JOUR 11 : LE FEU SUR LA TERRE
Alors que Jésus marchait vers Jérusalem, il apprit que ce qui l’attendait, c’était l’arrestation, la torture et la mort. Il cria : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » Même si sa Passion allait entraîner une agonie d’une souffrance indescriptible, Jésus l’attendait car il savait quel extraordinaire fruit allait en résulter : le feu de Dieu se répandrait sur la terre. Cette attente de Jésus pour ce feu allait être comblée cinquante jours après sa Résurrection au jour de la Pentecôte, quand le Saint-Esprit tomba sur ses disciples dans la Chambre Haute, sous l’apparence de langues qu’on eût dites de feu. Le Saint-Esprit mit les disciples en feu par l’amour de Dieu et fit d’eux des canaux pour que cet amour coule librement vers chacun. Jésus parla de cette même effusion de l’Esprit Saint en d’autres termes juste avant de monter au ciel : « Jean a baptisé avec l’eau ; vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés. […] Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous. » Le feu de Dieu était en même temps une cataracte venant du ciel qui allait baptiser (immerger, plonger, baigner) les croyants dans la vie même de Dieu. Comme le dit Paul, « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné ». Tout au long du livre des Actes, il est clair que les Apôtres voulaient être bien sûrs que tout groupe de convertis nouvellement baptisés reçoive le don qu’ils avaient eux-mêmes reçu : être immergés, plongés, inondés de la vie divine d’une façon bien visible.
L’expression « baptême dans le Saint-Esprit » est employée par les chrétiens dans le monde entier aujourd’hui – catholiques, protestants et orthodoxes – pour définir l’expérience du Saint-Esprit qu’ils ont vécue dans leur vie d’une manière nouvelle et puissante, comme cela fut le cas pour les premiers chrétiens le jour de la Pentecôte. Bien que tous ces chrétiens le définissent différemment, on peut décrire le baptême dans le Saint-Esprit comme une effusion de l’Esprit Saint dans la vie d’une personne, qui lui apporte une profonde révélation de l’amour de Dieu le Père, la seigneurie de Jésus et la puissance de l’Esprit et ses dons. C’est cette immersion dans le Saint-Esprit qui permet aux dons spirituels de surgir dans la vie d’une personne et d’être activés pour que l’Évangile soit répandu. recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous. » Le feu de Dieu était en même temps une cataracte venant du ciel qui allait baptiser (immerger, plonger, baigner) les croyants dans la vie même de Dieu. Comme le dit Paul, « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné ». Tout au long du livre des Actes, il est clair que les Apôtres voulaient être bien sûrs que tout groupe de convertis nouvellement baptisés reçoive le don qu’ils avaient eux-mêmes reçu : être immergés, plongés, inondés de la vie divine d’une façon bien visible.
L’expression « baptême dans le Saint-Esprit » est employée par les chrétiens dans le monde entier aujourd’hui – catholiques, protestants et orthodoxes – pour définir l’expérience du Saint-Esprit qu’ils ont vécue dans leur vie d’une manière nouvelle et puissante, comme cela fut le cas pour les premiers chrétiens le jour de la Pentecôte. Bien que tous ces chrétiens le définissent différemment, on peut décrire le baptême dans le Saint-Esprit comme une effusion de l’Esprit Saint dans la vie d’une personne, qui lui apporte une profonde révélation de l’amour de Dieu le Père, la seigneurie de Jésus et la puissance de l’Esprit et ses dons. C’est cette immersion dans le Saint-Esprit qui permet aux dons spirituels de surgir dans la vie d’une personne et d’être activés pour que l’Évangile soit répandu.
L’effusion du vingtième siècle
Au cours du siècle dernier, des centaines de millions de chrétiens ont fait l’expérience du baptême dans l’Esprit d’une façon qui a radicalement transformé leur vie. Le fait que Dieu commence à répandre son Esprit de cette façon si puissante dans ces temps modernes a été une surprise. Aucune église, aucune confession ne cherchait cette sorte de renouveau. Aucun être humain ne l’avait programmé. Mais si l’on regarde en arrière, on peut voir la main de Dieu à l’œuvre derrière les événements de l’Histoire, y compris à travers les lignes historiques de division entre chrétiens. Dieu préparait son peuple pour un nouveau tsunami de l’Esprit.
Dans l’Église catholique au dix-neuvième siècle, l’Esprit Saint était devenu ce que certains théologiens avaient appelé « la personne oubliée de la Trinité ». De nombreux ouvrages de spiritualité mentionnaient à peine la vraie source de toute spiritualité, le Saint-Esprit. Il existait bien quelques prières formelles au Saint-Esprit, mais peu espéraient qu’il se manifesterait un jour de façon perceptible.
Pourtant, Dieu était à l’œuvre derrière la scène. Vers la fin des années 1800, une religieuse catholique italienne du nom d’Elena Guerra (désormais honorée dans l’Église catholique comme la bienheureuse Elena Guerra) sentit que le Seigneur lui demandait de répandre la dévotion à l’Esprit Saint. Elle fonda un ordre religieux consacré au Saint-Esprit et forma des groupes de prière qu’elle appela « Cénacles de Pentecôte ». Son souhait était que l’Église soit unie dans une prière constante pour la venue de l’Esprit et que « Viens, Saint-Esprit » devienne la prière qui serait sur les lèvres de tout catholique.
Sœur Elena se sentit appelée par le Seigneur à écrire plusieurs lettres confidentielles au Pape, à l’époque Léon XIII, pour lui dire que Dieu désirait renouveler l’Église par un retour au Saint-Esprit. Ce qui est étonnant, c’est que le pape Léon prêta attention à ses demandes. En réponse, il écrivit une lettre à tous les évêques catholiques du monde entier, demandant que l’Église prie une neuvaine au Saint-Esprit tous les ans, qui se terminerait le jour de la Pentecôte. Une neuvaine, c’est une prière de neuf jours consécutifs, créée à partir de la « neuvaine » originelle : la prière des disciples au Cénacle entre l’Ascension de Jésus et la Pentecôte. Curieusement, l’intention particulière que le pape Léon XIII demanda aux catholiques de porter au cours de cette neuvaine était l’unité des chrétiens – et c’était à une époque où le mot « œcuménisme » n’existait dans le vocabulaire ni des catholiques, ni des protestants, et où chacun de son côté considérait l’autre comme tout simplement condamné !
Malheureusement, de nombreux évêques ignorèrent la demande du Pape. Sœur Elena lui dit qu’elle était contente de ses efforts, mais déçue du peu de réponses de la part des évêques. Elle supplia alors le Pape de consacrer le siècle qui allait s’ouvrir au Saint-Esprit. Ce qu’il fit. Le 1er janvier 1901, le Pape ouvrit le siècle en priant
l’hymne ancienne du Veni Creator Spiritus (Viens, Esprit Créateur), invoquant le Saint-Esprit sur le siècle qui s’ouvrait, au nom de toute l’Église.
À l’insu du pape Léon, exactement le même jour, à l’autre bout de la terre, à Topeka au Kansas, l’Esprit Saint tombait sur un petit groupe de protestants, l’école biblique de Béthel, où se manifestèrent les langues et autres dons charismatiques. Cette effusion se répandit plus tard à Azusa Street à Los Angeles, marquant ainsi le début du réveil pentecôtiste du vingtième siècle. Environ au même moment, de semblables effusions de l’Esprit se manifestèrent dans le réveil gallois de 1904 ; dans une école de filles en Inde, à Mukti en 1907 ; dans une église méthodiste à Santiago du Chili en 1905 ; à Pyongyang, en Corée, en 1907 ; et à Belém, au Brésil, en 1911. À partir de tous ces lieux, des missionnaires parcoururent le monde entier pour évangéliser et le réveil pentecôtiste se répandit comme un feu de brousse, au point qu’il a maintenant atteint plus de sept cents millions de personnes dans le monde entier.
Mais le Seigneur n’avait pas encore fini.
Le week-end de Duquesne
Au départ, la plupart de ceux qui sont touchés par le réveil de Pentecôte ne sont pas acceptés par leurs églises, aussi créent-ils leurs propres confessions. Mais, dans les années 1950 et 1960, le réveil commence à toucher des confessions protestantes historiques. Épiscopaliens, luthériens, méthodistes et baptistes qui sont baptisés dans l’Esprit restent dans leurs églises et commencent à les renouveler de l’intérieur. Pendant ce temps, Dieu prépare le chemin dans l’Église catholique, notamment à travers le concile Vatican II (1961-1965). Le pape Jean XXIII demande à tous les catholiques de réciter chaque jour tout au long du Concile cette prière : « Seigneur, renouvelle tes merveilles aujourd’hui, comme par une nouvelle Pentecôte ! » Lors du Concile, les évêques – pour la première fois depuis des siècles – affirment officiellement que les charismes de l’Esprit Saint sont nécessaires à la vie de l’Église. Plus tard, le pape Jean-Paul II exprimera le sens de cette percée :
« Chaque fois que l’Esprit intervient, il laisse les gens dans l’étonnement. Il suscite des événements d’une nouveauté étonnante ; il change radicalement les personnes et l’Histoire. Lors du concile Vatican II, quelle inoubliable expérience au cours de laquelle […] l’Église a redécouvert la dimension charismatique comme un de ses éléments constitutifs. »
Le Concile a fortement réaffirmé le rôle continu des dons de l’Esprit et il appela évêques et prêtres à les accueillir avec reconnaissance, tout en discernant et retenant ce qui est juste :
« Mais le même Esprit Saint ne se borne pas à sanctifier le Peuple de Dieu par les sacrements et les ministères, à le conduire et à lui donner l’ornement des vertus, il distribue aussi des grâces parmi les fidèles de tous ordres, “répartissant ses dons à son gré en chacun” (1 Co 12, 11). Ces grâces, des plus éclatantes aux plus simples et aux plus largement diffusées, doivent être reçues avec action de grâce et apporter consolation, étant avant tout ajustées aux nécessités de l’Église et destinées à y répondre (cf. 1 Th 5, 12.19-21). »
Ce n’est pas un hasard si, deux ans seulement après le concile Vatican II, en 1967, l’effusion de l’Esprit Saint répandue parmi les protestants fait son entrée dans l’Église catholique. Tout commence au cours d’une retraite organisée pour un groupe d’étudiants de l’université Duquesne à Pittsburgh. Les deux professeurs dans ce groupe avaient fait l’expérience d’une faim nouvelle de l’Esprit Saint. Quelques semaines avant la retraite, ils décident de partir à la recherche de chrétiens charismatiques – démarche très inhabituelle pour des catholiques à cette époque. Ayant entendu parler d’un groupe charismatique interconfessionnel non loin de Pittsburgh, ils décident de s’y rendre. Le Seigneur avait préparé le berger de ce groupe, une femme mariée du nom de Flo Dodge. Elle saisit tout de suite la signification de la venue de ces deux catholiques pour recevoir le Saint-Esprit et – inspirée – souhaite que personne dans le groupe de prière ne leur impose les mains, pour que nul ne s’attribue la venue du baptême dans l’Esprit Saint dans l’Église catholique. Le groupe prie donc pour les deux professeurs, qui sont baptisés dans le Saint-Esprit.
Les professeurs ne racontent pas aux étudiants ce qui leur est arrivé dans le groupe de prière, mais pour les préparer à la retraite prévue quelques semaines plus tard, ils leur demandent de lire les chapitres 1 à 4 des Actes, ainsi que le livre du prédicateur pentecôtiste David Wilkerson, La croix et le poignard.
Au cours de leur week-end de retraite, les étudiants reprennent l’hymne ancienne chantée par le pape Léon XIII à l’ouverture du siècle, le Veni Creator Spiritus. Ils demandent à Dieu d’approfondir la grâce de leur confirmation. La plomberie du centre de retraites étant endommagée, les étudiants sont avertis qu’ils vont devoir rentrer chez eux. Ils prient donc avec ferveur le Seigneur de leur envoyer de l’eau… et il répond à leurs prières de plusieurs façons ! La plomberie est réparée et quand l’un des étudiants, David Mangan, se rend dans la petite chapelle pour remercier Dieu, il est immédiatement submergé par la présence de Dieu. Il se retrouve face contre terre, prosterné devant le Seigneur, complètement immergé dans l’amour de Dieu, le louant dans une langue inconnue. L’un après l’autre, d’autres étudiants entrent dans la chapelle et sont, de la même façon, inondés de la gloire de Dieu. Presque immédiatement, ils se mettent à louer Dieu en langues – certains sans savoir ce qu’est ce don – et à exercer d’autres dons de l’Esprit.
Un des participants à la retraite résume de façon éloquente ce qui s’est passé :
« Notre foi est devenue vivante, notre croyance est devenue une sorte de connaissance. Tout à coup, le monde du surnaturel est devenu plus réel que le naturel. […] Jésus-Christ est une personne réelle pour nous, une personne réelle qui est notre Seigneur et qui est à l’œuvre dans nos vies. Nous lisons le Nouveau Testament comme s’il était vrai pour nous aujourd’hui, chaque mot, chaque ligne. La prière et les sacrements sont vraiment devenus notre pain quotidien au lieu de pratiques que nous considérons comme “ce qui est bon pour nous”. Un amour de l’Écriture, un amour de l’Église que je n’aurais jamais cru possible, une transformation de nos relations avec les autres, un besoin et une force de témoigner au-delà de toute attente, tout cela fait désormais partie intégrante de nos vies… Nous avons été douchés de charismes. »
L’effusion commencée à Duquesne se répand avec une rapidité étonnante à des catholiques sur d’autres campus universitaires, puis à travers le monde entier. Aujourd’hui, on estime à environ cent cinquante millions le nombre de catholiques qui ont fait l’expérience du baptême dans le Saint-Esprit. Beaucoup ont été réveillés et sont passés d’une routine spirituelle à une vie d’amour passionné pour le Christ. Pour d’autres, ce baptême les a catapultés vers la mission, incluant des ministères d’évangélisation, de guérison et de délivrance, service des pauvres et responsabilités de laïcs dans l’Église catholique.
Dès le début de cette effusion du vingtième siècle, protestants et catholiques ont cherché à comprendre théologiquement ce que Dieu faisait. Comment le baptême dans le Saint-Esprit est-il relié à la conversion initiale au Christ ? Comment est-il relié aux sacrements de baptême et de confirmation ? Pour les catholiques, voilà une question particulièrement importante, étant donné que l’Église catholique enseigne que nous recevons le Saint-Esprit au baptême, puis de nouveau d’une façon plus complète à la confirmation. Est-ce possible de recevoir encore davantage d’Esprit ?
Dans le reste de ce chapitre, nous donnerons brièvement les diverses réponses qui ont été apportées à ces questions. Nous expliquerons comment une personne peut recevoir le baptême dans l’Esprit.

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » Même si sa Passion allait entraîner une agonie d’une souffrance indescriptible, Jésus l’attendait car il savait quel extraordinaire fruit allait en résulter : le feu de Dieu se répandrait sur la terre.
l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné
Le fer de Dieu était en même temps une cataracte venant du ciel qui allait baptiser( immerger, plonger, baigner) les croyants dans la vie même de Dieu. Comme le dit Paul, » l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » .
Jésus-Christ est une personne réelle pour nous, une personne réelle qui est notre Seigneur et qui est à l’œuvre dans nos vies.
Dès le début de cette effusion du vingtième siècle, protestants et catholiques ont cherché à comprendre théologiquement ce que Dieu faisait. Comment le baptême dans le Saint-Esprit est-il relié à la conversion initiale au Christ ? Comment est-il relié aux sacrements de baptême et de confirmation ? Pour les catholiques, voilà une question particulièrement importante, étant donné que l’Église catholique enseigne que nous recevons le Saint-Esprit au baptême, puis de nouveau d’une façon plus complète à la confirmation. Est-ce possible de recevoir encore davantage d’Esprit ?
Le feu de Dieu était en même temps une cataracte venant du ciel qui allait baptiser (immerger, plonger, baigner) les croyants dans la vie même de Dieu. Comme le dit Paul ,《 l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit-Saint qui nous a été donné 》
Alors qu’il s’avance vers sa Passion, Jésus exprime son désir ardent de voir le feu de Dieu se répandre sur la terre. Ce feu se réalise pleinement à la Pentecôte, lorsque l’Esprit Saint descend sur les disciples, les remplissant d’amour divin et de puissance. Ce baptême dans l’Esprit – immersion dans la vie même de Dieu – devient la source des dons spirituels et du dynamisme missionnaire des premiers chrétiens.
Le feu de Dieu était en même temps une cataracte venant du ciel qui allait baptiser (immerger, plonger, baigner) les croyants dans la vie même de Dieu. Comme le dit Paul ,《 l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit-Saint qui nous a été donné 》