JOUR 27 : DIRECTIVES PASTORALES (suite)
Manque de respect pour la personne
– Enquête déplacée.
Il est important d’avoir quelques éléments sur le passé de la personne, mais toute question doit être posée avec discrétion, douceur et respect. Laissez la personne décider de ce qu’elle veut dire ou pas. Ne creusez jamais à la recherche de détails inutiles ; ne poussez pas la personne à dévoiler davantage que ce qu’il convient.
– Abus de confidentialité.
La personne qui va recevoir la délivrance a dévoilé des domaines très délicats de sa vie. Il est donc nécessaire de garder ces informations secrètes et de ne pas partager avec d’autres ce que vous avez appris lors d’une séance de délivrance, sauf dans un contexte général qui ne permet pas de reconnaître la personne. Il y a cependant quelques exceptions comme 1) lorsque la personne affligée est en danger de se blesser ou de blesser les autres ou 2) lorsque vous avez besoin de demander un conseil ou une formation de la part d’un responsable de ministère de délivrance expérimenté.
– Mauvais usage de paroles de connaissance. Une « parole de connaissance »
comme on en voit dans le Renouveau charismatique catholique aujourd’hui fait référence à une connaissance surnaturelle de faits particuliers, comme par exemple une guérison que le Seigneur est sur le point d’accomplir ou la cause sous-jacente d’un état. Les paroles de connaissance peuvent jouer un rôle important dans une délivrance, mais elles ne sont pas infaillibles. Elles devraient toujours être prononcées avec circonspection et prudence, et on veillera à demander confirmation à la personne. Par exemple : « Je sens qu’il peut y avoir un esprit de honte. Est-ce que cela vous dit quelque chose ? » Évitez de viser trop haut avec des paroles de connaissance trop détaillées qui ne pourront être vérifiées. Lorsque l’on prie pour une délivrance de lien spirituel familial ou intergénérationnel, on veillera à rester avec prudence dans les limites de ce qui peut être raisonnablement confirmé par les souvenirs ou l’histoire de la famille. On peut aisément vérifier des influences générationnelles « jusqu’à la troisième et la quatrième génération » ou en regardant en arrière vers les grands-parents ou les arrière-grands-parents. Si l’on va plus loin, on risque d’entrer dans le domaine de l’imagination du style : « Il y a eu un franc-maçon dans votre arbre généalogique il y a trois générations et il a jeté un sort maçonnique sur toute votre famille. » Ces paroles invérifiables peuvent engendrer peur et angoisse car s’il y a ce genre de malédiction, qui saura dire quelles autres malédictions peuvent affecter la vie de la personne ?
– Pratiques dégradantes ou humiliantes.
Il n’y a aucune place dans le ministère de délivrance pour la colère ou le mécontentement, ni pour aucune pratique susceptible de dégrader, humilier ou embarrasser la personne. N’encouragez aucune manifestation démoniaque, dont les démons usent souvent pour engendrer la distraction et éviter d’être chassés. S’il se produit des manifestations, prenez la personne dans une pièce à part dès que possible. Regardez la personne droit dans les yeux et cherchez à attirer son attention. Parlez-lui plutôt que de vous adresser au démon. Le plus important est que la personne recevant la délivrance fasse l’expérience de l’amour et de la miséricorde du Christ à travers vous.
Pièges spirituels
– Conduite sexuelle déplacée.
Le malin cherchera toujours à exploiter tout point faible du ministre de la délivrance. Même des prêtres exorcistes hautement respectés ont chuté publiquement car ils avaient été imprudents en effectuant des exorcismes sur des femmes seul à seul et avaient succombé à des tentations sexuelles. Le bon sens nous enseigne qu’un ministère de délivrance ne devrait jamais être effectué en face à face avec une personne du sexe opposé (sauf pour les
prêtres au confessionnal et avec de justes protections). Il est toujours mieux d’accomplir le ministère à deux, où une personne dirige et l’autre intercède en tout premier lieu. Le mieux est qu’au moins une des deux personnes soit du même sexe que la personne pour laquelle on exerce le ministère.
– Engagement émotionnel.
Une tentation courante est de se trouver engagé au plan émotionnel dans le drame personnel de celui ou celle qui reçoit le ministère. Par exemple on va récupérer un sentiment de colère envers une personne qui a mal agi. Dans la délivrance comme dans tout autre ministère, il est essentiel de garder les bonnes limites et de ne pas s’impliquer sentimentalement. Rappelons-nous aussi qu’il y a toujours deux versions d’une même histoire. Le rôle de celui exerçant le ministère est toujours d’aider la personne à entrer dans une pleine liberté en Christ pour qu’elle n’ait plus besoin du ministère. Pour éviter qu’une dépendance ne s’installe, il faut parfois savoir dire « non » aux demandes de ministère.
Manque de respect envers l’Église
– Enseignements contraires à la doctrine catholique.
Jésus a dit : « Alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres315. » Il ne peut y avoir aucune liberté en dehors de la vérité. Nier, minimiser ou embrouiller les enseignements de l’Église ne sera utile à personne, au contraire, cela peut causer de gros dégâts. Il est essentiel que les ministres de la délivrance connaissent bien la foi catholique et continuent d’approfondir leurs connaissances, surtout en étudiant l’Écriture et le Catéchisme. Ils doivent toujours être prompts à expliquer pourquoi la Parole de Dieu telle que l’Église l’interprète est un cadeau qui nous conduit à la vie et au bonheur.
– Innovations théologiques.
Certaines personnes impliquées dans le ministère de délivrance prétendent connaître des sujets qui vont au-delà de ce que le Seigneur a révélé, par exemple des détails sur des domaines démoniaques ou angéliques. Il est sage de ne pas entrer dans ces spéculations, ni de les transmettre aux personnes recevant le ministère. Veillez à ce que ce qui est dit sur les démons soit simple, et gardez l’attention de la personne fixée sur Jésus.
– Manque de respect pour l’autorité de l’Église.
L’Écriture nous conseille : « Faites confiance à ceux qui vous dirigent et soyez-leur soumis ; en effet, ils sont là pour veiller sur vos âmes, ce dont ils auront à rendre compte. Ainsi, ils accompliront leur tâche avec joie, sans avoir à se plaindre, ce qui ne vous serait d’aucun profit. » Ceux qui ont un ministère de délivrance doivent veiller à rester en communion étroite avec ceux qui ont charge d’autorité dans l’Église. Même si parfois les pasteurs ne comprennent pas pleinement le ministère de délivrance ou y mettent des limites excessives, nous devons respecter ces limites tout en poursuivant le dialogue en même temps et en leur expliquant pourquoi nous croyons que ce ministère est important. Un manque de respect pour l’autorité ecclésiale nous priverait de la protection spirituelle nécessaire et donnerait une mauvaise réputation à la délivrance. Par ailleurs, l’obéissance à l’autorité légitime donne en soi force spirituelle et protection.

Un manque de respect pour l’autorité ecclésiale nous priverait de la protection spirituelle nécessaire et donnerait une mauvaise réputation à la délivrance. Par ailleurs, l’obéissance à l’autorité légitime donne en soi force spirituelle et protection.
Le bon sens nous enseigne qu’un ministère de délivrance ne devrait jamais être effectué en face à face avec une personne du sexe opposé (sauf pour les
prêtres au confessionnal et avec de justes protections). Il est toujours mieux d’accomplir le ministère à deux, où une personne dirige et l’autre intercède en tout premier lieu. Le mieux est qu’au moins une des deux personnes soit du même sexe que la personne pour laquelle on exerce le ministère.
Certaines personnes impliquées dans le ministère de délivrance prétendent connaître des sujets qui vont au-delà de ce que le Seigneur a révélé, par exemple des détails sur des domaines démoniaques ou angéliques. Il est sage de ne pas entrer dans ces spéculations, ni de les transmettre aux personnes recevant le ministère. Veillez à ce que ce qui est dit sur les démons soit simple, et gardez l’attention de la personne fixée sur Jésus.