JOUR 18 : LE CŒUR DE L’EFFUSION DE L’ESPRIT SAINT
Les caractéristiques de l’effusion de l’Esprit Saint décrites en première partie de cet ouvrage montrent que cette expérience n’est pas à situer en marge de la vie chrétienne. Elle concerne le cœur de l’Évangile, les missions du Fils et de l’Esprit Saint reçues du Père. Le Seigneur Jésus est au centre du témoignage charismatique : ce Jésus qui s’est incarné, a été crucifié et est ressuscité, a été conçu, investi et rempli de la puissance du Saint-Esprit, et il reviendra dans la gloire. C’est à cette perspective trinitaire globale que le pape Benoît XVI appelle à nouveau l’Église : Jésus est « celui qui est venu baptiser l’humanité dans l’Esprit Saint. »
Par l’effusion de l’Esprit, la Pentecôte se fait présente et vivante dans l’Église aujourd’hui. Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint, c’est être rempli de l’amour qui circule éternellement entre le Père et le Fils dans la Sainte Trinité, un amour qui transforme la personne au plus profond de son être et la rend capable d’aimer Dieu en retour. Les chrétiens font ainsi l’expérience que le mystère pascal du Christ est une source de grâce et de force, et peuvent comprendre « ce qu’est la Largeur, la Longueur, la Hauteur et la Profondeur, […] l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance. » (Ep 5, 18-19). Ils crient du fond de leur cœur « Abba, Père » (Rm 8, 15 ; Ga 4, 6), « Jésus est Seigneur » (1 Co 12, 3) et « Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 16.20). Ils vivent une communion plus profonde avec les Personnes de la Sainte Trinité et font l’expérience d’être élevés vers l’héritage qui nous est donné par Dieu dans le Christ, un avant-goût de la résurrection à venir.
Voilà le cœur du sens théologique du Baptême tel qu’il est présenté par Paul : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions, nous aussi, dans une vie nouvelle. » (Rm 6, 4) « Avec lui, [Dieu] nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux, dans le Christ Jésus. » (Ep 2, 6, cf. Col 3, 3). L’Esprit Saint permet en effet d’« avoir la pensée du Christ » : de penser et d’aimer comme lui (1 Co 2, 16 ; Rm 13, 14 ; Ph 2, 5), et ainsi de réaliser les mêmes œuvres que lui (cf. Jn 14, 12). Ceci est en principe vrai pour tout baptisé dans le Christ, mais cette expérience se fait réalité pour ceux qui ont reçu l’effusion de l’Esprit Saint. Cette grâce conduit à la victoire sur le péché, l’autorité sur les tentations et les tromperies du Malin, et la croissance en vertu par l’union avec Jésus ressuscité.
Les charismes caractérisant le Renouveau charismatique conduisent chacun à se remettre au Christ, démarche qui est au cœur de l’effusion de l’Esprit Saint. Les charismes sont des manifestations de la seigneurie du Christ ressuscité et, en tant que tels, ils doivent être accueillis avec gratitude, encouragés et généreusement exercés. Ceci ne signifie pas pour autant qu’on les pratique à bon escient : faire un mauvais usage des charismes entraîne le grave danger de suivre d’autres esprits que l’Esprit Saint. Si l’on regarde l’histoire de l’Église, on constate que l’expérience des
charismes dans le Renouveau aujourd’hui est nouvelle en divers aspects. Premièrement, toute la palette des charismes décrite par saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens est présente, comme un don que l’Esprit fait à l’Église. Deuxièmement, les charismes sont en principe offerts à tout chrétien et non réservés aux seuls clercs ou religieux ou à ceux qui auraient pratiqué des années de discipline ascétique. Ils sont compris non comme des grâces accordées à des gens très saints mais comme des dons distribués publiquement dans le Corps du Christ afin que, ainsi équipé, il puisse remplir sa mission. L’exercice des charismes par des millions de catholiques pose de nouvelles exigences à l’Église. Il lui faut développer et approfondir une théologie des charismes et un fonds de sagesse spirituelle
et pastorale quant à leur exercice.
Si l’effusion de l’Esprit Saint résulte par nature d’une remise de soi même à l’Esprit de Dieu, on ne peut pas exiger qu’un signe particulier
vienne « prouver » sa réception. Pour cette raison, la tradition catholique ne peut accepter la doctrine selon laquelle parler en langues est un signe nécessaire attestant de la réception de l’effusion de l’Esprit Saint. Cela n’empêche pas que le don des langues soit largement répandu, et souvent le premier charisme reçu après une effusion de l’Esprit Saint. La prière en langues peut jouer un rôle déterminant dans l’ouverture d’une personne à l’action de l’Esprit Saint et, par là même, à tout l’ensemble des dons spirituels.

Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint, c’est être rempli de l’amour qui circule éternellement entre le Père et le Fils dans la Sainte Trinité, un amour qui transforme la personne au plus profond de son être et la rend capable d’aimer Dieu en retour.
Voilà le cœur du sens théologique du Baptême tel qu’il est présenté par Paul : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions, nous aussi, dans une vie nouvelle. »
Les charismes sont des manifestations de la seigneurie du Christ ressuscité et, en tant que tels, ils doivent être accueillis avec gratitude, encouragés et généreusement exercés.
Par l’effusion de l’Esprit, la Pentecôte se fait présente et vivante dans l’Église aujourd’hui. Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint, c’est être rempli de l’amour qui circule éternellement entre le Père et le Fils dans la Sainte Trinité, un amour qui transforme la personne au plus profond de son être et la rend capable d’aimer Dieu en retour.
l’effusion de l’Esprit Saint résulte par nature d’une remise de soi même à l’Esprit de Dieu, on ne peut pas exiger qu’un signe particulier
vienne « prouver » sa réception
Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint, c’est être rempli de l’amour qui circule éternellement entre le Père et le Fils dans la Sainte Trinité, un amour qui transforme la personne au plus profond de son être et la rend capable d’aimer Dieu en retour.
Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint, c’est être rempli de l’amour qui circule éternellement entre le Père et le Fils dans la Sainte Trinité, un amour qui transforme la personne au plus profond de son être et la rend capable d’aimer Dieu en retour.
Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint, c’est être rempli de l’amour qui circule éternellement entre le Père et le Fils dans la Sainte Trinité, un amour qui transforme la personne au plus profond de son être et la rend capable d’aimer Dieu en retour.
Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint, c’est être rempli de l’amour qui circule éternellement entre le Père et le Fils dans la Sainte Trinité, un amour qui transforme la personne au plus profond de son être et la rend capable d’aimer Dieu en retour.
Si l’effusion de l’Esprit Saint résulte par nature d’une remise de soi même à l’Esprit de Dieu, on ne peut pas exiger qu’un signe particulier
vienne « prouver » sa réception
Par l’effusion de l’Esprit, la Pentecôte se fait présente et vivante dans l’Église aujourd’hui. Recevoir l’effusion de l’Esprit Saint, c’est être rempli de l’amour qui circule éternellement entre le Père et le Fils dans la Sainte Trinité, un amour qui transforme la personne au plus profond de son être et la rend capable d’aimer Dieu en retour.