Jour 11 : FORMATION À LA PRÉSIDENCE| PRÉSIDER UN PLEIN AIR D’ÉVANGÉLISATION
1. La préparation.
L’équipe.- partir en guerre n’est pas une petite affaire. Décider d’aller là où sont les pécheurs, c’est obéir à
Christ. Par contre, Satan aime bien nous voir pêcher dans notre baignoire ou tenir des conférences sur les
cannes à pêche, les meilleurs hameçons et les fils incassables, pourvu que nous n’allions par là où sont les
poissons. Quelqu’un a dit: «II y a ceux qui parlent de l’évangélisation et il y a ceux qui en font vraiment». Si
donc vous avez décidé d’en «faire vraiment» – et le plein air n’est bien évidemment pas la seule méthode – vous
allez entrer dans un combat spirituel peut-être invisible, mais pourtant très réel.
Les armées de l’Éternel étaient victorieuses à certaines conditions seulement. Pour n’en citer que quelques-unes,
rappelons la sainteté, la consécration et l’obéissance. N’attendons pas d’être des anges ou des professionnels du
témoignage pour sortir dans la rue. Dieu ne demande ni des professionnels, ni des bricoleurs, mais des ouvriers.
Préparez donc votre équipe, groupe de jeunes, ou communauté en conséquence. Jésus disait: «Satan n’a rien en
moi.» Sous-entendu: ni pouvoir, ni droit dans aucun domaine. De même, ne tolérons aucun compromis dans nos
coeurs ou entre nous si nous voulons être vainqueurs.
Dieu peut sauver au travers d’un petit comme d’un grand nombre, c’est pourquoi en Israël, ceux qui avaient peur,
qui voulaient jouir de leur vigne nouvellement plantée ou qui, pour d’autres raisons encore, voulaient éviter le
combat, étaient renvoyés chez eux. La raison principale est qu’un soldat tiède décourage les autres. En fait, il est
plus dangereux que l’ennemi. «Maudit soit celui qui fait avec négligence l’oeuvre de l’Éternel » déclare Jérémie
le prophète (Jér. 49:10), et les Proverbes commentent: «Celui qui se relâche dans son travail est frère de celui
qui détruit!» (Pr. 18:9). Qu’il est difficile de présider un plein air avec dm chrétiens moroses, qui pensent à leur
bien-être personnel, n leur réputation, regardent leur montre pour voir si ce n’est pas bientôt l’heure de rentrer
chez soi; sans parler de ceux qui critiquent ouvertement les autres, ceux-là même qui témoignent de tout leur
coeur Attention, il vaut mieux avoir une personne de moins qu’une personne de trop dans votre armée! Si vous
choisissez comme ouvriers des personnes qui ne sont pas missionnaires, mais plutôt «terrains de mission», vous
aurez à combattre sur deux fronts à la fois. Durant l’évangélisation, la pression créée par l’incertitude, l’ambiance
mondaine, les rejets possibles, l’intimidation du départ, est suffisamment difficile â assumer ,ans qu’un soldat
pusillanime complique la situation.
Les lieux : en tant que président, il est bon que vous vous rendiez sur les lieux auparavant. A l’écoute du
Saint-Esprit, vous pourrez discerner l’endroit adéquat, la stratégie à employer, et intercéder en conséquence. Au
besoin, vous pourrez demander une autorisation à tel commerçant ou placier s’il s’agit d’un marché. II est
important par la suite que vous restiez fermes sur ces points; il arrive fréquemment en effet, que les membres de
l’équipe arrivant sur les lieux se mettent à discuter du meilleur endroit où se placer, chacun étant persuadé que
son idée est la meilleure. En conséquence, l’Esprit est attristé et vous aussi. Au lieu de refléter la joie et l’unité,
vous donnez une impression d’indiscipline à ceux qui vous observent. Pour éviter ce désaccord, mettez votre
équipe en garde avant de vous rendre sur les lieux et demandez à chacun de se soumettre de bonne grâce à celui
qui est désigné pour choisir l’endroit et la position la meilleure.
La discipline: le président a besoin non seulement d’être zélé, mais d’avoir des soldats zélés et disciplinés.
Servir le Seigneur avec négligence parce qu’il est bon est une attitude détestable. Sa bonté au contraire doit
vous inciter à le servir toujours mieux. Posez-vous sérieusement la question: combien de temps vais-je
consacrer effectivement à l’évangélisation proprement dite’? Si vous avez décidé communautairement de
consacrer le samedi après-midi pour chanter et témoigner dans les rues, soyez ponctuels pour vous retrouver.
Priez tous ensemble sans que personne ne manque cet instant de préparation. Veillez ensuite à vous rendre
ensemble sur le lieu du plein air. Si sur le trajet l’un commence à faire ses courses, le deuxième le plein
d’essence, et le troisième un contact d’évangélisation, vous commencerez votre plein air par une demi-heure
d’attente perdue inutilement.
2. Le travail sur place.
L’organisation: une fois réunis, donnez quelques instructions claires sur la manière dont va se dérouler le
programme. Un encouragement sera aussi le bienvenu pour briser la tension du départ et fortifier la foi et
l’obéissance de chacun.
Veillez à ce que les musiciens se soient accordés au préalable, et à ce que chacun soit attentif au départ des
chants. Ceux qui auront été désignés pour témoigner, exécuter un mime, une danse, un solo, doivent en tout temps être pros à intervenir à votre demande. Les temps morts sont à éviter, car ils sont souvent la cause de la
dispersion du public. Les regards doivent être tournés vers la personne qui dirige le chant ou qui prend la
parole. Travaillez à faire disparaître entièrement les chuchotements au sein de votre équipe. En effet, comment
pourrez-vous exiger l’attention de ceux qui vous entendent si les équipiers, au lieu d’écouter et de prier
intérieurement, bavardent entre eux ? Si vous réglez ces détails avant le départ, la discipline sera bien meilleure
sur le terrain.
Désignez également des personnes qui distribueront la littérature simultanément. Ces personnes ne devraient
pas entamer de conversations pendant les diverses productions, mais inviter ceux qui s’arrêtent à écouter
quelques instants avec elles. Elles donneront les tracts à ceux qui s’éloignent du groupe et non à ceux qui s’en
approchent, afin que ces derniers ne se sentent pas agressés et ne soient pas servis deux fois, en arrivant, puis
en repartant.
Si vous êtes suffisamment nombreux, prévoyez ce qu’on pourrait appeler «un filet de foule», en particulier là
où les gens sont gênés d’être les premiers à s’arrêter, tout en désirant savoir de quoi il s’agit: quelques personnes
du groupe se placeront en face de vous à une distance idéale. Ceci pourrait être accompli par une mère ayant
une poussette, une personne âgée ne désirant pas chanter, ou tout autre volontaire. La présentation et la beauté de votre groupe : elles sont première importance. C’est votre carte de visite.
Aujourd’hui on la hantise des sectes. Étant donné leur nombre, il est difficile généraliser sur leurs
comportements, mais, dans la pensée actuelle le, existe souvent cette équation: tenue bizarre = secte. La beauté
le goût, l’harmonie donnent confiance. Retenez ceci : le premier message que les gens perçoivent passe par
votre ASPECT EXTÉRIEUR. I1 est un des éléments essentiels dans le choix du passant, à savoir: je m’arrête
ou je continue ma route ? Quelle sera donc votre présentation ?
– Premièrement: formez un ARC DE CERCLE PARFAIT avec ceux que vous placez devant le groupe. Si
le président se met à gauche et le musicien à droite, ils seront les points de repère. La personne au centre
devra se mettre en retrait et le autres à sa gauche et à sa droite, épaule contre épaule jusqu’aux premiers
cités.
Pour réussir, il suffit que chacun aligne ses pieds par rapport aux autres. Exercez-vous afin d’éviter les disputes
entre celui qui petit et timide, refuse de se mettre au premier rang, et le grand costaud qui l’y pousse
énergiquement!
Soyez exigeants lors des répétitions, car il y a presque toujours une perte de qualité par la suite. Outre la beauté,
l’harmonie et le sérieux que cette position exprime, elle a d’autres avantages:
a. Le contact visuel au sein du groupe.
b. Une centralisation des voix: elles s’unissent mieux et portent plus loin.
c. Un contact visuel avec l’ensemble de ceux qui vous regardent.
d. Une réponse spontanée de la foule formant un arc de cercle inverse.
e. La formation d’une place ovale pour les intervenants.
– Deuxièmement: habillez-vous de façon naturelle; la sobriété ne doit pas être confondue avec la négligence.
Si vous êtes dans une rue piétonne où les familles font leurs courses, la tenue doit être citadine: les enfants de roi
que sont les chrétiens, ne devraient pas faire pitié, mais envie. II y a un équilibre également entre le manteau
dernier cri et celui de 1945. Penser être spirituel en choisissant la mode d’avant-guerre glorifie autant le Seigneur
que d’emprunter l’autoroute avec un char à boeufs! Comment Jésus était-il habillé ? Probablement comme les
autres Israélites. Puisqu’il fallut le baiser de Judas pour que les soldats venus l’arrêter l’identifie. (Mc. 14:44).
L’expérience m’a appris à apprécier la différence. Si l’habillement n’a que peu d’importance pour nous, elle en a
pour les autres et c’est eux l’objet de notre intérêt et de notre amour. Qu: n’a pas admiré Hudson Taylor ?
Savez-vous qu’il prit l’habitude de s’habiller comme les Chinois de l’époque afin de gagner davantage de Chinois
à Christ ? Il se rasa le devant du crâne et laissa pousser le reste de ses cheveux pour se faire une longue tresse. Il
portait des chaussures en satin et un très large pantalon. Et nous ? Que faisons-nous pour atteindre nos voisins ?
– Troisièmement: veillez à votre attitude et à vos gestes.
Beaucoup ne savent que faire de leurs mains quand ils chantent; ils les frottent, les mettent dans les poches, ils
se grattent, ou se croisent les bras comme un général outragé. Pourquoi ne pas les laisser le long du corps ou
encore les joindre dans le dos ? L’effet d’ensemble compte beaucoup.
Plus important que les mains, vos regards en disent long:
– je regarde les nuages = je m’ennuie.
– je regarde le sol = je suis triste, j’ai honte.
– je regarde de côté = ce qui se dit n’est pas important.
– je regarde les oiseaux = cela ne m’intéresse pas.
– je ferme les yeux = je suis un mystique.
– je lève les yeux de façon à
en montrer le blanc au public = je fais partie d’une secte.
– je regarde les gens et je leur
souris = je vous aime, vous avez de l’importance pour moi et pour Dieu, j’ai une
bonne nouvelle à vous annoncer.
Tenez votre corps droit sur vos deux pieds, sans vous affaisser d’un côté ou de l’autre, et sans mettre les mains
sur les hanches. Pour éviter que le groupe ne se fatigue trop, vous pouvez organiser deux interventions de trente
minutes chacune. Avec du temps pour les contacts personnels à deux, plutôt qu’un programme d’une heure
d’affilée.
Pensez aux couleurs d’ensemble. Le simple fait de porter une chemise rouge, blanche ou de tout autre couleur
confine une beauté toute particulière à l’ensemble du groupe. Pour le public, les tenues d’ensemble sont
synonymes de qualité, d’unité et de fête, il en conclura qu’il vaut donc la peine de s’arrêter pour vous écouter.
Vous pouvez aussi présenter un ensemble multicolore, symbole de joie et d’unité dans la diversité. Les
exécutants d’un mime, d’une pièce chorégraphique ou d’une danse ont ici un atout à ne pas négliger, même si le
reste du groupe ne porte rien de particulier.
Développez la qualité. Je me souviens d’un plein air dans une petite ville française, un après-midi de pluie.
Nous nous étions placés sous des arcades. Notre petite équipe de six ne payait vraiment pas de mine et les
passants nous ignoraient royalement. Nous entonnâmes alors un chant à plusieurs voix que chacun maîtrisait
bien. Prenant de l’assurance, nos voix résonnèrent harmonieusement, amplifiées par les arcades. Immédiatement
les passants s’arrêtèrent, étonnés et séduits par les accords mélodieux. Ce fut pour moi une leçon. L’homme du
20ème siècle s’est habitué à la qualité, que ce soit pour l’achat d’un fruit, comme pour celui d’une voiture ou
d’une maison. Dans le domaine du spectacle, même si les goûts varient beaucoup, la qualité est exigée. Tel aime
le jazz, tel autre le déteste, mais qui tolérera un disque rayé ?
Puisque c’est à vous qu’incombe le soin de présenter l’équipe, la qualité et la saveur de vos paroles sont de toute
première importance, que ce soit pour faire les transitions qui devront « accrocher» les gens et leur donner envie
de rester, pour présenter ceux qui témoignent ou peut-être pour apporter le message. Dans ce domaine, vous
avez probablement plus d’influence sur les auditeurs que l’équipe tout entière. C’est vous qui ouvrirez ou
fermerez les coeurs par la qualité de vos interventions.
Le président d’une manifestation publique de l’évangile doit entraîner son groupe dans la bonne direction. Les
heures de répétition sont nécessaires et le souci de progresser doit constamment vous habiter.
N’oubliez pas en contrepartie que votre équipe a besoin d’être confrontée au public pour désirer progresser.
Tenir des répétions sans fin et sans but est déprimant, même pour les plus fervents. Il faudra donc prévoir des
sorties régulières dès que possible. Pour cela acceptez le niveau de vos équipiers. Le moment vient pour chaque
groupe où il n’est presque plus possible de progresser. II faut alors agir avec les talents que l’on a; Dieu bénira
cette obéissance. Voici un diagramme à l’appui de cette pensée:
Il s’agit là d’un cas général. Certains mimes sont si simples qu’une heure de préparation suffit; d’autres
demandent vingt heures ou plus. En toutes choses, soyez très attentifs au moment où le groupe arrive au plafond
de ses possibilités; restez positifs et encouragez-le. Certains dirigeants refusent ces limites et exigent des heures
épuisantes de répétition pour parfaire des détails que 95% du commun des mortels sont incapables d’apprécier.
Dans notre diagramme, l’équipe plafonne à 90’%, mais dès 80’% de qualité, elle exerce un ministère public. Le
100 % correspondrait à un niveau professionnel demandant des années d’école.
Soyez dynamiques enthousiastes, joyeux entraînants vivants et énergiques! Quel programme, n’est-ce pas ?
Soyez fils de votre Père céleste qui envoie un vent rafraîchissant ou les rayons du soleil, une bouffée d’air trais
ou une pluie désaltérante pour la population.
«Les chrétiens qui s’étaient dispersés parcouraient le pays, pour annoncer, la bonne nouvelle de la Parole de
Dieu. C’est ainsi que Philippe, par exemple, se rendit au chef-lieu de la Samarie et se mit à prêcher le Christ, le
Messie promis. La population tout entière se montra très réceptive à ce qu’il disait, car elle entendait parler des
miracles qu’il accomplissait et pouvait même les voir de ses yeux: en effet, beaucoup de possédés furent délivrés
des esprits impurs qui sortaient d’eux en poussant de grands cris, de nombreux paralysés et des infirmes furent
guéris. Aussi TOUTE LA VILLE était-elle EN JOIE.» (Act. 8:4-8; Parole Vivante).
Le temps vient où ces choses se passeront dans nos rues. Gloire à Dieu pour les prémices que nous voyons déjà
en Europe et davantage en Afrique, mais retenons l’exemple des premiers disciples et apportons la dynamique et
la joie du Saint-Esprit à ce monde triste et blasé.
97% des gens de nos villes ne vont plus à l’église; la plupart se souviennent de cérémonies solennelles dans un
endroit sombre où l’on se déplaçait lentement en chantant sur une mélodie du 15ème siècle. Je ne rejette pas cela,
mais comprenons que ce n’est pas le moyen qui ramènera à Jésus-Christ la nouvelle génération. Si elle ne va
plus à l’église, c’est à l’église d’aller à elle (ce que Dieu nous répète depuis deux mille ans), mais ne commettons
pas l’erreur d’y aller avec nos traditions; elles n’apporteront pas la vie; nous serons rejetés et déçus. Allons-y
avec le dynamisme et la créativité, sinon des premiers chrétiens, du moins des derniers, peut-être.
Ceci donne parfois des résultats inattendus. A l’occasion du sept centième anniversaire de la cathédrale de
Lausanne, nous avions décidé de jouer en plein marché la scène de la femme adultère. Deux hommes déguisés
à l’orientale empoignèrent une jeune femme de l’équipe et la traînèrent littéralement à travers les passants en
criant: «Lapidez-la, lapidez-la.» Une dame respectable se mit à courir derrière le trio en criant elle aussi:
«Est-ce que vous voulez laisser cette jeune fille! Voulez-vous laisser cette jeune fille!!!» Moi qui avais le rôle
de Jésus, je ne savais plus ni où regarder, ni quoi dire!
On s’est demandé par la suite si notre mise en scène correspondait vraiment à la mentalité vaudoise… Les
équipes de J.E.M. à Beaubourg ou Pigalle, ou encore celles d’Amsterdam, emploient des moyens parfois plus
forts encore. Les gens ont besoin d’être secoués de leur torpeur, détournés de la perdition et ébranlés dans leurs
philosophies mensongères. C’est à vous de trouver les moyens de le faire, mais n’ayez pas peur de l’originalité
bien placée.
Le capitaine de l’Armée du Salut à Bordeaux prenait simplement une corde avec lui. Au début de son message,
il demandai un volontaire dans la foule et le liait progressivement en lu demandant s’il pouvait se libérer.
Finalement, ce n’était plus possible… Suivait alors une prédication sur le péché, ou sur les passions. Le
dialogue avec le public, la démonstration de la corde et la présence d’un volontaire extérieur au groupe assurait
un public très attentif et plus nombreux, où chacun retenait le message. Une autre fois, il prit un tube de
dentifrice presque vide et une petite assiette. Il fit venir un homme fort et courageux comme volontaire et lui
demanda de presser le contenu dans l’assiette Celui-ci s’exécuta au plus grand amusement de chacun «Bien, fit
le capitaine, maintenant, remettez le dentifrice dans le tube…» Impossible, chacun le savait… Suivit un
message sur la vie qui s’écoule sans que personne ne puisse revenir en arrière.
Pensez et préparez un bon programme. Votre but doit être que le plus grand nombre de personnes
ENTENDENT L’EVANGILE ET SOIENT SAUVÉES. Pour cela vous pouvez prévoir des temps forts dans
votre plein air. A la fin, la foule devra avoir envie de rester, afin que chaque équipier puisse avoir des entretiens
personnels.
Vous pouvez donc prévoir des productions qui attirent l’attention et, immédiatement après, un témoignage.
Certains témoignages rassemblent davantage de monde. D’autres, moins percutants, dispersent le public. Si
c’est le cas, ne nous formalisons pas, il faudrait simplement que celui ou celle qui prend la parole raccourcisse
ses propos, pour retenir au moins les dernières personnes. En général, il faut constamment rassembler
l’assistance. Prévoyez donc votre programme en conséquence. Si vous programmez trois chants à la suite, sans
gestes et assez lents, les rangs s’éclairciront. La foule se rassemble et se disperse très vite.
Exemple pour un programme de vingt minutes: temps
– Chant et chorégraphie (vous bondirez de joie) 2’30 » 3-30
– Présentation de l’équipe 45″ 30-26
– Mime 3′ 260
– Témoignage 3′ 60-50
– Chant (tu peux naître de nouveau) 3′ S0-38
– Mime 2’30 » 385
– Prédication, avec illustration 5′ 65-70
Contacts personnels
Présentez votre équipe, au début et au cours de la même séance, particulièrement si le mouvement des gens qui
arrivent et qui partent est important. Voici une idée : «Bonjour! Qui sont ces jeunes? Une nouvelle secte`? Non,
pas du tout! Nous ne voulons pas d’argent et encore moins vous embrigader dans un mouvement quelconque,
mais si vous avez quelques instants, nous voulons vous présenter par des chants et des mimes, les réponses que
nous avons trouvées aux questions fondamentales que chacun se pose: d’où est-ce que je viens, la vie a-t-elle un
sens, Dieu existe-t-il ?»
Vous pouvez faire une entrée plus classique, comme celle-ci: «Bonjour! Vous vous demandez probablement qui
nous sommes . . . Tout simplement des chrétiens de différentes communautés de la ville. Nous avons trouvé un
ami extraordinaire qui a changé nos vies: Jésus-Christ. Il vaut la peine de s’arrêter un jour et de se poser la
question: est-il vraiment ce qu’il a prétendu être, le Fils de Dieu, le Sauveur ? Nous vous invitons à suivre
maintenant les chants et mimes que nous interpréterons pour vous, et à examiner si le Christ n’a pas justement
quelque chose à vous dire aujourd’hui.»
Ou plus incisive: «Nous ne sommes pas descendus dans la rue pour casser les vitrines, renverser les voitures ou
provoquer une émeute! Nous ne ferons pas la quête, si cela peut rassurer quelques-uns d’entre vous! Mais alors
que voulons-nous’? Nous voulons protester contre la cruauté, l’égoïsme, l’orgueil, la méchanceté qui
envahissent le monde, notre ville, notre vie, notre coeur. Nous voulons dire à tous ceux qui en ont assez de
porter un masque, de jouer les satisfaits, de refouler leurs questions profondes: «Oui, le vrai changement est
possible, le changement radical et total de l’homme tout entier!» Ne croyez-vous pas que pour une fois, il vaut
la peine de descendre dans la rue pour le dire? Alors, que tous ceux qui sont pressés d’aller regarder la télé, de
refaire ce qu’ils font 365 jours par année, de se fuir eux mêmes, passent leur chemin! Et que ceux qui ont le
courage d’écouter et de regarder autre chose restent! Nous en serons très heureux, et ils ne seront pas déçus.»
A vous de choisir une présentation adéquate et de faire mieux encore. Il arrivera que ces quelques mots «
accrochent» la foule et que vous receviez une ou deux pensées imprévues, mais inspirées par l’Esprit; n’hésitez
pas à les exprimer de façon concise et percutante. Si le feu du Saint-Esprit brûle dans votre coeur et que vous
ressentiez la tristesse de Dieu devant l’horreur du péché, laissez votre coeur parler. Souvent dans ces
moments-là, les auditeurs comprennent l’importance du message et plus encore, ils comprennent que Dieu est
en train de leur parler. Restez toujours parfaitement maîtres de vous-mêmes, sachez vous arrêter avant que le
niveau d’écoute baisse et passez le relais à la présentation suivante.
Faut-il introduire les chants, et comment le faire ? Choisissez-en un ou deux dans le programme que vous
présenterez au public. Votre introduction devra être en harmonie avec le message général du plein air, et non pas
être une parenthèse isolée du reste. Si c’est la même personne qui fait la liaison entre les productions, le flot de
l’Esprit coulera plus aisément, mais cela lui demandera une préparation complète et sérieuse. Ne pensons pas
que cela ira tout seul et qu’on pourra dire n’importe quoi, sous prétexte que l’intervention est courte. Oui, il est
facile de parler pour ne rien dire de plus, mais difficile de rester sous la conduite de l’Esprit et dans l’obéissance
qui apporte la vie! Si des personnes différentes annoncent les chants, elles chercheront à se compléter
mutuellement. Cette pratique permet aux timides de se lancer une première fois, sans que cela représente un
effort trop grand. Attention à bien retenir le moment où chacun entre en action. Alors que la dernière note du
chant précédent est interprétée, l’intervenant doit être en place au milieu du cercle, prêt à prendre la parole sans
délai.
Tous les chants n’ont pas besoin d’être introduits. Faites votre choix d’après leur message ou leur mélodie, et
soulignez pour le public un point essentiel.
Par exemple, pour un chant africain du Zaïre:
«L’amour ne connaît pas de frontières et particulièrement l’amour de Dieu; la mélodie et les paroles que vous
allez entendre nous viennent du Zaïre. Ce chant proclame que la seule perspective pour l’homme n’est pas le
cimetière, mais la joie de vivre pour toujours avec Dieu.»
Un même chant peut être introduit de bien des façons, suivant le thème que vous voulez faire ressortir. Prenons
le cas du chant d’évangélisation «Tu peux naître de nouveau», dont nous soulignerons les principaux thèmes.
Tu peux naître de nouveau
Tu pour tout recommencer
Balayer ta vie passée
Et repartir à zéro,
Avec Jésus pour berger
Tu peux boire de cette eau
Source de la pureté
Source de la vérité
Source de l’éternité
Tu peux être pardonné pour tous tes péchés passés Car Jésus a tout payé
Tu peux recevoir la paix
Source de la liberté
Et repartir à zéro
Avec Jésus pour berger.
Exemple d’un choix: Balayer ta vie passée.
«Voici un chant qui va bien étonner les ménagères puisqu’il nous propose de balayer! Il y a bien des choses
qu’on n’aime pas balayer, il y en a d’autres qu’on aimerait bien balayer, mais on lie le peut pas, comme par
exemple la pile de factures ou de courrier en retard, les angoisses, les soucis, ou le rendez-vous chez le dentiste.
Le jour où les hommes devront se présenter devant Dieu, beaucoup donneraient cher pour balayer leur vie
passée, mais il sera trop tard.»
De même que l’introduction d’un chant peut être pétillante d’actualité et inciter les gens à écouter, de même, elle
peut être monotone et vide d’intérêt. Voici quelques échantillons de la seconde catégorie pris sur le vif:
«Le prochain chant qu’on va chanter maintenant, c’est: mon oreille…» (Mon oreille avait entendu parler de toi).
«Le chant qu’on va vous chanter maintenant, c’est: chantez au Seigneur un chant nouveau.»
«Le chant suivant s’appelle: chante Alléluia; c’est le chant qu’on va vous chanter maintenant.»
«On va chanter maintenant: qui donc dans le ciel…»
Les gens savent bien qu’il y a un «chant suivant» ou qu’on va chanter après l’introduction, ce sont donc des
phrases lourdes et répétitives qu’il faut éliminer. Pour certains, cela demandera un réel effort d’apprendre à
conclure sans se servir de ces phrases passe-partout, mais comprenons qu’il est possible de mettre l’accent sur
l’essentiel; l’effet est tellement plus agréable!
Donnons encore un exemple d’introduction pour le chant « Je louerai l’Éternel»: «Beaucoup lèvent le poing
contre Dieu et l’accusent de tous les maux du monde, pourtant, ceux qui le connaissent vraiment savent
reconnaître ses bienfaits et dire merci. II y a trois mille ans, un roi en Israël écrivait: «Je louerai l’Éternel de tout
mon coeur, je raconterai toutes tes merveilles.» Arrêtez-vous là, sans ajouter: «C’est le chant qu’on va
interpréter pour vous maintenant.»
Relevons encore qu’une introduction de chant n’est pas un témoignage. En règle générale, elle ne devrait pas
prendre plus de trente secondes. Il est possible aussi que celui qui vient de donner son témoignage introduise le
chant ou le mime prévu pour confirmer ce qu’il a dit. Cela évite le va et vient supplémentaire d’une tierce
personne au micro.
3. A vous de jouer.
En parcourant ces lignes, vous vous êtes peut-être demandé comment cela pourrait se réaliser concrètement
dans votre église ou votre groupe de jeunes. La tâche vous paraît peut-être difficile mais elle n’est pas
impossible. Vous avez envie de vous lancer, mais comment allez-vous faire ? Voici donc encore quelques
conseils:
Ayez une vision: elle est indispensable, car sans vision, le peuple périt. Vous vous rendez compte d’un besoin
dans tel ou tel groupe de personnes de votre ville ou de votre région. Vous vous sentez profondément concerné,
et votre coeur commence à brûler avec celui du Seigneur pour répondre à ce besoin. C »est le commencement de
la vision. Au fur et à mesure qu’elle se développe, vous pouvez la partager avec d’autres qui la saisiront avec
vous et se tiendront à vos côtés. Mais auparavant :
Intercédez régulièrement et avec ferveur peur tous les aspects de votre projet: les ouvriers, les structures, les
autorisations, les personnes à atteindre, vous-même en tant qu’organisateur.
Fixez-vous des objectifs de foi et des buts devant le Seigneur, ce qui stimulera votre obéissance et vos prières. II
faut que vos buts soient suffisamment élevés pour que le groupe dépende vraiment de l’aide et de l’onction de
Dieu, toutefois sans être démesurés, ce qui aboutirait au découragement. Durant l’école d’évangélisation de
1984, nous avons clairement compris que Dieu voulait stimuler notre foi en donnant un but à toute l’école pour
la période de cours d’octobre à décembre 1984.
Après avoir prié, nous avons annoncé à toute la classe que nous avions pour but, en tant que responsables, de
voir au moins vingt personnes prendre une décision pour Christ avant Noël, au travers du ministère de toute
l’école. Chacun a commencé à prier pour cela. Plusieurs activités orientées vers l’annonce de l’évangile étaient
prévues, comme les plein airs le vendredi après-midi, un repas pour nos parents et amis, suivi d’un programme
d’évangélisation, des week-ends d’évangélisation dans différentes villes, etc.
Nous avons placé une feuille devant la salle de cours où les noms des nouveaux convertis seraient inscrits, afin
que nous les soutenions par la prière. Durant le premier mois, aucun nom ne fut inscrit. En tant que responsables, nous nous demandions si nous avions fait fausse route, et si le résultat ne serait pas l’incrédulité de
toute l’école face aux objectifs. Mais voilà qu’un universitaire se convertit, suivi d’une ou deux personnes dans
les rues de Lausanne, puis le père de l’un des responsables, âgé de 82 ans, suite au repas mentionné plus haut, et
ainsi de suite…
Le 20 décembre, trente et une personnes étaient inscrites sur la liste. Dieu avait répondu au-delà de nos
espérances et fortifié notre foi.
Cette expérience était d’autant plus encourageante que ces décisions pour Christ avaient eu lieu durant la période
des cours et non lors des voyages missionnaires.
Ensuite, les étudiants se répartirent en sept équipes envoyées dans différents pays, mais surtout en Afrique
francophone, de janvier à mars 1985. Les pays visités sont largement ouverts à l’évangile, et plusieurs dizaines
de milliers de personnes entendent la bonne nouvelle. Nous avons alors partagé un objectif global pour cette
période et les suivantes, à savoir: l’évangélisation en équipe mobile en France, d’avril à juin, et les différents
services d’été en juillet et août.
Chaque équipe avait la liberté de se proposer différents buts en d’autres domaines, mais le chiffre qui s’imposait
à mon esprit depuis plusieurs mois concernait les décisions pour Christ. Dieu semblait nous mettre au défi de
croire et d’oeuvrer pour voir mille personnes faire le pas décisif. Toute l’école, soit quarante-quatre étudiants et
une douzaine de responsables étaient concernés, et ceci jusqu’à la fin d’août 85.
Nous convenions qu’il ne s’agissait pas d’un mouvement de masse superficiel, mais de personnes qui,
individuellement et sérieusement, feraient le premier pas vers Christ. En recevant les rapports des différents
voyages à la fin mars, je constatai avec étonnement que ce nombre était déjà largement dépassé! Certes,
plusieurs abandonnent par la suite, malgré l’assistance des pasteurs et des missionnaires sur place, mais d’autres
amènent leurs amis, leurs frères et sueurs ou leurs parents, à vivre la même expérience. Pour le voyage dont je
faisais partie, je puis témoigner d’une onction toute particulière de l’Esprit dans plusieurs messages. Le temps
de la moisson est là. Si nous n’avions pas fixé de buts, notre attention, nos prières, notre zèle n’auraient pas eu
la même intensité et je rends gloire au Seigneur pour celte merveilleuse leçon.
Les buts répondent donc à des questions précises. Quand ? Combien ? Qui ? Comment ? La mission C.M.A. à
Abidjan avait pour but de voir dix communautés établies en dix ans. Elle en a vu dix-neuf les deux premières
années! Ce n’est pas pour autant facile ou automatique. II faut une prière fervente, parfois désespérée et une
obéissance persévérante. Il faut parfois surmonter l’opposition et l’incompréhension de frères et sueurs dans la
foi, mais si Dieu est avec vous, obéissez à Dieu plutôt qu’aux hommes.
Ayez une stratégie afin d’atteindre vos buts. Les questions suivantes pourront vous aider en cela:
– De combien de personnes ai-je besoin ?
– Comment vais-je les trouver ?
– Quand allons-nous nous réunir ? à quelle fréquence ?
– Quand allons-nous sortir pour notre premier plein air ?
– Combien de plein airs allons-nous faire ?
– Quelle littérature allons-nous utiliser ?
– Quel genre de programme allons-nous présenter ?
Le budget: souvenons-nous que ni Jésus, ni les premiers chrétiens n’ont eu besoin de micros ou de voiture pour
obéir à Dieu. Si vous n’avez rien, mettez-vous à l’oeuvre et le Seigneur vous donnera ce qui sera nécessaire.
Ceci dit, si vous disposez d’un revenu, il serait bon de réfléchir au côté financier, afin de pouvoir présenter le
projet concrètement à vos responsables et collaborateurs.
Exemple: Dépenses Disponible Revenus possibles
gratuitement
Guitare . . . . . . . . : x – Offrande
Littérature . . …..: 100.- – Dons volontaires
Sonorisation . . . : 328.- des participants
Déplacements … : x – 50’%n provenant du
Autorisations . . : x budget d’évangélisation
Electricité . . . . . : 25.- de l’église
Location local
répétitions . . . . : x
TOTAL………. : 453.-
Le règlement. Plus votre équipe sera mûre et consacrée, moins il sera nécessaire. Nous ne devons pas nous
transformer en petit dictateur; cependant, ceux qui vous suivent doivent savoir à quoi ils s’engagent. Sans
discipline, aucun groupe n’ira bien loin. Si les règles sont claires au départ, la qualité à obtenir le sera aussi, et vous ne dépenserez pas votre énergie à essayer de redresser certains comportements regrettables. Si votre
mission est précise, l’appel s’adresse à des gens précis; ne cédez pas à la tentation d’accepter n’importe qui, à
n’importe quelle condition. Beaucoup constatent qu’une équipe unie et de qualité, attire bien plus de
participants durables, qu’un amalgame de personnes qui ne sont pas réellement engagées et n’ont pas vraiment
foi en leur travail.
Soumission: jusqu’à ce point, vous avez travaillé seul. Avant les prochaines étapes, vous avez besoin d’être
«couvert» spirituellement. Don Stephens a dit à juste titre: «Il faut apprendre à servir quelqu’un avant de
vouloir conduire quelqu’un.» Celui qui agit en franc-tireur n’exercera pas de véritable autorité. Comment, en
effet, pourrait-il exiger de l’autre une soumission que lui-même refuse d’avoir ? Soumettez donc vos projets à
vos responsables spirituels, en demandant conseil et prière. I1 y a un risque d’incompréhension certes, mais
Dieu honore celui qui respecte ses commandements et « il oriente même le coeur des rois comme un courant
d’eau dans sa main.» (Prov.21:1). Beaucoup de tensions et de blessures sont évitées si l’on suit les sages
conseils de l’épître de Jacques.
La sagesse qui vient d’en haut:
«Y a-t-il parmi vous quelqu’un de sage et d’intelligent ? Qu’il le prouve par sa bonne conduite, par des actes
accomplis avec humilité et sagesse. Mais si vous avez dans votre coeur une jalousie amère et un esprit de
rivalité, ne vous vantez pas et ne mentez pas en niant la vérité. Une telle sagesse ne descend pas du ciel; elle
appartient à ce monde et à la nature humaine, elle vient du diable. Car là où se trouvent la jalousie et l’esprit de
rivalité, il y a aussi du désordre et toute espèce de mal. Mais la sagesse d’en haut est pure, tout d’abord; ensuite,
elle est pacifique, douce et bienveillante; elle est pleine de bonté et produit des oeuvres bonnes; elle est sans
parti pris et sans hypocrisie. Ceux qui créent la paix autour d’eux sèment dans la paix et le fruit qu’ils récoltent,
c’est une vie juste.» (Jac. 3:13-18).
Information, recrutement: après avoir reçu conseils et approbation, pensez aux moyens de rassembler votre
équipe. Peut-être sera-t-il important d’être capable de présenter votre projet en quelques minutes de manière
précise et enthousiaste (car vous êtes vous-mêmes enthousiaste). Les pasteurs des églises intéressées par votre
projet vous donneront peut-être la parole quelques minutes à la fin du culte, les groupes de jeunes aussi. Que
désirez-vous? Inviter les personnes intéressées à une rencontre d’information ? Ou plutôt parler directement de
tout le projet à l’assemblée dans son ensemble ? Faudra-t-il prévoir une feuille explicative que vous distribuerez
largement? Une vérité de la Palisse nous rappelle que l’on n’a jamais une deuxième occasion pour faire une
première impression. A vous de jouer pour que l’impression que vous donnez soit bonne!
Délégation: si possible, ne faites pas tout, tout seul. Mettez en valeur les capacités de chacun. Y a-t-il un
guitariste capable de diriger les répétitions de chant ou au moins de les accompagner? Qui s’occupera de veiller
à la mise en place, au fonctionnement et au rangement de la sono? Quelqu’un a-t-il de l’expérience dans les
relations publiques ou mieux, travaille-t-il à la mairie pour s’occuper des autorisations? Faut-il des chauffeurs ?
Qui sont les prédicateurs potentiels et les animateurs? Les solistes’! Les chorégraphes? Apprenez à discerner le
corps et aidez chacun à trouver sa place. Ne vous plaignez pas de ce que les yeux n’entendent pas ou de cc que
les oreilles n’y voient rien! Ayez un optimisme communicatif et créez un esprit d’équipe. Vous avez été
exigeant au départ, soyez maintenant un soutien pour tous, communiquez votre foi en chacun, et sachez
apprécier leur engagement. Cette délégation des responsabilités peut être progressive, assurez-vous que la
personne comprend bien ce qu’on attend d’elle. Prendre une responsabilité ne devrait pas nous rendre insoumis
face au corps. En voici un exemple très concret: vous avez un jeune homme qui aime beaucoup conduire, de
plus il est propriétaire d’un magnifique minibus faisant sa fierté . . . Lors des premières rencontres il s’annonce
volontaire pour transporter l’équipe. Le premier trajet en équipe se passe bien, le deuxième ressemble à un
rallye, quant au troisième, notre pilote roule à tombeau ouvert. Qu’allez-vous faire ? A mon avis, il est urgent
de lui proposer deux solutions: prendre une autre fonction dans le groupe ou changer radicalement sa façon de
conduire. Trop souvent nous préférons mettre notre vie en danger plutôt que d’assumer nos responsabilités
déléguées. Avancez donc avec sagesse et gardez les yeux ouverts sur l’évolution de la situation, pour vous
réserver la possibilité de la corriger en cas de besoin.
Evaluation: n’oubliez pas vos buts. Ont-ils été atteints ? Rendez-en gloire à Dieu. Ne l’ont-ils été que
partiellement ? Pourquoi ? Pouvez-vous améliorer certaines choses ? Y a-t-il des éléments du programme qui
ne produisent pas de fruits et prennent inutilement beaucoup de temps et d’énergie ? Ayons le courage d’ajouter
et de retrancher. Certains chrétiens ne font qu’ajouter à leurs activités et se sentent coupables de retrancher une
oeuvre morte. N’agissons pas ainsi. II est nécessaire de taire le point, seul ou en groupe, pour autant que la
vérité soit dite avec amour et un réel désir de construire. Le Seigneur vous aidera à examiner toutes choses, à
retenir ce qui est bon et à viser toujours plus haut et plus loin avec lui.

De même, ne tolérons aucun compromis dans nos
coeurs ou entre nous si nous voulons être vainqueurs.
Dieu peut sauver au travers d’un petit comme d’un grand nombre, c’est pourquoi en Israël, ceux qui avaient peur,
qui voulaient jouir de leur vigne nouvellement plantée ou qui, pour d’autres raisons encore, voulaient éviter le
combat, étaient renvoyés chez eux. La raison principale est qu’un soldat tiède décourage les autres. En fait, il est
plus dangereux que l’ennemi. «Maudit soit celui qui fait avec négligence l’oeuvre de l’Éternel » déclare Jérémie
le prophète
De même ,ne tolérons aucun compromis dans nos cœurs ou entre nous si nous voulons être vainqueurs
Le jour où les hommes devront se présenter devant Dieu, beaucoup donneraient cher pour balayer leur vie
passée, mais il sera trop tard.»
Il faut apprendre à servir quelqu’un avant de vouloir conduire quelqu’un
Dieu honore celui qui respecte ses commandements et « il oriente même le coeur des rois comme un courant
d’eau dans sa main.» (Prov.21:1).
Le seigneur vous aidera à examiner toutes choses,a retenir ce qui est bon et à viser toujours plus haut et plus loin avec lui
Car là où se trouvent la jalousie et l’esprit de
rivalité, il y a aussi du désordre et toute espèce de mal. Mais la sagesse d’en haut est pure, tout d’abord; ensuite,
elle est pacifique, douce et bienveillante; elle est pleine de bonté et produit des oeuvres bonnes; elle est sans
parti pris et sans hypocrisie. Ceux qui créent la paix autour d’eux sèment dans la paix et le fruit qu’ils récoltent,
c’est une vie juste.» (Jac. 3:13-18).
Mais la sagesse d’en haut est pure,tout d’abord ; ensuite, elle est pacifique,douce et bienveillante ;elle est pleine de bonté et produit des oeuvres bonnes;elle est sans parti pris et sans hypocrisie.
Mais la sagesse d’en haut est pure , tout d’abord ; ensuite, elle est pacifique, douce et bienveillante ; elle est pleine de bonté et produit des œuvres bonnes ; elle est sans parti pris et sans hypocrisie. Ceux qui créent la paix autour d’eux sèment dans la paix et le fruit qu’ils récoltent, c’est une juste vie
Il faut apprendre à servir quelqu’un avant de vouloir conduire quelqu’un