JOUR 3 : FONDEMENTS BIBLIQUES
« En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. »
Le Nouveau Testament dit clairement que la mission de Jésus n’était pas que de pardonner les péchés et d’appeler chacun à une nouvelle vie. En effet, Jésus est venu faire la guerre à l’antique ennemi de l’humanité, le malin. Sa mission est d’obtenir la victoire définitive sur Satan par sa croix et sa résurrection, et de libérer ceux qui sont sous la domination des ténèbres à cause du péché. La première Lettre de Jean le résume de manière succincte : « C’est pour détruire les oeuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté. » L’oeuvre du Christ de nous libérer du péché et de Satan est de nous libérer pour que s’accomplisse le plan éternel de Dieu, pour que nous ressuscitions pour partager la vie divine de Dieu à jamais.
Avant de monter au ciel, le Christ a envoyé ses disciples étendre sa victoire sur Satan aux peuples de tout temps et tout lieu. Ils devaient accomplir leur mission par la proclamation de l’Évangile, en amenant à la foi et au baptême les peuples qui ainsi seraient libérés de la domination de Satan et seraient incorporés à l’Église. Paul décrit sa mission ainsi, disant que le Christ l’a envoyé aux nations « pour leur ouvrir les yeux, pour les ramener des ténèbres vers la lumière et du pouvoir de Satan vers Dieu ».
Il faut comprendre le ministère de délivrance dans le contexte plus large de l’enseignement biblique sur la mission de salut du Christ et sa victoire sur la domination des ténèbres. Ce chapitre résume brièvement ce que l’Écriture nous révèle de Satan et de ses oeuvres, de la victoire du Christ et de la part que nous y avons.
1. Satan dans l’Ancien Testament
Le mot Satan vient du mot hébreu satan, qui signifie adversaire ou accusateur. Il est synonyme de diable, qui vient lui du terme grec diabolos, qui signifie calomniateur ou accusateur. Les autres noms bibliques donnés à Satan sont Béelzéboul, Baal-Zéboub et Abaddôn/Apollyôn.
Tout au long de l’histoire d’Israël, il y a eu un intérêt grandissant pour le mystère du mal. Bien que Satan ne soit mentionné que rarement dans l’Ancien Testament, il y a eu un développement progressif de la doctrine de Satan comme étant le pire ennemi de Dieu et de l’homme, qui ne cherche qu’à entraîner l’être humain au péché et à la destruction. Dans le livre de Job, Satan apparaît comme un des anges de la cour céleste de Dieu. Il accuse Job de servir Dieu pour son intérêt propre, et Dieu lui permet d’éprouver Job en l’affligeant de malheurs terribles. Au cours du règne de David, Satan essaie de détruire Israël en incitant David à faire un recensement, acte de désobéissance qui a des conséquences désastreuses. En une autre occasion, Satan se tient devant Dieu pour accuser le grand-prêtre Josué, qui représente tout le peuple d’Israël mais le Seigneur le lui reproche. Dans la tradition biblique qui suivra, Satan est expressément identifié au serpent qui a apporté la mort dans le monde en incitant Adam et Ève à pécher.
Il existe dans l’Ancien Testament un cas apparent de possession démoniaque. Un esprit mauvais tourmente le roi Saül, le poussant à une transe prophétique et à la violence pour qu’il essaie de tuer David avec sa lance. Paradoxalement, c’est David jouant de la lyre – vraisemblablement jouant des psaumes de louange – qui soulage Saül de ce tourment démoniaque. En d’autres occasions, les esprits mauvais incitent les gens à la tricherie, la fausse prophétie et autres maux. Dans le livre de Tobie, le démon Asmodée – seul démon nommé dans la Bible – tue les sept maris de Sarah ; il sera finalement banni par Tobie qui emploie pour cela un remède indiqué par l’ange Raphaël.
Ces passages décrivent Satan et autres démons comme de vraies créatures spirituelles, dont le but est de semer le mal dans le monde et de contrecarrer les plans de Dieu pour les êtres humains. Mais l’Ancien Testament ne fournit aucune solution définitive au problème du mal.
2. La victoire de Jésus sur Satan
Le Nouveau Testament révèle à la fois la profondeur de la situation difficile de l’homme et la grandeur du don du salut que Dieu nous a fait en Jésus-Christ.
Il est évident tout d’abord que l’influence mauvaise de Satan n’est pas simplement occasionnelle, s’étendant à un petit nombre de personnes troublées, mais universelle. Le « monde entier » – c’est-à-dire toute société humaine qui s’est éloignée de Dieu à cause du péché – « est au pouvoir du Mauvais ». Satan est « le prince de ce monde », « le dieu mauvais de ce monde » et « le séducteur du monde entier ». Ces textes ne signifient pas que le monde est entièrement sous le contrôle de Satan, car Dieu aussi est à l’oeuvre dans le monde et lui seul a la souveraineté finale, mais plutôt que chaque endroit de la réalité terrestre est d’une certaine manière touché par Satan. Satan n’est pas un dieu dans le sens littéral, il n’est qu’un ange déchu, une créature totalement soumise au contrôle de Dieu. Mais les êtres humains se sont eux-mêmes placés sous sa domination par le péché. Satan exerce son influence à travers les démons, des esprits mauvais inférieurs qui agissent sous ses ordres ainsi qu’à travers des êtres humains ou les structures de la société humaine. Son royaume est le royaume de ce monde.
En même temps, cependant, le Nouveau Testament annonce la Bonne Nouvelle glorieuse que le Christ est venu inaugurer le Royaume de Dieu et libérer les êtres humains de la domination du péché et de Satan. Par sa vie, sa mort et sa résurrection, le Christ a brisé le pouvoir de Satan et assuré sa disparition totale. « Ainsi, Dieu a dépouillé les puissances de l’univers ; il les a publiquement données en spectacle et les a traînées dans le cortège triomphal du Christ. »

La mission de Jésus n’était pas que de pardonner les péchés et d’appeler chacun à une nouvelle vie.
Sa mission est d’obtenir la victoire définitive sur Satan par sa croix et sa résurrection, et de libérer ceux qui sont sous la domination des ténèbres à cause du péché.
Par sa vie, sa mort et sa résurrection, le Christ a brisé le pouvoir de Satan et assuré sa disparition totale. « Ainsi, Dieu a dépouillé les puissances de l’univers ; il les a publiquement données en spectacle et les a traînées dans le cortège triomphal du Christ. »
Par sa vie, sa mort et sa résurrection, le Christ a brisé le pouvoir de Satan et assuré sa disparition totale. « Ainsi, Dieu a dépouillé les puissances de l’univers ; il les a publiquement données en spectacle et les a traînées dans le cortège triomphal du Christ. »
L’oeuvre du Christ de nous libérer du péché et de Satan est de nous libérer pour que s’accomplisse le plan éternel de Dieu, pour que nous ressuscitions pour partager la vie divine de Dieu à jamais.
le Christ a brisé le pouvoir de Satan et assuré sa disparition totale. « Ainsi, Dieu a dépouillé les puissances de l’univers ; il les a publiquement données en spectacle et les a traînées dans le cortège triomphal du Christ. »