JOUR 6 : NOMS ET SYMBOLES DU SAINT-ESPRIT
P significatifs: le Saint-Esprit, l’Esprit de Dieu, l’Esprit de Christ, et le arlant du Saint-Esprit, la Bible utilise au moins quatre noms Consolateur. Chacun de ces noms est en rapport avec un rôle particulier du Saint-Esprit. Examinons ces noms d’un peu plus près, et ensuite nous nous arrêterons sur les symboles utilisés pour le décrire.
Le Saint-Esprit
«Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté,mais dans la sainteté. C’est pourquoi celui qui méprise, ne méprise pas l’homme,mais Dieu, qui vous a aussi donné son Esprit Saint»(1 Thessaloniciens 4.7-8,Darby).
Parmi les trois membres de la sainte trinité, le Saint-Esprit, comme son nom l’indique, est particulièrement en charge de la sainteté et de la pureté. Le Saint-Esprit est celui qui communique aux croyants une puissance de sainteté et de pureté. Il les met à part et les sépare de la méchanceté dua monde, dans lequel des esprits mauvais et impurs oeuvrent dans les fils de la rébellion. C’est par I’Esprit de sainteté que nous pouvons distinguer l’esprit qui appartient à Dieu de celui qui appartient à Satan. au travers du Saint-Esprit, appelant les pécheurs à Jésus le Sauveur (cf.Jean 6.44), en révélant la vérité (cf.Matthieu 11.25), et en con-duisant les croyants (cf.Romains 8.14).
L’Esprit de Dieu
«N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption» (Ephésiens 4.30).
Dans de nombreux passages bibliques, le Saint-Esprit est appelé I’Esprit de Dieu (cf.Genèse 1.2;1 Corinthiens 2.11). Que le Saint-Esprit soit ainsi appelé Esprit de Dieu est tout à fait approprié, puisque l’Esprit est envoyé de Dieu (cfJean 14.26). De même la Bible appelle le Saint-Esprit Esprit de Dieu, parce que Dieu oeuvre au travers du Saint-Esprit, appelant les pécheurs à Jésus le Sauveur (cf.Jean 6.44), en révélant la vérité (cf.Matthieu 11.25), et en con-duisant les croyants (cf.Romains 8.14).
L’Esprit de Christ
«Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas» (Romains 8.9).
Le Saint-Esprit est appelé Esprit de Christ,parce que Jésus a répandu sur les croyants le Saint-Esprit qu’il avait reçu du Père (cf.Actes 2.33). Maintes et maintes fois, Jésus affirma que le Saint-Esprit viendrait le remplacer pour continuer son oeuvre.Il déclara que la venue du Saint-Esprit pour demeurer dans le coeur des croyants serait la venue de Christ lui-même (cf.Jean 14.16-20).Il dit également que l’Esprit témoignerait de la crucifixion et de la résurrection rédemptrices de Jésus (cf.Jean 15.26).
Certains enseignent que le Saint-Esprit est différent de l’Esprit de Christ. On recevrait l’Esprit de Christ lorsqu’on naît de nouveau, et le Saint-Esprit quand on est baptisé du Saint-Esprit. Si cela est vrai, ne devrions-nous pas également recevoir l’Esprit du Père? Cet enseignement ne repose pas sur une saine connaissance de la sainte trinité, et n’appartient pas à une théologie acceptable. L’Esprit de Christ est le même que le Saint-Esprit.
Le Consolateur
«Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi» (Jean 15.26). Jésus a donné au Saint-Esprit le nom de «consolateur», un nom d’une miséricorde infinie.
Le mot paraclet, ou «consolateur», a sa racine dans deux mots grecs qui signifient «à côté de» et «appeler». Etymologiquement,ce mot tire son origine du langage des tribunaux. Lorsqu’un accusé était poussé dans ses retranchements par un procureur,et ne savait pas comment se défendre, il regardait autour de lui, dans l’espoir de trouver quelqu’un qui pût l’assister. Apercevant soudain le visage familier d’un ami influent, l’accusé lui faisait signe de venir à son aide. L’ami se frayait alors un chemin dans la foule,et venait se placer à côté de l’accusé. A partir de ce moment,cet ami restait auprès de l’accusé comme son paraclet, et l’aidait à gagner sa cause.
Le consolateur est celui qui apporte le soulagement, et qui est appelé à demeurer aux côtés d’une personne en difficulté. Il conseille,plaide,intercède,exhorte et fortifie, de telle manière que la personne puisse obtenir la victoire sur ses adversaires.
Prenons le temps de réfléchir sur les paroles de Jésus: «Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur,afin qu’il demeure éternellement avec vous»(Jean 14.16).
Il semble évident que Jésus se considérait lui-même comme étant le premier consolateur. En effet, il appelle le Saint-Esprit, qui devait prendre sa place, et oeuvrer en son nom, un «autre» consolateur.
La seconde partie de 1 Jean 2.1 dit: «Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste». Le mot grec 14.16 et 26, est traduit par «consolateur». Nous voyons là encore Jésus comme le premier consolateur (le Saint-Esprit étant un autre consolateur).
L’adjectif«autre» dans Jean 14.16 recèle, dans l’original grec,des implications significatives.Dans la Bible, deux mots grecs différents sont utilisés pour exprimer l’idée de «autre».On trouve le premier dans Jean 14.16, «un autre consolateur», et le second dans Galates 1.6, «un autre évangile». Dans le premier cas (Jean 14.16),le mot grec utilisé est allos, qui signifie un autre de mêmes nature et qualité. Dans le second cas (Galates 1.6), c’est le mot grec heteros, qui veut dire un autre de différentes nature et qualité.
Il est remarquable que lorsque Jésus parle d’un «autre con-solateur», il utilise les mots allos parakletos.Pourquoi? Parce que bien que le Saint-Esprit soit une personne distincte de Jésus,il est la même sorte de consolateur, de la même nature divine, et pour-suivant les mêmes buts que Jésus. Il glorifie le nom de Jésus, au lieu de se glorifier lui-même, et oeuvre en lieu et place de Jésus.C’est pourquoi,être habité par notre consolateur équivaut à avoir la présence même de Jésus. Lorsque Jésus parla de la venue du Saint-Esprit, il le fit comme s’il s’agissait de sa propre venue:«Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous» (Jean 14.18). La présence du Saint-Esprit est la présence de Jésus, et la plénitude du Saint-Esprit est la plénitude de Jésus. Une telle bénédiction, si merveilleuse, est une expérience surnaturelle et miraculeuse,qui dépasse toute description.
L’eau
La Bible est pleine de symboles qui ont trait au Saint-Esprit. Maintenant que nous avons vu qui il est et comment il est appelé, nous pouvons étudier les propriétés des métaphores utilisées pour le décrire.Commencons par l’eau.
«Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive coulcront de son sein, comme dit l’Ecriture» (Jean 7.37-38).
En de nombreux endroits, dans la Bible,l’eau est utilisée comme un symbole du Saint-Esprit. Pourquoi cette métaphore est-elle appropriée? En observant la relation existant entre l’eau et la vie humaine, nous pouvons comprendre un bon nombre de choses sur le Saint-Esprit.
Premièrement, l’eau est indispensable à la préservation de la vie. Le corps humain se compose de soixante pour cent d’eau. Une personne qui se déshydrate par suite de vomissements ou de diarrhće est physiquement en danger de mort. De même, le Saint-Esprit est indispensable à notre vie spirituelle. Nous naissons de nouveau par le Saint-Esprit (cf.Jean 3.5), et c’est en étant continuel-lement abreuvés du Saint-Esprit (cf.1 Corinthiens 12.13) que nous pouvons préserver notre vie spirituelle. Par le Saint-Esprit,nous nous fortifions, et nous expérimentons cette vie satisfaisante,dans laquelle nous n’aurons jamais soif (cf.Jean 4.13-14).
Ensuite, l’eau est également indispensable pour assurer la propreté de notre corps. Si, pendant longtemps, il nous était impossible de disposer d’eau, le manque d’hygiène ne finirait-il pas par nous rendre malades, et même nous conduire à la mort? Chaque jour, nous prenons soin de laver notre corps,notre linge, notre matériel de cuisine. De même, notre vie spirituelle a quotidiennement besoin de la purification du Saint-Esprit. Bien sûr, nous sommes purifiés de nos péchés lorsque nous croyons à l’efficacité du sang précieux de Jésus; mais le Saint-Esprit, tout comme s’il nous lavait avec de l’eau, nous rafraîchit, renouvelant notre coeur pour nous permettre de mener une vie pure(cf.Tite 3.5).
Le Saint-Esprit est l’origine de la vie pour ceux qui obéissent, mais il est l’Esprit de jugement, un flot dévastateur pour les rebelles. Aux jours de Noé, Dieu jugea le monde par le déluge, à cause des péchés et de la désobéissance du peuple (cf. Genèse 7). Dieu jugea Pharaon et son armée, en les détruisant dans la mer Rouge (cf.Exode 14.28). Dans Actes 5, Ananias et Saphira moururent par un jugement du Saint-Esprit, auquel ils avaient menti. Actes 13 raconte l’histoire d’Elymas, le magicien qui devint aveugle par un jugement du Saint-Esprit pour s’être opposé à la prédication de I’Evangile par Paul.
Le feu
«Lui [Jésus] vous baptisera du Saint-Esprit et de feu»(Matthieu 3.11). Le feu est un symbole populaire du Saint-Esprit, mais la vérité
qu’implique cette métaphore est beaucoup moins connue.
Premièrement, le feu a été utilisé comme symbole du Saint-Esprit parce qu’au travers de l’Ancien Testament, sans exception,la présence de Dieu se manifestait par le feu. Alors que Moïse gardait le troupeau de son beau-père sur le mont Horeb, Dieu se révéla à lui au travers d’un buisson en feu (cf.Exode 3.1-5).
Dans 1 Rois 18, quand Elie contestait avec les quatre cent cinquante prophètes de Baal sur le mont Carmel, il déclara devant tout le peuple que «le dieu qui répondra par le feu, c’est celui-là qui sera Dieu». Et lorsque le feu descendit réellement en réponse à la prière d’Elie, ce dernier détruisit les idolâtres.
Après l’ascension de Jésus, cent vingt disciples étaient réunis dans la chambre haute à Jérusalem. Ils s’encourageaient les uns les autres,oscillant entre le désespoir et l’attente de l’accomplissement de la promesse du Seigneur, le Saint-Esprit. Puis vint le jour de la Pentecôte: «Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.Des langues, semblables à des langues de feu,leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux» (Actes 2.2-3).
Nous voyons ici que le Saint-Esprit, envoyé par Jésus, apparut au milicu du feu. Il est clair que Dieu oeuvre par le feu du Saint-Esprit.
Deuxièmement, le feu brûle tout ce qui est indésirable.La méthode de purification la plus parfaite connue des hommes est le feu. On se débarrasse de toutes sortes de détritus et de déchets en les incinérant.
Le Saint-Esprit habitant dans notre vie, il consume le péché en nous (cf.Hébreux 12.29; Jérémie 23.29).Une vie sainte et juste est impossible si cette oeuvre purificatrice ne peut s’accomplir dans notre coeur.
Troisièmement, le feu nous procure de la lumière, élargissant notre sphère et notre temps d’activité. La civilisation humaine a été appelée la civilisation de la lumière.Si la vie sur terre pouvait exister sans la lumière du soleil, pouvez-vous imaginer avec quelle frénésie les gens réagiraient devant une telle privation? Mais s’ils recher-chent avec tant d’ardeur le feu qui illumine le monde physique,par contre, quelle indifférence ne montrent-ils pas envers le feu du Saint-Esprit qui éclaire l’âme éternelle. Le Saint-Esprit vient dans notre coeur, enténébré de péché et de mort, et en y répandant sa céleste et divine clarté, il nous aide à appréhender la vie éternelle, et à découvrir le secret du ciel. Quatrièmement, le Saint-Esprit est symbolisé par le feu, parce
que le feu nous communique un zèle surnaturel. Lorsque le Saint-Esprit se saisit de notre coeur, un amour pour le Seigneur et un enthousiasme pour la cause de l’Evangile s’allument comme un feu dans nos esprits.
Cinquièmement,le feu symbolise la puissance. La puissance mécanique qui est le moteur de notre civilisation a la combustion pour origine première.Les avions supersoniques, les camions,les trains, nous procurent un bien-être que nous devons à la puissance d’une étincelle,d’un feu.
C’est ainsi que le Saint-Esprit nous donne accès à la puissance divine,dont nous avons si urgemment besoin dans notre vie personnelle de foi, et dans notre ministère de la prédication de l’Evangile. Il est téméraire de vouloir entrer dans le travail de l’Evangile sans recevoir la divine puissance qu’apporte le feu du Saint-Esprit.
Le vent
«Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit» » (Jean 3.8).
Le mot grec pour désigner le vent et l’esprit est le même:pneuma. Donc,traduit littéralement, le Saint-Esprit est le «Saint Vent».Ily a tant de grâce dans cette métaphore du Saint-Esprit. Pourquoi dis-je·cela?
Premièrement, le vent se trouve répandu partout sur la terre. L’air que nous respirons est présent dans chaque récipient vide,et dans chaque recoin, aussi petits qu’ils soient. Jésus a dit que le Saint-Esprit serait avec nous éternellement; il n’existe aucun endroit au monde où le Saint-Esprit ne soit pas présent. Il oeuvre sur la terre entière, et personne ne peut ni le monopoliser, ni lui résister.Comme l’affirme la Bible, nous ne sommes pas laissés orphelins, lorsque nous reconnaissons, accueillons,invitons le Saint-Esprit, en restant dépendants de lui (cf.Jean 14.18).
Deuxièmement, le vent, c’est de l’air en mouvement constant. Nous sentons passer le vent lorsque l’air coule des zones de hautes pressions vers les zones de basses pressions, selon les lois atmosphériques. De même,le Saint-Esprit est continuellement à l’oeuvre. Il n’est pas exact de dire que le Saint-Esprit oeuvrait aux jours de l’Ancien Testament, ainsi que dans les premiers jours du Nouveau Testament, et puis qu’il s’est soudain évanoui comme une brume. Tout comme le vent souffle aujourd’hui exactement comme il le faisait il y a des siècles, le Saint-Esprit oeuvre encore sans relâche.
Le Saint-Esprit coule vers les zones de basses pressions-péché, maladie,tristesse et désespoir-etest toujours prêt àagir avec lejoyeux message du pardon, de la guérison et de la vie éternelle. Tous ceux qui s’approchent du Seigneur avec un coeur repentant et obéissant peuvent expérimenter l’oeuvre régénératrice du Saint-Esprit.
Troisièmement, nous ne pouvons pas contrôler la direction du vent comme nous le voulons. Jésus a affirmé que le vent souffle où il veut (cfJean 3.8). Puisque le Saint-Esprit est détenteur de la volonté suprême, et qu’il oeuvre selon son propre dessein, nous marchant dans la foi.
Quatrièmement, une bourrasque de vent rend sa fraîcheur et sa vitalité à un air vicié. Quel soulagement une brise fraîche n’apporte-t-elle pas à un jour d’été lourd et étouffant? Le vent qui souffle dans une pièce pleine de gaz toxiques en purifie et rafraiîchit entièrement l’atmosphère.
Ainsi en est-il de l’oeuvre du Saint-Esprit. Quand nous nous retrouvons déprimés et anéantis par les angoisses de la vie et les tentations du péché, le Saint-Esprit vient dans notre coeur comme un souffle de la vie nouvelle et de la vitalité du ciel. Notre esprit en étant rempli,il nous redonne la joie de vivre et le zèle de la foi.
L’huile
«Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères. L’esprit de l’Eternel saisit David, à partir de ce jour et dans la suite» (1 Samuel 16.13). «L’onction que vous avez recue de lui demeure en vous»(1 Jean 2.27).
Dans tout I’Ancien Testament et aussi dans le Nouveau,le Saint-Esprit est symbolisé par l’huile. Une fois encore, ce symbole nous renseigne sur l’oeuvre du Saint-Esprit.
Premièrement, les personnes et les lieux oints sont saints, c’est-à-dire mis à part pour Dieu. Dieu ordonna à Moïse de sanctifier la tente d’assignation, l’arche du témoignage, tous les ustensiles et l’autel en les oignant d’huile (cf.Exode 30.25-29). Moïse oignit également Aaron et ses fils, les consacrant ainsi pour qu’ils fussent au service de Dieu dans le sacerdoce (cf. Exode 30.30).Dieu dit à Samuel d’oindre David pour roi (cf. 1 Samuel 16.13),et Elie oignit Elisée pour qu’il devînt prophète (cf. 1 Rois 19.16).
Aujourd’hui,Dieu fait de ceux qui croient au Seigneur Jésus-Christ une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte et un peuple acquis,par l’onction du Saint-Esprit (cf.1 Pierre 2.9). Nul ne peut recevoir pareille grâce sans la puissante intervention du Saint-Esprit. C’est par le Saint-Esprit que nous sommes nés de nouveau,et nous avons reçu la charge de prophètes par laquelle nous annonçons la Parole. Un jour, oints du Saint-Esprit,nous régnerons avec Christ. Comment ne pas en être reconnaissants à Dieu?
Deuxièmement, l’huile était nécessaire pour que les sept lampes du chandelier pussent éclairer dans le tabernacle de Dieu.Dans le sanctuaire de l’Ancien Testament, la seule lumière provenait du septuple chandelier d’or et de son huile. De même, c’est seulement par l’illumination de l’onction du Saint-Esprit que le monde spirituel peut nous être révélé.
Tout comme aucune autre lumière n’était autorisée dans le saint lieu, seule la lumière qui vient de l’huile du Saint-Esprit peut illuminer la Parole de Dieu-le secret du saint licu céleste.
Troisièmement, l’huile évite l’usure et le grippage, voire même la rupture, en atténuant la friction entre des pièces en mouvement. Comment lubrifier l’esprit humain, usé et déchiré par d’interminables discordes? Pourquoi tant de frictions et de rup-tures, même parmi les chrétiens et au sein des églises? Parce que l’onction du Saint-Esprit a fait défaut. L’huile lubrifiante de la paix, de l’amour et de la guérison ne vient que si nous sommes remplis du Saint-Esprit.
Quatrièmement, l’huile est un ingrédicnt nécessaire à la préservation de la vie. Pourquoi l’esprit de certains croyants s’est-il desséché comme les ossements dans la vallée de la vision d’Ezéchiel? Pourquoi certaines églises se sont-elles tant émaciées, en qualité autant qu’en quantité?
Parce qu’elles n’ont pas reçu l’huile du Saint-Esprit, la nourriture céleste indispensable à notre esprit. L’histoire et l’expérience prouvent clairement que les églises et les chrétiens individuels remplis du Saint-Esprit sont spirituellement bien nourris. Il en a été ainsi dans le passé, et il en sera toujours ainsi.
La pluie
«Il sera comme une pluie qui tombe sur un terrain fauché, comme des ondées qui arrosent la campagne» (Psaume 72.6). «Nous connaîtrons [et] nous nous attacherons à connaître l’Eternel. Sa sortie est préparée comme l’aube du jour; et il viendra à nous comme la pluie, comme la pluie de la dernière saison arrose la terre»(Osée 6.3,Darby)
Il existe deux bonnes raisons justifiant la métaphore de la pluie appliquée au Saint-Esprit. Pensez à la terre. Elle ne peut porter aucun fruit, ni même entretenir la moindre vie si elle ne recoit pas la pluie. Durant la vie du prophète de I’Ancien Testament Elie,alors que toute herbe, tout arbre, toute végétation étaient brûlés par la sécheresse, Elie pria avec ferveur pour qu’il plût. La pluie vint,et la terre se remit à porter du fruit. Ainsi, comme la terre ne peut porter de fruit et préserver la vie que si elle reçoit la pluie, de même un individu ne peut spirituellement revivre, porter du fruit et développer une vie spirituelle puissante que s’il reçoit la pluie du Saint-Esprit.
La seconde raison pour laquelle le Saint-Esprit peut être symbolisé par la pluie arrosant la terre est un peu plus complexe. En Israël, les cultivateurs s’attendent à la pluie deux fois durant la période de croissance de la récolte. La première pluie tombe vers la fin de l’automne, et on l’appelle «pluie de la première saison». Lorsque cette première pluie arrive, le cultivateur s’empresse de semer son froment ou son orge, qui peuvent ainsi en absorber l’humidité. La semence germe et monte, mais, durant la froidure de l’hiver, ne fait que se maintenir en vie. Quand arrive le prin-temps, les vents chauds du sud-est amènent la pluie, qui ranime la vie.Les paysans appellent cette pluie printanière «pluie de l’arrière-saison». Lorsque les plantes l’ont absorbée,la récolte croît rapide-ment, jusqu’à la moisson.
Ce cycle naturel est mentionné dans l’épître de Jacques. «Soyez patients, frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison» (Jacques 5.7).
Quand le Seigneur Jésus vint sur terre, il sema le bon grain de l’Evangile. Dix jours après son ascension,le jour de la Pentecôte, cent vingt croyants qui avaient reçu cette semence étaient assemblés à Jérusalcm. Alors qu’ils priaient, il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.Des langues,semblables à des langues de feu,leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux.Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit. A cet instant, naquit l’Eglise de Jésus-Christ. Cette «pluie de la première saison» du Saint-Esprit se répandit alors en Samarie et dans une réunion de maison chez Corneille,puis sur les croyants d’Ephèse. Avec la vie et la puissance de l’Esprit, des églises de Jésus-Christ furent édifiées les unes après les autres, et la Parole de vie fut prêchée avec vigueur.Cette oeuvre du Saint-Esprit, la pluie de la premièresaison,se répandit abon-damment jusqu’en l’an 300 environ. Elle commença alors à diminuer d’intensité, et aux alentours de l’an 600, l’oeuvre du Saint-Esprit fut pratiquement arrêtée. L’Eglise sombra dans le ritualisme, et un dur hiver pour la foi s’annonça. L’Eglise entrait dans l’âge des ténèbres.
Au seizième siècle, à l’époque de la Réforme, par les efforts d’hommes tels que Martin Luther, l’oeuvre du Saint-Esprit reprit vie.Ensuite, au travers de serviteurs de Dieu fidèles comme John Wesley,George Whitefield,Charles Finney et Dwight Moody,une grande oeuvre du Saint-Esprit s’accomplit. Vers l’année 1900,le monde entier commença à nouveau à recevoir le Saint-Esprit.
Maintenant que l’Eglise a recu le Saint-Esprit en «pluie de l’arrière-saison» abondante, nous sommes témoins de l’oeuvre du Saint-Esprit comme le fut l’Eglise des premiers temps. Bien que certains ne comprennent pas l’oeuvre de Dieu dans ce temps présent, et s’opposent à cette mouvance du Saint-Esprit, personne ne peut résister à l’oeuvre et à la volonté de Dieu; son oeuvre s’accomplira sans faute. Nous ne pouvons que remercier, louer et honorer Dieu, qui restaure en nous la puissance de l’Eglise des premiers temps en répandant la pluie de l’arrière-saison du Saint-Esprit.
Lorsque je fus invité à assister à la huitième conférence mondiale de Pentecôte à Rio de Janeiro, au Brésil, je ne pus m’empêcher d’admirer le merveilleux travail du Saint-Esprit. J’appris que dans ce pays catholique, enraciné dans les cérémonies et le ritualisme, le nombre de personnes ayant reçu le Saint-Esprit selon Actes 2.4 atteint le nombre impressionnant de trois millions.
De nos jours, avant la seconde venue du Seigneur Jésus,le Saint-Esprit réveille à nouveau l’Eglise dans le monde entier,et répand la grâce de Dieu, libérant les âmes captives par la foi en Jésus-Christ. Comprenant que c’est maintenant le temps opportun de revitaliser notre foi en recevant la pluie de l’arrière-saison du Saint-Esprit,puissions-nous prier avec ferveur.

Tous ceux qui s’approchent du Seigneur avec un coeur repentant et obéissant peuvent expérimenter l’oeuvre régénératrice du Saint-Esprit.
Le saint Esprit est celui qui communique aux croyants une puissance de sainteté et de pureté.
Le Saint-Esprit est appelé Esprit de Christ,parce que Jésus a répandu sur les croyants le Saint-Esprit qu’il avait reçu du Père (cf.Actes 2.33).
Le Saint-Esprit porte plusieurs noms révélateurs de sa nature et de son rôle
Puisque le Saint-Esprit est le détenteur de la volonté suprême, et qu’il œuvre selon son propre dessein, nous marchant dans la foi.
Le saint Esprit est celui qui communique aux croyants une puissance de sainteté et de pureté.
Le Saint-Esprit est appelé Esprit de Christ,parce que Jésus a répandu sur les croyants le Saint-Esprit qu’il avait reçu du Père (cf.Actes 2.33).