Jour 16 : FORMATION À LA PRÉSIDENCE| PRÉSIDER UN PLEIN AIR D’ÉVANGÉLISATION.
1. La préparation.
L’équipe.- partir en guerre n’est pas une petite affaire. Décider d’aller là où sont les pécheurs, c’est obéir à Christ. Par contre, Satan aime bien nous voir pêcher dans notre baignoire ou tenir des conférences sur les cannes à pêche, les meilleurs hameçons et les fils incassables, pourvu que nous n’allions par là où sont les poissons. Quelqu’un a dit: «II y a ceux qui parlent de l’évangélisation et il y a ceux qui en font vraiment». Si donc vous avez décidé d’en «faire vraiment» – et le plein air n’est bien évidemment pas la seule méthode – vous
allez entrer dans un combat spirituel peut-être invisible, mais pourtant très réel. Les armées de l’Éternel étaient victorieuses à certaines conditions seulement. Pour n’en citer que quelques-unes, rappelons la sainteté, la consécration et l’obéissance. N’attendons pas d’être des anges ou des professionnels du témoignage pour sortir dans la rue. Dieu ne demande ni des professionnels, ni des bricoleurs, mais des ouvriers.Préparez donc votre équipe, groupe de jeunes, ou communauté en conséquence. Jésus disait: «Satan n’a rien en
moi.» Sous-entendu: ni pouvoir, ni droit dans aucun domaine. De même, ne tolérons aucun compromis dans nos coeurs ou entre nous si nous voulons être vainqueurs. Dieu peut sauver au travers d’un petit comme d’un grand nombre, c’est pourquoi en Israël, ceux qui avaient peur, qui voulaient jouir de leur vigne nouvellement plantée ou qui, pour d’autres raisons encore, voulaient éviter le combat, étaient renvoyés chez eux. La raison principale est qu’un soldat tiède décourage les autres. En fait, il est plus dangereux que l’ennemi. «Maudit soit celui qui fait avec négligence l’oeuvre de l’Éternel » déclare Jérémie le prophète (Jér. 49:10), et les Proverbes commentent: «Celui qui se relâche dans son travail est frère de celui qui détruit!» (Pr. 18:9). Qu’il est difficile de présider un plein air avec dm chrétiens moroses, qui pensent à leurbien-être personnel, n leur réputation, regardent leur montre pour voir si ce n’est pas bientôt l’heure de rentrer chez soi; sans parler de ceux qui critiquent ouvertement les autres, ceux-là même qui témoignent de tout leur coeur Attention, il vaut mieux avoir une personne de moins qu’une personne de trop dans votre armée! Si vous choisissez comme ouvriers des personnes qui ne sont pas missionnaires, mais plutôt «terrains de mission», vousaurez à combattre sur deux fronts à la fois. Durant l’évangélisation, la pression créée par l’incertitude, l’ambiance mondaine, les rejets possibles, l’intimidation du départ, est suffisamment difficile â assumer ,ans qu’un soldat
pusillanime complique la situation. Les lieux : en tant que président, il est bon que vous vous rendiez sur les lieux auparavant. A l’écoute du
Saint-Esprit, vous pourrez discerner l’endroit adéquat, la stratégie à employer, et intercéder en conséquence. Au besoin, vous pourrez demander une autorisation à tel commerçant ou placier s’il s’agit d’un marché. II estimportant par la suite que vous restiez fermes sur ces points; il arrive fréquemment en effet, que les membres de l’équipe arrivant sur les lieux se mettent à discuter du meilleur endroit où se placer, chacun étant persuadé que son idée est la meilleure. En conséquence, l’Esprit est attristé et vous aussi. Au lieu de refléter la joie et l’unité, vous donnez une impression d’indiscipline à ceux qui vous observent. Pour éviter ce désaccord, mettez votre
équipe en garde avant de vous rendre sur les lieux et demandez à chacun de se soumettre de bonne grâce à celui
qui est désigné pour choisir l’endroit et la position la meilleure. La discipline: le président a besoin non seulement d’être zélé, mais d’avoir des soldats zélés et disciplinés. Servir le Seigneur avec négligence parce qu’il est bon est une attitude détestable. Sa bonté au contraire doit vous inciter à le servir toujours mieux. Posez-vous sérieusement la question: combien de temps vais-je consacrer effectivement à l’évangélisation proprement dite’? Si vous avez décidé communautairement de consacrer le samedi après-midi pour chanter et témoigner dans les rues, soyez ponctuels pour vous retrouver. Priez tous ensemble sans que personne ne manque cet instant de préparation. Veillez ensuite à vous rendre ensemble sur le lieu du plein air. Si sur le trajet l’un commence à faire ses courses, le deuxième le plein d’essence, et le troisième un contact d’évangélisation, vous commencerez votre plein air par une demi-heure d’attente perdue inutilement.
2. Le travail sur place.
L’organisation: une fois réunis, donnez quelques instructions claires sur la manière dont va se dérouler le programme. Un encouragement sera aussi le bienvenu pour briser la tension du départ et fortifier la foi et l’obéissance de chacun. Veillez à ce que les musiciens se soient accordés au préalable, et à ce que chacun soit attentif au départ des chants. Ceux qui auront été désignés pour témoigner, exécuter un mime, une danse, un solo, doivent en tout temps être pros à intervenir à votre demande. Les temps morts sont à éviter, car ils sont souvent la cause de la dispersion du public. Les regards doivent être tournés vers la personne qui dirige le chant ou qui prend la
parole. Travaillez à faire disparaître entièrement les chuchotements au sein de votre équipe. En effet, comment pourrez-vous exiger l’attention de ceux qui vous entendent si les équipiers, au lieu d’écouter et de prier intérieurement, bavardent entre eux ? Si vous réglez ces détails avant le départ, la discipline sera bien meilleure sur le terrain. Désignez également des personnes qui distribueront la littérature simultanément. Ces personnes ne devraient pas entamer de conversations pendant les diverses productions, mais inviter ceux qui s’arrêtent à écouter quelques instants avec elles. Elles donneront les tracts à ceux qui s’éloignent du groupe et non à ceux qui s’en
approchent, afin que ces derniers ne se sentent pas agressés et ne soient pas servis deux fois, en arrivant, puis en repartant. Si vous êtes suffisamment nombreux, prévoyez ce qu’on pourrait appeler «un filet de foule», en particulier là où les gens sont gênés d’être les premiers à s’arrêter, tout en désirant savoir de quoi il s’agit: quelques personnes du groupe se placeront en face de vous à une distance idéale. Ceci pourrait être accompli par une mère ayant une poussette, une personne âgée ne désirant pas chanter, ou tout autre volontaire.
La présentation et la beauté de votre groupe : elles sont première importance. C’est votre carte de visite. Aujourd’hui on la hantise des sectes. Étant donné leur nombre, il est difficile généraliser sur leurs comportements, mais, dans la pensée actuelle le, existe souvent cette équation: tenue bizarre = secte. La beauté le goût, l’harmonie donnent confiance. Retenez ceci : le premier message que les gens perçoivent passe par votre ASPECT EXTÉRIEUR. I1 est un des éléments essentiels dans le choix du passant, à savoir: je m’arrête
ou je continue ma route ? Quelle sera donc votre présentation ?
– Premièrement: formez un ARC DE CERCLE PARFAIT avec ceux que vous placez devant le groupe. Si le président se met à gauche et le musicien à droite, ils seront les points de repère. La personne au centre devra se mettre en retrait et le autres à sa gauche et à sa droite, épaule contre épaule jusqu’aux premiers cités. Pour réussir, il suffit que chacun aligne ses pieds par rapport aux autres. Exercez-vous afin d’éviter les disputes entre celui qui petit et timide, refuse de se mettre au premier rang, et le grand costaud qui l’y pousse énergiquement!
Soyez exigeants lors des répétitions, car il y a presque toujours une perte de qualité par la suite. Outre la beauté, l’harmonie et le sérieux que cette position exprime, elle a d’autres avantages:
a. Le contact visuel au sein du groupe.
b. Une centralisation des voix: elles s’unissent mieux et portent plus loin.
c. Un contact visuel avec l’ensemble de ceux qui vous regardent.
d. Une réponse spontanée de la foule formant un arc de cercle inverse.
e. La formation d’une place ovale pour les intervenants.
– Deuxièmement: habillez-vous de façon naturelle; la sobriété ne doit pas être confondue avec la négligence. Si vous êtes dans une rue piétonne où les familles font leurs courses, la tenue doit être citadine: les enfants de roi que sont les chrétiens, ne devraient pas faire pitié, mais envie. II y a un équilibre également entre le manteau dernier cri et celui de 1945. Penser être spirituel en choisissant la mode d’avant-guerre glorifie autant le Seigneur que d’emprunter l’autoroute avec un char à boeufs! Comment Jésus était-il habillé ? Probablement comme les autres Israélites. Puisqu’il fallut le baiser de Judas pour que les soldats venus l’arrêter l’identifie. (Mc. 14:44).
L’expérience m’a appris à apprécier la différence. Si l’habillement n’a que peu d’importance pour nous, elle en apour les autres et c’est eux l’objet de notre intérêt et de notre amour. Qu: n’a pas admiré Hudson Taylor ? Savez-vous qu’il prit l’habitude de s’habiller comme les Chinois de l’époque afin de gagner davantage de Chinois à Christ ? Il se rasa le devant du crâne et laissa pousser le reste de ses cheveux pour se faire une longue tresse.
Il portait des chaussures en satin et un très large pantalon. Et nous ? Que faisons-nous pour atteindre nos voisins ?
– Troisièmement: veillez à votre attitude et à vos gestes.
Beaucoup ne savent que faire de leurs mains quand ils chantent; ils les frottent, les mettent dans les poches, ils se grattent, ou se croisent les bras comme un général outragé. Pourquoi ne pas les laisser le long du corps ou encore les joindre dans le dos ? L’effet d’ensemble compte beaucoup. Plus important que les mains, vos regards en disent long:
– je regarde les nuages = je m’ennuie.
– je regarde le sol = je suis triste, j’ai honte.
– je regarde de côté = ce qui se dit n’est pas important.
– je regarde les oiseaux = cela ne m’intéresse pas.
– je ferme les yeux = je suis un mystique.
– je lève les yeux de façon à
en montrer le blanc au public = je fais partie d’une secte.
– je regarde les gens et je leur souris = je vous aime, vous avez de l’importance pour moi et pour Dieu, j’ai une
bonne nouvelle à vous annoncer.
Tenez votre corps droit sur vos deux pieds, sans vous affaisser d’un côté ou de l’autre, et sans mettre les mains sur les hanches. Pour éviter que le groupe ne se fatigue trop, vous pouvez organiser deux interventions de trente minutes chacune. Avec du temps pour les contacts personnels à deux, plutôt qu’un programme d’une heure d’affilée.
Pensez aux couleurs d’ensemble. Le simple fait de porter une chemise rouge, blanche ou de tout autre couleur confine une beauté toute particulière à l’ensemble du groupe. Pour le public, les tenues d’ensemble sont synonymes de qualité, d’unité et de fête, il en conclura qu’il vaut donc la peine de s’arrêter pour vous écouter.
Vous pouvez aussi présenter un ensemble multicolore, symbole de joie et d’unité dans la diversité. Les exécutants d’un mime, d’une pièce chorégraphique ou d’une danse ont ici un atout à ne pas négliger, même si le reste du groupe ne porte rien de particulier.
Développez la qualité. Je me souviens d’un plein air dans une petite ville française, un après-midi de pluie. Nous nous étions placés sous des arcades. Notre petite équipe de six ne payait vraiment pas de mine et les passants nous ignoraient royalement. Nous entonnâmes alors un chant à plusieurs voix que chacun maîtrisait bien. Prenant de l’assurance, nos voix résonnèrent harmonieusement, amplifiées par les arcades. Immédiatement les passants s’arrêtèrent, étonnés et séduits par les accords mélodieux. Ce fut pour moi une leçon. L’homme du 20ème siècle s’est habitué à la qualité, que ce soit pour l’achat d’un fruit, comme pour celui d’une voiture ou d’une maison. Dans le domaine du spectacle, même si les goûts varient beaucoup, la qualité est exigée. Tel aime le jazz, tel autre le déteste, mais qui tolérera un disque rayé ? Puisque c’est à vous qu’incombe le soin de présenter l’équipe, la qualité et la saveur de vos paroles sont de toute
première importance, que ce soit pour faire les transitions qui devront « accrocher» les gens et leur donner envie de rester, pour présenter ceux qui témoignent ou peut-être pour apporter le message. Dans ce domaine, vous avez probablement plus d’influence sur les auditeurs que l’équipe tout entière. C’est vous qui ouvrirez ou fermerez les coeurs par la qualité de vos interventions. Le président d’une manifestation publique de l’évangile doit entraîner son groupe dans la bonne direction. Les heures de répétition sont nécessaires et le souci de progresser doit constamment vous habiter. N’oubliez pas en contrepartie que votre équipe a besoin d’être confrontée au public pour désirer progresser. Tenir des répétions sans fin et sans but est déprimant, même pour les plus fervents. Il faudra donc prévoir des sorties régulières dès que possible. Pour cela acceptez le niveau de vos équipiers. Le moment vient pour chaque groupe où il n’est presque plus possible de progresser. II faut alors agir avec les talents que l’on a; Dieu bénira cette obéissance. Voici un diagramme à l’appui de cette pensée:
Il s’agit là d’un cas général. Certains mimes sont si simples qu’une heure de préparation suffit; d’autres demandent vingt heures ou plus. En toutes choses, soyez très attentifs au moment où le groupe arrive au plafond de ses possibilités; restez positifs et encouragez-le. Certains dirigeants refusent ces limites et exigent des heures épuisantes de répétition pour parfaire des détails que 95% du commun des mortels sont incapables d’apprécier.

partir en guerre n’est pas une petite affaire. Décider d’aller là où sont les pécheurs, c’est obéir à Christ……. Quelqu’un a dit: «II y a ceux qui parlent de l’évangélisation et il y a ceux qui en font vraiment». Si donc vous avez décidé d’en «faire vraiment» – et le plein air n’est bien évidemment pas la seule méthode – vous
allez entrer dans un combat spirituel peut-être invisible, mais pourtant très réel.
Décider d’aller là où sont les pécheurs, c’est obéir à Christ. Par contre, Satan aime bien nous voir pêcher dans notre baignoire ou tenir des conférences sur les cannes à pêche, les meilleurs hameçons et les fils incassables, pourvu que nous n’allions par là où sont les poissons.
Par contre, Satan aime bien nous voir pêcher dans notre baignoire ou tenir des conférences sur les cannes à pêche, les meilleurs hameçons et les fils incassables, pourvu que nous n’allions par là où sont les poissons. Quelqu’un a dit: «II y a ceux qui parlent de l’évangélisation et il y a ceux qui en font vraiment». Si donc vous avez décidé d’en «faire vraiment» – et le plein air n’est bien évidemment pas la seule méthode – vous
allez entrer dans un combat spirituel peut-être invisible, mais pourtant très réel
les enfants de roi que sont les chrétiens, ne devraient pas faire pitié, mais envie.
Décider d’aller là où sont les pêcheurs, c’est obéir à Christ . Par contre ,satan aime bien nous voir pêcher dans notre baignoire ou tenir des conférences sur les cannes à pêche ,les meilleurs hameçons et les fils incassables, pourvu que nous n’allions pas là où sont les poissons
N’oubliez pas en contre partie que votre équipe a besoin d’être confronté aux publics pour désirer progresser
« L’homme du 20ème siècle s’est habitué à la qualité, que ce soit pour l’achat d’un fruit, comme pour celui d’une voiture ou d’une maison. Dans le domaine du spectacle, même si les goûts varient beaucoup, la qualité est exigée. Tel aime le jazz, tel autre le déteste, mais qui tolérera un disque rayé ? Puisque c’est à vous qu’incombe le soin de présenter l’équipe, la qualité et la saveur de vos paroles sont de toute
première importance, que ce soit pour faire les transitions qui devront « accrocher» les gens et leur donner envie de rester, pour présenter ceux qui témoignent ou peut-être pour apporter le message. »
Maudit soit celui qui fait avec négligence l’oeuvre de l’Éternel
A l’ écoute du Saint Esprit, vous pouvez dicerner l’endroit adéquat, la stratégie à employer et intercéder en conséquence.
Par contre, Satan aime bien nous voir pêcher dans notre baignoire ou tenir des conférences sur les cannes à pêche, les meilleurs hameçons et les fils incassables, pourvu que nous n’allions par là où sont les poissons. Quelqu’un a dit: «II y a ceux qui parlent de l’évangélisation et il y a ceux qui en font vraiment». Si donc vous avez décidé d’en «faire vraiment» – et le plein air n’est bien évidemment pas la seule méthode – vous
allez entrer dans un combat spirituel peut-être invisible, mais pourtant très réel