JOUR 28 : ACTIVER LES DONS SPIRITUELS (suite)
10. Balayez obstacles et incompréhensions
Il est possible que l’on exerce un charisme puissant tout en ayant ses effets bloqués chez la personne à qui il s’adresse. Beaucoup de gens ont la tête ainsi faite qu’il leur est difficile d’accueillir une guérison ou tout autre manifestation de l’amour de Dieu. Ils ont donc besoin d’aide pour pouvoir mettre de côté ces façons erronées de penser et permettre à leur esprit de se laisser guider par la vérité révélée dans l’Écriture.
Par exemple, certaines personnes ont un sentiment profondément ancré qu’elles ne méritent pas d’être guéries. Le fait est qu’elles n’en sont pas dignes. Personne ne l’est ! Mais Jésus n’est pas venu agir pour ceux qui sont dignes ; il est venu précisément pour ceux qui ne sont pas dignes, qui sont dans une grande misère spirituelle et qui n’ont rien à lui offrir394. Il est le Sauveur qui aime sauver. Il nous a rendus dignes en versant son sang pour nous sur la croix.
D’autres, et surtout parmi les catholiques, ont dans l’idée qu’il vaut mieux ne pas demander une guérison à Dieu, mais plutôt accepter leur maladie et l’offrir. Ce qui est une déformation de la théologie catholique de la souffrance rédemptrice. Il est vrai que « quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour », et qu’une souffrance offerte par amour, en union au Christ, a une valeur incommensurable. Mais cela n’implique pas que nous ne puissions pas demander la guérison. Que penseriez-vous d’un médecin qui, diagnostiquant chez un de ses patients une maladie sérieuse, lui dirait : « Désolé, je ne vais pas vous soigner, car c’est mieux que vous acceptiez simplement votre maladie. Offrez-la. » Il perdrait vite sa plaque ! Vu que nous n’hésitons pas à recourir à une aide médicale sur cette terre, combien plus ne devrions-nous pas chercher l’aide de Jésus, le Médecin divin ?
Cependant, certains continuent d’avoir une théologie du name it, claim it qui peut conduire à une manipulation de Dieu. Nous devons corriger cette mentalité, en aidant les gens à comprendre que les dons de Dieu sont vraiment des dons, et non des droits que nous pouvons réclamer en posant nos conditions. Un des fruits de l’Esprit Saint est la maîtrise de soi, jamais la maîtrise de Dieu.
Randy : Je voudrais ajouter que, bien que soient nombreux ceux que l’on peut accuser d’avoir cette mentalité du « name it, claim it », je crois qu’il y a dans le mouvement de « la Parole de Foi » des enseignants qui ne sont en rien coupables d’essayer de manipuler Dieu, mais qui ont confiance en ses promesses. Le meilleur enseignement dans ce domaine se fonde sur la confiance relationnelle, pas sur une formule mécanique quelconque qui manipule Dieu398. Lorsque surgissent des problèmes à propos de cet enseignement, c’est souvent après avoir entendu un pasteur ou une personne qui en est un pauvre représentant. Il est important de garder à l’esprit qu’il y a dans le mouvement ceux qui se concentrent sur le fait de faire confiance à Dieu et de se reposer, et non de lutter. Ils considèrent la guérison comme étant fondée sur une relation et non une formule.
Enfin, un des plus grands obstacles pour recevoir une guérison ou toute œuvre surnaturelle de l’Esprit, c’est le manque de pardon. Jésus a étroitement lié le pardon et la prière efficace399. Conduire les gens dans une prière au cours de laquelle ils pardonnent de façon inconditionnelle à quiconque a péché contre eux peut ouvrir les vannes à la grâce et à la puissance de Dieu dans leur vie.
11. Donnez de la place au Saint-Esprit pour agir
Le Seigneur aime manifester sa puissance, surtout à ceux qui sont le plus blessés. Le monde étant rempli de personnes blessées, si l’on veut permettre au Saint-Esprit d’agir, il faut laisser de la place à la « pagaille ». Quand des êtres fragiles entrent en contact direct avec la présence manifeste de Dieu, ce n’est pas toujours propre et net. Il se peut qu’ils tombent par terre, se reposent dans l’Esprit ou réagissent de façon spectaculaire. Nous devons demander au Seigneur la sagesse et la prudence pour mener à bien l’œuvre de l’Esprit de manière à éviter tout débordement, tout en laissant une entière liberté à l’Esprit.
Le Saint-Esprit respecte notre entière volonté et il est parfois empêché d’agir par des plans humains bien rigides et inflexibles. Le cardinal Ratzinger écrivait (il deviendra plus tard le pape Benoît XVI) que les évêques et autres responsables dans l’Église « ne doivent pas faire de leurs plans pastoraux le critère de ce que le Saint-Esprit a la permission de faire ». Lorsque nous organisons des événements d’Église, si nous voulons que le Seigneur agisse avec puissance, nous devons le laisser faire selon sa volonté. Ce qui ne signifie pas qu’on n’établisse pas de plans, mais que nous sommes entièrement disposés à changer nos plans sans hésiter si le Seigneur « se manifeste ». Ce qui ne signifie pas non plus qu’il faut abdiquer toute responsabilité de discernement, mais cela signifie certainement que, lorsque nous discernons un mouvement souverain de Dieu, nous y soumettons nos plans.
Mary : Un ami m’a parlé un jour d’un grand rassemblement catholique qui avait lieu dans un stade au Canada. Alors que la foule était en train de louer, la nuée de gloire de la présence de Dieu – ce que les Juifs appellent la shekhina – se manifesta. Au fur et à mesure qu’elle se déplaçait dans le stade, les gens étaient puissamment touchés par l’Esprit Saint. Certains étaient guéris, d’autres étaient délivrés d’oppressions démoniaques et d’autres pleuraient en contrition de leurs péchés. Mais, à cause de la confusion et parce que tous ne comprenaient pas ce qui se passait, les organisateurs décidèrent de stopper le tout en demandant au ministère de musique d’entonner rapidement un chant qui interrompit l’atmosphère d’adoration. La nuée de gloire disparut immédiatement. Dommage, car au lieu d’aider la foule à comprendre et accueillir ce que le Seigneur faisait, les organisateurs avaient bloqué ce qu’il faisait.
12. Emmenez-le
Jésus enseigne à ses disciples le cadre essentiel des dons surnaturels de l’Esprit : ils doivent « accompagner la proclamation de l’Évangile ». C’est en évangélisant, en rejoignant ceux qui sont perdus avec la Bonne Nouvelle du Christ, que les dons seront libérés avec la plus grande puissance.
Voilà ce que l’évangéliste mondialement connu Billy Graham disait de la puissance de l’Esprit Saint :
« Je pense que c’est une perte de temps pour nous chrétiens de rechercher le pouvoir que nous n’avons pas l’intention d’utiliser : la puissance dans la prière, à moins que nous priions ; la force de témoigner, si nous ne témoignons pas ; la force d’avancer en sainteté, si nous ne cherchons pas à vivre une vie sainte ; la grâce de souffrir, si nous ne prenons pas notre croix ; la force de servir, si nous ne servons pas. Quelqu’un a dit : “Dieu ne donne la grâce de mourir qu’à ceux qui sont mourants.” »
Le pape François a donné un message similaire aux catholiques :
« Évangélisateurs avec esprit veut dire évangélisateurs qui s’ouvrent sans crainte à l’action de l’Esprit Saint. À la Pentecôte, l’Esprit fait sortir d’eux-mêmes les Apôtres […]
« Je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités. […] Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que beaucoup de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ. »
Une église ou un ministère qui s’enferme dans ses quatre murs, qui ne s’exerce que pour son propre peuple semaine après semaine, va mourir, comme l’eau de la mer Morte, car elle n’a pas d’écoulement. Si nous devenons un cercle fermé, nous ne sommes pas les ambassadeurs du Royaume que le Seigneur nous appelle à être. Mais si nous sortons, poussés par l’amour du Christ, le Seigneur va se délecter de rendre son Royaume présent parmi nous avec des signes, des miracles, des prodiges et des dons de l’Esprit distribués.
Nous voudrions conclure ce chapitre sur l’activation et la croissance dans les dons spirituels – et, en fait, conclure tout notre ouvrage – en priant pour vous :
« Père, au nom de Jésus, nous te demandons de libérer les dons de ton Esprit Saint dans une plus grande mesure dans la vie de celui qui a lu ce livre.
Nous te demandons de combler ce lecteur de nouveau de l’Esprit Saint ;
ouvre ses yeux spirituels pour qu’il voie, ses oreilles spirituelles pour qu’il entende les cris de ceux qui, autour de lui, ont besoin de toi et ont besoin de la révélation de ta miséricorde, de ta grâce et de ta puissance.
Nous te demandons de déployer tes dons par ce lecteur pour que tu puisses déployer ta gloire.
Nous te demandons que ton Fils et toi receviez la gloire par le don du Saint-Esprit.
Nous te demandons de lui accorder de mieux comprendre tes voies :
de quelle manière les dons de révélation libèrent le don de la foi et de quelle manière le don de la foi libère les dons de guérison et d’accomplir des miracles.
Nous prions pour que l’humilité et la confiance agissent dans la vie de ce lecteur.
Nous le bénissons dans le puissant nom de Jésus.
Davantage, Seigneur ! Davantage d’amour ! Davantage de puissance ! Davantage de toi dans nos vies !
Dans l’autorité du nom de Jésus. Amen. Amen.

Enfin, un des plus grands obstacles pour recevoir une guérison ou toute œuvre surnaturelle de l’Esprit, c’est le manque de pardon.
Un des plus grands obstacles pour recevoir une guérison ou toute œuvre surnaturelle de l’Esprit, c’est le manque de pardon.
Une église ou un ministère qui s’enferme dans ses quatre murs, qui ne s’exerce que pour son propre peuple semaine après semaine, va mourir, comme l’eau de la mer Morte, car elle n’a pas d’écoulement. Si nous devenons un cercle fermé, nous ne sommes pas les ambassadeurs du Royaume que le Seigneur nous appelle à être. Mais si nous sortons, poussés par l’amour du Christ, le Seigneur va se délecter de rendre son Royaume présent parmi nous avec des signes, des miracles, des prodiges et des dons de l’Esprit distribués.
Un des plus grands obstacles pour recevoir une guérison ou toute œuvre surnaturelle de l’Esprit, c’est le manque de pardon.
Si nous devenons un cercle fermé, nous ne sommes pas les ambassadeurs du Royaume que le Seigneur nous appelle à être. Mais si nous sortons, poussés par l’amour du Christ, le Seigneur va se délecter de rendre son Royaume présent parmi nous avec des signes, des miracles, des prodiges et des dons de l’Esprit distribués.
« Père, au nom de Jésus, nous te demandons de libérer les dons de ton Esprit Saint dans une plus grande mesure dans la vie de celui qui a lu ce livre.
Nous te demandons de combler ce lecteur de nouveau de l’Esprit Saint ;
ouvre ses yeux spirituels pour qu’il voie, ses oreilles spirituelles pour qu’il entende les cris de ceux qui, autour de lui, ont besoin de toi et ont besoin de la révélation de ta miséricorde, de ta grâce et de ta puissance.
Nous te demandons de déployer tes dons par ce lecteur pour que tu puisses déployer ta gloire.
Nous te demandons que ton Fils et toi receviez la gloire par le don du Saint-Esprit.
Nous te demandons de lui accorder de mieux comprendre tes voies :
de quelle manière les dons de révélation libèrent le don de la foi et de quelle manière le don de la foi libère les dons de guérison et d’accomplir des miracles.
Nous prions pour que l’humilité et la confiance agissent dans la vie de ce lecteur.
Nous le bénissons dans le puissant nom de Jésus.
Davantage, Seigneur ! Davantage d’amour ! Davantage de puissance ! Davantage de toi dans nos vies !
Dans l’autorité du nom de Jésus. Amen. Amen.
Nous devons demander au Seigneur la sagesse et la prudence pour mener à bien l’œuvre de l’Esprit de manière à éviter tout débordement tout en laissant une entière liberté à l’Esprit.
Nous devons demander au Seigneur la sagesse et la prudence pour mener à bien l’œuvre de l’Esprit de manière à éviter tout débordement tout en laissant une entière liberté à l’Esprit.