Jour 25 : FORMATION À LA PRÉDICATION|COMMENT CONSTRUIRE VOTRE MESSAGE.
Depuis quelque temps déjà, vous avez ressenti que Dieu vous appelait à la prédication. Vous avez répondu: «Oui me voici», et depuis ce jour, vous en avez fait un sujet de prière, afin que l’Esprit de Dieu vous prépare, vous enseigne, vous inspire et vous oigne en vue de ce service. Vous avez entrepris une lecture plus assidue de la Parole et mis par écrit le fruit de plusieurs méditations où Dieu vous a parlé de façon précise. Vous avez mis sur pied une méthode de mémorisation efficace. Vous vous êtes exercés à lire à haute voix plusieurs passages, en améliorant la qualité générale de votre lecture. Vous avez travaillé votre prononciation, et amélioré votre
accent. Par la lecture de certaines biographies et journaux, et par différents moyens d’information, vous avez récolté des
illustrations, des exemples, des paraboles et des citations que vous avez notés dans votre classeur de prédication. Avec persévérance et patience, vous attendez que Dieu ouvre de nouvelles portes devant vous. Bien sûr, vous n’avez pas travaillé uniquement de cette manière-là, ni attendu passivement cette heure; bien au contraire, vousavez rendu témoignage avec un zèle renouvelé tout autour de vous, et vous vous êtes efforcés d’être un modèle dans l’église, et un ambassadeur de Christ à l’extérieur. Ceci vous a conduit à de nouveaux combats et, par la grâce de Dieu, à de nouvelles victoires. Votre fidélité et votre loyauté ont été reconnues par vos frères et soeurs qui, eux aussi, ressentent que Dieu vous appelle à partager le fruit de votre vie en Christ par la prédication. Le moment est venu de vous lancer. Nous allons décrire la situation en restant aussi proche que possible de la réalité.
Elle ne correspondra pas en tout point à votre propre expérience, mais là encore, elle se veut la colonnevertébrale, sur laquelle vous pourrez élaborer votre action.
Tout d’abord, vous devez obtenir de la part du groupe qui vous invite un certain nombre de renseignements.
Tenez, supposons cet entretien téléphonique:
– Allô, c’est toi, Dominique? Ici, Jacques, Bonjour.
– Bonjour, Jacques.
– Je te téléphone au sujet de notre rencontre de jeunes, samedi prochain; on a pensé depuis quelque temps
déjà que tu aurais certainement des choses intéressantes à nous dire. Est-ce que tu accepterais de nous
apporter un message?
– Eh bien, je dois te dire que ne l’ai encore jamais fait!
– Justement, c’est l’occasion de commencer, je crois que tu en as les capacités.
– C’est d’accord, est-ce que tu peux me rappeler l’heure et l’endroit?
– 20 h. 15, mais si tu viens un peu avant, ce serait mieux, pour que je te présente aux autres responsables…
Tu vois où se situe l’ancien arrêt du tram? On pourrait s’y donner rendez-vous, notre maison est difficile à
trouver.
– Oui, je connais cet arrêt … 19 h. 30, ça te va?
– Très bien.
– Y aura-t-il des non chrétiens?
– Oui, plusieurs jeunes sont intéressés, mais n’ont pas faut le pas; il y a aussi deux petites musulmanes très
ouvertes à l’évangile, qui viennent depuis un mois; les autres sont engagés. Je pense que nous serons une
quarantaine. Les âges varient entre 14 et 30 ans.
– Merci pour ces renseignements très utiles… Dis-moi encore, combien de temps me laisseras-tu?
– Environ 15 à 20 minutes, nous commençons par des chants, et après ton message, nous entrerons dans un
bon moment de prière. Pour terminer, nous offrons le thé ou le café. J’aimerais bien que tu sois disponible
à ce moment-là pour répondre à des questions et aider l’un ou l’autre par tes conseils.
– Je ferai de mon mieux.
– N’aie pas peur, cela se passera très bien!
– Ah, j’oubliais! De quel sujet voudrais-tu que je parle?
– Je te laisse carte blanche, sois simple et très pratique. Ces jeunes sont bourrés de questions quant à la vie
de tous les jours.
Ne parle pas trop vite, car quelqu’un traduira simultanément pour un couple allemand qui est en stage chez
nous.
– Il me reste trois jours, n’oublie pas de prier pour moi.
– Avec joie, merci d’avoir accepté. A samedi.
– A samedi. Au revoir, Jacques.
– Au revoir, Dominique.
Voici en résumé les questions à poser:
A qui le message s’adresse-t-il? A des chrétiens, à des non chrétiens ou aux deux?
De quoi l’assistance se compose-t-elle? D’adolescents? D’enfants? D’adultes? De personnes âgées? D’hommes?
De femmes? Dans quelles proportions?
A quelle heure dois-je arriver? A quel endroit? Quel genre de lieu est-ce? Église, salon, café bar, plein air?
Combien de temps le message doit-il durer? Sur quel sujet? – Combien de personnes y aura-t-il approximativement?
Serai-je traduit?
Y aura-t-il une sonorisation?
Dois-je exercer un ministère particulier, à part celui de la prédication?
Même si vous connaissez déjà ces renseignements, il est utile de les passer en revue, car chacun d’eux influencera la préparation qui sera la vôtre. Quelle est maintenant la première préoccupation de Dominique?
Celle de chercher la pensée du Seigneur pour ce groupe de jeunes et la parole qu’Il désire y apporter. Cette recherche peut prendre plusieurs heures. Elle est l’occasion d’intercéder pour la soirée prévue, aussi bien pourles chrétiens que pour les autres, pour les responsables et pour soi-même. Rechercher ainsi le thème d’un message n’est pas du temps perdu dans une attente passive. Le Seigneur remplira nos pensées au fur et à mesure que notre esprit se concentrera sur lui et sur les autres. Bien souvent, si Dieu nous donnait instantanément sa pensée, nous négligerions la prière, et la prédication ne serait plus porteuse de vie.
Dominique se souvient alors d’un texte de Michée qui lui a semblé particulièrement actuel. Tant de gens aujourd’hui cherchent la volonté de Dieu et ne la saisissent jamais, alors que le prophète est très clair à ce sujet:
«Avec quoi me présenterai-je devant l’Éternel, Pour m’humilier devant le Dieu Très-haut ? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec des veaux d’un an? L’Éternel agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d’huile? Donnerai-je pour mes transgressions monpremier-né, Pour le péché de mon âme le fruit de rues entrailles’? On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien; Et ce que l’Éternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde. Et que tu marches humblement avec ton Dieu.» (Michée 6:6-8).
Dominique avait médité ce texte, et l’avait trouvé d’une grande valeur, en particulier le verset 8, qui est à lui seul un message complet.
En reprenant ses notes, il est convaincu que Dieu veut que ces paroles pénètrent dans les coeurs de ces jeunes avides de réponses.
Travaillons avec lui: voici un plan simple qui nous aidera à construire ce message solidement et dans l’ordrebiblique.
Introduction: On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien, et ce que l’Éternel demande de toi, c’est .
Développement:
1. Que tu pratiques la justice.
2. Que tu aimes la miséricorde.
3. Que tu marches humblement.
Conclusion: Avec ton Dieu.
Appel: Prière spontanée de chacun.
Aide précise à la conversion pour ceux qui le veulent: geste de la main.
1.L’introduction du message.
Comme pour le témoignage, les premières phrases déterminent l’intérêt du public. Il faut que le prédicateur soit lui-même passionné par ce qu’il va dire. Il pourra expliquer pourquoi ce sujet est important, et comment la viepeut en être affectée. Si le prédicateur n’est pas connu, il se présentera en quelques mots. Les paroles chaleureuses et reconnaissantes envers ceux qui vous accueillent établissent une relation de confiance nécessaire. Il est parfois bon de rire ensemble, particulièrement si des non chrétiens sont présents, car l’humour
décrispe et parfois même désamorce une opposition préméditée.
Il est cependant malsain de chercher systématiquement à faire rire l’auditoire avec des plaisanteries usées par letemps, déjà racontées maintes fois. Si un prédicateur ne peut plus commencer un message sans parler de son âge et de son accent, il a certainement besoin d’être guéri le premier! Une bonne introduction au message excitera l’appétit spirituel des auditeurs qui se réjouiront d’entendre la suite.
Job disait: «On m’écoutait et L’ON RESTAIT DANS L’ATTENTE, on gardait le silence devant mes conseils.
Après mes discours nul ne répliquait, et ma parole était pour tous une BIENFAISANTE ROSEE.» (Job28:21-22).
Hérode, après avoir entendu Jean-Baptiste, était souvent PERPLEXE et L’ÉCOUTAIT AVEC PLAISIR (Marc 6:20).
Une grande foule écoutait Jésus AVEC PLAISIR (Marc 12:37). Tout le peuple l’écoutait AVEC ADMIRATION (Luc 19:48).
Les soldats dirent de Jésus: «JAMAIS HOMME N’A PARLE COMME CET HOMME.» (Jean 7:46). Ne confondons jamais simplicité et banalité; l’Esprit Saint est vivifiant, la religiosité ennuyeuse. Sous l’inspiration du Saint Esprit, ceux qui sont nos modèles suscitaient, même chez leurs ennemis, l’attente, la perplexité, l’admiration, le plaisir devant la Parole de l’Éternel. Ces qualités concernent la prédication dans son ensemble, l’introduction en est la carte de visite.
Quelle est la place de la prière dans l’introduction? Elle est souvent faite par celui qui préside la rencontre et qui vous présente. Dans ce cas, ne recommencez pas à prier une fois en chaire, ce serait sinon un manque d’égard, du moins une redite. La prière n’est pas une manière de paraître spirituel, ni un rite à respecter par celui qui va prendre la parole; c’est encore moins une technique déculpabilisante et superstitieuse pour obtenir la bénédiction. Dans le Nouveau Testament, Jésus et les apôtres commencent directement leurs messages sans prier, et pourtant, ils priaient abondamment en tout temps. Bien sûr, ils s’adressaient surtout à des Juifs et à des païens, et il n’est pas défendu de penser que, dans l’église primitive, la prière étayait la prédication. Évitons simplement d’être traditionalistes et soyons sensibles à l’Esprit Saint. Parfois, il est bon de prier au début, ou pendant, ou après la prédication; parfois, ce n’est pas du tout le moment. Si vous priez au début, faites-le avec conviction, demandez des choses précises au Seigneur et soyez brefs. Votre prière est un message en elle-même, car votre relation avec Dieu sera perçue de tous.
Ne commencez pas à prêcher dans votre prière, dites «Amen» et prêchez!
Exemple d’introduction à Michée 6:6-8:
Bonsoir à tous! Je suis très heureux de passer cette soirée avec vous. Merci de m’avoir invité. Au téléphone Jacques m’a dit que vous étiez «bourrés de questions». J’espère que ce message vous apportera quelques réponses, et même, des réponses fondamentales Voici une des questions les plus fondamentales que l’homme s’est toujours posée et se pose aujourd’hui: quelle est la volonté de Dieu pour ma vie? Certains ont tendance à croire qu’on ne pont pas vraiment savoir, d’autres s’imaginent qu’il suffit d’habiter au bon endroit pour être
dans la volonté de Dieu. Ce soir, je vous propose de regarder un texte où Dieu exprime très clairement sa volonté. Ce sera comme un miroir dans lequel chacun pourra se regarder. Quelqu’un a dit: «Si un miroirreflète une image laide, ce n’est pas la faute du miroir »… Etes-vous d’accord ? … Etes-vous prêts à vous regarder dans ce miroir ?… Il n’est pas nécessaire d’attendre la fin de sa via pour en faire le bilan, chacun aura l’occasion de le faire ce soir.
Ouvrons nos Bibles dans le livre de Michée, chapitre 6, versets 6 à 8. Ce livre se situa à la fin de l’Ancien Testament. Que qui ont l’habitude de chercher dans leur Bible aidant les autres à trouver le passage. (Lecture).
Il y a des milliers d’années, l’homme se posait déjà ces questions: Dieu veut-il des sacrifices d’animaux ou même des sacrifices humains? Des offrandes d’argent ? De nourriture? Que sais-je encore… Michée répond que non. Ce que Dieu demande avant tout de vous est tout différent. Beaucoup me disent: « quand je prie, Dieu n’exauce pas.» Alors je leur réponds: «Et vous, avez vous exaucé Dieu?» « Comment moi ? Exaucer Dieu ?
C’est impossible!» « Si c’est possible! Vous pouvez écouter la priera de Dieu ce soir et décider de l’exaucer.
Etes-vous prêts? »
Mise en pratique:
Composez pour un même public une introduction sur l’amour d’après 1 Corinthiens 13.
Résumé des buts à atteindre:
– Entrez en contact avec les gens.
– Démontrez l’importance du sujet.
– Provoquez une attente en stimulant l’appétit de vos auditeurs.
– Introduisez une citation intéressante ou un exemple.
– Soyez vous-même intéressé et intéressant
– Faites la guerre à la banalité et, si possible tuez-la!
– Soyez bref et restez dans le sujet.
– Écrivez au propre l’introduction dans votre classeur de prédication.
2. Le développement du message.
II y a principalement deux façons de construire un message. La première est celle que nous avons choisie pour cette étude. Elle consiste à prendre un texte, à le méditer, et à le commenter en transmettant son contenu fidèlement. La seconde consiste à choisir un thème, comme la douceur, la persévérance, le bonheur, la solitude,la paix, et à rassembler les enseignements que la Bible nous donne à ce sujet. Pour celui qui croit à l’inspiration de toute la Bible par le même Seigneur, ces deux méthodes ont la même valeur.
Quelques conseils à suivre pour un bon développement:
A. Fixez-vous un but précis et poursuivez-le. Que désirez-vous pour ceux qui vous écoutent? Les édifier? Les exhorter? Le consoler? Les instruire? Les reprendre? Les amener au salut? S votre but est précis, vos auditeurs sauront ce que Dieu attend d’eux. Ils pourront mettre la Parole en pratique, et ils auront fait un pas en avant. Par contre, un prédicateur qui ne dit que de généralités, et ne sait pas trop où il va, n’apportera que la confusion et parfois même le découragement et la culpabilité. Respectez ce but dans l’introduction, le développement, la conclusion, et l’appel, s’il y en a un.
B. Traitez le sujet en profondeur. Le défaut de beaucoup de jeunes prédicateurs est de vouloir trop dire ou tout dire. Ils commencent par parler d’Abraham, pour continuer avec David, en faisant quelques incursions chez Job et Daniel. Ils nous servent ensuite une étude sur le sabbat, et terminent par un curieux amalgame sur la fin des temps. Le résultat? Personne n’a appris grand-chose, ni ne sait que faire. La paresse est également une ennemie redoutable, car il est facile de parler de tout et de rien, mais ardu de défricher, labourer et planter dans un nouveau terrain. Posons-nous cette question: « Est-ce que j’apprendrai quelques chose à ceux qui m’écouteront?»
Souvenez-vous de la différence qu’il y a entre survoler la mer et vivre l’aventure d’une plongée sous-marine. Le philosophe Montesquieu l’a dit ainsi: «Les orateurs expriment en longueur ce qu’ils ne peuvent exposer en profondeur.» Un développement doit entraîner votre auditoire dans les profondeurs de la Parole, il doit s’émerveiller de son contenu. Si vous réussissez, il se réjouira de la prochaine «plongée». C’est à vous, par la méditation, la recherche et la prière, de plonger le premier. I1 est facile de dire que la mer est grande, qu’elle est bleue et que l’écume ressemble à la crème chantilly, mais tout le monde le sait déjà… Si en plus, vous le répétez
chaque semaine aux mêmes personnes, elles en profiteront pour faire la sieste et finiront par rester chez elles. Si vous disposez de quinze minutes pour votre développement, il est évident que vous ne pourrez parler que d’un, deux ou au maximum trois points. Dans notre cas, le verset étudié comporte trois demandes de Dieu à son peuple, qui sont si étroitement liées que l’on peut traiter ces trois sujets en un seul, mais il serait possible de n’en choisir qu’un, ou de consacrer trois messages à ce seul verset.
C. Soyez concrets, décrivez, expliquez, transmettez une vision du royaume de Dieu pratique et tangible. Lisons comme exemple deux versets de l’évangile dans lesquels Luc parle de Jésus:
«Après le coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Il imposa les mains à chacun d’eux, et il les guérit. Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes, en criant et en disant: «Tu es le Fils de Dieu.» Mais il les menaçait et ne leur permettait pas de parler, parce qu’ils savaient qu’Il était le Christ. » (Luc 4:40-4 1).
Si nous voulons voir un peuple de Dieu adulte, il est indispensable de couper les forêts de broussailles qui envahissent nos réunions et nous étouffent. Travaillons sans relâche à émonder, concrétiser, incarner notreprédication pour qu’elle devienne un fruit savoureux pour chacun. Imaginez que Luc ait écrit le même passage de l’Évangile de la manière suivante: «C’était vraiment une soirée extraordinaire, merveilleuse. Gloire à Dieu pour tout ce que nous avons vu etentendu, je n’ai pas de mot pour dire à quel point c’était bouleversant… Je ne peux dire qu’une seule chose, «Alléluia» Je serai à jamais reconnaissant d’avoir vécu de tels miracles. Dieu est plein d’amour, je ne peux plusen douter après avoir entendu ce que j’ai entendu…» Heureusement pour nous, les évangiles n’ont rien à voir avec ce «gargarisme spirituel». Ce qui nous intéresse, nous édifie, et nous transforme, c’est de savoir CE QUI ÉTAIT EXTRAORDINAIRE, ce que Luc A VU, ce
qu’il A ENTENDU. POURQUOI c’était bouleversant, QUELS MIRACLES ont eu lieu, QUI les a faits, etc.
L’évangile répond parfaitement à ces questions. Que de prières, de témoignages, de sermons, de lettres de nouvelles, d’articles, sont aujourd’hui remplis de ces phrases religieuses qui, à force d’être répétées, ont perdu toute saveur. Si nous les enlevons, il ne reste souvent
que peu de nourriture solide, ou pas du tout.
D. Poser un diagnostic, c’est bien, apporter !e remède, c’est mieux. Souvenons-nous des lettres aux sept Eglises de l’Apocalypse. Jésus adresse un message à chacune d’elles et commence chaque fois par le diagnostic.
II reconnaît ce qui va bien et il encourage. I1 dénonce ce qui est malade s’il y a lieu, et propose le remède, en précisant les conséquences désastreuses si celui-ci est rejeté. Voilà un médecin parfait. Mais comme il est cruel celui qui, après avoir annoncé un cancer ou une tuberculose à son patient, le renvoie sans solution! Le malade repartira plus accablé qu’avant. Sans le vouloir, un prédicateur peut devenir ce genre de médecin. Pourquoi? Premièrement parce qu’il est très facile de discerner certaines maladies, mais difficile de les soigner.
Par exemple: «Vous vous faites trop de souci.» « Votre ménage n’est pas harmonieux.» «Tu ne t’aimes pas toi-même.» « C’est à cause de ton passé que tout cela t’arrive…»
Deuxièmement parce que le médicament prescrit n’est pas le bon. Chacun d’entre nous a entendu parler de la tribu des « Yaka» («Il n’y a qu’à»): «Il n’y a qu’à pardonner.» « Il n’y à qu’à croire.» «Il n’y a qu’à avoir confiance.» «Dieu pourvoira.» Tels sont les conseils faciles et gratuits qui sont comme une pommade anesthésiante sur une plaie infectée.
Troisièmement parce que la connaissance spirituelle du médecin est insuffisante. Combien de dizaines de fois n’entendons-nous pas établir ce genre d’ordonnance: «Il faut déposer tout cela au pied de la croix.» Mais qui aexpliqué COMMENT, au jeune chrétien qui ouvre des yeux ronds d’étonnement?
Ou encore: «Il ne faut pas mettre sa confiance dans la chair. II ne faut pas agir par ses propres forces.» Mais qui s’avancera pour dire INTELLIGEMMENT ce qu’est la chair ou comment agir par la force de Dieu, et ce que signifie tout cela?
Posons-nous donc ces questions avant de révéler la maladie de ceux qui nous écoutent:
– Dieu m’a-t-il révélé le chemin de la guérison pour eux ?
– Ai-je appliqué moi-même ce traitement et constaté son efficacité dans ma vie?
– Est-ce qu’un jeune chrétien ou un non chrétien comprendra ce que je dis et pourra-t-il l’appliquer?
Il ne s’agit pas seulement de péchés et de repentance, mais de toutes exhortations que je donnerai. Si nous
parlons de sanctification, nous devrions expliquer comment elle est possible, et ceci non pas en termes généraux, mais très pratiquement.
Exemple de développement: Michée 6:8.
(La forme écrite, obligatoire ici, ne permet pas de faire ressortir l’intonation et la vie nécessaire à la prédication. Ce développement, pour avoir tout son impact, devrait être prononcé lentement, avec réflexion, et en gardant uncontact visuel et gestuel étroit avec l’auditoire.)
Ce qui est bien… Ce que l’Eternel demande de ton voisin: Non, de toi! C’est que tu pratiques la justice. (Commece message comporte plusieurs points, je vous encourage à prendre des notes.) Si tous les hommes étaient justes, il serait facile de pratiquer la justice, mais ce n’est pas notre situation. Lot était le seul juste dans la ville corrompue de Sodome. Noé, qui pourtant prêcha la justice, fût le seul avec sa famille à échapper au déluge.
Chaque être humain a un instinct de justice : observer cinq minutes des enfants jouer ensemble suffit pour en être convaincu. Jésus a résumé toute la loi et les prophètes en une seule phrase: « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux.» (Mt. 7:12). Il établit ainsi que Dieu a mis en tout homme le sens de la justice. A certains endroits, nous pouvons lire en lieu et place d’un long règlement:
«Veuillez laisser cet endroit comme vous aimeriez le trouver.» Nous pouvons appliquer ce principe à chaque domaine de l’existence:
« Tu veux être respecté? Respecte las autres. »
« Tu veux être salué? Salue les autres. »
« Tu veux être écouté? Écoute les autres. »
« Tu veux épouser une jeune fille vierge? Respecte les jeunes filles. » Relevons quelques principes de justice au niveau de la société.
Pour le patron: «L’ouvrier mérite son salaire. » (1 Tim. 5:11.) Pour le juge: «Celui qui absout le coupable et celui gui condamne le juste sont tous deux en abomination à l’Éternel. » (Pr. 17:15).
Aujourd’hui, le laxisme est à la mode, comme le chante l’évangéliste Gilbert Riggenbach « Il a égorgé père etmère avec un grand couteau, mais Monsieur le Juge, vous ne pouvez tout de même pas condamner un pauvre orphelin!» Pour le commerçant: être honnête en affaires. « Deux sortes de poids sont en horreur à Dieu», dit encore le livre des Proverbes. Certains commerçants possédaient probablement deux sortes de «kilo», un petit lorsqu’ils vendaient, et un gros lorsqu’ils achetaient, afin d’escroquer impunément le producteur ou l’acheteur à chaque transaction. Les siècles ont passé, mois l’injustice et la corruption dans le monde des affaires sont restées. On doute même qu’il soit possible d’être honnête dans ce domaine. Nous apprécions d’autant plus de trouver un mécanicien, un dentiste ou un journaliste intègre. Quelle occasion unique de briller comme un flambeau dans ce monde! Il ne s’agit pas seulement d’être juste, mais de pratiquer, c’est-à-dire d’incarner la justice dans tous les domaines de notre vie. Comment y parvenir?
Premièrement:
«Ne vous coulez pas simplement dans le moule de tout le monde… Ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. Laissez-vous plutôt entièrement transformer par le renouvellement de votre mentalité. Adoptez une attitude intérieure différente. Donnez à vos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de vous. Ainsi vous serez capables de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plaît et qui vous conduit à une réelle maturité.» (Rom. 12:2, Parole Vivante).Il est si commun de téléphoner, de se fournir en stylos, gommes et papier sur le dos de l’entreprise puisque tout le monde le fait. On triche « juste un peu » concernant les déclarations d’impôts. Le monde dit: c’est normal. Dieu déclare: c’est du vol.
Deuxièmement:
Soyez résolus dans votre coeur: Daniel résolut de ne pas se souiller avec les mets du roi, et Dieu arrangea les circonstances pour que ce fût possible. Il faut, un jour, prendre une décision, et ce jour peut être aujourd’hui pour vous. Je me souviens du jour de mon examen final de radioélectricien. J’avais établi un schéma par écrit; toutsemblait exact. A ce moment-là, un ami posa son doigt discrètement sur ma feuille et me souffla: «C’est faux déplace cette antenne ici.» Je savais qu’il avait raison, car il avait plus d’expérience que moi dans cette matière. Allais-je modifier mon schéma? Heureusement, j’avais résolu avant l’examen de ne pas tricher et de mettre toute ma confiance en Dieu. Combien je suis reconnaissant aujourd’hui de ne pas avoir un diplôme entaché par latricherie!
Troisièmement:
Tenez donc ferme (Eph. 6:13). Avant de vous admirer, les gens vont vous tester, se moquer de vous, et même vous accuser faussement pour essayer de détruire votre justice. Il y aura un mauvais jour à passer, comme le dit l’apôtre Paul, un compromis alléchant… La tentation de revenir en arrière. Un alcoolique avait déclaré à sa femme qu’il ne boirait plus jamais. Au bout de quelque temps, par une journée de chaleur et de dur travail, un collègue offrit la tournée générale de bière. Devant l’homme assoiffé, tous se désaltérèrent. L’un d’eux plaça un billet de cinquante francs à côté d’un verre: « Si tu le bois, les cinquante francs sont pour toi. » L’homme tint
bon et fut définitivement délivré de l’alcool. Le monde réagit devant la pratique de la justice: elle produit le rejet ou la repentante, mais ne laisse personne indifférent. Si tu veux exaucer Dieu, ne te conforme pas au monde, sois résolu, et tiens bon. Il te rendra plus que
vainqueur. Écoutons encore la prière que Dieu nous adresse: « Que tu aimes la miséricorde. » C’est-à-dire: aimer agir
avec bonté, avoir compassion, pardonner. C’est cet aspect particulier de la miséricorde que nous allons développer: «Heureux ceux qui pardonnent car ils obtiennent le pardon. » Billy Graham a relevé que par les béatitudes, Dieu nous révèle le secret du bonheur.
Quelqu’un a dit un jour: «Exercer la miséricorde, c’est tendre une corde à la misère. » Le péché est la pire des misères, mais le pardon est capable d’y jeter une corde pour tirer de là le pire des pécheurs.
A Noël 1944, un officier de la gestapo convoqua un prisonnier:
– Voici le repas que votre femme apporte tous les jours. Je le mange à votre place, mais aujourd’hui, puisque
c’est Noël, j’ai voulu le manger devant vous.
Le prisonnier répondit :
– J’espère que vous apprécierez, ma femme est une bonne cuisinière.
– Pourquoi dites-vous cela?
-Parce que je vous aime.
L’officier en colore hurla :
-Faites-le sortir, il est fou !
Après la guerre, le prisonnier rechercha et trouva l’adresse de l’officier. Accompagné d’un ami pasteur, il alla
jusqu’à la porte de la maison, un panier de nourriture à la main. L’officier ouvrit.
– Vous me reconnaissez? Questionna l’ancien prisonnier.
-Non
-Je suis celui devant lequel vous avez voulu manger à Noël 1944 !
L’officier devint pâle de peur, mais l’autre le rassura.
-Je ne vous veux aucun mal, je désire seulement partager avec vous et votre épouse le repas que ma femme a
préparé .
L’officier accepta… Avant la fin du repas, il était devenu chrétien. La miséricorde triomphe du jugement (Jacq. 2:13). Le pardon peut coûter beaucoup, comment y parvenir? Réfléchis au dernier pardon précis que Dieu t’a accordé, et fais de même. L’exemple de l’amour de Dieu rend le pardon plus facile. Pardonnez-vous les uns les autres comme Dieu vous a pardonné en Christ.
Deuxièmement
Comprends que le besoin le plus profond de la personne, c’est justement la miséricorde. Laisse à l’amour l’occasion de triompher dans sa vie par ton pardon.
Troisièmement:
Ne te laisse pas aveugler par l’amertume et regarde l’autre positivement. Un prédicateur montra une feuille blanche à son auditoire. «Que voyez-vous?» demanda-t-il. «Rien», fut la réponse unanime. Finalement, au premier rang, une dame, se penchant bien en avant, pointa la feuille du doigt et dit: « Là au milieu, je vois un petit point noir… » Le prédicateur reprit: «Les uns disent rien», les autres «un point noir, mais ne voyez vous donc pas là une page blanche?» Il en est souvent ainsi parmi les chrétiens. On est spécialiste pour discerner
les points négatifs, ou ne rien voir de positif chez les autres, alors que les veux de la foi discernent l’oeuvre magnifique déjà accomplie par Christ.
Quatrièmement
Surmonte le mal par le bien. Ne reste pas neutre, c’est uns forme de haine que l’indifférence. Prie pour celui oucelle qui t’a offensé, dis-lui une parole aimable, fais-lui un petit cadeau, rends-lui service. «Ne te laisse pasvaincre par le mal. Sois au contraire vainqueur du mal par le bien.» (Rom. 12:21). Cela marche! C’est plus qu’efficace!
Je me souviens du jour où, étant sur le point d’exploser de colère devant mon chef de service, le Saint-Esprit me rappela une tablette de chocolat, reçue peu de temps auparavant, que je gardais non loin de là. Par sa douceconviction, il me fit comprendre qu’en offrant cette tablette à celui qui m’avait offensé je permettrais au bien de triompher du mal. A lu pause, je courus chercher ma tablette de chocolat. C’est au moment où elle changeait de main que le miracle out lieu: la joie de donner et de recevoir effaça à jamais toute trace d’amertume.
Cinquièmement
Vu trouver l’autre avec douceur et humilité et réconcilie-toi. Floyd Mc Clung a dit: « Il n’y a pas de conflit quine puisse se résoudre dans l’humilité.» Pratiquer la miséricorde c’est bien: aimer la miséricorde c’est mieux, car c’est ce que Dieu fait. Il aime pardonner, relever, restaurer; ce n’est pas une corvée pour lui, c’est son bonheur… Il le fait ainsi envers nous et nous invite à faire comme lui pour les autres. Finalement, Dieu nous demande de marcher humblement avec Lui. Si nous décidions un jour de devenir l’ami d’un roi, nous n’aurions que très peu d’espoir d’y parvenir, et il faudrait des années de persévérance. Par contre, il est aisé à un roi de nous inviter à sa table et de lier amitié avec nous, s’il le désire. Or voici que le Roi des rois nous invite à marcher avec lui! Essayez d’imaginer l’humilité de Dieu pour faire une telle demande aux petits hommes que nous sommes. Il pourrait exiger, obliger, non… Dieu veut ton bonheur, il t’invite avec amour, il ne veut pas des esclaves, des résignés, mais des amis.
Est-ce possible ? Oui, écoutons quelques témoignages bibliques. « Tous les jours d’Hénoc furent de trois cent soixante-cinq ans. Hénoc MARCHA AVEC DIEU puis il ne fui plus parce chic Dieu le prit. » (Gen. 5:23-24).
« C’est par la foi qu’Hénoc fut enlevé… Avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu’il était agréable àDieu. Or, sans la foi il est impossible de lui être agréable..» (Héb. 11:5-6). La marche physique est un déséquilibre contrôle. Celui qui refuse de se porter en avant ne peut marcher. Il en est de même pour la vie chrétienne; si je ne prends aucun risque, si je ne vais pas plus loin dans monengagement, si je ne fais rien de nouveau, alors .je n’avance pas, et ma foi ne grandit pas. Dieu place toujours devant nous des occasions do lui faire confiance dans notre marche spirituelle. Il ne fait jamais défaut et nous entraîne plus loin. Ayons une sainte ambition spirituelle pour notre vie. Dieu n’a pas préparé pour nous une rie médiocre, mais abondamment fructueuse, et épanouie. Quelqu’un a dit:«Dieu n’a pas une vie pour nos plans, mais un plan pour notre vie. » Ecoutons encore une fois Paul exhortant les Philippiens: «Au point ou nous somme parvenus, MARCHONS d’un méme pas. Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui MARCHENT selon le modèle que vous avez en nous» (Phil. 3:16-17).
«Je COURS vers le but… » (V.14). Quel est le but de ta vie ? S’il est grand pour la gloire de Dieu, sache que le seul moyen de l’atteindre c’est de marcher… L’apôtre Jean a écrit à la fin de sa vie: «Je n’ai pas de plusgrande joie que d’apprendre que mes enfants MARCHENT DANS LA VERITE. » (2 Jean v. 4).
Dieu est vérité; or l’orgueil est un mensonge, puisqu’il consiste à vouloir passer pour ce qu’on n’est pas. Yonggi Cho nous relate qu’il avait longtemps pensé que c’était le diable qui lui résistait, mais un jour, il s’est arrêté sur ce verset :: «Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » (Jacq. 4:61). Tout à coup, il acompris que c’était parfois Dieu dans son amour qui lui résistait, car l’orgueil mène à la ruine. Notre marche sera constamment entravée si notre but n’est pas la gloire de Dieu. Marcher dans la vérité avec humilité, voilà
la plus grande joie que nous pouvons offrir à Dieu.
Mise en pratique:
Choisissez deux ou trois caractéristiques de l’amour dans 1 Cor. 13.
a. Déterminez le but à atteindre pour vos auditeurs.
b. Traitez chaque sujet en profondeur.
c. Illustrez.
d. Soyez concret, expliquez, évitez le «patois de Canaan».
e. N’apportez pas de remèdes faciles (Il n’y a qu’à), mais réfléchis, applicables et expérimentés par vous-même.
f. Écrivez votre développement.
3. La conclusion du message.
Elle doit être le point culminant du message, le moment où tout devient clair, où la vision est complète et où le tableau s’achève. Michel-Ange a dit: « Ce sont les détails qui font la perfection, mais la perfection n’est pas un détail.» Il est certain qui la conclusion n’est pasdame au premier rang! Celle-ci s’écria: «Frappez-moi encore une fois, je l’entends toujours!» un détail. Ici encore, ce qui compte, c’es la qualité et non la quantité. Il est nécessaire d’apprendre conclure; l’expérience montre que rares sont les messages trot courts, mais que beaucoup sont trop longs. Il faut éviter à tout prix d’en arriver au point où les auditeurs cessent de nous écouter ter et attendent avec lassitude que nous nous taisions enfin. Billy Graham a raconté, et peut-être inventé, cette anecdote humoristique: «Lors d’une grande conférence, on accorda vingt minutes à l’un des orateurs: les vingt minutes devinrent quarante puis soixante. Le président de la rencontre, assis derrière lui, avait déjà tout essayé pour faire taire ce bavard… Au bout d’une heure vingt, en désespoir de cause, il saisit un marteau et le lança sur l’orateur… L’objet le manqua de peu et vint frapper une Être à l’heure est la politesse des rois; terminer à l’heure devrait être celle des prédicateurs. Il est vrai qu’il ne faut pas limiter le Saint-Esprit, mais nous oublions que Dieu est un Dieu d’ordre et qu’en principe, c’est lui aussi qui a inspiré le président de la réunion et les horaires! De plus, lorsque le Saint-Esprit bouleverse nos habitudes, ce n’est jamais ennuyeux. Certains prédicateurs de pointe peuvent se permettre une plus grande liberté mais ne camouflons jamais un manque de discipline, en ce domaine si important, sous couvert de spiritualité. Pour donner une pensée précise en ce domaine, je dirai que pendant les cinq premières années au moins, le jeune prédicateur devrait respecter scrupuleusement le temps qui lui est imparti. A Amsterdam 83 les plus grands orateurs venus du monde entier ont pris la parole sur une période de dix jours; pas un seul n’a dépassé le temps de parole accordé. Ce fut certainement un bel exemple pour le quatre mille congressistes. Il existe en outre une autre notion du temps à laquelle nous devrions rester sensibles: c’est «le temps de Dieu». Pour tout ce que Dieu inspire, il y a un début, un temps idéal de développement, et une fin. Prenons l’exemple de la prière communautaire: à un moment donné, l’Esprit vous donne une pensée, vous cherchez alors l’occasion d’intervenir en harmonie avec les prières qui se succèdent. Le moment venu, vous vous lancez. Les mots viennent aisément, vous vous sentez portés; puis la pensée étant exprimée, vous sentez que vous devriez conclure, afin que quelqu’un d’autre prie à son tour. C’est là que beaucoup échouent, continuant dans l’énergie de la chair ce qui a débuté dans l’Esprit. Pourquoi? Une des raisons essentielles est l’orgueil. Nous estimons que notre prière n’est pas assez spirituelle. Nous cherchons alors à l’embellir pour être admirés des autres. Plus nous essayons et plus sa qualité baisse. Finalement, ce ne sont plus que des redites.
L’esprit de prière reposant sur l’assemblée en souffre. Mais ceci est encore plus crucial quand il s’agit de prophétiser, d’introduire un culte, de diriger la louange, ou de prêcher. L’antidote de l’orgueil est évident: c’est l’humilité. Ne nous y trompons pas, l’orgueil peut se dissimuler sous une épaisse couche de spiritualité. Prenons l’exemple d’un orateur ayant déjà dépassé le «temps de Dieu»; s’il s’en rend compte, l’humilité consistera à conclure en s’excusant. L’orgueil, par contre, cherchera à arranger la situation par une exhortation à prendre du
temps pour Dieu, et exigera une longue prière qui soulignera combien le message était important et combien peu spirituels sont les gens qui ne l’ont pas compris. Cette tendance à rallonger les prières, les réunions, les messages a des causes multiples: l’incrédulité face à la puissance incisive de la Parole, la tradition, ou peut-être le malaise de l’exécutant, mais elle ne vient pas du Dieu glorieux et saint. Comme pour le peuple d’Israël au désert, un prédicateur doit apprendre à partir avec la nuée, à marcher avec elle et à s’arrêter quand elle s’arrête.
– Une bonne conclusion devrait stimuler l’obéissance: «Si vous savez ces choses, vous êtes heureux pourvu que vous la pratiquiez.»(Jean 13:17). Elle apporte une note finale, en harmonie avec le développement, qu’elle peut remettre brièvement en mémoire à l’auditoire.
Exemple de conclusion: Michée 6:8.
Avez-vous envie de plaire à Dieu? De lui donner de la joie? De l’exaucer par votre vie ?… Alors retenez bien la clef de ce passage, qui en est aussi la conclusion: «Avec ton Dieu.» Est-il TON DIEU? TON SEIGNEUR? Ou celui de ton voisin, de tes parents? Ce soir, s’il ne l’est pas encore, il peut le devenir, entrer personnellement dans ta vie et être ton Ami, ton Père, ton Berger, ton Dieu. Jésus a dit: « Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.» Oui, le bonheur et la grâce nous accompagneront tous les jours de notre vie, et notre bonheur, c’est Dieu. Pour certains d’entre vous, le premier pas est de l’accepter comme VOTRE Dieu; pour d’autres, c’est de vous approcher tout à nouveau de lui afin que, main dans la main, vous pratiquiez la justice, vous aimiez le pardon et vous marchiez humblement avec lui. Vouloir pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher sans Dieu, c’est comme vouloir vivre sans air, ou nager sans eau. Je crois que le plus grand besoin des jeunes aujourd’hui, c’est de marcher avec Dieu. Certains, ici, on peut-être marché
seuls, avec leurs questions, leurs conflits, leurs incertitudes, leurs désespoirs Quelle joie indescriptible de marcher désormais avec celui qui es le plus sage de tous les sages, le plus grand de tous les savants celui qui est l’Amour parfait, la Justice incarnée, et ceci, chaque jour de l’existence jusque dans l’éternité. Il y a longtemps que je, marche avec lui, je ne l’ai jamais regretté, c’est une vie passionnante. Il est fidèle!
Mise en pratique:
– Recherchez une conclusion en rapport étroit avec le sujet (1 Cor. 13).
a. Soyez concis.
b. Stimulez l’obéissance.
c. Écrivez votre conclusion
4. L’appel.
L’apôtre Paul priait sans cesse pour les chrétiens, afin que Dies illumine les yeux de leurs coeurs et qu’ils sachent l’espérance qu s’attache à SON APPEL. (Eph. 1:18).
L’appel vocation et ce qu’on nomme «l’appel» en milieu évangélique sont deux choses différentes; mais le premier se manifeste souvent par le second. Après avoir brièvement examiné ce qu’es l’appel de Dieu envers l’homme, nous étudierons comment le prédicateur peut inviter les gens à répondre par un acte public à cette invitation divine.
L’appel de Dieu retentit à travers toute la Bible: Dieu cherche un homme, il appelle une ville, un peuple, une nation, et finalement toutes les nations et tous les hommes à Lui. L’appel exige une réponse: « J’entendis la voix du Seigneur disant: QUI enverrais-je, et QUI marchera pour nous? Je répondis: ME VOICI ENVOIE-MOI.» (Esaïe 6:8).
Jésus a toujours appelé les hommes publiquement:
«Jésus marchait le long du lac de Galilée, lorsqu’il vit deux frères qui étaient pêcheurs, Simon (appelé Pierre) et son frère André; ils pêchaient en jetant un filet dans le lac. Jésus leur dit:
– VENEZ AVEC MOI et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. AUSSITÔT, ILS ABANDONNÈRENT LEURS FILETS ET L’ACCOMPAGNÈRENT. Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques et Jean, lesfils de Zébédée. Ils étaient dans leur barque avec Zébédée, leur père, et réparaient leurs filets. Jésus LES APPELA; AUSSITÔT, ILS ABANDONNÈRENT LA BARQUE ET LEUR PÈRE ET ILS
L’ACCOMPAGNERONT.» (Mt. 4:18-22).
«Ayant à nouveau APPELÉ LA FOULE À LUI, il leur dit:
Ecoutez-moi tous, et comprenez.» (Marc 7:14).
«Je ne suis pas venu APPELER A LA REPENTANCE des justes, mais des pécheurs.» (Luc 5:32).
«Jésus s’arrêta et dit: APPELEZ-LE. Ils appelèrent l’aveugle, en lui disant: prends courage, LEVÉ-TOI, IL T’APPELLE. L’aveugle JETA SON MANTEAU, et, se LEVANT D’UN BOND, VINT VERS JÉSUS.» (Marc 10:49-50).
Les disciples reçoivent mission d’annoncer l’évangile dans le monde entier. Par eux, Dieu annonce maintenant, à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir . . . (Act. 17:30). En réponse à cette annonce de l’évangile et à cet appel à la repentance, les hommes réagiront de deux manières opposées. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. (Marc 16:16).
Le jour de la Pentecôte, la conviction du Saint-Esprit est si forte que d’eux-mêmes les gens demandent:
«Hommes frères, QUE FERONS-NOUS?»
Pierre leur répondit:
«Changez de comportement et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour que vos péchés vous soient pardonnés. Vous recevrez alors le don de Dieu, le Saint-Esprit. Car la promesse de Dieu a été faite pour vous et vos enfants, ainsi que pour tous ceux qui vivent au loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu APPELLERA.» (Act. 2:38-39).
Nous apprenons par ce passage que, lorsque quelqu’un a le coeur vivement touché, le besoin de REPONDRE A
L’APPEL devient impérieux.
La manière dont l’appel se faisait n’est pas toujours mentionné dans les Actes des Apôtres, cependant il estévident que les nouveaux convertis entraient en contact SUR-LE-CHAMP avec le chrétiens. C’est le cas deLydie à Philippes, de Denys et d’autres à Athènes, de Crispus et de sa famille à Corinthe, etc (Act. ch. 16-18). Paul écrira aux Romains: « Si tu confesses de ta bouche 1 Seigneur Jésus et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.» (Rom. 10:9). Ceci n’est qu’une confirmation des paroles du Seigneur lui-même: «Quiconque m confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant Dieu et quiconque me
reniera devant les hommes, je le renierai aussi, devant Dieu.» (Math. 10:33). L’Evangile est un appel en lui-même. Un appel public après u message d’évangélisation est aussi naturel que lamoisson après les semailles. Quel étrange agriculteur que celui qui, au moment de la moisson, dirait: «Ce n’est pas mon travail, je laisse cela à Dieu, ce n’est pas à moi de dire si le blé est mûr ou pas, et d’ailleurs, je
risquerais de m’enorgueillir si je récoltais moi-même. Dans tous les domaines de la vie on travaille en vue d’un résulta et ce n’est pas nous qui avons inventé ce principe, mais Dieu, car « Dieu fait tout avec un but.» (Pr. 16:4). Semer et récolter pour le royaume de Dieu est un devoir confié à l’Eglise: «Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.» (Jean 4:36).
Il est vrai qu’un appel peut être mal fait et mettre tout le monde mal à l’aise, mais ce n’est pas une raison suffisante pour le rejeter en bloc; sinon, il faudrait cesser de rouler en voiture, puisque des milliers meurent sur les routes chaque année, et ne plus manger, pour éviter les risques d’intoxication alimentaire!
Il est également vrai que beaucoup auraient aimé confesser publiquement Christ lors de leur conversion, mais personne ne leur en a donné l’occasion. D’autres ont quitté une réunion sans avoir été clairement appelés alors qu’ils avaient été préparés par Dieu. Plus tard, ils se sont endurcis et ressemblent à ces fruits pourris qui ont été oubliés lors de la récolte.
Dieu a son mot à dire concernant l’appel. Ce n’est pas une invention évangélique du 20ème siècle, ni un moyen pour manipuler les foules, et encore moins une formule magique qui confère le salut! L’appel devrait être l’expression, par notre bouche, de la pensée du Père qui attend l’obéissance de ses enfants ou de ceux appelés à le devenir. Cet appel ne retentit pas seulement envers les non-croyants, mais tout au long de notre croissance en Christ. Ce n’est pas à l’outil de commander à l’ouvrier, mais bien le contraire. Un serviteur de Dieu ne devrait pas décider arbitrairement de faire un appel ou non, ni de la façon de procéder, mais il devrait chercher la volonté de Dieu et s’y conformer fidèlement. Il existe mille et une façons de conduire un appel et de proposer aux gens une réponse positive.
Examinons quelques manières classiques de procéder, leurs avantages et inconvénients.
A. Faire lever la main.
Avantages:
– geste simple que chacun a l’habitude de faire.
– discret par rapport à l’auditoire.
Inconvénient:
– difficulté à rencontrer et suivre les personnes.
B. Faire lever les personnes à leur place.
Avantage:
– geste déjà plus concret qui engage le corps tout entier et la réputation.
Inconvénient:
– contact personnel toujours difficile.
C. Faire avancer les personnes individuellement devant l’auditoire.
Avantages:
– acte courageux montrant un désir ferme.
– contact personnel avec le prédicateur ou un conseiller.
– travail de suite facilité par la carte de décision (s’il y en a une).
– prière et conseils adaptés à la personne.
Inconvénient:
– démarche que certaines personnes n’oseront pas faire, par timidité, par crainte du qu’en dira-t-on (les «Nicodème» par exemple). Mais cette démarche peut aussi être un avantage en ce qu’elle élimine les engagements sans suite.
Lors d’une grande campagne d’évangélisation, un conseiller s’approche d’un homme visiblement touché par le message.
– Voulez-vous quitter votre place et aller devant pour donne votre vie à Christ?
– Non, je peux très bien le faire en restant là.
Le conseiller s’abstient de prier avec cet homme. Le lendemain même scénario, ainsi que le troisième jour. Finalement, le quatrième jour, l’homme brisé s’adresse au conseiller.
– Cette fois, je veux bien m’avancer publiquement pour donner ma vie à Christ.
– Ce n’est plus nécessaire, vous pouvez le faire ici sur votre chaise si vous le désirez.
Le conseiller avait bien su discerner le changement d’attitude d’abord contestataire puis soumise, qui fait toute la différence.
D. Faire répéter une priera à haute voix ou dans le secret du coeur.
Avantages:
– beaucoup le feront.
– appel très discret, accepté de tous, même dans un église très conventionnelle.
Inconvénients:
– pas de contact personnel.
– pas de renseignements sur l’impact du message.
E. Se mettre à genoux avec ceux qui se sont avancés.
Avantages:
– réelle humiliation devant Dieu et les hommes.
– abandon de sa réputation pour prendre celle de Christ.
– juste attitude de repentance devant la sainteté de Dieu.
– évite les mouvements de masse.
Inconvénient:
– barrière psychologique difficile à franchir.
Cette méthode est vivement conseillée et pratiquée par des missionnaires et pasteurs d’expérience en Afrique. Jel’ai souvent utilisée moi-même. Je me souviens d’un village qui n’avait encore jamais été évangélisé. A la fin du message, quarante-cinq personnes s’agenouillèrent au milieu du grand cercle que nous avions formé avec tous les villageois. Plusieurs de ceux qui étaient restés debout se moquaient. Dans un petit village où tous seconnaissaient, répondre à un tel appel était une vraie confession de foi. Un an plus tard, une église était née et
vingt-deux personnes suivaient régulièrement les réunions. C’est une erreur de penser qu’une telle demande nepeut être honorée en Europe. A Lille, lors du passage d’un évangéliste danois, des jeunes s’agenouillaient dansles flaques d’eau glacée pour donner leur vie à Christ.
A Lausanne, en 1972, David Wilkerson dut demander aux quelque trois cents jeunes qui s’avançaient en pleurs pour répondre à l’appel, de ne pas se mettre à genoux par manque de place. Cet appel fut mémorable: quand les jeunes furent rassemblés autour de l’estrade, David leur demanda de jeter tout ce dont ils voulaient être délivrés.
Ce fut une pluie soutenue en direction de l’estrade de paquets de cigarettes, de drogue, de pipes, de couteaux et objets divers qui vint remplir deux grandes corbeilles. Puis l’évangéliste demanda à vingt-cinq d’entre eux de venir au micro pour témoigner de ce que Christ avait fait pour eux. Ces jeunes en pleurs s’adressaient à leurscopains qui se trouvaient parmi les six mille auditeurs, attestant que Jésus est la seule réponse. Quand la puissance de l’Esprit est là, il n’y a plus ni Africains, ni Français, ni Suisses, mais des hommes assoiffés de Dieu et humbles devant Lui.
Dieu a un plan précis pour chaque réunion, et chaque message. Tous les messages ne doivent pas automatiquement se terminer par un appel de ce genre, mais c’est à Dieu de nous le révéler. Nous devrions toujours avoir à l’esprit ces deux questions:
– Dois-je faire un appel?
– Si oui, quelle forme doit-il prendre?
J’ai eu le privilège d’expérimenter des dizaines de fois la fidélité de Dieu dans ce domaine. A Longwy, enFrance, plusieurs nouveaux venus assistaient à la rencontre du groupe de jeunes. Un ami apportait le message.
Dans le bref moment de prière qui suivit, je ressentis fortement qu’il fallait appeler les jeunes qui voulaient se convertir à s’agenouiller au milieu de nous. Je le suggérai au prédicateur et au pasteur qui acquiescèrent. Comme je le fais habituellement dans ces cas-là, je me mis à genoux le premier et invitai ceux qui le voulaient à se joindre à moi. Plusieurs le firent, dont un jeune, contacté dans la rue le matin même. C’est aujourd’hui un fidèle membre du groupe. En fin de soirée, le prédicateur très ému vint me trouver pour m’expliquer que pendant la préparation de son message, Dieu lui avait montré qu’il devait conduire l’appel ainsi, mais il avait oublié!
En Afrique, il est fréquent de faire un appel à la fin du culte dominical. Les personnes qui s’approchent prient avec les anciens et confessent leur foi à haute voix devant l’assemblée, puis c’est la fête: chaque membre défile en chantant et en dansant autour de l’église et serre la main aux nouveaux convertis en signe de bienvenue.
Souvenons-nous que les gens ont besoin de prendre publiquement position pour Christ. Ce n’est pas seulementimportant pour eux-mêmes, en tant que jalon dans leur marche avec Dieu, mais aussi face aux puissances des ténèbres qui connaissent les promesses bibliques liées à une telle démarche. «Qui n’est pas contre nous est pour nous», a dit Jésus (Marc 9:40), et encore: «Je ne mettrai pas dehors celui que vient à moi.» (Jean 6:37).
« Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous.» (Jacq. 4:8).
Dans une université aux U.S.A., Arthur Katz prêcha sur les deux royaumes. Il invita ensuite les étudiants à répéter une simple prière, s’ils voulaient passer du royaume des ténèbres a celui de la lumière. L’un d’entre eux le fit; il était passé par le bouddhisme, la drogue, et revenait déçu d’un séjour de deux ans et demi dans le sudest asiatique. La prière achevée, il se senti tellement léger qu’il dut s’assurer que ses pieds touchaient bien le sol. Pendant trois semaines, son visage fut constamment éclairé d’un sourire. C’était une conversion radicale. Il s’agissait de Tom Bloomer; il est actuellement responsable de J.E.M. pour le monde francophone en Europe. Si Arthur Katz n’avait pas suivi scrupuleusement les indications du Saint-Esprit quant à la forme que l’appel devait prendre, il est fort probable que Tom n’ait jamais répondu à cet appel.
Quelques conseils de base:
1. N’insistez pas lourdement:
Laissez suffisamment de temps de réflexion, tant que les gens continuent à répondre, mais ne forcez jamais personne.
2. Soyez prêts à ce que personne ne réponde, sans en faire un drame personnel:
Il m’est arrivé plusieurs fois de me mettre à genoux devant des centaines de personnes, les appelant à se joindre à moi, sans que personne ne bouge. Cela ne veut pas dire que l’appel n’était pas inspiré, car Dieurespecte la liberté de chacun. En tout cas, ces foules se souviendront qu’il faut fléchir les genoux devant Jésus-Christ et que c’est dans l’humilité qu’il faut s’approcher de Dieu. En Afrique, c’est aussi une façon de montrer que noirs et blancs sont égaux devant Dieu.
3. L’appel doit être simple et en parfaite harmonie avec le message
Si vous n’avez pas pu tout dire durant celui-ci, n’essayez donc pas de vous rattraper pendant l’appel. Voici quelques thèmes types: se donner à Christ, recevoir Christ, se consacrer pour la mission, pardonner, changer de royaume, confesser ses péchés, renoncer à Satan, naître de nouveau. Si donc votre message était centré sur le fait de RECEVOIR Christ, ne faites pas un appel en demandant aux gens de SE DONNER à Christ. Bien sûr, le résultat est le même, car je suis en Christ et Christ est en moi (je l’ai reçu). Mais la personne ne le sait pas. Pour elle, elle a reçu une vérité, le Saint-Esprit a agi dans son coeur par cette vérité, et elle ne comprend pour l’instant QUE cette vérité, et encore bien partiellement; il est donc essentiel que l’appel soit très précisément un choix face à cette vérité. Souvenons-nous du témoignage de Tom Bloomer: Arthur Katz a conduit l’auditoire dans une prière simple concernant les deux royaumes, et le Saint-Esprit a honoré ceux qui l’on faite de tout leur coeur. Chacun sera conduit dans toute la vérité et cela prendra du temps, mais n’exigeons pas une connaissance théologique telle que si on l’avait exigée de nous, nous n’aurions jamais pu nous convertir! L’appel est donc une invitation simple de Dieu à l’homme, et non un examen complexe sur la doctrine du salut.
4. Soyez fervents, mais naturels:
C’est l’acte le plus important, le plus beau, mais aussi le plus juste et le plus intelligent que de répondre à l’appelde Dieu Ayez cela à l’esprit quand vous parlez. Faites l’appel en toute assurance, avec amour et fermeté. Évitez une voix trop solennelle ou théâtrale ainsi que le trémolo!
5. Une fois l’appel clairement énoncé, faites silence:
Parfois, les gens ne répondent pas, car le prédicateur parle sang arrêt! Ils ne savent pas quand exactement se lever ou prier. Ur temps de silence fait comprendre à chacun que le moment de répondre est venu. Par la suite, vous pouvez encore donner quelques exhortations. C’est ce que fit Pierre le jour de la Pentecôte «Pierre leur adressait encore beaucoup d’autres paroles pour les convaincre et les encourager, et il disait: acceptez le salut, et vous séparant de ces gens perdus!» (Act. 2:40).
6. Ne pensez pas que de demander aux gens «de fermer le yeux et de ne pas regarder» est une formule consacrée! Au contraire, confesser Christ devant tous est plus biblique Des centaines de milliers l’ont fait durant les campagnes de Bill Graham, dans des dizaines de pays. Aussi bien les Anglais que le Français, les Suisses ou les Américains. Ce n’est donc pas une question de langue ou de culture. J’aime beaucoup inciter le gens à répondre courageusement devant tous. Ils sont peut-être moins nombreux, mais plus sérieux et déterminés.
7. Ne faites pas d’appel général où chacun se sent obligé de répondre:
Exemple: «Que tous ceux qui désirent une année bénie se lèvent!» Ou encore: «Si vous ressentez que vous avec manque d’amour envers vos proches, avancez-vous, afin que nous priions pour vous.» II est évident que pour la plupart des messages d’édification chacun doit se sentir concerné, mais il n’y a pas lieu de faire un appel. Il est préférable que chacun réponde dans le secret de son coeur, ou dans un moment de prière spontanée.
8. Ne recherchez pas la facilité, mais récoltez les fruits mûrs:
Exemple: «Jésus rend heureux… Qui veut être heureux ? Alors approchez-vous, nous allons prier pour vous.» Les mouvements de foule sont faciles à provoquer, particulièrement dans certains pays, ou parmi les enfants. Celui qui cherche des résultats pour sa propre gloire tombera dans ce piège. Il y a ici manipulation. Pourquoi? Parce que tous les hommes veulent être heureux, mais tous n’ont pas reconnu que c’est Jésus qui rend heureux(outre le fait que ce genre d’évangile sucré est dangereux). Les gens se sentent piégés et s’avancent parce que tous s’avancent. Cet exemple est caricatural, mais c’est à nous de nous éloigner de tout appel de ce genre.
9. Conduire correctement un appel demande une certaine maturité:
Au début de votre ministère, confiez-le à quelqu’un de plus expérimenté. A la fin de votre message, passez-lui simplement la parole. De son côté, il aura écouté attentivement votre prédication et se chargera de l’appel. C’est ainsi que j’ai commencé moi-même et que j’aide maintenant les étudiants de l’école d’Évangélisation.
10. Ne lassez pas l’auditoire:
Soyez concis dans vos explications. S’il y a des conseillers, formez rapidement les groupes d’entretien ou, mieux encore, chargez quelqu’un d’autre de le faire et quittez la chaire. Si personne ne répond, acceptez-le et concluez par une ou deux phrases d’encouragement à réfléchir encore; mais ne recommencez pas un autre message!
11. Soyez honnêtes avec votre auditoire:
Exemple: «Je désire que vous vous avanciez pour parler avec nous. Nous voudrions vous connaître, prier avec vous et vous aider dans ce nouveau départ.» Ne cherchez pas à cacher quoi que ce soit. Le monde vous accusera de prendre les gens au piège. Marchons dans la vérité, de telle manière que ces accusations n’aient aucunfondement. Nous n’avons pas à justifier notre désir d’accompagner les gens dans leurs premiers pas de foi. Agir différemment serait irresponsable et en contradiction avec l’ordre du Maître de faire des disciples et de les enseigner.
12. N’ayez pas peur des sentiments:
On a un jour posé cette question à Billy Graham: les sentiments dans la vie chrétienne ne sont-ils pasdangereux? Celui-ci répondit: «C’est comme dans le mariage, ils peuvent être dangereux, mais qui voudrait s’en passer?» Nous sommes créés avec des sentiments, ils ne sont pas moins nécessaires que l’intelligence ou la volonté. [Dans les événements principaux de l’existence, les sentiments se manifestent. Rencontrer Jésus-Christ est un événement!] Observez les chrétiens dans les Actes clos Apôtres wn n’y trouverez pas des senti
sentimentalistes mais des gens normaux Voici quelques expressions bibliques caractérisant les gens au moment de leur conversion:
– Le coeur vivement touché (Act. 2:37).
– Tremblant et saisi d’effroi (Act. 9:5).
– Il crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur (Act. 13:12).
– Se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas (Act. 16:29).
Auriez-vous accepté de prier avec de telles personnes ? Ou les auriez-vous renvoyées jusqu’à ce qu’elles se
calment ?
Il y a des conversions plus sereines, comme celles de l’eunuque (Act. 8:36) et de Lydie (Act. 16:14-I5). N’allons pas à l’encontre de l’Esprit, mais marchons dans ses voies. En appeler aux sentiments ou les réprimer est également dangereux. Se réjouir ou pleurer avec ceux qui le font est biblique.
Exemple d’appel: (Michée 6:8).
Je vous invite maintenant à exprimer avec vos propres mots en toute simplicité, votre réponse, votre engagement à Dieu par 1a prière. Ne pensons pas les uns aux autres, mais ayons le courage de Lui parler comme des enfants à leur père.
(Laisser le temps de s’exprimer à tous ceux qui le veulent.) Il y en a peut-être parmi vous qui décident peur la première fois de marcher avec Dieu. Vous avez compris qu’Il est la vérité, qu’Il vous aime et vous invite à marcher avec Lui. Je vous demande de sceller cet engagement en levant votre main, j’en serai témoin et je prierai pour vous et si vous le désirez j’en parlerai avec vous plus tard.
Y a-t-il quelqu’un qui prend cet engagement ? …
(Supposons que deux jeunes du groupe répondent.) Seigneur nous accueillons en ton nom les personnes dans ta famille. Dès maintenant, apprends-leur à marcher avec toi tous les jours. Comble-les de ton amour et garde-les sur cette voie de justice et de lumière. Seigneur, nous voulons, dans les semaines qui viennent, marcher avec toi de progrès en progrès, pratiquer la justice et aimer la miséricorde. Tu nous a si souvent exaucés, nous voulons aussi exaucer la demande que tu nous a faites ce soir et faire ta volonté. Amen.
II s’agira après cela pour le prédicateur d’être à la disposition de tous, et plus part particulièrement de ceux qui ont répondu à l’appel à la conversion, afin de leur expliquer les premiers pas en Christ et la repentance. (Sujets qui n’ont pas été traités dans le message, mais qui étaient sous-entendus).
Mise en pratique:
Vous souvenant que vous avez le même auditoire, imaginez un appel différent selon 1 Cor. 13.
Écrivez-le en tenant compte des différents conseils donnés.

Notre marche sera constamment entravée si notre but n’est pas la gloire de Dieu. Marcher dans la vérité avec humilité, voilà la plus grande joie que nous pouvons offrir à Dieu
Notre marche sera constamment entravée si notre but n’est pas la gloire de Dieu. Marcher dans la vérité avec humilité, voilà la plus grande joie que nous pouvons offrir à Dieu
Notre marche sera constamment entravée si notre but n’est pas la gloire de Dieu. Marche dans la vérité avec humilité, voilà la plus grande joie que nous pouvons offrir à Dieu
C’est l’acte le plus important, le plus beau, mais aussi le plus juste et le plus intelligent que de répondre à l’appel de Dieu. Ayez cela à l’esprit quand vous parlez. Faites l’appel en toute assurance, avec amour et fermeté.
Vous souvenant que vous avez le même auditoire, imaginez un appel différent selon 1 Cor. 13.
Écrivez-le en tenant compte des différents conseils donnés.
Ne vous coulez pas simplement dans le moule de tout le monde… Ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. Laissez-vous plutôt entièrement transformer par le renouvellement de votre mentalité. Adoptez une attitude intérieure différente. Donnez à vos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de vous. Ainsi vous serez capables de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plaît et qui vous conduit à une réelle maturité.»
Ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. Laissez-vous plutôt entièrement transformer par le renouvellement de votre mentalité. Adoptez une attitude intérieure différente. Donnez à vos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de vous. Ainsi vous serez capables de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plaît et qui vous conduit à une réelle maturité.»
Notre marche sera constamment entravée si notre but n’est pas la gloire de Dieu. Marcher dans la vérité avec humilité, voilà la plus grande joie que nous pouvons offrir à Dieu