JOUR 9 : LE TÉMOIGNAGE DU NOUVEAU TESTAMENT
Dans les Évangiles, Jean le Baptiste annonce l’accomplissement de la promesse du Seigneur de répandre son Esprit. Son message concerne à la fois les temps où il vit et l’accomplissement ultime de la fin des temps. Son ministère était dans la lignée de celui des prophètes de l’Ancien Testament, qui prononçaient un jugement sévère sur un peuple rebelle en même temps que sa restauration future dans la miséricorde de Dieu.
« LUI VOUS BAPTISERA DANS L’ESPRIT SAINT »
Jean annonce la venue de celui « qui est plus fort », dont il « n’est pas digne de délier la courroie des sandales », et qui « vous baptisera avec l’Esprit Saint. » (Mc 1, 7-8) Que veut-il dire ? Le mot « baptiser » était un terme grec courant, qui signifiait simplement tremper dans l’eau, immerger ou plonger. En proposant aux gens un baptême de repentance, Jean les plongeait dans les eaux du Jourdain, ce qui symbolisait la purification intérieure du repentir. Ce n’est pas par hasard si Jean a choisi les eaux du Jourdain pour baptiser : le Jourdain est le fleuve que les Israélites avaient traversé à pied sec en entrant dans la Terre promise sous la conduite de Josué (Jos 3). En les faisant passer par les eaux de la repentance, Jean appelait les juifs à renouveler leur identité de peuple de Dieu. En même
temps, il leur désignait un nouveau Josué : Jésus, qui les conduirait, en les faisant passer par les eaux, à la Terre promise du Royaume.
En associant le rituel du baptême au thème biblique de l’Esprit symbolisé par l’eau, Jean donnait une image puissante de l’œuvre de Jésus. « Baptiser dans l’Esprit Saint », c’est immerger dans la vie même de Dieu. En effet, Jean disait :
« Le baptême que je donne en plongeant vos corps dans l’eau n’est qu’une préfiguration et une préparation à celui, beaucoup plus grand, que le Messie vous donnera. Il vous inondera de l’Esprit de Dieu. Il vous plongera dans sa propre vie divine ! »
Deux des évangiles ajoutent une phrase aux annonces de Jean : « Il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » (Mt 3, 11 ; Lc 3, 16) Le feu
symbolise le jugement purificateur (Cf. Ps 11, 6 ; Is 30, 27-33). Isaïe avait prophétisé que le Seigneur laverait les souillures de Jérusalem « au souffle du jugement et au souffle de l’incendie » (Is 4, 4). La venue de l’Esprit Saint dans le feu amènerait la vraie conversion, brûlerait toutes les scories du péché, comme on affine l’or et l’argent (Ml 3, 3). Cette purification devait être une préparation au jugement ultime de la fin des temps (Mt 13, 12 ; Lc 3, 17). Le feu rappelle également le buisson ardent dans lequel Dieu est apparu à Moïse (Ex 3) : il est le symbole de sa sainteté et de la crainte qu’il inspire et, en même temps, de son désir de se rapprocher de son peuple.
Au début de son ministère public, Jésus vint à Jean pour être baptisé. Le Seigneur s’est soumis au « baptême de repentir » (Mc 1, 4) non parce qu’il était lui-même pécheur mais en raison de sa solidarité parfaite avec l’humanité pécheresse – une solidarité qui le mènerait finalement à la Croix. En réponse à cet acte d’humilité, alors que Jésus était en prière, l’Esprit Saint descendit sur lui sous la forme d’une colombe, et lui donna l’onction en vue de sa mission messianique (Lc 3, 21-22 : Ac 10, 38).
La descente de l’Esprit Saint sur Jésus préfigure celle de ce même Esprit sur l’Église lors de la Pentecôte. La venue de l’Esprit rappelle également le récit de la création (Gn 1, 2) ; la colombe annonçait un nouveau commencement pour le monde après le déluge (Gn 8, 8-12). En Jésus et par l’Esprit, Dieu donne le jour à une nouvelle création. Les évangiles décrivent Jésus comme celui qui est « rempli d’Esprit
Saint » (Lc 4, 1), qui a accompli tout son ministère : sa prédication, ses guérisons, ses exorcismes et ses miracles dans la puissance de l’Esprit Saint (Cf. Lc 4, 18 ; Ac 10, 38). Il peut « baptiser dans l’Esprit » parce qu’il a d’abord reçu l’Esprit Saint dans sa nature humaine.
L’Évangile de Jean nous mène plus loin dans la compréhension de la prophétie de Jean Baptiste. Jésus explique à Nicodème que le don de l’Esprit est lié au baptême dans l’eau, qui confère une renaissance spirituelle (Jn 3, 5). Plus tard, Jésus dira à la Samaritaine que l’eau vive
qu’il lui donnera, c’est-à-dire l’Esprit Saint, étanchera sa soif la plus profonde et deviendra en elle source jaillissante en vie éternelle (Jn 4, 13- 14, voir également v. 23-24). Lors de la fête des tentes, Jésus se tiendra debout dans le temple et s’écriera : « ‘‘Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi ! selon le mot de l’Écriture : ‘‘De son sein couleront des fleuves d’eau vive’’. » (Jn 7, 37-38) L’évangéliste ajoute :
« Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui avaient cru en lui ; car il n’y avait pas encore d’Esprit, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. » (Jn 7, 39) Lors de la fête des Tentes, les juifs commémoraient le jaillissement d’eau vive sortie miraculeusement du rocher frappé par Moïse (Ex 17, 1-6).
Jésus se présente donc comme le Rocher qui donne la vie (Cf. 1 Co 10, 4), la source de l’Esprit Saint ; en croyant en lui, nous nous abreuvons de cet Esprit. Le récit de la Passion nous montre comment le Rocher a été frappé après la mort de Jésus : « L’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté, et il en sortit aussitôt du sang et de l’eau. » (Jn 19, 34) Du cœur ouvert de
Jésus coule la vie divine, l’Esprit Saint, qui nous est donné par les sacrements du Baptême (signifié par l’eau) et de l’Eucharistie (signifiée par le sang). Ce n’est que par la glorification de Jésus – le sacrifice de sa mort et sa résurrection – que le don de l’Esprit est rendu possible (Cf. Jn 16, 7).

En associant le rituel du baptême au thème biblique de l’Esprit symbolisé par l’eau, Jean donnait une image puissante de l’œuvre de Jésus. « Baptiser dans l’Esprit Saint », c’est immerger dans la vie même de Dieu.
en croyant en lui, nous nous abreuvons de cet Esprit
Baptiser dans l’Esprit Saint », c’est immerger dans la vie même de Dieu.
Jésus se présente donc comme le Rocher qui donne la vie (Cf. 1 Co 10, 4), la source de l’Esprit Saint ; en croyant en lui, nous nous abreuvons de cet Esprit.
Du cœur ouvert de
Jésus coule la vie divine, l’Esprit Saint, qui nous est donné par les sacrements du Baptême (signifié par l’eau) et de l’Eucharistie (signifiée par le sang). Ce n’est que par la glorification de Jésus – le sacrifice de sa mort et sa résurrection – que le don de l’Esprit est rendu possible
Jésus coule la vie divine, l’Esprit Saint, qui nous est donné par les sacrements du Baptême (signifié par l’eau) et de l’Eucharistie (signifiée par le sang). Ce n’est que par la glorification de Jésus – le sacrifice de sa mort et sa résurrection – que le don de l’Esprit est rendu possible
Ce n’est que par la glorification de Jésus – le sacrifice de sa mort et sa résurrection – que le don de l’Esprit est rendu possible (Cf. Jn 16, 7).
Du cœur ouvert de
Jésus coule la vie divine, l’Esprit Saint, qui nous est donné par les sacrements du Baptême (signifié par l’eau) et de l’Eucharistie (signifiée par le sang). Ce n’est que par la glorification de Jésus – le sacrifice de sa mort et sa résurrection – que le don de l’Esprit est rendu possible (Cf. Jn 16, 7).
Jésus se présente donc comme le Rocher qui donne la vie (Cf. 1 Co 10, 4), la source de l’Esprit Saint ; en croyant en lui, nous nous abreuvons de cet Esprit
La descente de l’Esprit Saint sur Jésus préfigure celle de ce même Esprit sur l’Église lors de la Pentecôte