JOUR 6 : L’ESPRIT DU SEIGNEUR EST SUR MOI (suite)
La prophétie
Une des premières étiquettes données à Jésus au cours de son ministère était « le prophète ». Quand on leur demandait qui il était, les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. » Dans l’histoire d’Israël, un prophète n’était pas seulement quelqu’un qui donnait un message de la part de Dieu, mais il accomplissait aussi des signes qui attiraient l’attention des foules et renforçaient son message verbal. Le prophète type dans la t Élie, qui proclame la parole de Dieu, est à l’origine d’une sécheresse, ressuscite des morts, sépare les eaux du Jourdain en deux et fait tomber le feu du ciel. C’est donc tout naturellement que le peuple voit en Jésus un prophète. Cette appellation était juste puisque lui aussi se disait prophète. Mais c’est incomplet, étant donné qu’il est davantage qu’un prophète. Non seulement il apporte un message de la part de Dieu, mais il est lui-même le Verbe de Dieu, la plénitude de tout ce que Dieu veut dire à la race humaine.
D’une certaine façon, tout ce que disait Jésus était prophétique, puisque chacune de ses paroles venait de Dieu. Mais, en plusieurs occasions, il exerce le don de prophétie dans le sens plus précis d’annoncer ce qui va venir – parfois pour consoler et encourager, parfois pour avertir.
Certaines des prophéties de Jésus sur le Royaume de Dieu étaient proprement stupéfiantes. Voyons cette parabole qu’il propose :
« Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »
Vu dans le contexte des géopolitiques du premier siècle, cette prophétie aurait pu paraître absurde. Jésus était charpentier, issu d’un trou perdu dans la province de Galilée, et avait fondé un minuscule mouvement, de signification négligeable. Il guérissait les malades, effectivement, et attirait les foules, mais tout cela entrait à peine dans le radar du centre de la Rome impériale, siège du pouvoir politique. Et, cependant, Jésus prophétisait que ce petit mouvement allait grandir bien au-delà des limites de la Palestine, jusqu’à atteindre le monde entier : « Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. »
Peut-être certains de ses auditeurs se sont-ils moqués des prétentions bien trop grandioses de Jésus. Et, cependant, sa parole s’est révélée vraie. Aujourd’hui, plus de deux milliards de personnes, dans le monde entier, ont pris Jésus comme leur Sauveur et Seigneur. Parfois, lorsque l’Église chrétienne primitive a été pressée de toutes parts et menacée de persécution, les chrétiens ont été certainement encouragés par ses paroles.
Jésus a aussi donné des prophéties de mauvais augure. Alors que ses disciples s’extasient devant la beauté du Temple de Jérusalem, il leur lance ce qui a dû leur sembler être comme une douche froide : « Voyez-vous ces grandes constructions ? Il ne restera pas ici pierre sur pierre ; tout sera détruit. » Il ne cessa de prédire des guerres, des tremblements de terre, des famines, la venue de faux messies, la persécution des chrétiens, la trahison de la part de membres d’une même famille, des sacrilèges épouvantables. Bien que ce fût une prophétie de jugement sévère, elle était donnée dans l’amour, pour appeler le peuple de Dieu à la repentance et le préparer pour les jours difficiles à venir. Ses paroles se sont
préparer pour les jours difficiles à venir. Ses paroles se sont accomplies à la lettre pendant de nombreuses décennies, culminant dans la catastrophe de l’année 70 de notre ère, lorsque les armées romaines détruisirent Jérusalem et brûlèrent le Temple, le réduisant en cendres. Une partie de la prophétie de Jésus était une instruction bien spéciale :
« Quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, alors sachez que sa dévastation approche. Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans les montagnes ; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville. »
D’après Eusèbe, historien de l’Église du quatrième siècle, les premiers chrétiens prirent les paroles de Jésus très au sérieux et fuirent l’invasion des armées romaines, traversant le fleuve du Jourdain pour émigrer à Pella. C’est grâce à cela qu’ils échappèrent au massacre de l’an 70.
Certaines des prophéties de Jésus étaient énigmatiques. Il disait aux foules :
« Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu venu avec puissance. »
On pourrait, à première vue, penser que la prophétie était erronée. Certains spécialistes ont considéré comme une évidence que Jésus se trompait quand il pensait que sa seconde venue aurait lieu quelques jours ou quelques années plus tard. Mais cette conclusion se fonde en fait sur une mauvaise interprétation de la déclaration de Jésus. Il ne faisait pas référence à la pleine manifestation du Royaume à la fin de l’Histoire, quand il reviendra dans la gloire. Il faisait plutôt référence à la venue du Royaume dans l’Histoire, commençant par sa Résurrection et l’effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte. Et c’est vrai que le Royaume est venu avec puissance ! Quelques mois seulement après sa Résurrection, des milliers de personnes croyaient en Jésus le Seigneur et vivaient dans la paix et la joie de la royauté de Dieu. Les disciples accomplissaient des signes et des prodiges en son nom, et l’Évangile était annoncé dans tout le monde connu. Beaucoup de ceux qui avaient en son temps entendu la prophétie de Jésus « voyaient » littéralement la venue puissante du Royaume bien avant de goûter à la mort.
Cet exemple illustre le fait qu’une prophétie est une chose et que sa juste interprétation en est une autre. Une prophétie concernant l’avenir ne peut se comprendre qu’avec le recul, étant donné que son accomplissement peut sembler différent de ce à quoi l’on s’attendait. Son but n’est pas de donner un déroulé détaillé des événements à venir, mais de nous préparer à ce que, lorsqu’un événement prophétisé survient, cela nous encourage, sachant que Dieu contrôle vraiment la situation et accomplit toutes choses selon son plan parfait. Jésus avait annoncé l’avenir à ses disciples dans ce but. Lorsqu’il leur annonce sa Passion, « les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens ».
Mais ils comprirent après coup.
Parfois, Jésus adresse une parole prophétique spécifique à un individu. Au cours de la dernière Cène, Pierre se vantant de sa
individu. Au cours de la dernière Cène, Pierre se vantant de sa détermination à demeurer fidèle au Seigneur même si tous le lâchaient, Jésus refroidit son enthousiasme par ces mots : « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Même là, Pierre est plus convaincu de son courage que de l’annonce prophétique de Jésus, aussi la rejette-t-il immédiatement : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Mais, en l’espace de quelques petites heures, la parole de Jésus s’accomplit.
Après sa Résurrection, Jésus prend Pierre à part et, le long du chemin, il lui parle. Il demande à Pierre par trois fois de réaffirmer son amour pour lui, lui offrant ainsi la possibilité de faire marche arrière, lui qui l’a renié trois fois. Puis, sachant à quel point le chef des Apôtres a besoin d’être fortifié pour les épreuves sérieuses qui l’attendent, Jésus prophétise :
« Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Environ trente ans plus tard, selon un témoignage chrétien ancien, Pierre meurt martyr à Rome. Il a vraiment « étendu les mains » et a été cloué à la croix à l’envers.
Pourquoi Jésus a-t-il révélé ces deux vérités douloureuses à Pierre auparavant ? Dans son infinie sagesse, le Seigneur sait ce dont nous avons besoin. Probablement que sans ces précisions de Jésus sur son reniement, Pierre aurait été si dépassé par la honte et la culpabilité qu’il n’aurait jamais cru à une réconciliation possible avec le Maître. S’il n’avait pas entendu la prophétie de son martyre, Pierre aurait certainement été tenté d’échapper à la persécution en édulcorant sa prédication de l’Évangile ou en s’enfuyant en laissant derrière lui ses frères chrétiens se débrouiller tout seuls.

Cet exemple illustre le fait qu’une prophétie est une chose et que sa juste interprétation en est une autre. Une prophétie concernant l’avenir ne peut se comprendre qu’avec le recul, étant donné que son accomplissement peut sembler différent de ce à quoi l’on s’attendait.
Cet exemple illustre le fait qu’une prophétie est une chose et que sa juste interprétation en est une autre. Une prophétie concernant l’avenir ne peut se comprendre qu’avec le recul, étant donné que son accomplissement peut sembler différent de ce à quoi l’on s’attendait.
Une prophétie concernant l’avenir ne peut se comprendre qu’avec le recul, étant donné que son accomplissement peut sembler différent de ce à quoi l’on s’attendait. Son but n’est pas de donner un déroulé détaillé des événements à venir, mais de nous préparer à ce que, lorsqu’un événement prophétisé survient, cela nous encourage, sachant que Dieu contrôle vraiment la situation et accomplit toutes choses selon son plan parfait
Dans son infinie sagesse, le Seigneur sait ce dont nous avons besoin.
Cet exemple illustre le fait qu’une prophétie est une chose et que sa juste interprétation en est une autre.
Cet exemple illustre le fait qu’une prophétie est une chose et que sa juste interprétation en est une autre. Une prophétie concernant l’avenir ne peut se comprendre qu’avec le recul, étant donné que son accomplissement peut sembler différent de ce à quoi l’on s’attendait. Son but n’est pas de donner un déroulé détaillé des événements à venir, mais de nous préparer à ce que, lorsqu’un événement prophétisé survient, cela nous encourage, sachant que Dieu contrôle vraiment la situation et accomplit toutes choses selon son plan parfait. Jésus avait annoncé l’avenir à ses disciples dans ce but.
Cet exemple illustre le fait qu’une prophétie est une chose et que sa juste interprétation en est une autre . Une prophétie concernant l’avenir ne peut se comprendre qu’avec le recul, étant donné que son accomplissement peut sembler différent de ce à quoi l’on s’attendait.
Jésus exerce la prophétie de manière unique : il prévient pour protéger, révèle pour libérer, encourage pour affermir la foi. Il reste aujourd’hui le modèle parfait du prophète, et son ministère prophétique continue à inspirer l’Église à écouter l’Esprit et à parler selon la vérité de Dieu.
« Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Bien que ce fut une prophétie de jugement sévère , elle était donné dans l’amour, pour appeler le peuple de Dieu à la repentance et préparer pour les jours difficiles à venir .
Jésus a annoncé des prophéties sombres, prédisant la destruction du Temple, des catastrophes naturelles, des persécutions et des trahisons. Ces avertissements, bien qu’effrayants, étaient motivés par l’amour : ils visaient à inciter le peuple à la repentance et à les préparer aux épreuves future
Cet exemple illustre le fait qu’une prophétie est une chose et que sa juste interprétation en est une autre. Une prophétie concernant l’avenir ne peut se comprendre qu’avec le recul, étant donné que son accomplissement peut sembler différent de ce à quoi l’on s’attendait