JOUR 21 : EFFUSION DE L’ESPRIT SAINT ET SACREMENTS DE L’INITIATION
Dès le début du Renouveau charismatique catholique, les théologiens ont cherché à comprendre et à définir l’articulation entre effusion de l’Esprit Saint et Sacrements, en particulier les sacrements de l’initiation. L’effusion de l’Esprit Saint a été définie selon deux axes fondamentaux : une réactualisation de la grâce du Baptême et de la Confirmation, et une nouvelle réception de l’Esprit Saint.
1. Réactualisation du Baptême et de la Confirmation
On décrit souvent l’effusion de l’Esprit Saint comme une « revivification », un « renouvellement » ou un « déploiement » de la grâce
des sacrements du Baptême et de la Confirmation. Ces expressions impliquent qu’aujourd’hui l’effusion de l’Esprit Saint désigne une
expérience consécutive aux sacrements de l’initiation, tandis que dans l’Église primitive, cette expression faisait référence aux sacrements de l’initiation et à leurs effets comme étant une réalité unique, tant au niveau ontologique qu’expérimental. L’Écriture et les écrits des Pères de l’Église attestent que les effets normaux du Baptême et de la Confirmation sont une communion intime avec le Dieu trine. Cette effusion transforme la vie de la personne, inspire sa prière et sa louange ainsi qu’un zèle pour partager l’Évangile avec les autres, souvent accompagné de la manifestation de charismes. Plus tard dans l’histoire du christianisme, le Baptême des toutpetits devint la norme ; il devint ainsi possible, et de plus en plus fréquemment, de recevoir les Sacrements sans qu’ils soient accompagnés de ces effets subjectifs. Dans des situations de ce genre, courantes aujourd’hui, il est nécessaire de proposer une solide catéchèse et une formation pour aider la personne à développer une foi vivante et à s’approprier la vie nouvelle qui lui a été donnée.
Même dans le cas de jeunes ou d’adultes recevant le Baptême ou la Confirmation, bien que la grâce leur soit objectivement donnée, les effets transformants du sacrement peuvent manquer à l’appel et ce, pour différentes raisons. Selon le Catéchisme de l’Église Catholique, la
Confirmation « perpétue, en quelque sorte, dans l’Église, la grâce de la Pentecôte. »15 Il nous faut cependant admettre que bien souvent aujourd’hui, cette grâce ne se produit pas d’une façon perceptible et n’est pas reçue comme vitale. Plusieurs facteurs peuvent empêcher les Sacrements de porter tout leur fruit : une prédication inadaptée de la Parole, une foi tiède, un péché dont on ne s’est pas repenti, une préparation insuffisante, une faible conscience de la réalité des Sacrements, un état d’esprit sécularisé, des obstacles psychologiques ou spirituels. Vue sous cet angle, l’effusion de l’Esprit Saint est une réactualisation des sacrements de l’initiation, destinée à « raviver » le don déjà reçu (2 Tm 1, 6). La Parole de Dieu joue à ce stade un rôle fondamental, car ceux qui se préparent à l’effusion de l’Esprit Saint reçoivent souvent un enseignement plus complet qui aborde des points de catéchèse qui ne leur avaient pas été transmis jusqu’alors. La régénération et la vie divine reçues au Baptême et à la Confirmation deviennent alors de l’ordre de l’expérience vivante.
Si l’effusion de l’Esprit Saint est une étape normale de la vie chrétienne qui a commencé avec les sacrements de l’initiation, il en découle que cette grâce n’est pas l’apanage du seul Renouveau charismatique. Elle est présente sous différentes formes dans la vie de nombreux autres catholiques sans qu’il y ait référence à la terminologie ou au style propres au Renouveau. La vocation particulière du Renouveau est de donner un nom à cette grâce, de proposer un contexte ecclésial et une pédagogie spécifique pour la recevoir, et d’encourager le plein épanouissement de ses fruits.
2. Une nouvelle oeuvre de l’Esprit
L’effusion de l’Esprit Saint a également été décrite comme une nouvelle venue de l’Esprit Saint dans la vie d’une personne. De ce point de vue on comprend que, bien que l’effusion du Saint-Esprit soit inhérente à la vie sacramentelle, elle ne peut être réduite au simple fait de supprimer les obstacles libérant les grâces des sacrements qui couvaient sous la cendre. L’idée de libération de grâces ne recouvre qu’un aspect de l’effusion de l’Esprit Saint : la venue à la conscience et la puissance efficace de ce qui était déjà là. Cependant cette idée passe sous silence un autre aspect : une nouvelle venue de l’Esprit dans la vie d’une personne, accompagnée de nouveaux dons. L’effusion de l’Esprit Saint est une action de l’Esprit ; en un certain sens, elle est à elle seule une « mission » de l’Esprit et non une oeuvre humaine. Elle comprend donc non seulement le « déjà donné » mais aussi la « nouveauté d’en-haut ». De plus, l’expérience concrète de l’effusion de l’Esprit varie beaucoup d’une personne à l’autre, même si l’on y retrouve toujours le « tronc commun » décrit en première partie de cet ouvrage. Pour certains, le changement est soudain et spectaculaire ; pour d’autres, il se produit progressivement dans le temps. Pour de nombreuses personnes, l’effusion de l’Esprit Saint constitue leur conversion d’adultes, c’est-à-dire une rencontre personnelle avec le Christ qui les transforme radicalement et, pour la première fois, fait d’eux des disciples. Pour d’autres, elle se produit après leur conversion et libère en eux plus complètement l’Esprit Saint et ses charismes, en particulier pour les préparer à une nouvelle mission ou à
l’accomplissement d’une nouvelle tâche à laquelle Dieu les appelle. C’est à cette nouvelle oeuvre décisive de l’Esprit dans la vie du chrétien que saint Thomas d’Aquin fait référence lorsqu’il écrit : Il y a mission invisible [de l’Esprit Saint] même dans le progrès vertueux ou la croissance de la grâce […]. S’il est un accroissement de grâce où il y ait lieu de considérer une mission invisible, c’est avant tout celui qui fait passer à quelque acte nouveau ou à un nouvel état de grâce ; par exemple, lorsqu’on est élevé à la grâce des miracles, à celle de prophétie, ou lorsqu’on en vient, par ferveur de charité, à s’exposer au martyre, à renoncer à tous ses biens, ou à entreprendre quelque oeuvre difficile.
Bien que l’Esprit Saint se manifeste souvent en réponse à la prière, il vient également de façon gratuite, mystérieuse et adaptée de façon unique à chacun. Pour cette raison, on ne peut ériger en norme ou en règle l’une ou l’autre façon de recevoir l’effusion de l’Esprit Saint. Cette grâce demeure par essence un don souverain de Dieu pour bénir toute l’Église, offert gratuitement et reçu gratuitement.

Plusieurs facteurs peuvent empêcher les Sacrements de porter tout leur fruit : une prédication inadaptée de la Parole, une foi tiède, un péché dont on ne s’est pas repenti, une préparation insuffisante, une faible conscience de la réalité des Sacrements, un état d’esprit sécularisé, des obstacles psychologiques ou spirituels.
Pour cette raison, on ne peut ériger en norme ou en règle l’une ou l’autre façon de recevoir l’effusion de l’Esprit Saint. Cette grâce demeure par essence un don souverain de Dieu pour bénir toute l’Église, offert gratuitement et reçu gratuitement.
L’Écriture et les écrits des Pères de l’Église attestent que les effets normaux du Baptême et de la Confirmation sont une communion intime avec le Dieu trine. Cette effusion transforme la vie de la personne, inspire sa prière et sa louange ainsi qu’un zèle pour partager l’Évangile avec les autres, souvent accompagné de la manifestation de charismes.
Bien que l’Esprit Saint se manifeste souvent en réponse à la prière, il vient également de façon gratuite, mystérieuse et adaptée de façon unique à chacun.
Plusieurs facteurs peuvent empêcher les Sacrements de porter tout leur fruit : une prédication inadaptée de la Parole, une foi tiède, un péché dont on ne s’est pas repenti, une préparation insuffisante, une faible conscience de la réalité des Sacrements, un état d’esprit sécularisé, des obstacles psychologiques ou spirituels.
Pour cette raison, on ne peut ériger en norme ou en règle l’une ou l’autre façon de recevoir l’effusion de l’Esprit Saint. Cette grâce demeure par essence un don souverain de Dieu pour bénir toute l’Église, offert gratuitement et reçu gratuitement.
L’effusion de l’Esprit Saint est une action de l’Esprit ; en un certain sens, elle est à elle seule une « mission » de l’Esprit et non une oeuvre humaine. Elle comprend donc non seulement le « déjà donné » mais aussi la « nouveauté d’en-haut ».
L’effusion de l’Esprit Saint est une action de l’Esprit ; en un certain sens, elle est à elle seule une « mission » de l’Esprit et non une oeuvre humaine. Elle comprend donc non seulement le « déjà donné » mais aussi la « nouveauté d’en-haut
L’effusion de l’Esprit Saint a été définie selon deux axes fondamentaux : une réactualisation de la grâce du Baptême et de la Confirmation, et une nouvelle réception de l’Esprit Saint.
L’effusion de l’Esprit Saint est une action de l’Esprit ; en un certain sens, elle est à elle seule une « mission » de l’Esprit et non une oeuvre humaine. Elle comprend donc non seulement le « déjà donné » mais aussi la « nouveauté d’en-haut ».
Bien que l’Esprit Saint se manifeste souvent en réponse à la prière, il vient également de façon gratuite, mystérieuse et adaptée de façon unique à chacun. Pour cette raison, on ne peut ériger en norme ou en règle l’une ou l’autre façon de recevoir l’effusion de l’Esprit Saint. Cette grâce demeure par essence un don souverain de Dieu pour bénir toute l’Église, offert gratuitement et reçu gratuitement.