elle ne va plus à l’église, c’est à l’église d’aller à elle (ce que Dieu nous répète depuis deux mille ans), mais ne commettons pas l’erreur d’y aller avec nos traditions; elles n’apporteront pas la vie; nous serons rejetés et déçus. Allons-y avec le dynamisme et la créativité, sinon des premiers chrétiens, du moins des derniers, peut-être. Ceci donne parfois des résultats inattendus. A l’occasion du sept centième anniversaire de la cathédrale de
Lausanne, nous avions décidé de jouer en plein marché la scène de la femme adultère. Deux hommes déguisésà l’orientale empoignèrent une jeune femme de l’équipe et la traînèrent littéralement à travers les passants encriant: «Lapidez-la, lapidez-la.» Une dame respectable se mit à courir derrière le trio en criant elle aussi: «Est-ce que vous voulez laisser cette jeune fille! Voulez-vous laisser cette jeune fille!!!» Moi qui avais le rôle de Jésus, je ne savais plus ni où regarder, ni quoi dire! On s’est demandé par la suite si notre mise en scène correspondait vraiment à la mentalité vaudoise… Les équipes de J.E.M. à Beaubourg ou Pigalle, ou encore celles d’Amsterdam, emploient des moyens parfois plus forts encore. Les gens ont besoin d’être secoués de leur torpeur, détournés de la perdition et ébranlés dans leurs
philosophies mensongères. C’est à vous de trouver les moyens de le faire, mais n’ayez pas peur de l’originalité bien placée. Le capitaine de l’Armée du Salut à Bordeaux prenait simplement une corde avec lui. Au début de son message, il demandai un volontaire dans la foule et le liait progressivement en lu demandant s’il pouvait se libérer.
Finalement, ce n’était plus possible… Suivait alors une prédication sur le péché, ou sur les passions. Le dialogue avec le public, la démonstration de la corde et la présence d’un volontaire extérieur au groupe assurait un public très attentif et plus nombreux, où chacun retenait le message. Une autre fois, il prit un tube de dentifrice presque vide et une petite assiette. Il fit venir un homme fort et courageux comme volontaire et lui demanda de presser le contenu dans l’assiette Celui-ci s’exécuta au plus grand amusement de chacun «Bien, fit
le capitaine, maintenant, remettez le dentifrice dans le tube…» Impossible, chacun le savait… Suivit un message sur la vie qui s’écoule sans que personne ne puisse revenir en arrière. Pensez et préparez un bon programme. Votre but doit être que le plus grand nombre de personnes ENTENDENT L’EVANGILE ET SOIENT SAUVÉES. Pour cela vous pouvez prévoir des temps forts dans votre plein air. A la fin, la foule devra avoir envie de rester, afin que chaque équipier puisse avoir des entretiens personnels. Vous pouvez donc prévoir des productions qui attirent l’attention et, immédiatement après, un témoignage. Certains témoignages rassemblent davantage de monde. D’autres, moins percutants, dispersent le public. Si c’est le cas, ne nous formalisons pas, il faudrait simplement que celui ou celle qui prend la parole raccourcisse ses propos, pour retenir au moins les dernières personnes. En général, il faut constamment rassembler l’assistance. Prévoyez donc votre programme en conséquence. Si vous programmez trois chants à la suite, sans gestes et assez lents, les rangs s’éclairciront. La foule se rassemble et se disperse très vite.
Exemple pour un programme de vingt minutes: temps
– Chant et chorégraphie (vous bondirez de joie) 2’30 » 3-30
– Présentation de l’équipe 45″ 30-26
– Mime 3′ 260
– Témoignage 3′ 60-50
– Chant (tu peux naître de nouveau) 3′ S0-38
– Mime 2’30 » 385
– Prédication, avec illustration 5′ 65-70
Contacts personnels
Présentez votre équipe, au début et au cours de la même séance, particulièrement si le mouvement des gens qui arrivent et qui partent est important. Voici une idée : «Bonjour! Qui sont ces jeunes? Une nouvelle secte`? Non, pas du tout! Nous ne voulons pas d’argent et encore moins vous embrigader dans un mouvement quelconque, mais si vous avez quelques instants, nous voulons vous présenter par des chants et des mimes, les réponses que nous avons trouvées aux questions fondamentales que chacun se pose: d’où est-ce que je viens, la vie a-t-elle un sens, Dieu existe-t-il ?»Vous pouvez faire une entrée plus classique, comme celle-ci: «Bonjour! Vous vous demandez probablement qui nous sommes . . . Tout simplement des chrétiens de différentes communautés de la ville. Nous avons trouvé un ami extraordinaire qui a changé nos vies: Jésus-Christ. Il vaut la peine de s’arrêter un jour et de se poser laquestion: est-il vraiment ce qu’il a prétendu être, le Fils de Dieu, le Sauveur ? Nous vous invitons à suivre maintenant les chants et mimes que nous interpréterons pour vous, et à examiner si le Christ n’a pas justement quelque chose à vous dire aujourd’hui.»
Ou plus incisive: «Nous ne sommes pas descendus dans la rue pour casser les vitrines, renverser les voitures ouprovoquer une émeute! Nous ne ferons pas la quête, si cela peut rassurer quelques-uns d’entre vous! Mais alors que voulons-nous’? Nous voulons protester contre la cruauté, l’égoïsme, l’orgueil, la méchanceté qui envahissent le monde, notre ville, notre vie, notre coeur. Nous voulons dire à tous ceux qui en ont assez de porter un masque, de jouer les satisfaits, de refouler leurs questions profondes: «Oui, le vrai changement est
possible, le changement radical et total de l’homme tout entier!» Ne croyez-vous pas que pour une fois, il vaut la peine de descendre dans la rue pour le dire? Alors, que tous ceux qui sont pressés d’aller regarder la télé, de refaire ce qu’ils font 365 jours par année, de se fuir eux mêmes, passent leur chemin! Et que ceux qui ont le courage d’écouter et de regarder autre chose restent! Nous en serons très heureux, et ils ne seront pas déçus.»
A vous de choisir une présentation adéquate et de faire mieux encore. Il arrivera que ces quelques mots «accrochent» la foule et que vous receviez une ou deux pensées imprévues, mais inspirées par l’Esprit; n’hésitez pas à les exprimer de façon concise et percutante. Si le feu du Saint-Esprit brûle dans votre coeur et que vous ressentiez la tristesse de Dieu devant l’horreur du péché, laissez votre coeur parler. Souvent dans ces moments-là, les auditeurs comprennent l’importance du message et plus encore, ils comprennent que Dieu est
en train de leur parler. Restez toujours parfaitement maîtres de vous-mêmes, sachez vous arrêter avant que le niveau d’écoute baisse et passez le relais à la présentation suivante.
Faut-il introduire les chants, et comment le faire ? Choisissez-en un ou deux dans le programme que vous présenterez au public. Votre introduction devra être en harmonie avec le message général du plein air, et non pas être une parenthèse isolée du reste. Si c’est la même personne qui fait la liaison entre les productions, le flot de l’Esprit coulera plus aisément, mais cela lui demandera une préparation complète et sérieuse. Ne pensons pas que cela ira tout seul et qu’on pourra dire n’importe quoi, sous prétexte que l’intervention est courte. Oui, il est facile de parler pour ne rien dire de plus, mais difficile de rester sous la conduite de l’Esprit et dans l’obéissance
qui apporte la vie! Si des personnes différentes annoncent les chants, elles chercheront à se compléter mutuellement. Cette pratique permet aux timides de se lancer une première fois, sans que cela représente un effort trop grand. Attention à bien retenir le moment où chacun entre en action. Alors que la dernière note du chant précédent est interprétée, l’intervenant doit être en place au milieu du cercle, prêt à prendre la parole sans délai.
Tous les chants n’ont pas besoin d’être introduits. Faites votre choix d’après leur message ou leur mélodie, et soulignez pour le public un point essentiel. Par exemple, pour un chant africain du Zaïre: «L’amour ne connaît pas de frontières et particulièrement l’amour de Dieu; la mélodie et les paroles que vous allez entendre nous viennent du Zaïre. Ce chant proclame que la seule perspective pour l’homme n’est pas le cimetière, mais la joie de vivre pour toujours avec Dieu.»
Un même chant peut être introduit de bien des façons, suivant le thème que vous voulez faire ressortir. Prenons le cas du chant d’évangélisation «Tu peux naître de nouveau», dont nous soulignerons les principaux thèmes.
Tu peux naître de nouveau
Tu pour tout recommencer
Balayer ta vie passée
Et repartir à zéro,
Avec Jésus pour berger
Tu peux boire de cette eau
Source de la pureté
Source de la vérité
Source de l’éternité
Tu peux être pardonné pour tous tes péchés passés
Car Jésus a tout payé
Tu peux recevoir la paix
Source de la liberté
Et repartir à zéro
Avec Jésus pour berger.
Exemple d’un choix: Balayer ta vie passée.
«Voici un chant qui va bien étonner les ménagères puisqu’il nous propose de balayer! Il y a bien des choses qu’on n’aime pas balayer, il y en a d’autres qu’on aimerait bien balayer, mais on lie le peut pas, comme par exemple la pile de factures ou de courrier en retard, les angoisses, les soucis, ou le rendez-vous chez le dentiste. Le jour où les hommes devront se présenter devant Dieu, beaucoup donneraient cher pour balayer leur vie passée, mais il sera trop tard.»
De même que l’introduction d’un chant peut être pétillante d’actualité et inciter les gens à écouter, de même, elle peut être monotone et vide d’intérêt. Voici quelques échantillons de la seconde catégorie pris sur le vif: «Le prochain chant qu’on va chanter maintenant, c’est: mon oreille…» (Mon oreille avait entendu parler de toi). «Le chant qu’on va vous chanter maintenant, c’est: chantez au Seigneur un chant nouveau.» «Le chant suivant s’appelle: chante Alléluia; c’est le chant qu’on va vous chanter maintenant.»
«On va chanter maintenant: qui donc dans le ciel…» Les gens savent bien qu’il y a un «chant suivant» ou qu’on va chanter après l’introduction, ce sont donc des phrases lourdes et répétitives qu’il faut éliminer. Pour certains, cela demandera un réel effort d’apprendre à conclure sans se servir de ces phrases passe-partout, mais comprenons qu’il est possible de mettre l’accent sur
l’essentiel; l’effet est tellement plus agréable! Donnons encore un exemple d’introduction pour le chant « Je louerai l’Éternel»: «Beaucoup lèvent le poing contre Dieu et l’accusent de tous les maux du monde, pourtant, ceux qui le connaissent vraiment savent reconnaître ses bienfaits et dire merci. II y a trois mille ans, un roi en Israël écrivait: «Je louerai l’Éternel de tout mon coeur, je raconterai toutes tes merveilles.» Arrêtez-vous là, sans ajouter: «C’est le chant qu’on va interpréter pour vous maintenant.» Relevons encore qu’une introduction de chant n’est pas un témoignage. En règle générale, elle ne devrait pas prendre plus de trente secondes. Il est possible aussi que celui qui vient de donner son témoignage introduise le chant ou le mime prévu pour confirmer ce qu’il a dit. Cela évite le va et vient supplémentaire d’une tierce personne au micro.
3. A vous de jouer.
En parcourant ces lignes, vous vous êtes peut-être demandé comment cela pourrait se réaliser concrètement dans votre église ou votre groupe de jeunes. La tâche vous paraît peut-être difficile mais elle n’est pas impossible. Vous avez envie de vous lancer, mais comment allez-vous faire ? Voici donc encore quelques conseils: Ayez une vision: elle est indispensable, car sans vision, le peuple périt. Vous vous rendez compte d’un besoin dans tel ou tel groupe de personnes de votre ville ou de votre région. Vous vous sentez profondément concerné, et votre coeur commence à brûler avec celui du Seigneur pour répondre à ce besoin. C »est le commencement de la vision. Au fur et à mesure qu’elle se développe, vous pouvez la partager avec d’autres qui la saisiront avec vous et se tiendront à vos côtés. Mais auparavant :
Intercédez régulièrement et avec ferveur peur tous les aspects de votre projet: les ouvriers, les structures, les autorisations, les personnes à atteindre, vous-même en tant qu’organisateur.
Fixez-vous des objectifs de foi et des buts devant le Seigneur, ce qui stimulera votre obéissance et vos prières. II faut que vos buts soient suffisamment élevés pour que le groupe dépende vraiment de l’aide et de l’onction de Dieu, toutefois sans être démesurés, ce qui aboutirait au découragement. Durant l’école d’évangélisation de 1984, nous avons clairement compris que Dieu voulait stimuler notre foi en donnant un but à toute l’école pour la période de cours d’octobre à décembre 1984.
Après avoir prié, nous avons annoncé à toute la classe que nous avions pour but, en tant que responsables, de voir au moins vingt personnes prendre une décision pour Christ avant Noël, au travers du ministère de toute l’école. Chacun a commencé à prier pour cela. Plusieurs activités orientées vers l’annonce de l’évangile étaient prévues, comme les plein airs le vendredi après-midi, un repas pour nos parents et amis, suivi d’un programme d’évangélisation, des week-ends d’évangélisation dans différentes villes, etc.
Nous avons placé une feuille devant la salle de cours où les noms des nouveaux convertis seraient inscrits, afin que nous les soutenions par la prière. Durant le premier mois, aucun nom ne fut inscrit. En tant que toute l’école face aux objectifs. Mais voilà qu’un universitaire se convertit, suivi d’une ou deux personnes dans les rues de Lausanne, puis le père de l’un des responsables, âgé de 82 ans, suite au repas mentionné plus haut, et ainsi de suite…
Le 20 décembre, trente et une personnes étaient inscrites sur la liste. Dieu avait répondu au-delà de nos
espérances et fortifié notre foi. Cette expérience était d’autant plus encourageante que ces décisions pour Christ avaient eu lieu durant la périodedes cours et non lors des voyages missionnaires.
Ensuite, les étudiants se répartirent en sept équipes envoyées dans différents pays, mais surtout en Afrique francophone, de janvier à mars 1985. Les pays visités sont largement ouverts à l’évangile, et plusieurs dizainesde milliers de personnes entendent la bonne nouvelle. Nous avons alors partagé un objectif global pour cette période et les suivantes, à savoir: l’évangélisation en équipe mobile en France, d’avril à juin, et les différents services d’été en juillet et août.
Chaque équipe avait la liberté de se proposer différents buts en d’autres domaines, mais le chiffre qui s’imposait à mon esprit depuis plusieurs mois concernait les décisions pour Christ. Dieu semblait nous mettre au défi de croire et d’oeuvrer pour voir mille personnes faire le pas décisif. Toute l’école, soit quarante-quatre étudiants et une douzaine de responsables étaient concernés, et ceci jusqu’à la fin d’août 85. Nous convenions qu’il ne s’agissait pas d’un mouvement de masse superficiel, mais de personnes qui, individuellement et sérieusement, feraient le premier pas vers Christ. En recevant les rapports des différents voyages à la fin mars, je constatai avec étonnement que ce nombre était déjà largement dépassé! Certes, plusieurs abandonnent par la suite, malgré l’assistance des pasteurs et des missionnaires sur place, mais d’autres amènent leurs amis, leurs frères et sueurs ou leurs parents, à vivre la même expérience. Pour le voyage dont je faisais partie, je puis témoigner d’une onction toute particulière de l’Esprit dans plusieurs messages. Le temps de la moisson est là. Si nous n’avions pas fixé de buts, notre attention, nos prières, notre zèle n’auraient pas eu la même intensité et je rends gloire au Seigneur pour celte merveilleuse leçon. Les buts répondent donc à des questions précises. Quand ? Combien ? Qui ? Comment ? La mission C.M.A. à Abidjan avait pour but de voir dix communautés établies en dix ans. Elle en a vu dix-neuf les deux premières
années! Ce n’est pas pour autant facile ou automatique. II faut une prière fervente, parfois désespérée et une obéissance persévérante. Il faut parfois surmonter l’opposition et l’incompréhension de frères et sueurs dans la foi, mais si Dieu est avec vous, obéissez à Dieu plutôt qu’aux hommes.
Ayez une stratégie afin d’atteindre vos buts. Les questions suivantes pourront vous aider en cela:
– De combien de personnes ai-je besoin ?
– Comment vais-je les trouver ?
– Quand allons-nous nous réunir ? à quelle fréquence ?
– Quand allons-nous sortir pour notre premier plein air ?
– Combien de plein airs allons-nous faire ?
– Quelle littérature allons-nous utiliser ?
– Quel genre de programme allons-nous présenter ?
Le budget: souvenons-nous que ni Jésus, ni les premiers chrétiens n’ont eu besoin de micros ou de voiture pour obéir à Dieu. Si vous n’avez rien, mettez-vous à l’oeuvre et le Seigneur vous donnera ce qui sera nécessaire. Ceci dit, si vous disposez d’un revenu, il serait bon de réfléchir au côté financier, afin de pouvoir présenter le projet concrètement à vos responsables et collaborateurs.
Exemple: Dépenses Disponible Revenus possibles
gratuitement
Guitare . . . . . . . . : x – Offrande
Littérature . . …..: 100.- – Dons volontaires
Sonorisation . . . : 328.- des participants
Déplacements … : x – 50’%n provenant du
Autorisations . . : x budget d’évangélisation
Electricité . . . . . : 25.- de l’église
Location local
répétitions . . . . : x
TOTAL………. : 453.-
Le règlement. Plus votre équipe sera mûre et consacrée, moins il sera nécessaire. Nous ne devons pas nous transformer en petit dictateur; cependant, ceux qui vous suivent doivent savoir à quoi ils s’engagent. Sans discipline, aucun groupe n’ira bien loin. Si les règles sont claires au départ, la qualité à obtenir le sera aussi, et vous ne dépenserez pas votre énergie à essayer de redresser certains comportements regrettables. Si votre mission est précise, l’appel s’adresse à des gens précis; ne cédez pas à la tentation d’accepter n’importe qui, à n’importe quelle condition. Beaucoup constatent qu’une équipe unie et de qualité, attire bien plus de
participants durables, qu’un amalgame de personnes qui ne sont pas réellement engagées et n’ont pas vraiment foi en leur travail.
Soumission: jusqu’à ce point, vous avez travaillé seul. Avant les prochaines étapes, vous avez besoin d’être
«couvert» spirituellement. Don Stephens a dit à juste titre: «Il faut apprendre à servir quelqu’un avant de vouloir conduire quelqu’un.» Celui qui agit en franc-tireur n’exercera pas de véritable autorité. Comment, en effet, pourrait-il exiger de l’autre une soumission que lui-même refuse d’avoir ? Soumettez donc vos projets à vos responsables spirituels, en demandant conseil et prière. I1 y a un risque d’incompréhension certes, mais Dieu honore celui qui respecte ses commandements et « il oriente même le coeur des rois comme un courantd’eau dans sa main.» (Prov.21:1). Beaucoup de tensions et de blessures sont évitées si l’on suit les sages
conseils de l’épître de Jacques. La sagesse qui vient d’en haut:
«Y a-t-il parmi vous quelqu’un de sage et d’intelligent ? Qu’il le prouve par sa bonne conduite, par des actesaccomplis avec humilité et sagesse. Mais si vous avez dans votre coeur une jalousie amère et un esprit derivalité, ne vous vantez pas et ne mentez pas en niant la vérité. Une telle sagesse ne descend pas du ciel; elle appartient à ce monde et à la nature humaine, elle vient du diable. Car là où se trouvent la jalousie et l’esprit de rivalité, il y a aussi du désordre et toute espèce de mal. Mais la sagesse d’en haut est pure, tout d’abord; ensuite, elle est pacifique, douce et bienveillante; elle est pleine de bonté et produit des oeuvres bonnes; elle est sans parti pris et sans hypocrisie. Ceux qui créent la paix autour d’eux sèment dans la paix et le fruit qu’ils récoltent, c’est une vie juste.» (Jac. 3:13-18).
Information, recrutement: après avoir reçu conseils et approbation, pensez aux moyens de rassembler votre équipe. Peut-être sera-t-il important d’être capable de présenter votre projet en quelques minutes de manière précise et enthousiaste (car vous êtes vous-mêmes enthousiaste). Les pasteurs des églises intéressées par votre projet vous donneront peut-être la parole quelques minutes à la fin du culte, les groupes de jeunes aussi. Que désirez-vous? Inviter les personnes intéressées à une rencontre d’information ? Ou plutôt parler directement de tout le projet à l’assemblée dans son ensemble ? Faudra-t-il prévoir une feuille explicative que vous distribuerez
largement? Une vérité de la Palisse nous rappelle que l’on n’a jamais une deuxième occasion pour faire une première impression. A vous de jouer pour que l’impression que vous donnez soit bonne! Délégation: si possible, ne faites pas tout, tout seul. Mettez en valeur les capacités de chacun. Y a-t-il un guitariste capable de diriger les répétitions de chant ou au moins de les accompagner? Qui s’occupera de veiller à la mise en place, au fonctionnement et au rangement de la sono? Quelqu’un a-t-il de l’expérience dans les relations publiques ou mieux, travaille-t-il à la mairie pour s’occuper des autorisations? Faut-il des chauffeurs ? Qui sont les prédicateurs potentiels et les animateurs? Les solistes’! Les chorégraphes? Apprenez à discerner le corps et aidez chacun à trouver sa place. Ne vous plaignez pas de ce que les yeux n’entendent pas ou de cc que les oreilles n’y voient rien! Ayez un optimisme communicatif et créez un esprit d’équipe. Vous avez été exigeant au départ, soyez maintenant un soutien pour tous, communiquez votre foi en chacun, et sachez apprécier leur engagement. Cette délégation des responsabilités peut être progressive, assurez-vous que la personne comprend bien ce qu’on attend d’elle. Prendre une responsabilité ne devrait pas nous rendre insoumis face au corps. En voici un exemple très concret: vous avez un jeune homme qui aime beaucoup conduire, de plus il est propriétaire d’un magnifique minibus faisant sa fierté . . . Lors des premières rencontres il s’annonce volontaire pour transporter l’équipe. Le premier trajet en équipe se passe bien, le deuxième ressemble à un rallye, quant au troisième, notre pilote roule à tombeau ouvert. Qu’allez-vous faire ? A mon avis, il est urgent de lui proposer deux solutions: prendre une autre fonction dans le groupe ou changer radicalement sa façon de conduire. Trop souvent nous préférons mettre notre vie en danger plutôt que d’assumer nos responsabilités déléguées. Avancez donc avec sagesse et gardez les yeux ouverts sur l’évolution de la situation, pour vous réserver la possibilité de la corriger en cas de besoin. Evaluation: n’oubliez pas vos buts. Ont-ils été atteints ? Rendez-en gloire à Dieu. Ne l’ont-ils été que partiellement ? Pourquoi ? Pouvez-vous améliorer certaines choses ? Y a-t-il des éléments du programme qui ne produisent pas de fruits et prennent inutilement beaucoup de temps et d’énergie ? Ayons le courage d’ajouter et de retrancher. Certains chrétiens ne font qu’ajouter à leurs activités et se sentent coupables de retrancher une oeuvre morte. N’agissons pas ainsi. II est nécessaire de taire le point, seul ou en groupe, pour autant que la vérité soit dite avec amour et un réel désir de construire. Le Seigneur vous aidera à examiner toutes choses, à retenir ce qui est bon et à viser toujours plus haut et plus loin avec lui.

Le Seigneur vous aidera à examiner toutes choses, à retenir ce qui est bon et à viser toujours plus haut et plus loin avec lui.
Car là où se trouvent la jalousie et l’esprit de rivalité, il y a aussi du désordre et toute espèce de mal. Mais la sagesse d’en haut est pure, tout d’abord; ensuite, elle est pacifique, douce et bienveillante; elle est pleine de bonté et produit des oeuvres bonnes; elle est sans parti pris et sans hypocrisie
Votre but doit être que le plus grand nombre de personnes ENTENDENT L’EVANGILE ET SOIENT SAUVÉES.
Mais la sagesse d’en haut est pure ,tout d’abord, ensuite, elle est pacifique,douce et bienveillante, elle est pleine de bonté et produit des œuvres bonnes , elle est sans parti pris et sans hypocrisie
Si elle ne va plus à l’église, c’est à l’église d’aller à elle (ce que Dieu nous répète depuis deux mille ans), mais ne commettons pas l’erreur d’y aller avec nos traditions; elles n’apporteront pas la vie; nous serons rejetés et déçus.
Si vous n’avez rien,mettez vous à l’œuvre et le Seigneur vous donnera ce qui est nécessaire
Le Seigneur vous aidera à examiner toutes choses, à retenir ce qui est bon et à viser toujours plus haut et plus loin avec lui.
Le Seigneur vous aidera à examiner toutes choses, à retenir ce qui est bon et à viser toujours plus haut et plus loin avec lui.
II est nécessaire de taire le point, seul ou en groupe, pour autant que la vérité soit dite avec amour et un réel désir de construire. Le Seigneur vous aidera à examiner toutes choses, à retenir ce qui est bon et à viser toujours plus haut et plus loin avec lui.
Le Seigneur vous aidera à examiner toutes choses, à retenir ce qui est bon et à viser toujours plus haut et plus loin avec lui.